Affaire KARACHI

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Affaire KARACHI

Message  Silver Wisdom le Jeu 5 Jan - 9:10

Bonjour à tous,



Nous sommes loin de tous savoir sur cette affaire qui a coûté la vie à quinze personnes, et saurons nous un jour la vérité (si insoutenable soit-elle) sur ces opérations secrètes?

A travers ce post, je désire porter à votre connaissance le rapport qui aurait mis le feu aux poudres.
Il s'agir du rapport Nautilus.

Mais tout d'abord, je vous invite à visionner une vidéo expliquant les faits de cette affaire macabre.
Explication affaire Karachi, vidéo de Médiapart qui rentre dans les détail de l'affaire Karachi où deux journalistes détaillent les soupçons de financement illégal de la campagne d'Edouard Balladur en 1995 et
le rôle de Nicolas Sarkozy ainsi que celui de Jacques Chirac.
No comment ..... il faut juste voir.......
Explication affaire Karachi sur Daily motion.

Dans le cadre des contrats Agosta et Sawari II, Jacques Chirac décide une fois élu à l'Elysée en 1995 de stopper le versement des commissions, soupçonnant Edouard Balladur d'avoir financé sa campagne présidentielle de 1995 grâce à des rétrocommissions, selon l'ancien ministre de la Défense Charles Millon. - Le rapport Nautilus est le premier à évoquer un lien possible entre la suspension du versement de ces commissions
et l'attentat de Karachi en 2002 .

L'affaire Karachi pour les nuls.

Le rapport Nautilus, saisi en 2008 au siège de la DCNS (ex-DCN), selon lequel l'arrêt des commissions, décrété après l'élection de Jacques Chirac à la présidence de la République, "visait à assécher les réseaux de financement occultes de l'Association pour la Réforme", l'association de financement de la campagne électorale d'Edouard Balladur, suggérant le versement de rétro-commissions vers la France, je ne connais pas le dossier Nautilus",
a affirmé Philippe Japiot.

Karachi : deux ex-chefs de la DCN ont le statut de témoin assisté.

A ceux qui désirent en savoir plus quant à cette affaire, je ne peux que vous encourager à faire vos propres recherches.
D'autres articles en rapport avec l'affaire Karachi.

Bien Amicalement
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Affaire Karachi : Edouard Balladur et Nicolas Sarkozy sommés de s'expliquer

Message  Silver Wisdom le Jeu 5 Avr - 14:21

Bonjour à tous,

Affaire Karachi :
Edouard Balladur et Nicolas Sarkozy sommés de s'expliquer



Nicolas Sarkozy et Edouard Balladur sont de nouveau au centre de l'affaire Karachi et de ses rétrocommissions (WOSTOK PRESS/MAXPPP )

A droite comme à gauche, les réactions n'ont pas tardé aux révélations faites ce lundi par Libération.
Le quotidien affirmant que Nicolas Sarkozy a validé la création d'une société off shore.

Une révélation, qui fait la Une de Libé, et que s’est chargée de déminer
la ministre de l'Ecologie Nathalie Kosciusko-Morizet, sur France Inter :
"Le gouvernement a systématiquement déclassifié ce qui était autorisé à la déclassification
et accompagné la justice de toutes les manières qu'il pouvait pour que la justice puisse faire son travail".


Idem pour son homologue de l'Education Luc Chatel, sur i-Télé:
"C'est une affaire qui remonte à plus de 20 ans aujourd'hui. Il y a une enquête judiciaire qui est en cours.
A chaque fois que le gouvernement était sollicité pour fournir des informations à la justice, il l'a fait.
Dons nous jouons la transparence, et laissons l'enquête judiciaire se dérouler".


"Attendons les faits et non pas de supposées déclarations via voie de presse",
a ajouté le ministre.

A gauche, si on avance avec prudence sur ce dossier,
les cibles sont toutefois clairement identifiées : Edouard Balladur et Nicolas Sarkozy.

