Dossier Kosovo, l'UÇK, trafics et camps Bondsteel.

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Dossier Kosovo, l'UÇK, trafics et camps Bondsteel.

Message  Geoff le Dim 19 Fév - 0:16

Dossier Kosovo, l'UÇK, trafics et camps Bondsteel.



Kosovo, chut ! Silence médiatique.

Sommaire :

1. Contexte et raisons de l'indépendance du Kosovo.
2. UÇK, son histoire, ses actions, son financement, ses liens.
3. Camp Bondsteel.




1. Contexte et raisons de l'indépendance du Kosovo.

Tout d'abord le Kosovo n'est pas un État comme les autres, il est limité dans sa souveraineté, il n'est pas le bienvenue pour tout le monde. Il est encore une fois la conséquence du partage du monde post 1945.



Cette carte de la région des Balkans montre les sept Etats issus de l’éclatement de la fédération yougoslave en 1992 : la Slovénie, la Croatie, la Bosnie-Herzégovine, la Serbie, le Monténégro, la Macédoine, et enfin le Kosovo, qui lui aussi se déclare indépendant le 17 février 2008.

Le Kosovo a vécu dans un statut juridique imprécis depuis la fin de la guerre, en 1999 :
- ni indépendant car toujours sous souveraineté de la Serbie ;
- mais de facto hors de l’influence de Belgrade, puisque les armées serbes avaient envahi la province pour soutenir la politique de purification ethnique.

Après la guerre, la province a été gérée et financée par les institutions internationales :
- l’Union européenne,
- l’ONU, avec la Minuk qui a administré civilement la province.
- Et l’OTAN, dont la mission de la KFOR était de stabiliser la situation militaire.

Les réticences de certains pays européens : de même, en Europe, plusieurs Etats refusent de reconnaître cette indépendance du Kosovo :
- L’Espagne n’a pas encore reconnu le Kosovo à cause de l’autonomie de la Catalogne et du problème basque.
- De même la Slovaquie, qui craint que sa minorité hongroise réclame sa souveraineté.
- Pour la même raison, la Roumanie, qui a de nombreuses minorités sur son sol, attend également avant de reconnaître le nouvel Etat balkanique.
- Mais le premier Etat concerné est la Serbie elle-même, car c'est elle qui vient de perdre un morceau de territoire.

Non seulement la Serbie refuse de reconnaître l’indépendance du Kosovo, mais elle fera tout pour étrangler le petit Etat, et interrompre les flux : par exemple près de 80 % de l’électricité du Kosovo vient de la Serbie centrale. Belgrade ne va pas renoncer à ses droits de propriété sur les entreprises du Kosovo, ni sur le sous-sol minier.



Elle peut aussi tenter d’empêcher le Kosovo de siéger au FMI, à l'ONU, à la Banque Mondiale, ou même à l'OMC.

Par ailleurs l'allié russe de la Serbie ne va pas reconnaître non plus l’indépendance du Kosovo, et ce pour au moins trois mobiles :
- d’abord, c’est un mauvais exemple pour les petites républiques fédérées de Russie, notamment la Tchétchénie ;
- ensuite, la Russie recherche depuis plusieurs années des voies d’évacuation de ses hydrocarbures.
Pour le corridor énergétique sud, la Serbie est l’une des voies de passages que recherche Moscou.
Belgrade et Moscou ont signé en février 2008 la création d’une société mixte entre Gazprom et la société serbe Srijagas, qui prévoit la construction du gazoduc South Stream, passant sous la mer Noire - de Tuapse en Russie à Burgas en Bulgarie.
Puis traversant la Serbie, pour livrer le gaz finalement en Hongrie.

La Russie a aussi ses sécessionnistes. Usman Ferzauli, l'homme qui se donne le titre de Ministre des Affaires Etrangères de la Tchétchénie, vient juste de soutenir obligeamment la déclaration du Kosovo. Mais lorsqu'il parle de "mener une lutte armée contre les puissances les plus agressives et les plus militarisées du monde pendant les 17 dernières années", il ne parle pas du groupe ethnique albanais mais de leurs camarades musulmans en Tchétchénie, qui ont bénéficié d'une brève période d'autonomie avant que Moscou ne rétablisse son contrôle.

Il y a des liens d'affinité culturelle et ethnique entre les Serbes et les Russes. L'Europe est de plus en plus méfiante vis-à-vis de l'Ours Slave. Les Russes ont toujours leurs porte-avions ancrés pas si loin. La Russie insiste sur le fait qu'il n'y a pas de base pour changer la résolution du Conseil de Sécurité sur le statut du Kosovo - et ils disent que Belgrade doit accepter tout changement.



