La guerre en Syrie menace toute la région d’un bain de sang sectaire

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La guerre en Syrie menace toute la région d’un bain de sang sectaire

Message  09991 le Mer 26 Juin - 20:09

La guerre en Syrie menace toute la région d’un bain de sang sectaire





La stratégie de Washington au Moyen-Orient est apparue très clairement ces dernières semaines : son objectif est d’exploiter les divisions sectaires, notamment entre musulmans sunnites et les chiites afin de restructurer le Moyen-Orient conformément à ses intérêts.

Dans le but de combattre le régime alaouite chiite dirigé par le président syrien Bachar al Assad, les États-Unis ont mobilisé un assortiment de forces de guérilla sunnites islamistes au sein duquel les forces d’al-Qaïda jouent un rôle majeur. Les États-Unis considèrent à présent que l’incitation de tensions religieuses dans la région est le meilleur moyen de construire une base plus large pour une politique d’isolement et de ciblage de l’Iran, un État à dominance chiite allié à des régimes arabes dirigés par des chiites en Syrie et en Irak ainsi qu’à la milice chiite libanaise du Hezbollah.



Ces derniers mois on a vu:



* Le président islamiste d’Égypte, Mohamed Morsi, rompre cette semaine toutes les relations diplomatiques avec la Syrie après que l’Égypte a accueilli à Doha une réunion de 70 organisations religieuses sunnites qui ont publié une déclaration appelant à «mener toutes les formes de djihad, celui de l’esprit, de l’argent et des armes.»

* Le religieux qatari basé en Égypte, Cheikh al Youssef al-Qaradawi, qui avait participé à la réunion à Doha, avait déjà publié un appel mondial aux sunnites de mener une guerre sainte en Syrie. «Chaque musulman préparé au combat et capable de combattre doit se rendre disponible… Comment 100 millions de chiites pourraient-ils vaincre 1,7 milliard de sunnites ? C’est seulement parce que les musulmans [sunnites] sont faibles», avait-il précisé.

* En Turquie, Washington est en train de soutenir le premier ministre Recep Tayyip Erdogan alors qu’il s’est mis à écraser brutalement les protestations contre son gouvernement islamiste et son appui pour la guerre en Syrie.

* En Arabie Saoudite où vivent des dizaines de milliers de chiites libanais, la monarchie projette d’expulser les partisans du Hezbollah en représailles au soutien que ce dernier apporte à Assad.


Les implications abominables de la politique de Washington ont même été reconnues par l’ancien ambassadeur américain en Yougoslavie, Peter Galbraith, qui a remarqué : «Le prochain génocide dans le monde aura lieu vraisemblablement contre les Alaouites en Syrie.»

Les deux importantes préoccupations qui motivent la politique impérialiste américaine sont : d’abord, faire obstacle à la radicalisation des masses et à l’unification des luttes révolutionnaires de la classe ouvrière, comme ce fut le cas en 2011 contre les dictatures soutenues par les États-Unis en Égypte et en Tunisie ; ensuite, l’établissement par la force de leur hégémonie incontestée sur cette région stratégique riche en pétrole. Depuis 2011, les États-Unis sont entrés en guerre, d’abord en Libye puis en Syrie.

Alors que des détachements de l’opposition appuyés par les forces spéciales de l’OTAN et des avions de combat ont réussi à renverser le régime libyen et à assassiner le colonel libyen Mouammar Kadhafi, le gouvernement Assad à Damas s’est avéré trop fort pour être renversé par les milices islamistes.


Des masses de travailleurs ressentent que l’incitation de tensions sectaires aura des conséquences catastrophiques. De récents sondages ont montré que 15 pour cent seulement des Américains sont en faveur d’une aide pour le renforcement de l’opposition syrienne et 28 pour cent seulement de Turcs appuient la politique de guerre d’Erdogan. Un sondage réalisé le mois dernier par le Pew Research Center a trouvé que 80 pour cent des Libanais étaient hostiles à un armement de l’opposition syrienne par les États-Unis – dont 66 pour cent de sunnites libanais – tout comme 59 pour cent d’Égyptiens et 60 pour cent de Tunisiens.

La base de la stratégie anti-impérialiste est de lutter pour l’unification de la classe ouvrière dans une lutte révolutionnaire commune contre la guerre. Cette lutte, que les soulèvements de 2011 en Égypte et en Tunisie ont anticipée, ne peut avoir lieu que sur la base d’une lutte internationale pour le socialisme et pour le pouvoir ouvrier, allant au-delà de tous les clivages ethniques et sectaires.

Contrairement à ce que disent les médias dans leurs articles sur le Moyen-Orient qu’ils décrivent comme débordant de haines religieuses, il existe une longue tradition de luttes socialistes menées par sa classe ouvrière. Après la Seconde Guerre mondiale, il y a eu des Partis communistes de masse dans tous les principaux Etats de la région – en Syrie, en Irak, en Iran, en Égypte et au-delà. La tragédie a été que ces partis étaient dominés par des directions staliniennes qui ont noué des alliances politiques contre-révolutionnaires avec les directions bourgeoises nationales du Moyen-Orient, tel le régime syrien baasiste d’Assad.