Ainsi, Pierre Moscovici, directeur de campagne de François Hollande, sur RTL, a déclaré :
"Je vais être extrêmement prudent parce que je ne crois pas qu'une campagne doive se faire dans un climat d'affaires ou d'affairisme". Mais "il faudra bien qu'un jour, et Edouard Balladur et Nicolas Sarkozy s'expliquent sur le financement de cette étrange campagne ou l'étrange financement de cette campagne".

Interrogé sur France 2, Manuel Valls, directeur de la communication de la campagne de François Hollande,
est allé dans le même sens que Pierre Moscovici.
"Il est temps que le président, je l'exige, s'explique sur cette affaire d'Etat. Nous le devons aux familles des victimes".

Benoît Hamon, porte-parole du PS, sur France Inter :
"Sur des dossiers comme ceux-là, évidemment, le ministre de l'époque ne pouvait pas ne pas être au courant".
"Si surtout il s'agit d'une affaire de rétrocommissions, ce que la justice devra prouver,
c'était évident qu'au plus haut sommet de l'Etat ce type de système était validé".


Source
http://www.sudouest.fr/2012/01/02/affaire-karachi-il-faudra-qu-un-jour-et-edouard-balladur-et-nicolas-sarkozy-s-expliquent-594703-4961.php

Articles recommandés
Karachi, talon d'Achille de Sarkozy

C’est lui aussi qui valide la création de la société Heine, basée au Luxembourg, société dont le seul objet est de ventiler l’argent des commissionsLe patron d’Heine, pris de panique, qui croit ses derniers jours venus, file à Paris chez un homme de confiance du Président françaisPourquoi a-t-on voulu faire taire le PDG d’Heine.



Karachi : selon un témoin, Sarkozy a validé un circuit de commissions

Gérard-Philippe Menayas est interrogé sur la création en 1994 au Luxembourg de la société offshore Heine,
utilisée par la DCNI pour verser des commissions - qui seront légales jusqu'en 2000 - à des intermédiaires
dans des contrats d'armement, dont ceux qui ont œuvré au contrat AgostaIl est clair que le ministère du Budget
a nécessairement donné son accord pour la création de Heine.



Karachi : quand la police luxembourgeoise pointait le rôle de Sarkozy

Selon ce rapport de synthèse, le président de la République, lorsqu'il était ministre du budget, a "directement" supervisé et donné son aval à la création, en 1994, au Luxembourg des sociétés Heine, puis Eurolux
Toujours selon le rapport de la police luxembourgeoise, transmis en 2010 à la justice française,
la société Heine a versé près de 76 millions d'euros entre 1994 et 2004 sur des comptes offshore.


Jean-Marie Boivin à Paris en juin 2010. Il vit actuellement au Luxembourg, dont il a pris la nationalité. L'homme qui menaçait de révéler les dessous de la corruption fuit désormais tout contact avec la presse. (Frédéric Dugit-Maxppp)

Karachi : l'homme qui en savait trop

Pourquoi Jean-Marie Boivin est-il devenu la cible des services de renseignements ?
Un témoin clé, confident de Boivin, a dévoilé à Serge Raffy les dessous d'un roman noir devenu affaire d'Etat.

Dans une lettre à l'en-tête de la société Heine, datée du 16 janvier 2008, envoyée aux plus hautes autorités
de l'Etat (dont Claude Guéant, alors secrétaire général de l'Elysée, et son adjoint, François Pérol),
Jean-Marie Boivin menace à mots couverts de dévoiler les contrats qu'il a en sa possession
et qui pourraient gêner les autorités françaises. Il cite la société belge Tecnomar,
qui a succédé à Heine et gère des contrats signés au cours du quinquennat de Nicolas Sarkozy.

Bien Amicalement.

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Renaud Donnedieu de Vabres, indispensable fusible de l’affaire Karachi

Message  Silver Wisdom le Lun 14 Mai - 10:16

Bonjour à tous,

Renaud Donnedieu de Vabres,
indispensable fusible de l’affaire Karachi




Le 13 décembre dernier, Renaud Donnedieu de Vabres était placé en garde à vue dans le cadre du volet financier
de l'affaire Karachi puis mis en examen pour complicité d'abus de biens sociaux. Depuis, l'enquête semble
au point mort pendant que l'ancien ministre semble lâché par les uns et les autres.
Une position de fusible arrangeant aussi bien les magistrats que les politiques.


