Reconquérons l’Histoire, arme absolue contre toute tyrannie…

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Reconquérons l’Histoire, arme absolue contre toute tyrannie…

Message  Silver Wisdom le Dim 14 Avr - 8:52

Bonjour à tous,

Reconquérons l’Histoire, arme absolue contre toute tyrannie…



« Un homme vivant seul entend qu’on frappe à la porte, il ouvre.
Là devant lui se tient Mme Tyrannie, armée et toute puissante qui lui demande: ‘te soumettras-tu ?’
L’homme ne répond pas, fait un pas de côté et la laisse entrer. Tyrannie règne en maîtresse.
L’homme la sert pendant des années. Puis, Mme Tyrannie devient malade du poison qu’elle a ingurgité dans sa nourriture.
Elle finit par mourir. L’homme ouvre alors la porte, traîne le corps encore chaud et le jette dehors.
Il referme la porte et dit fermement: ‘Non ! »
~ Fable de Bertold Brecht ~




« Qu’ai-je appris ? Que de petits actes de résistance à l’autorité, commis avec persistance,
peuvent souvent mener à de grands changements sociaux. Que les gens ordinaires sont capables d’un immense courage…
Peut-être la chose la plus importante que j’ai apprise, est que la démocratie n’est pas le gouvernement,
elle n’est pas la constitution, ou la structure légale. Ceux-ci sont le plus souvent des ennemis de la démocratie. »
~ Howard Zinn ~
George Orwell disait: “Qui contrôle le passé contrôle le futur et qui contrôle le présent, contrôle le passé”.
Le narratif historique ou historiographie a toujours été sujet à des pressions extrêmes. Pourquoi ? Parce qui contrôle l’historiographie
des évènements contrôle l’histoire officielle, celle que les élites auto-proclamées désirent que les peuples sachent, se souviennent
et s’imprègnent, car de là découle le contrôle de la vaste majorité par la minorité oligarchique. Pour que le système de contrôle oligarchique perdure, il faut que la masse ne se pose pas de questions. Il est ainsi vital pour la caste dominante depuis quelques siècles,
de contrôler les secteurs qui influent sur le comportement des gens: les sciences en général, l’information (dont l’histoire fait partie),
l’éducation et le développement technologique.



Qu’est-ce que l’Histoire ? Comment influe t’elle sur le monde d’aujourd’hui ?
Peut-on anticiper le monde de demain par son analyse ?
Toutes ces questions sont d’une importance capitale pour qui veut comprendre la course folle des évènements qui amène
une fois de plus le monde au chaos depuis la fin du XXème siècle et ce tout début du XXIème.


Peut-on réduire l’histoire à ce que Kissinger en dit dans un de ses ouvrages, à savoir: “L’histoire c’est la mémoire des états” ?
Quid du monde pré-étatique donc ? Il n’existe pas ? Il sombre dans l’oubli ?
Il n’est pas “historique” Quid des sociétés sans états qualifiées de “primitives” (cf Pierre Clastres), elle n’appartiennent donc pas à l’histoire ?

Ethymologiquement, le mot “histoire” vient du grec ancient “historia” qui est la relation verbale ou écrite de ce que l’on a appris.
Une des définitions les plus communes de l’Histoire est qu’elle est la conscience du passé. Avoir conscience du passé est
donc le conceptualiser. Ainsi nous pouvons distinguer trois grands concepts analysant l’Histoire:
le concept idéaliste, le concept nihiliste et le concept marxiste.

Le concept idéaliste de l’Histoire a été essentiellement élaboré par les pensées des philosophes allemands
Emmanuel Kant et Friedrich Hegel. Pour ces deux penseurs classiques, l’histoire universelle tend vers un absolu.
Pour Kant il s’agit de la réalisation de l’unité politique en vue de faire cesser les guerres, tandis que pour Hegel,
l’Histoire est la réalisation de la Raison dans l’humanité. Pour Hegel, tout tend vers la liberté achevée avec la révolution française de 1789,
la réalisation de l’État de droit et de ses institutions dont l’état prussien représentait, pour lui, l’épitôme et donc concrétisait la fin de l’Histoire.


