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L'Italie pourrait nécessiter un plan de sauvetage de l'UE dans les 6 prochains mois

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L'Italie pourrait nécessiter un plan de sauvetage de l'UE dans les 6 prochains mois

Message  Silver Wisdom le Mer 26 Juin - 14:09

Bonjour à tous,

L'Italie pourrait nécessiter un plan de sauvetage de l'UE
dans les 6 prochains mois


« Tout le monde sait que l'Europe est insolvable ; la seule question qui subsiste,
c’est à quel moment l'Europe sera contrainte de l'admettre.
Le château de cartes pourrait finalement commencer à trembler dans les six prochains mois »




La seconde plus grande banque de l’Italie, Mediobanca, vient d’indiquer dans une note confidentielle à ses clients
que « le temps était compté » pour l'Italie, indique Ambrose Evans Pritchard du Telegraph.

« La situation macro économique italienne ne s’est pas améliorée au cours du dernier trimestre, bien au contraire. 160 grandes sociétés italiennes ont été placées sous surveillance », écrit Antonio Guglielmi. Il indique que la production industrielle italienne a chuté de 25% par rapport à son plus haut niveau de la décennie passée. Le revenu disponible s’est réduit de 9% et les cours de l’immobilier se sont effondrés pour retrouver les niveaux qu’ils avaient en 1985.


Italy could need EU rescue within six months, warns Mediobanca
http://www.telegraph.co.uk/finance/economics/10139939/Italy-could-need-EU-rescue-within-six-months-warns-Mediobanca.html

Le PIB de l’Italie s’est contracté sur les 7 derniers trimestres, et une note de la Coface indique que le risque d’impayé
provenant des entreprises italiennes, qui était auparavant 3 fois supérieur au risque d’impayé émanant d’entreprises françaises,
lui est désormais 7 fois supérieur.

Une montée des impayés accentuée par plusieurs facteurs, en plus de la récession

Face à ces vulnérabilités, Coface note une nette détérioration du comportement de paiement des entreprises italiennes. Traditionnellement, elles enregistrent un taux d’impayés plus élevé que celui des autres pays européens. Mais depuis les débuts de la crise, l’écart se creuse : si, en 2007 ce taux était 3 fois supérieur au français, il est aujourd’hui 7 fois supérieur.


Une analyse menée par les économistes de Coface a mis en avant l'origine de cette tendance préoccupante.

• La conjoncture n'est pas le seul facteur qui explique le taux d'impayés en Italie. Si la croissance italienne était identique à celle de ses voisins, ce taux serait tout de même plus élevé.

• Si leur niveau de profitabilité et d'endettement reste dans la moyenne européenne, les entreprises italiennes sont confrontées à une baisse record de leurs marges, avec un impact sur la capacité à autofinancer leurs investissement. La dépendance des entreprises au crédit bancaire, alors que les banques italiennes sont devenues moins généreuses en matière d’offre compte tenu de la détérioration de la qualité de leur bilan, joue donc un rôle dans leurs difficultés actuelles.

• Le risque de défaillance inhérent aux difficultés de trésorerie est accentué par la domination des petites structures dans le tissu économique italien (95% des entre-prises ont moins de 10 salariés), une présence beaucoup plus marquée que dans le reste de l’Europe. Plus précaires, ces TPE voient leur productivité se détériorer.

• Une autre particularité italienne réside dans l’absence de ponctualité dans le règlement des paiements de la sphère publique. Les délais de paiement historiquement très longs des administrations publiques (170 jours en Italie, contre 60 jours en France, 135 jours au Portugal et 159 en Grèce) fragilisent donc le tissu d’entreprises.
Italie : le comportement de paiement des entreprises
http://www.belgamediasupport.be/opr/Italy-Company-payment-pract.../FR/
Le rapport de Mediobanca conclut que l’Italie n’aura pas d’autre choix que de solliciter un plan de sauvetage
d’ici les 6 prochains mois, à moins qu’elle ne parvienne à emprunter pour moins cher et à relancer son économie.


La dette italienne, qui se monte à 2.100 milliards d’euros, est la 3ème plus élevée du monde, après celle du Japon et celle
des Etats-Unis, et elle vulnérabilise le pays aux chocs du marché financier. Dans ce contexte, l’annonce de l’arrêt de la politique monétaire accommodante de la Fed a constitué une véritable catastrophe pour le pays. Les opérateurs du marché ont commencé
à se détourner des obligations italiennes, car ils craignent une coupe de cheveux. En effet, les grandes banques centrales du monde avaient pris l’habitude de s’emparer de toutes les obligations souveraines cotées triple A, laissant aux investisseurs les obligations plus risquées, telles que celles des pays de la périphérie de la zone euro. Les annonces de la Fed de cesser ces injections
de liquidités ont donc provoqué une hausse des taux d’intérêt sur les obligations souveraines de ces pays plus risqués,
les investisseurs leur préférant désormais les obligations des pays refuges (Allemagne, Suisse, par exemple).  

Sans intervention de la Banque Centrale Européenne (BCE), l’Italie pourrait revenir à la situation de panne de liquidités
et de quasi-faillite qu’elle connaissait avant que Mario Draghi ne déclare que la BCE ferait tout ce qu’il fallait pour sauver l’euro
en juillet de l’année dernière.

Le déclencheur d’un effondrement du pays pourrait être la demande de la Slovénie de bénéficier
d’un plan de sauvetage, ou une crise de l’Argentine, qui est un grand partenaire de l’Italie. C’est ce dernier scenario
qui inquiète la Mediobianca : « L’Argentine en particulier nous inquiète, parce qu’un nouveau défaut semble
de plus en plus probable ».



En 2004, des propositions prévoyant une réduction de capital de 75 %, et plus tard 65 %, ont été à plusieurs reprises soumises
aux représentants des créanciers. Ces propositions se sont heurtées au refus des créanciers étrangers qui réclamaient plus
de 55 % du volume des dettes, et altérèrent les relations entre l'Argentine et le FMI. Au moyen de plusieurs missions diplomatiques, l'Argentine parvint toutefois à convaincre la plupart des groupes de créanciers, excepté pour les allemands et surtout les italiens,
qui seront opposés au projet jusqu'au bout.

Le processus de la conversion de dettes devait, à l'origine, débuter fin novembre 2004, mais il ne commencera qu'en retard
le 12 janvier 2005. Il conduisit à une réduction du capital de seulement 50 % en moyenne ; cela a été rendu possible
par l'introduction de trois nouveaux types de bons, parmi lesquels les créanciers devaient choisir.


Crise économique argentine
http://fr.wikipedia.org/wiki/Crise_économique_argentine
Source de l'article
'Mamma mia, here we go again' :
'L'Italie pourrait nécessiter un plan de sauvetage de l'UE dans les 6 prochains mois'

http://www.express.be/business/fr/economy/imamma-mia-here-we-go-againi-litalie-pourrait-necessiter-un-plan-de-sauvetage-de-lue-dans-les-6-prochains-mois/192278.htm

Bien Amicalement.

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