« L’ancien ministre Renaud Donnedieu de Vabres a admis avoir imposé
des "négociateurs", dont le franco-libanais Ziad Takieddine, en 1994,
lors des ventes d'armes de la France au Pakistan et à l'Arabie Saoudite. »
Cette nouvelle, parue peu avant le réveillon du 31 décembre, a fait l’effet d’une bombe.
François Léotard, Edouard Balladur, Nicolas Sarkozy allaient-ils être convoqués devant les juges ?
Il n’en a rien été, les éléments à charge restant désespérément trop faibles.
RDDV reste, lui, mis en examen, pour le grand bonheur de la plupart des parties.

Replaçons les choses dans leur contexte : à l’époque des faits administrateur civil et chargé de mission
rue de Brienne, Renaud Donnedieu de Vabres a affirmé qu'il était "tout à fait possible" qu'il ait imposé
des intermédiaires comme "personne utile par leurs informations", mais non
"comme intermédiaire bénéficiant de contrat", selon le procès verbal d'audition de son interrogatoire par les enquêteurs de la Division nationale d'investigations financières (DNIF) lors de sa garde à vue les 13 et 14 décembre.

Suffisant pour faire de l’ancien ministre de la Culture le deus ex machina des ventes d'armes au Pakistan
et à l'Arabie saoudite ? Les juges Renaud Van Ruymbeke et Roger Le Loire ne semblent eux-mêmes
pas y croire, auquel cas le supérieur hiérarchique de RDDV –comme il est surnommé- à l’époque,
François Léotard, aurait été lui aussi auditionné ou mis en examen.
Qui peut croire qu’un ministre soit ignorant des agissements d’un de ses chargés de mission ?

Néanmoins, il n’y a pas eu d’avancée depuis l’audition de l’ancien député d’Indre-et-Loire
et celui-ci reste mis en examen pour « complicité d'abus de biens sociaux »
pendant que l’enquête n’avance pas, ce qui arrange toutes les parties.

La mise en examen de RDDV pour « complicité d'abus de biens sociaux » permet en effet aux juges de pouvoir continuer à enquêter. Si l’affaire ne concernait que le financement de la campagne d’Edouard Balladur,
l’investigation s’arrêterait là puisque le Conseil Constitutionnel, présidé par Roland Dumas, avait naguère
validé les comptes de campagne de l’ancien premier ministre.
Ajouter une accusation d’abus de biens sociaux permet donc aux enquêteurs de ne pas se heurter aux Sages.

Cette position de « bouclier humain » offre à l’opposition une cible de choix. Si Renaud Donnedieu de Vabres
reste mis en examen, c’est que d’autres doivent être mouillés, en premier lieu François Léotard,
voire Edouard Balladur et Nicolas Sarkozy. Va-t-on enfin avoir la preuve que le président de la République
est mouillé à un scandale international ? L’affaire Karachi est un feuilleton se déroulant
en plusieurs épisodes et tenant en haleine le tout-Paris.

La droite n’est pas en reste. Balancer Renaud Donnedieu de Vabres permet d’éviter de parler du rôle de personnalités politiques autrement plus impliquées dans la campagne d’Edouard Balladur. Nicolas Sarkozy a-t-il approuvé le plan de versement des commissions à Ziad Takieddine et Abdulrahman el-Assir ? Nicolas Bazire a-t-il réceptionné du Luxembourg les rétrocommissions afin de financer la campagne d’Edouard Balladur ?