Le concept nihiliste de l’Histoire a pour chef de file un autre philosophe allemand Arthur Schopenhauer, pour qui
l’histoire n’a pas de but défini, car elle dépend des actions ératiques et égoïstes des humains. Elle ne saurait avoir de sens.


Le concept marxiste relève de la théorie du matérialisme historique élaborée par Karl Marx, autre philosophe allemand.
Pour Marx, l’histoire est le résultat de l’interaction des forces productives. En transformant la Nature, l’Homme subit le progrès
et induit la continuité de la lutte des classes. Le travail humain à la fois manuel et intellectuel, donc la production humaine
est la somme du développement historique et aussi la source de l’aliénation de l’Homme. Pour Marx, la fin de l’Histoire viendra
avec la fin de la lutte des classes (au cours de la période dite transitoire de la “dictature du prolétariat”).
Il semblerait qu’aucun de ces trois concepts ne soit juste en lui-même, mais que la réalité tendrait certainement
à ce que le concept historique emprunte de fait aux trois à des degrés différents selons les époques traversées.
La philosophie hégélienne nous enseigne la dialectique de la thèse, de l’anti-thèse et de la synthèse, dialectique qui,
pour Hégel régit toute chaîne causale d’évènements. Le concept idéaliste est jugé comme étant la thèse historique,
le concept marxiste son anti-thèse et la synthèse historique résidant dans un concept anarchiste (pas nihiliste… anarchiste…)
de l’Histoire où la fin de celle-ci serait la résultante de la continuité causale historique de la réalisation de la Liberté
dans l’humanité passant par la suppression de la causalité de l’exploitation et de l’oppression politico-économique
du vaste nombre par une minorité oligarchique, oppression politico-économique qui ne peut se réaliser que par la concentration
de la propriété des moyens de productions, de distribution et de services dans le moins de mains privées ou étatiques possible.

Ainsi la fin de l’Histoire serait l’émancipation totale de l’humain du joug de l’inégalité politique et sociale.

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Dans cette chaîne causale, où se situe l’historien ? L’évidence se fait chaque jour plus forte, que l’histoire “officielle” est fondée
sur une historiographie sinon falsifiée (elle l’est parfois…), du moins sévèrement biaisée. Depuis toujours le narratif historique
se fait sous l‘angle des vainqueurs des guerres, des généraux, des hommes politiques, des banquiers et des industriels.
L’historien(ne), lui-même exploité par un système qui ne peut agir que pour assurer sa survie, est le plus souvent assujetti
à une certaine hégémonie culturelle de la classe dominante, qu’elle soit capitaliste privée (libérale, néolibérale)
ou capitaliste d’état (marxiste), ce qui revient au même puisque tous et toutes répondent et obéissent aux mêmes payeurs.
La suprématie de l’État et de l’oligarchie économico-financière dont il dépend est telle, que l’historien(ne) ne ressent
le plus souvent plus de dilemne déontologique tant la servitude volontaire est de norme, institutionalisée.

Cependant, il est des historien(ne)s constituant certes une minorité dans leur profession, qui questionnent les historiographies
officielles et fouillent les archives et les écrits pour présenter l’histoire sous un angle différent, sous celui des victimes,
des démunis, des laissers pour compte ou aussi plus simplement au travers de documents officiels existant
mais totalement ignorés à dessein par le dogme prévalent pour qui les États se posent en cerbères.

(...)

Ainsi l’objectivité historique ne peut se faire que par la pensée et la pédagogie critiques, détachées des contingences
des intérêts particuliers représentés et protégés par l’État qui n’agit que comme le chien de garde des dogmes
les plus inavouables et pour lesquels des horreurs et des injustices ont été commises hier, sont commises aujourd’hui
et seront commises demain. C’est par un accès à une Histoire libérée de toutes contraintes politico-financières,
nous permettant de voir et de comprendre les turpitudes d’hier et d’aujourd’hui que nous pourrons anticiper demain
et éviter enfin, le désastre qui se répète sans cesse au profit du petit nombre et aux dépends du bien grand nombre.