Ceci a mené, d’un pays à l’autre, à la catastrophe Washington et ses alliés impérialistes européens étant en mesure de manipuler les tensions ethno-sectaires et de promouvoir des forces islamistes droitières, depuis les Moudjahiddines sunnites dans la guerre soviéto-afghane des années 1980, d’où est issu al-Qaïda, jusqu’aux islamistes liés à al-Qaïda dans les guerres actuelles en Libye et en Syrie.


Dans la période actuelle d’intensification de la crise politique et économique, la possibilité se présente à nouveau de construire de nouvelles directions socialistes au sein de la classe ouvrière.

La lutte du mouvement trotskyste contre les trahisons du stalinisme se poursuit dans la lutte du Comité international de la Quatrième Internationale (CIQI) contre la politique réactionnaire pro-impérialiste de la pseudo-gauche – des partis comme l’International Socialist Organization aux États-Unis, le Nouveau Parti anticapitaliste en France, le Socialist Workers Party en Grande-Bretagne, La Gauche en Allemagne [Die Linke, l’homologue allemand du Parti de Gauche de Jean-Luc Mélenchon] et les Socialistes révolutionnaires en Égypte. Ils ont tous salué la mise en place des régimes islamistes contre-révolutionnaires en Égypte et en Tunisie comme étant un pas en avant vers la démocratie et les guerres impérialistes en Libye et en Syrie comme des «révolutions.»

Ils portent une responsabilité directe pour le bain de sang sectaire qui menace actuellement tout le Moyen-Orient. C’est sur la base de la lutte du CIQI contre la politique pro-impérialiste de ces derniers qu’un mouvement socialiste sera reconstruit au Moyen-Orient.





Alex Lantier


https://www.wsws.org/



Vue sur : http://www.mondialisation.ca/la-guerre-en-syrie-menace-toute-la-region-dun-bain-de-sang-sectaire/5340239



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Re: La guerre en Syrie menace toute la région d’un bain de sang sectaire

Message  09991 le Ven 28 Juin - 22:05

Washington et ses alliés veulent ouvrir un nouveau front du conflit syrien au Liban








Les États-Unis et leurs alliés s’emploient à ouvrir un nouveau front du conflit syrien à l’intérieur du Liban, écrit Mahdi Darius Nazemroaya, sociologue et chercheur associé, pour le centre de recherche sur la mondialisation.

Ce pays vit dans l’incertitude à cause de l’absence de gouvernement et du report des élections législatives. Pour compliquer la donne, de nombreuses personnalités sécuritaires sont passés à la retraite et le gouvernement de transition n’est pas en mesure de les remplacer.

Selon M. Nazemroaya, l’intervention du Hezbollah dans le conflit syrien a donné un coup de pouce au gouvernement contre les forces rebelles qui tentent d’envahir la Syrie




Selon M. Nazemroaya, l’intervention du Hezbollah dans le conflit syrien a donné un coup de pouce au gouvernement contre les forces rebelles qui tentent d’envahir la Syrie.

Cela a porté l’attention des États-Unis et de leurs alliés sur le Liban, comme nouveau champ de bataille. Des roquettes sont également tirées par les rebelles syriens contre des villages frontaliers libanais. Le but est d’allumer les flammes de la discorde entre chiites et sunnites au Liban», ajoute-t-il.

Le Global Research signale que le drapeau d’al-Qaïda flotte au Liban depuis des années. «On peut le voir à Tripoli et dans certaines zones à l’intérieur de Beyrouth. Depuis le conflit syrien, on peut apercevoir l’étendard d’al-Qaïda flotter au vent, aux côtés du drapeau des insurgés syriens », affirme-t-il.

Les États-Unis et leurs alliés ont fermé l’œil sur l’appui que le Courant du futur de Saad Hariri fournit à al-Qaïda», souligne-t-il.

Il est intéressant de noter que l’actuel chef du Département politique de l’Onu, Jeffrey Feltman, autrefois ambassadeur américain au Liban, a également «ignoré cet appui».

Selon le sociologue, la famille Hariri a eu une longue alliance avec les takfiris et les partisans d’al-Qaïda. Ils ont été les alliés politiques, au Liban, de groupes qui considèrent ouvertement ben Laden comme un grand leader.

Et de poursuivre:  C’est la famille Hariri et son courant qui ont introduit au pays du cèdre les combattants qui formeront, plus tard, Fatah Al-Islam. L’exploitation des milices takfiries au Liban par la famille Hariri était destinée à combattre le Hezbollah, après qu’Israël eut échoué en 2006.

La deuxième ville du Liban, Tripoli, a été le théâtre d’intenses combats entre la communauté alaouite, et les takfiris alliés des Hariri, qui se sont ouverts aux partisans d’al-Qaïda et aux rebelles syriens», indique le Global Research.

Et d’ajouter: Sidon, la troisième ville du pays, a également connu des affrontements entre Ahmed el-Assir, un allié de Hariri, et les partisans du Hezbollah. Les hommes d’el-Assir ont même essayé de tuer l’un des principaux dignitaires sunnites de Sidon, Maher Hammoud, car il a toujours œuvré pour l’unité musulmane et libanaise et mis en garde contre la discorde entre chiites et sunnites au Liban et dans la région.





http://www.mondialisation.ca/washington-et-ses-allies-veulent-ouvrir-un-nouveau-front-du-conflit-syrien-au-liban/5340696





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Re: La guerre en Syrie menace toute la région d’un bain de sang sectaire

Message  09991 le Sam 29 Juin - 21:26

Liban / Syrie : Une manoeuvre « secrète » déjouée en moins de 24 heures !