Dans ce cas, et cela concerne la classe politique dans son intégralité, le Conseil Constitutionnel a-t-il été corrompu afin de valider les comptes de campagne ? Lorsqu’il examina les comptes d’Edouard Balladur, le 26 octobre 1995, le Conseil se composait de Jacques Robert et Roland Dumas, nommés rue Montpensier par Laurent Fabius et François Mitterrand, de trois autres membres nommés par la gauche (l’ancien ministre Maurice Faure, l’ancien préfet Georges Abadie et la juriste Noëlle Lenoir, qui deviendra ministre de Jean-Pierre Raffarin) et de quatre nommés par la droite (l’ancien magistrat Jean Cabannes, l’ancien haut fonctionnaire Michel Ameller et les anciens sénateurs Etienne Dailly et Marcel Rudloff). Y a-t-il eu une coalition gauche-droite pour masquer un scandale d’Etat ?



Selon Jacques Robert, Roland Dumas, Jacques Chirac et Edouard Balladur "se tenaient à l’époque par la barbichette". Pour quelle bonne raison le président du Conseil Constitutionnel et l’ancien président de la République n’ont-ils pas dénoncé les comptes de campagne du premier ministre d’alors ? Nul ne le sait. On peut supposer que d’autres mises en examen auraient suivi si les preuves étaient si flagrantes. Dans le doute, mieux vaut pour la droite de lâcher un de ses anciens grognards pour donner à manger aux chiens.

Tout le monde a donc intérêt à ce que le statut quo soit de mise et que Renaud Donnedieu de Vabres reste mis en examen. A lui seul, il justifie pour les juges la poursuite de l’enquête, confirme les soupçons de la gauche, tout en permettant à la droite d’éviter de rouvrir la guerre entre balladuriens et chiraquiens, l’entourage de l’ancien président de la République ayant un scénario de compensation après avoir stoppé le versement des commissions.

Le lâchage de RDDV s’organise donc dans un large consensus, y compris au sein de l’Etat.
Celui-ci refuse d’ailleurs d’offrir à l’ancien ministre de la Culture l’aide juridictionnelle auquel il devrait avoir droit,
lui qui était haut fonctionnaire au moment des faits…

Source
Renaud Donnedieu de Vabres, indispensable fusible de l’affaire Karachi
http://www.agoravox.fr/actualites/politique/article/renaud-donnedieu-de-vabres-108473

Dossier intéressant à voir
Karachigate
http://www.agoravox.fr/mot/karachigate

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Affaire Karachi : nouvelle mise en examen pour Donnedieu de Vabres

Message  Silver Wisdom le Ven 26 Avr - 14:06

Bonjour à tous,

Affaire Karachi : nouvelle mise en examen pour Donnedieu de Vabres


Renaud Donnedieu de Vabres à l'Élysée, le 9 mai 2007. (Photo - Texte AFP)

L’ancien ministre de la Culture
est mis en examen pour recel d’abus de bien sociaux.


L'ancien ministre de la Culture Renaud Donnedieu de Vabres, déjà mis en examen pour abus de biens sociaux
dans le volet financier de l'affaire Karachi, a été de nouveau mis en examen le 16 avril pour recel d'abus de bien sociaux,
a-t-on appris lundi 22 avril de sources concordantes. Il a été mis en examen le 16 avril pour recel d'abus de bien sociaux
au préjudice des deux sociétés qui avaient conclu des contrats d'armements avec le Pakistan et l'Arabie Saoudite en 1994,
ont précisé ces sources.

Conseiller spécial de François Léotard alors ministre de la Défense d'Edouard Balladur (1993-1995),
Renaud Donnedieu de Vabres avait été mis en examen une première fois le 15 décembre pour complicité d'abus de biens sociaux
par les juges d'instruction Roger Le Loire et Renaud Van Ruymbeke, chargés du volet financier du dossier Karachi.


Affaire Karachi : premiers aveux
http://www.marianne.net/Affaire-Karachi-premiers-aveux_a228400.html?TOKEN_RETURN

"Aucun souvenir"

Les magistrats tentent de déterminer si des rétrocommissions, alimentées grâce à l'intervention d'intermédiaires
dans les contrats signés en 1994 avec le Pakistan (Agosta), et l'Arabie Saoudite (Sawari II) ont financé
la campagne présidentielle de 1995 d'Edouard Balladur et le Parti Républicain de François Léotard.