Quelques 17 ans après la dissolution de la Yougoslavie - et après un cortège horrible de nettoyage ethnique, d'atrocités épouvantables, d'expulsions forcées et une guerre civile qui a fait 10.000 victimes avant que l'Otan n'intervienne - le peuple du Kosovo s'est auto-déclaré indépendant.

Depuis 1999, les Kosovars ont vécu sous protectorat des Nations-Unies, tout en conduisant des négociations avec les Serbes voisins pour trouver un statut constitutionnel acceptable pour la région. Lorsque les pourparlers se sont rompus, le gouvernement provisoire a déclaré unilatéralement son indépendance en tant que République du Kosovo. Quelques 90% des deux millions de personnes qui constituent ce peuple sont d'ethnie albanaise, les autres 10% étant serbes. Maintenant, les créateurs du 193ème pays indépendant du monde ont envoyé 192 lettres aux gouvernements dans le monde entier pour rechercher la reconnaissance officielle de leur indépendance.



Pourquoi la communauté internationale est-elle aussi divisée ?

En partie, cela reflète l'idée divergente que se font chacun des gouvernements sur le fait que les Albanais ont été ou non essentiellement les victimes des Serbes lors de la guerre de la décennie passée. "La Serbie a effectivement perdu le Kosovo à cause de ses propres actions dans les années 90", a déclaré le ministre irlandais des affaires étrangères, Dermot Ahern. "L'héritage amer du massacre de milliers de civils au Kosovo, ainsi que le nettoyage ethnique de beaucoup plus, a effectivement exclu toute restauration de la domination serbe sur le Kosovo".

En partie, cela reflète les convictions concernant les solutions aux problèmes des relations étrangères intraitables et cela reflète les priorités intérieures de quelques gouvernements qui craignent que le soutien à la déclaration unilatérale du Kosovo puisse attiser le séparatisme dans leurs propres pays.

Cependant lorsqu’on examine de près la toute récente « déclaration d’indépendance » de la province serbe du Kosovo et la
reconnaissance immédiate de cette dernière en tant qu’État par les États-Unis, l’Allemagne, la Grande-Bretagne et la France, il importe avant tout de savoir trois choses.

Primo, le Kosovo n’obtient aucune indépendance ni la moindre autodétermination. Il sera gouverné par un haut représentant et des institutions désignés par les États-Unis, l’Union européenne et l’Otan. Une espèce de vice-roi à l’ancienne et des administrateurs impérialistes détiendront le contrôle sur sa politique étrangère et intérieure. L’impérialisme américain a tout simplement renforcé son contrôle direct sur une colonie intégralement dépendante située au cœur des Balkans.

Secundo, la reconnaissance immédiate du Kosovo par Washington confirme une fois de plus que l’impérialisme américain entend
enfreindre absolument tous les traités ou accords internationaux qu’il a signé jusqu’à ce jour, y compris les accords qu’il a sorti lui-même et imposés à d’autres par la force et la violence.


La reconnaissance du Kosovo constitue une violation directe d’une telle loi, en l’occurrence la Résolution 1244 du Conseil de sécurité des Nations unies, que les dirigeants de la Yougoslavie ont été forcés de signer pour mettre un terme aux 78 jours de bombardements subis par leur pays en 1999. Même cet accord imposé stipulait « la garantie par tous les États membres de la souveraineté et de l’intégrité territoriale » de la Serbie, une république de la Yougoslavie.

La reconnaissance illégale du Kosovo, a été condamnée par la Serbie, la Russie, la Chine et l’Espagne.

Tertio, la domination par l’impérialisme américain ne rapporte rien au peuple occupé. Après neuf années d’occupation militaire directe par l’Otan, le Kosovo a un taux de chômage atterrant de 60 %. Il est devenu la plaque tournante du trafic international de drogue et des réseaux de prostitution en Europe.

Les centres industriels (mines, usines, fonderies, raffineries) et les chemins de fer jadis très actifs de cette petite région riche en
ressources sont tous à l’arrêt, aujourd’hui. Sous l’occupation de l’Otan, les ressources du Kosovo ont été privatisées de force et vendues à de grosses multinationales occidentales. Les rares emplois du Kosovo consistent presque uniquement à travailler pour l’armée d’occupation des États-Unis et de l’Otan ou pour les agences des Nations unies.