Lorsque le porte-parole des « Ennemis de la Syrie », réunis à Doha, a déclaré que des « décisions secrètes » [1] avaient été prises et qu’elles seraient  rapidement mises à exécution pour le rétablissement de l’« équilibre militaire » [2] entre l’État syrien et ceux qu’ils ont délégués sur le terrain pour concrétiser leurs projets par la violence et le terrorisme, la grande question tournait autour de la nature de ces décisions censées leur permettre d’atteindre leurs objectifs illégaux…

La réponse n’a pas tardé à venir, Ahmad al-Assir [3] s’étant précipité pour exécuter une « opération terroriste » manifestement préparée de longue date et dirigée contre l’Armée libanaise à Saïda. Ainsi, il entamait un processus dont la première étape visait à éloigner l’Armée de cette ville et de ses environs, avant de déployer ses sympathisants terroristes sur l’ensemble de la zone dans l’espoir de la couper de la Résistance et du Sud du Liban à majorité chiite. Une fois ce premier objectif atteint, la Résistance ainsi que la majorité chiite acquise à sa cause auraient été sommées de choisir entre deux maux : accepter le « fait accompli » et se laisser étrangler derrière Saïda cadenassée ou prendre l’initiative de casser le siège. Ce dernier choix aurait immanquablement abouti à déclencher la guerre tant espérée et à semer la discorde [la fitna] qui aurait plongé la Résistance dans une mer de sang l’empêchant de continuer sa lutte contre le projet occidentalo-sioniste dans la région.

Saïda a été choisie comme point de départ de la « fitna » pour trois particularités essentielles : une situation géographique qui en fait « la porte d’entrée du Sud Liban » ; une démographie qui en fait le point de départ idéal d’une guerre sectaire, sa population à majorité sunnite étant entourée d’une population à majorité chiite ; une représentation politique officielle qui en fait le fief du « Courant du futur » opposé à la Résistance.

Par conséquent, toute initiative de la Résistance pour ouvrir une brèche dans cette muraille pouvait allégrement être interprétée comme une guerre menée par les chiites contre les sunnites et le courant politique prédominant à Saïda, la mission d’Al-Assir se résumant à créer l’étincelle qui atteindrait en quelques heures les camps palestiniens prétendument prêts à s’enflammer avant d’atteindre tout le Liban le jour d’après.

Al-Assir a exécuté l’ordre reçu de ses maîtres réunis au Qatar. C’est de sang froid et sans aucune sommation préalable, ni aucune considération pour la loi, la foi ou la morale, qu’il a exécuté des militaires libanais. Ce faisant, il s’est vraiment imaginé qu’il allait pouvoir déstabiliser l’Armée et la pousser à quitter ses positions, conforté en cela par un climat d’illusion étatique la privant de couverture politique pour mener à bien son travail sur le terrain. Calcul erroné, car l’armée n’a pas attendu une telle couverture ! Le sang des soldats tombés fut largement suffisant pour une riposte rapide mais réfléchie contre la terreur d’Al-Assir qui a grandi dans le giron du « Courant du futur » et a fait endurer aux citoyens de Saïda toutes sortes de dégâts et de souffrances.


Cette contre offensive a choqué les patrons internationaux et régionaux d’Al-Assir qui n’ont pas tardé à réclamer un cessez-le-feu ! Il en a été de même de la position officielle du « Courant du futur » qui espérait précipiter l’Armée dans les arcanes de la politique avec la ferme intention de reproduire le processus accusatoire de l’incident du poste de contrôle de
Koueikhat en Mai 2012 [4]. Mais l’Armée libanaise a décidé d’aller de l’avant pour sauver le Liban du terrorisme d’Al-Assir et de ses semblables, sans tenir compte du silence pesant des politiciens libanais, notamment  le silence assourdissant du chef du gouvernement qui n’a pris position qu’une fois l’opération terminée.

L’Armée libanaise savait fort bien qu’elle devait régler la situation dans un délai maximum de 24 heures, faute de quoi elle allait au devant de complications qui risquaient de saper sérieusement le moral des troupes et d’essuyer un échec difficilement rattrapable. Ce sont ses soldats d’élite qu’elle a envoyé sur le terrain, et c’est dans le souci d’épargner la vie des civiles et des prisonniers, pris comme boucliers humains par Al-Assir et sa bande, qu’elle les a équipés d’armes individuelles légères et moyennes sans recourir à l’artillerie lourde. Ce faisant, elle a consenti à payer une plus lourde facture [5] !

Finalement aucune des manœuvres ou jérémiades des commanditaires du « néo-phénomène Al-Assir »
n’a pu empêcher l’Armée d’éliminer une organisation terroriste forte de 250 individus, pour la plupart non-libanais, qui s’étaient barricadés depuis des mois dans une espèce de château fort fait de tunnels souterrains bourrés d’un impressionnant stock d’armes et de munitions.