L'enquête a démontré que le réseau d'intermédiaires, dont faisait partie l'homme d'affaire Ziad Takieddine également mis en examen,
était intervenu après l'arrivée de François Léotard au ministère de la Défense. Renaud Donnedieu de Vabres avait reconnu
en garde à vue avoir imposé des "informateurs" avant de se rétracter devant les juges.




Takieddine, proche du pouvoir et qui a longtemps eu ses entrées à l’Elysée, admet être intervenu
pour le contrat avec l’Arabie saoudite Sawari II, mais nie tout rôle avec le Pakistan et l’affaire Karachi.
Plusieurs témoins ont toutefois affirmé que cet homme de l’ombre avait été imposé à la dernière minute,
avec un autre homme d’affaires, Abdul Rahman El-Assir. Dans ce dossier tentaculaire mêlant pouvoir et argent,
l'ancien ministre Renaud Donnedieu de Vabres a été mis en examen, de même que deux proches de Nicolas Sarkozy,
Nicolas Bazire et Thierry Gaubert (qui a été condamné).




Les clefs pour comprendre l'affaire Ziad Takieddine et Karachi
http://www.20minutes.fr/politique/1072667-clefs-comprendre-affaire-ziad-takieddine-karachi
Entendu depuis à plusieurs reprises par les juges, l'ex-bras droit de François Léotard a toujours affirmé n'avoir "aucun souvenir"
de versement d'argent liquide au profit du Parti Républicain (PR) durant cette période, et notamment des 5 millions de francs versés,
en espèces, à la banque italienne Fondo en contrepartie d'un prêt du même montant.

40 millions de francs

François Léotard et Renaud Donnedieu de Vabres avaient été condamnés en 2004 pour "blanchiment" mais la justice n'a jamais élucidé l'origine exacte des 5 millions de francs. Plusieurs témoins ont récemment évoqué devant les juges une somme beaucoup plus importante de 40 millions de francs. "Je réalise maintenant que les 40 millions qui ont été évoqués lors des négociations sont vraisemblables. Cette somme ne peut venir en aucune cas des fonds secrets", a déclaré aux enquêteurs, selon le PV d'audition, Serge Hauchart, à l'époque proche de François Léotard, qui avait mené les négociations avec la banque Fondo.




(...)

DÉCLARATIONS EXPLOSIVES

Le 20 septembre 2012, l'ancien fondé de pouvoir du Fondo, Olivier Mevel, a fait des déclarations explosives,
confortant celles de M. Chaker. Il a même évoqué une somme occulte bien supérieure encore, dont il apprit l'existence lors
d'une réunion organisée "fin 1995" au Fondo. "Ce jour-là, raconte-t-il, Hauchart prend la parole et nous explique que le PR
cherche un prêt mais qu'ils ont aussi (...) 40 millions de francs en liquide à placer et que cette somme viendrait de l'époque
de Raymond Barre. Là, M. Gennesseaux indique à Hauchart qu'il ne croit pas beaucoup à son explication sur l'origine des fonds.
Hauchart indique que le PR a des difficultés financières pour financer le siège du parti et qu'en même temps ils ont 40 millions
de francs à placer et qu'ils ne peuvent plus le faire avec leur banque."

Selon M. Mevel, quelques mois plus tard, "le conseil d'administration du Fondo a décidé d'autoriser le dépôt de 40 millions de francs
pour un nouvel associé, à savoir le Parti républicain. La demande d'admission a été signée par François Léotard".
Puis, M. Hauchart l'informa de sa décision de "faire d'abord une première opération pour le compte du PR, pour qu'on apprenne,
selon ses termes, à se connaître et à se faire confiance".


(...)