L'Histoire est une arme contre l’oligarchie. Nous devons nous en servir pour regagner notre autonomie.
De plus, des centaines de milliers, des millions de personnes sont mortes au cours des siècles, personnes du commun,
comme nous, à qui nous devons de rétablir la vérité historique sur bien des points.


Merci à ces historien(ne)s d’œuvrer en ce sens au prix parfois, souvent, de leur carrière.


Source de l'article
Reconquérons l’Histoire, arme absolue contre toute tyrannie…
http://resistance71.wordpress.com/2013/04/10/reconquerons-lhistoire-arme-absolue-contre-toute-tyrannie/

Bien Amicalement.

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"First they ignore you, then they laugh at you, then they fight you, then you win."
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Pour une réappropriation populaire de l’histoire

Message  Silver Wisdom le Lun 29 Avr - 14:03

Bonjour à tous,

Pour une réappropriation populaire de l’histoire

Il faut nous réapproprier l’Histoire, l’historiographie des évènements
et empêche la caste dominante de nous dicter son histoire,
sa vision des plus utile de l’histoire…




~ Vendre le passé : Les dangers du financement extérieur dans la recherche historique ~
http://resistance71.wordpress.com/2013/04/19/histoire-et-propagande-pour-une-reappropriation-populaire-de-lhistoire-1ere-partie/


A propos de l'auteur de l'article


Michael Pinto-Duschinsky

Il est membre de la commission académique sur le financement des partis politiques de la Commission britannique
sur les normes de la vie publique, un membre du conseil d'administration de la Fondation internationale
pour les systèmes électoraux, et président du comité de recherche de l'International Political Science Association
sur la politique financière ainsi que la corruption financière.
~ Cette indignation contre l’ignominie ~
http://resistance71.wordpress.com/2013/04/25/histoire-et-propagande-pour-une-reappropriation-populaire-de-lhistoire-2eme-partie/


A propos de l'auteur de l'article


Annie Lacroix-Riz

Elle est une historienne française, professeur émérite d'histoire contemporaine à l'université Paris VII - Denis Diderot,
ancienne élève de l'école normale supérieure (Sèvres), agrégée d'histoire, docteur ès lettres,
spécialiste des relations internationales dans la première moitié du XXe siècle et de la collaboration.
Ses travaux portent sur l'histoire politique, économique et sociale de la Troisième République et de Vichy,
les relations entre le Vatican et le Reich ainsi que la stratégie des élites politiques et économiques françaises
avant et après la Seconde Guerre mondiale. Elle est également connue pour son engagement communiste.
~ Entretien avec Sonia Combe (historienne) ~
http://resistance71.wordpress.com/2013/04/29/histoire-et-propagande-pour-une-reappropriation-populaire-de-lhistoire-3eme-partie/


A propos de l'historienne


Sonia Combe

Sonia Combe est une historienne française, spécialiste des pays de l'Est.
Titulaire d'un doctorat en histoire contemporaine et d'une habilitation à diriger des recherches en science politique,
elle travaille sur l'usage et les propriétés des archives policières. Elle a été conservateur en chef
et responsable du Musée d'Histoire contemporaine à l'Hôtel des Invalides jusqu'en mars 2010,
date à laquelle elle a rejoint l'Institut des sciences sociales du politique (ISP-CNRS) à l'Université Paris-Ouest à Nanterre.
Elle est également chargée d'enseignement au département d'histoire de l'université Humboldt en Allemagne
ainsi qu'à l'Université Paris Ouest Nanterre La Défense.
Bien Amicalement.


Dernière édition par Silver Wisdom le Lun 29 Avr - 15:01, édité 1 fois (Raison : Ajout d' article)

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