Tous ceux qui ont suivi l’opération de près ont été témoins des performances époustouflantes des militaires, mais le plus important est de tirer les conséquences politique, sécuritaire, militaire et stratégique de cette mission qualifiée par certains de « mission de vie ou de mort pour l’Armée libanaise ». En voici quelques unes :


1. Échec d’une première « décision secrète » prise à Doha. Le Liban a échappé à une « fitna » devant mener à une « guerre civile » et au « chaos » voulus par les congressistes pour compenser la victoire de l’Armée arabe syrienne à Al-Qusayr, victoire qui a perturbé l’utilisation du Liban comme tête de pont pour l’expédition de terroristes et d’armes en Syrie.

2. Dissipation des rêves de ceux qui voudraient entrainer la Résistance dans un conflit interne permettant à Israël de compenser sa défaite de 2006. Nous n’avons pas oublié la célèbre recommandation stratégique du commandement militaire israélien de ne jamais plus se lancer dans une guerre contre la Résistance libanaise si elle n’était précédée d’un conflit interne qui la paralyserait. Le Liban a donc échappé à une nouvelle agression israélienne !

3. Destruction des barrières artificielles sur « la porte d’entrée du Sud Liban », barrières qui ont failli séparer les citoyens d’une même région. Saïda est de nouveau une ville ouverte à tous les libanais sans distinctions sectaire ou idéologique. Saïda est redevenue la capitale de la Résistance !

4. Confirmation, pour ceux qui en douteraient, de l’identité de l’Armée libanaise prête à se battre pour le Liban, tout le Liban, quelles que soient les manigances de ceux qui professent le sectarisme, le régionalisme, le factionnalisme…

5. Démonstration incontestable que « les armes de la Résistance sont destinés à la Résistance ». Elle a enduré les insultes et les provocations pendant plus de deux années, sans jamais interférer avec les missions de l’État et a laissé à l’armée nationale le soin de régler cette opération. La Résistance a parié sur l’Armée nationale et elle a gagné son pari !



Finalement, la bataille de Abra [fief du cheikh salafiste Al-Assir] n’a pas seulement abouti à l’élimination d’une organisation terroriste mais elle a aussi contrecarré le projet américano-sioniste ; car là où le camp des agresseurs espérait compenser son échec à Al-Qusayr, il a cumulé les défaites. D’autre part, et contrairement à ce qui s’est passé en 1975 dans cette même ville de Saïda où la défaite de l’Armée a été suivie d’une guerre qui a duré 14 ans, cette année 2013 aura vu l’Armée libanaise en sortir saine et sauve et tout le Liban avec elle !


Dr Amin Hoteit

26/06/2013

Article original : Al-Tayyar

http://www.tayyar.org/Tayyar/News/PoliticalNews/ar-LB/amine-hoteit-assir-hh-606.htm#

Article traduit par Mouna Alno-Nakhal pour Mondialisation.ca


http://www.mondialisation.ca/liban-syrie-une-manoeuvre-secrete-dejouee-en-moins-de-24-heures/5340627




Dr Amin Hoteit

Le  Docteur Amin Hoteit est libanais, analyste politique, expert en stratégie militaire, et Général de brigade à la retraite.




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L’Arabie Saoudite, le Qatar et leurs alliés occidentaux ont orchestré la crise syrienne (Brzezinski)

Message  Silver Wisdom le Lun 1 Juil - 7:58

Bonjour à tous,

L’Arabie Saoudite, le Qatar et leurs alliés occidentaux
ont orchestré la crise syrienne (Brzezinski)



Brzezinski, ancien NSA de Carter et maintenant consultant et trustee pour
le Center for Strategic and International Studies et professeur vétéran
de l’école des études avancées internationales de l’université John Hopkins.


L’ancien conseiller à la sécurité nationale du président Carter dit que la crise actuelle
qui sévit en Syrie a été orchestrée par l’Arabie Saoudite, le Qatar et leurs alliés occidentaux.


“Fin 2011 il y a eu des manifestations en Syrie produites par la sécheresse et envenimées par deux autocraties
bien connues du Moyen-Orient: le Qatar et l’Arabie Saoudite”
Il a aussi ajouté que le président américain Obama a aussi soutenu les troubles en Syrie et avait soudainement annoncé
que le président Bachar Al-Assad “devait partir”, sans apparemment aucune préparation réelle pour que ceci se produise.

“Puis au printemps 2012, l‘année des élections ici, la CIA sous le commandement du général Petraeus,
d’après le New York Times du 24 Mars courant dans un article très révélateur, monte une gros effort d’assistance
aux Qataris et aux Saoudiens et les met en relation avec la Turquie pour ce faire.”
Critiquant la politique du gouvernement Obama (NdT: après avoir été son conseiller en politique extérieure durant
la 1ère campagne présidentielle de 2008…) concernant la Syrie, il a demandé
“Etait-ce une position stratégique ? Pourquoi avons-nous d’un seul coup décidé que la Syrie
devait-être déstabilisée et son gouvernement renversé ? Ceci a t’il été expliqué au peuple américain ?
Ensuite dans la seconde partie de 2012, spécifiquement avant les élections, la marée du conflit s’est quelque peu
retournée contre les rebelles. Et il devient très clair que bon nombre de ces rebelles ne sont pas si “démocrates”,
alors toute la politique commence alors a être reconsidérée.”