Karachi : l'enquête met au jour une caisse noire de l'ex-Parti républicain
http://www.lemonde.fr/societe/article/2013/04/05/karachi-l-enquete-met-au-jour-une-caisse-noire-de-l-ex-parti-republicain_3154739_3224.html
Mais entendu de nouveau le 16 avril par les juges, Renaud Donnedieu de Vabres a de nouveau démenti avoir eu des contacts
avec la banque italienne, affirmant que le montant de 40 millions était "totalement faux", selon une source proche de l'enquête.
Devant les juges, Serge Hauchart avait par ailleurs évoqué avoir été "destinataire d'une information privilégiée qui faisait état
d'un dépôt important" sur un compte "dans un établissement bancaire au Maroc".

Pour Serge Hauchart, "il s'agissait bien évidemment de fonds restant en dépôt au PR". Les juges ont lancé une commission rogatoire
au Maroc afin de vérifier l'existence de ce compte, selon la source proche de l'enquête. Le domicile de François Léotard à Fréjus (Var)
a été perquisitionné à deux reprises en début d'année dans le cadre de cette enquête.

Source AFP
Source de l'article
Affaire Karachi : nouvelle mise en examen pour Donnedieu de Vabres
http://www.lesechos.fr/economie-politique/politique/actu/0202722365454-affaire-karachi-nouvelle-mise-en-examen-pour-donnedieu-de-vabres-560593.php

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Affaire Karachi : l'étau se resserre sur Balladur et Sarkozy

Message  Silver Wisdom le Sam 18 Mai - 7:28

Bonjour à tous,

Affaire Karachi : l'étau se resserre sur Balladur et Sarkozy



Dans l'affaire Karachi, le juge Van Ruymbeke détiendrait la preuve qu'une partie
des commissions perçues par un intermédiaire aurait été utilisée pour payer
les sondages de la campagne présidentielle d'Édouard Balladur en 1995
dont Nicolas Sarkozy était le porte-parole.


Coup de théâtre dans l'affaire Karachi ! Il pourrait être décisif et placer Édouard Balladur et Nicolas Sarkozy en fâcheuse posture.
Selon France Info, l'enquête du juge Renaud Van Ruymbeke, qui a commencé il y a deux ans, s'est enrichie de documents
qui permettent de faire le lien entre les commissions versées à des intermédiaires étrangers en marge de contrats d'armement conclus
par la France en 1994 et 1995, et le financement présumé occulte de la campagne présidentielle d'Édouard Balladur.






Karachi : le juge détient la preuve d'un financement occulte de la campagne de Balladur
http://www.franceinfo.fr/justice/karachi-le-juge-detient-la-preuve-d-un-financement-occulte-de-la-campagne-de-991641-2013-05-17
Jusqu'à présent, les suspicions étaient fortes. Mais elles n'avaient jamais pu être étayées.
Nicolas Sarkozy s'était même indigné qu'on puisse le mettre en cause ainsi que son mentor Balladur.

Mais aujourd'hui, le juge détiendrait la preuve que l'intermédiaire Abdul Rahman El Assir a employé une partie des commissions
qu'il a perçues grâce au gouvernement Balladur pour acheter des sondages d'opinion lors de la campagne présidentielle de 1995.
Ces fameux sondages que l'équipe Balladur brandissait à l'époque pour expliquer que la présidentielle était «pliée» avant même
que les électeurs se soient prononcés. Le sulfureux intermédiaire, qui était à l'époque l'associé de Ziad Takieddine, a fait appel
à un conseiller en communication américain très réputé, Paul Manafort, pour effectuer des études sur les chances de victoire
d'Édouard Balladur à l'élection. Deux sondages ont été réalisés auprès de 800 électeurs français en octobre 1994 puis en janvier 1995.




Paul Manafort a reçu 400 000 dollars d’un intermédiaire en armement.
Il aurait conseillé la campagne de Balladur.