“Je pense que ces choses se doivent d’être clarifiées de façon à ce que tout le monde puisse avoir
une bien meilleure compréhension sur ce qu’est le but de la politique américaine,” a ajouté Brzezinski.
Il a aussi appelé les officiels américains de pousser de manière plus urgente pour que la Chine, la Russie
et les autres puissances régionales puissent atteindre une résolution finale pacifique à la crise syrienne.

“Je pense que si nous nous attaquons à ce problème seuls avec les Russes, ce que je crois doit être fait
parce qu’ils sont partiellement impliqués et si nous le faisons en nous reposant essentiellement sur les anciennes puissances
coloniales de la région comme la France et la Grande-Bretagne, qui sont déjà détestées dans la zone, les chances
de succès ne sont pas très élevées, comparé au fait que nous engagions le processus avec la Chine, l’Inde et le Japon,
qui ont intérêt à avoir un Moyen-Orient plus stable.”
Il a aussi mis en garde contre une intervention militaire menée par les Etats-Unis en Syrie ou d'armer
les militants qui combattent les forces gouvernementales.


Paris et Londres veulent livrer des armes aux rebelles syriens
http://ledormeur.forumgratuit.org/t935-paris-et-londres-veulent-livrer-des-armes-aux-rebelles-syriens

“J’ai bien peur que nous nous dirigions vers une intervention américaine qui sera bien peu efficace,
ce qui est encore pire. Il y a des circonstances où ‘intervention armée est non seulement pas la meilleure solution,
mais aussi la pire. Mais ce dont vous parlez est d’augmenter notre aide aux forces les moins efficaces contre Assad.
Donc, au mieux, cela endommagera notre crédibilité, au pire pire cela va accélérer la victoire des groupes
qui nous sont  bien plus hostiles qu’Assad ne le fut jamais. Je ne comprends toujours pas pourquoi, et cela se réfère
à ma première réponse, pourquoi sommes-nous arrivés à la conclusion quelque part entre 2011 et 2012 qu’Assad
devait partir, le tout incidemment l’année d’une élection majeure chez nous.”
L’action militante soutenue de l’étranger en Syrie qui a commencée en Mars 2011, a coûté la vie à beaucoup de personnes,
incluant un grand nombre de militaires syriens et de personnels de sécurité.

Le New York Times a dit dans un rapport récent que la CIA coopérait avec la Turquie et un nombre de gouvernements
régionaux pour fournir des armes aux militants combattant le gouvernement en Syrie.



Publiée le 26 juin 2012 par cgreene34

CIA and Turkey Work Behind the Scenes for Wider War on Syria
http://www.infowars.com/cia-and-turkey-work-behind-the-scenes-for-wider-war-on-syria/
Le rapport survient alors que les Etats-Unis ont dit répétitivement qu’ils étaient inquiets que ces armes
ne tombent entre les mains de groupes terroristes liés à Al Qaïda.


C.I.A. Said to Aid in Steering Arms to Syrian Opposition
http://www.nytimes.com/2012/06/21/world/middleeast/cia-said-to-aid-in-steering-arms-to-syrian-rebels.html?pagewanted=all

Le front Al-Nousra a été déclaré organisation terroriste par Washington en Décembre dernier, alors même qu’il a combattu
avec le groupe soutenu par les USA et appelé “Armée Syrienne Libre” dans la bataille contre Damas.

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

Source originale de l'article
Brzezinski: Saudi Arabia, Qatar, their western allies orchestrated Syria crisis
http://www.presstv.ir/detail/2013/06/29/311339/ksa-qatar-orchestrated-syria-crisis/

Citations du billets
Brzezinski on the Syria Crisis
http://nationalinterest.org/commentary/brzezinski-the-syria-crisis-8636
http://nationalinterest.org/commentary/brzezinski-the-syria-crisis-8636?page=1

Remarque plus que pertinente de Résistance 71

En lisant ce qui suit, on pourrait certes le penser. Comment ? Le chantre du Nouvel Ordre Mondial,
le bras gauche de David Rockefeller (le bras droit étant Henry Kissinger), fondateur de la Commission Trilatérale avec
son patron de toujours Rockefeller, meuble inamovible du CFR, ancien conseiller à la sécurité nationale du président Carter,
créateur d’Al Qaïda avec Robert Gates (ancien de la CIA et ex-ministre de la défense yankee récent sous Bush et Obama I)
en Afghanistan à la fin des années 1970, cet idéologue, stratège à la haine farouche et durable de tout ce qui est russe,
vient nous dire que les roitelets du Golfe et leurs "alliés occidentaux" (lire: France, Grande-Bretagne, mais pas Etats-Unis
et Israël, eux victimes stupéfaites de la fourberie des autres  bien sûr…) sont responsables du chaos syrien ?

Le gars est-il en train de se retourner contre ses maîtres ?

Bien sûr que non ! C’est le principe "bouc-émissaire". Dans la plus pure tradition stratégique et politique américaine,
la trahison et le mensonge sont de rigueurs. Montrer du doigt les boucs-émissaires pour mieux se dérober et se disculper,
tout en montant ceux dont on veut se débarrasser les uns contre les autres (ici, les soi-disants "rebelles", vrais mercenaires
à la solde de l’empire). Il est aussi très possible que l’empire ait décidé de tirer le bouchon de vidange sur Qatar, Arabie Saoudite
et autres monarchies criminelles devenues encombrantes, sans compter qu’il faille toujours contrôler (pas exploiter, contrôler)
les ressources pétrolières et gazières.

Ceci dit, il est très possible que l’oligarchie en ait ras la casquette du laquais Obama qui n’en fait peut-être pas assez
à son goût. Brzezinski a été le conseiller en politique étrangère d’Obama durant sa première campagne électorale.
Rockefeller l’envoie avec les démocrates, tandis qu’il a mis Kissinger dans le giron républicain depuis 50 ans, mais
ils ne rendent de compte qu’à Rockefeller. Brzezinski et Kissinger sont les voix de Rockefeller et des intérêts du plus
gros cartel monopoliste à ce jour au pays du goulag levant. Ce sont les paroles des évangiles du NOM selon St Rockefeller
énoncées par les archevêques Brzezinski et Kissinger !

Brzezinski est toujours le messager. Ici il vient nous annoncer la prochaine phase de l’établissement
du Nouvel Ordre Mondial, en bon caniche aux ordres.


– Résistance 71 –
Bien Amicalement.

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Re: La guerre en Syrie menace toute la région d’un bain de sang sectaire

Message  09991 le Mer 24 Juil - 20:14

DESILLUSION. Syrie: des centaines de terroristes rallient le président Bachar al-Assad


Bachar al-Assad


Ne riez pas. Nous avons traduit pour vous un extrait d’un article du journal anglais The Telegraph. Plus le temps passe, plus les soi-disant révolutionnaires comprennent que la solution en Syrie est finalement le président Bachar al-Assad, n’en déplaise aux ennemis de la Syrie. Le très sérieux journal britannique mainstream The Telegraph, passe aux aveux complets, avec toujours une once de dénigrement. Vous le verrez en gras en dessous. Néanmoins, qui peut cacher une vérité irréfragable qui n’atteindra jamais notre chère presse ? C’est vrai que, après avoir chanté sur tous les toits les défections dans l’armée, faudrait maintenant équilibrer, en parlant des désertions inverses…C’est trop leur demander…




Dans un article sans équivoque intitulé  "Syrie: désabusés, les rebelles lâchent prise et acceptent l’amnistie prônée par Assad" (Syria: disillusioned rebels drift back to take Assad amnesty), le journal britannique assène le coup fatal à ceux qui souhaitent armer ces gens en refusant de parler de paix. Dans son chapeau, l’article s’introduit avec un violent
"Des centaines d’hommes qui ont pris les armes contre le président Bachar al-Assad ont fait défection pour rallier le côté gouvernemental a appris le Telegraph".


Il poursuit:


Déçus par la tournure islamiste que la «révolution» en Syrie a pris, épuisés après plus de deux années de conflit et sentant qu’ils perdent un nombre croissant de rebelles, ils s’engagent à signer l’amnistie négociée et offerte par le régime Assad.

Dans le même temps, les familles des combattants en retraite ont commencé tranquillement se réfugier du côté du territoire syrien contrôlé par le gouvernement et considérée comme un endroit plus sûr pour vivre. Ceci, d’autant plus que le régime continue sa poussée militaire intense contre les zones tenues par les rebelles.

Ce mouvement est un signe de la confiance croissante du régime, qui a mis en place un soi-disant «ministère de la réconciliation" , qui a  pour tâche d’apaiser les tensions et d’amener d’anciens opposants du côté du gouvernement.

Ali Haider, le ministre en charge de l’opération a déclaré: «Notre message est:« Si vous voulez vraiment défendre le peuple syrien, posez vos armes et venez défendre la Syrie dans le droit chemin, à travers le dialogue.


Bref, un retournement de situation qui en dit long sur la réalité du terrain. Si ceux qui refusent que leur pays devienne un sanctuaire du terrorisme, renoncent pour rallier le président Bachar al-assad, les "qui" seront armés par les Etats-Unis, si ce ne sont ces milices proches d’al-Qaïda ? Nous avons bien dit, ici, que l’ASL n’existe plus. Ils nous donneront raison quand il sera très tard…


http://allainjules.com/2013/07/24/desillusion-syrie-des-centaines-de-terroristes-rallient-le-president-bachar-al-assad/

Pour la suite : http://www.telegraph.co.uk/news/worldnews/middleeast/syria/10198632/Syria-disillusioned-rebels-drift-back-to-take-Assad-amnesty.html


Vue sur : http://www.wikistrike.com/article-desillusion-en-syrie-des-centaines-de-terroristes-rallient-le-president-bachar-al-assad-119230344.html





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Re: La guerre en Syrie menace toute la région d’un bain de sang sectaire

Message  09991 le Mar 30 Juil - 20:24

Syrie : Le massacre des innocents et ses nouveaux objectifs !