Après deux ans d’enquête, le juge Van Ruymbeke a identifié en Suisse plusieurs comptes bancaires
ayant servi à « réceptionner » ces commissions. Au moins deux de ces comptes appartiennent à Abdul Rahman El-Assir.
Or, leur examen a permis aux enquêteurs d’y trouver la trace de nombreux paiements en faveur de Paul Manafort,
confirmant les déclarations de l’ex-femme de Takieddine. Ainsi, le 22 septembre 1994, El-Assir verse 35000 dollars à BMSK
(Black, Manafort, Stone and Kelly), la société du consultant américain. Le 7 novembre 1994, il vire 43016 dollars
sur le compte de l’épouse de Manafort. Le 16 novembre 1994, nouveau versement de 17 000 dollars à BMSK.
Le 22 mai 1995, El-Assir règle 52 000 dollars au Tarrance Group, une société proche de Manafort. Le 2 août 1995,
ce sont 125 017 dollars qui alimentent BMSK. Enfin, le 15 août 1995, El-Assir paie 125 016 dollars à Paul Manafort.

Au total, entre septembre 1994 et août 1995, le consultant et ses proches ont donc empoché près de 400 000 dollars
provenant des fameux comptes où El-Assir a encaissé les commissions de l’affaire Karachi.
Un lien est enfin établi entre ces commissions et la campagne Balladur. Il n’a pas échappé aux policiers de la DNIF
(Division nationale d’investigations financières) que la période des paiements à Manafort correspond
à la campagne présidentielle française de 1995.


Un politologue américain au cœur de l’affaire Karachi
http://www.parismatch.com/Actu/Societe/Un-politologue-americain-au-coeur-de-l-affaire-Karachi-157814
Le juge Van Ruymbeke avait lancé en octobre dernier une commission rogatoire internationale avec les États-Unis
afin d'enquêter sur les sociétés et l'entourage de Manafort. Le juge venait de découvrir que ce politologue
(qui a notamment travaillé auprès de George Bush père, de Bill Clinton et de Ronald Reagan)
avait reçu près de 400 000 dollars de la part d'Abdul Rahman El Assir en l'espace de quelques mois.

De son côté Nicola Johnson, l'ex-épouse de Ziad Takieddine, avait affirmé aux policiers de la DNIF qu'elle se souvenait
que son époux recevait régulièrement des fax de Paul Manafort, qu'il s'agissait de «conseils, en anglais, pour la campagne de M. Balladur».
Elle disait aussi avoir la conviction que ces «conseils» étaient rémunérés par Ziad Takieddine ou Abdul Rahman El Assir.



Nicola Johnson (à gauche) a détaillé aux enquêteurs l'immense patrimoine de son ex-mari, Ziad Takieddine,
et est revenue sur ses relations politiques. Selon Hélène de Yougoslavie (à droite), son mari, Thierry Gaubert,
se rendait en Suisse avec Nicolas Bazire et Ziad Takieddine. Ils revenaient avec de «volumineuses valises» de billets.
(VISUAL PRESS AGENCY et MAXPPP/CHRISTOPHE PETIT TESSON.)


Les deux femmes, très amies, « s'appellent régulièrement », confie une de leurs intimes.
Elles ont choisi leurs défenseurs, Mes Léa Forestier et Joseph Breham, au sein d'un même cabinet d'avocats,
celui de Me William Bourdon, connu pour ses combats contre la corruption. Récemment entendues dans le volet financier
de l'affaire Karachi, leurs révélations, fracassantes, ont donné un énorme coup d'accélérateur au dossier.
Sur la foi de leurs témoignages et des éléments saisis en perquisition, leurs ex-compagnons viennent tous deux
d'être mis en examen pour « recel d'abus de biens sociaux » par le magistrat en charge du dossier, Renaud Van Ruymbeke.
Nicolas Bazire, lui aussi intime d'Edouard Balladur et de Nicolas Sarkozy, a été mis en examen hier à son tour.


Affaire Karachi : celles par qui le scandale arrive
http://www.leparisien.fr/faits-divers/affaire-karachi-celles-par-qui-le-scandale-arrive-23-09-2011-1621133.php
L'étau judiciaire se resserre dangereusement sur Édouard Balladur et Nicolas Sarkozy.
Leur audition par la justice semble inévitable.


Source de l'article
Affaire Karachi : l'étau se resserre sur Balladur et Sarkozy
http://www.ladepeche.fr/article/2013/05/18/1629342-affaire-karachi-l-etau-se-resserre-sur-balladur-et-sarkozy.html

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