Aux dernières nouvelles, en ce Lundi 29 juillet 2013, c’est au minimum 210 citoyens syriens civils et militaires qui ont été exécutés lors du massacre commis le 26 Juillet par les groupes terroristes armés à l’encontre de la population de  Khan al-Assal, localité située à l’Ouest d’Alep, 75 civils seraient toujours retenus prisonniers, 65 personnes seraient toujours sous les décombres des maisons qu’ils ont bombardées et 75 autres seraient toujours assiégées.



Lorsque les Frères Musulmans se sont lancés vers la conquête du pouvoir en Syrie, ils ont bien été obligés de constater que le peuple syrien qui les a expérimentés depuis des décennies n’a pas oublié leurs forfaits et n’est pas prêt à se laisser abuser par leurs slogans islamistes.

Réticence qu’ils ont cru pouvoir vaincre en brûlant les étapes par les pires violences et mensonges à répétition pour susciter l’empathie censée mener à une intervention militaire internationale en Syrie. Falsifications incessantes devenues arguments pour tous les intervenants cherchant à fracasser le rôle central et stratégique de la Syrie dans sa lutte contre le projet US-sioniste de remodelage du Moyen-Orient, l’argument choc étant « Le régime tue son peuple ! ». Argument qu’ils ont préfabriqué avec les régimes arabes et leurs alliés régionaux et internationaux pressés de les voir se saisir du pouvoir pour mettre à exécution leurs accords passés avec l’Occident.

Après avoir transformé en « sédition armée » les aspirations populaires légitimes auxquelles l’Etat syrien a entrepris de répondre par la mise en route immédiate d’un ensemble de réformes de la gouvernance politique, ils ont délibérément réagi selon un « plan préétabli » visant à saboter tout processus réformateur, et se sont employés à refuser tout ce qui allait dans la direction voulue par le peuple syrien et par le Président qu’il s’est choisi. C’est pourquoi ils n’ont cessé de fixer des conditions incompatibles avec la volonté populaire.

C’est pourquoi ils refusent toujours de se soumettre aux suffrages des urnes, prouvant par là qu’ils savent parfaitement quelle quantité négligeable ils représentent au sein d’un peuple qui, dans sa très grande majorité, refuse de leur remettre les rênes du pouvoir pour la bonne raison qu’il est parfaitement conscient de leurs manœuvres, de leur refus de toute altérité, et de leur prédisposition à travailler avec l’étranger contre les intérêts de la nation et de la patrie.

Face à ce refus, les Frères Musulmans occasionnellement soutenus par les forces takfiristes issues du wahhabisme, par les forces d’Al-Qaïda, d’Al-Nosra et de toutes leurs suites, se sont mis à massacrer le peuple syrien pour ensuite en rejeter la responsabilité sur le gouvernement syrien. Ceci, pour atteindre trois objectifs :


1. Diaboliser l’État syrien en conformité avec le slogan qui veut que « le régime tue son peuple ».

2. Pousser les Syriens récalcitrants à se désolidariser de leur gouvernement légitime pour devenir de la « chair à canon » au service des terroristes décrits comme de respectables révolutionnaires.

3. Émouvoir l’opinion mondiale sur « le triste sort du peuple syrien » et ainsi réussir à constituer une coalition internationale solidaire et complice qui répondrait à leur besoin de militariser leur prétendue révolution sous le noble prétexte de la légitime défense.

Objectifs largement atteints grâce aux médias qui ont dépassé leurs espérances en allant jusqu’à inventer d’autres massacres puisés dans la collection des images du Liban, de l’Irak ou de l’Afghanistan ; images de massacres perpétrés par l’Otan, Israël ou Al-Qaïda, venues illustrer les prétendus « crimes du régime syrien »

Oui cette campagne médiatique mensongère a largement atteint ses objectifs puisqu’un grand nombre de citoyens sincères sont tombés dans le panneau, ce qui a permis aux Frères Musulmans et Cie de passer à l’étape supérieure de l’exploitation des massacres dont les deux plus importants objectifs sont :


1. Punir les citoyens  syriens qui ont résisté à la désinformation et sont restés fidèles à leur État et à leurs instances dirigeantes tout en continuant à travailler pour sauvegarder la vie et la productivité du pays. D’où les attentats aux voitures piégées à tout bout de champ, notamment à Alep et à Damas, procédé autrement plus facile et plus rapide pour perpétrer leurs massacres.

2. Plonger les Syriens dans un  environnement de stress et de tristesse et les maintenir sous pression jusqu’à création des conditions compatibles avec une résolution du Conseil de sécurité de l’ONU – ou de toute autre instance décisive en matière de paix et de droits humains – condamnant l’État syrien au profit de la soi-disant révolution syrienne.



Cette deuxième étape a certes réussi à faucher encore plus de vies et à semer encore plus de destructions, mais elle n’a pas réussi à atteindre ses objectifs essentiels. Sur le plan interne, après chaque massacre le peuple syrien s’est relevé pour remettre son pays sur les rails et repartir encore plus convaincu de ses choix. Sur le plan international, et malgré le fait que « la communauté des agresseurs » ait réussi à faire voter certaines résolutions iniques, elle n’a pu obtenir le mandat tellement attendu pour intervenir directement en Syrie. À la prise de conscience du peuple syrien sont venues se joindre celles des dirigeants russes et chinois, leur double véto au Conseil de sécurité ayant en quelque sorte freiné « la diplomatie des massacres US-sionistes » malheureusement servie par des Arabes et des Musulmans !

Et maintenant, suite à ces ratés, suite aux défaites infligées par le peuple syrien et son armée, suite à la détermination de ses alliés, suite à la dépression qui s’est emparée des Frères musulmans à commencer par l’Égypte, et suite à la dernière « étape saoudienne » correspondant à la remise du dossier syrien entre les mains des services secrets saoudiens, les massacres bénis par la communauté des agresseurs semblent devoir atteindre de nouveaux objectifs !

Pour s’en convaincre, il suffit d’observer les derniers en date : celui de Germana [80 morts] et celui de Khan al-Assal qui a coûté la vie à plus de 200 citoyens civils et militaires. Ce dernier massacre ayant à l’évidence les objectifs suivants :


1. Dissimuler le crime des terroristes qui ont usé de l’arme chimique dans cette même localité en Mars 2013 et brouiller les pistes de telle sorte que la commission de l’ONU chargée de l’enquête ne puisse pas accomplir son travail, enquête demandée par l’État syrien et mise en panne par les USA qui ont cherché à exploiter la situation pour que leurs services de renseignement pénètrent le terrain comme cela s’est passé avant l’invasion de l’Irak sous le fameux prétexte de la recherche d’armes de destruction massive ; prétexte que la Russie semble avoir démoli!

2. Répandre la terreur parmi les civils et les militaires pour les pousser à abandonner le combat, ce qui rappelle la tactique de la Haganah : « Tue une personne, tu feras fuir dix autres, tu terroriseras une centaine de plus, et ainsi tu atteindras le territoire convoité et l’occuperas sans combattre ». Les groupes terroristes sévissant au Nord de la Syrie sommés par l’Arabie saoudite – de l’aveu même de leurs propres chefs  – d’occuper Alep au plus vite pour assurer le « rééquilibrage » des forces sur le terrain avant toute négociation d’une solution politique de la crise syrienne  n’avaient plus qu’à adopter cette même tactique sioniste pour obéir aux ordres dans le plus bref délai possible.



Malgré l’immense douleur et l’horreur de ce massacre à Khan Al-Assal, nous disons que cette troisième étape d’escalade de la terreur ne donnera pas de meilleurs résultats que la précédente. D’une part, la Syrie et ses alliés ne tomberont pas dans les pièges tendus par les maitres terroristes américains ou saoudiens. D’autre part, le peuple syrien, son armée, et son gouvernement sont déterminés à se battre et à se défendre jusqu’à la victoire. Quant au prétexte éculé des ADM, en l’occurrence les armes chimiques, nous pensons que les preuves qui pourraient être avancées par la Syrie et celles recueillies par la Russie ou sur le terrain suffiront pour condamner les terroristes.

Pour finir, ceux  qui imaginent occuper  Alep pour en faire la « capitale du terrorisme » doivent se préparer à perdre leurs illusions. L’armée syrienne se prépare. Plus que quelques semaines avant d’écraser l’abomination terroriste comme cela s’est passé à Al-Qusayr, à Homs et ailleurs. Plus que quelques semaines avant de nettoyer les quartiers encore infestés !



Dr Amin Hoteit

29 /07/ 2013

Le Docteur Amin Hoteit est libanais, analyste politique, expert en stratégie militaire, et Général de brigade à la retraite.


http://www.mondialisation.ca/syrie-le-massacre-des-innocents-et-ses-nouveaux-objectifs/5344399





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Message  09991 le Mer 25 Mar - 11:19

Le Chaos Syrien, printemps arabes et minorités face à l'islamisme




Date de parution 28/11/2014
Editeur Dhow Editions
Prix           22 Euros
http://livre.fnac.com/a7730633/Alexandre-Del-Valle-Le-Chaos-Syrien



Cent ans après les accords Sykes-Picot, les jihadistes de l'Etat islamique («Da'ech») ont fait sauter les frontières tracées artificiellement au début du siècle dernier par la France et la Grande-Bretagne au Moyen-Orient. En Syrie comme en Irak, Da'ech a réussi a tenir en échec des Etats constitués et leurs armées, instaurant le chaos et la terreur dans la région. Il aura pourtant fallu deux ans à la communauté internationale, jadis occupée a dénoncer le seul régime syrien de Bachar al-Assad et ses alliés (Russie, Iran), pour prendre enfin la mesure de la menace islamiste.

Les auteurs de cet essai démontrent que le chaos syrien est devenu l'épicentre d'un conflit désormais globalise qui oppose a la fois les musulmans sunnites aux chiites, et le nationalisme arabe à une utopie califale aux ambitions planétaires.

Loin du géopolitiquement correct et refusant de tomber dans le piège du manichéisme, ils proposent une analyse historique et sociétale du chaos syrien tout en explorant des pistes de sortie de crise fonde es sur le pragmatisme et le dialogue politique, seules voies susceptibles de permettre la réconciliation nationale, la protection des minorités et la lutte contre le «totalitarisme vert».

http://www.amazon.fr/Syrien-printemps-arabes-minorités-lislamisme/dp/B00N4OE92Y








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