2. UÇK, son histoire, ses actions, son financement, les liens.



Son histoire.

Mouvement séparatiste nationaliste fondé au début des années 80. C'est en 1992, que l'UÇK émerge réellement, en Bosnie, où quelque 5 000 combattants d'origine albanaise combattent aux côtés des musulmans bosniaques.

L'UÇK a ses origines dans un groupe apparu en 1974, le Front de Libération National du Kosovo, qui mène des actions terroristes en Yougoslavie, avec divers autres mouvements nationalistes. Durant les années 80, la fusion du Mouvement de Libération Nationale du Kosovo et d'autres Parties de la Yougoslavie Albanaise, du Parti Communiste Marxiste Léniniste des Albanais en Yougoslavie, de l'Organisation Marxiste-Léniniste du Kosovo et du Front National Rouge donne naissance au Mouvement National du Kosovo, qui se transforme en Armée de Libération du Kosovo au début des années 90.



Le désintérêt de la communauté internationale pour la question du Kosovo après les accords de Dayton a poussé l'UÇK à intensifier ses actions au Kosovo même. D'un effectif estimé à 500 combattants en 1998, l'UÇK recrute dans toute l'Europe pour atteindre entre 12 000 et 20 000 combattants armés. Parmi ceux-ci, un noyau d'ex-militaires de l'armée yougoslave et des services de sécurité (UDBA), des Kosovars et environ 1 000 mercenaires, principalement musulmans, en provenance de Bosnie, de Croatie, d'Arabie Saoudite, du Yémen et d'Afghanistan, ainsi que de ressortissants de pays occidentaux comme la Suède, la Grande-Bretagne, l'Allemagne et la Suisse.

Ses hommes combattent sous un commandement structuré de manière militaire et portent des uniformes et un insigne distinctif. L'UÇK n'opère pas comme une organisation monolithique, mais par petites unités relativement autonomes.

Ses actions et ses trafics.

Entre 1995 et 1998, l'UÇK s'attaque essentiellement aux forces de police serbes et aux personnalités locales, ainsi qu'aux Kosovars soupçonnés de " collaborer avec les forces de l'ordre " serbes. Elle pratique essentiellement une tactique d'escarmouches et d'attaques ponctuelles. Dès la mi-1998, mieux organisée et mieux armée (principalement par le pillage de dépôts d'armes et de munitions serbes et albanais, mais aussi grâce à l'aide financière de pays musulmans, des réseaux Ben Laden et de l'aide de pays occidentaux), l'UÇK entreprend des opérations de grande envergure contre l'armée serbe, avec l'objectif de tenir des portions de terrain ou de couper les lignes logistiques serbes.

Une autre facette de l'UCK, celle des camps de l'horreur : trois enquêtes menées en Albanie sur les crimes présumés de l’UÇK tendent à confirmer le soupçon que des forfaits majeurs ont été commis dans deux camps situés dans le Nord du pays. Ces enquêtes ont débouché sur la mise en accusation pour crime de guerre contre la population civile de deux anciens commandants de l’UÇK,Sabit Geci et Riza Alijaj. Ils doivent répondre des crimes commis dans les camps de Cahan et de Kukës, dans le nord de l’Albanie.



Un rapport est d'ailleurs disponible ici : http://assembly.coe.int/ASP/APFeaturesManager/defaultArtSiteVoir.asp?ID=964 Ce rapport dépasse l’imagination, il révèle que des personnes auraient été transférées en Albanie, par des unités de l’UCK, l’armée de libération du Kosovo dont le chef était à l’époque Hashim Thaci, devenu depuis 2008 Premier ministre du nouvel Etat et chef du parti démocratique du Kosovo (PDK), qui vient de remporter les dernières élections. Ces personnes auraient été ensuite maltraitées, torturées et, comble de l’horreur, liquidées pour que l’on procède sur leur corps à des prélèvements d’organes
revendus sur le « marché noir » chirurgical.


Photo : Hashim Thaci au milieu de ses troupes.

Pourtant, de nombreux Albanais du Kosovo perçoivent l'UÇK comme un mouvement de libération nationale bénéfique, bien que le groupe soit accusé des meurtres de civils serbes et d'Albanais soupçonnés de loyauté envers la Yougoslavie.

Au printemps 1999, lors d’un point de presse du porte-parole de l’OTAN, Jamie Shea à Bruxelles, en pleine campagne de bombardement de la Serbie, ce dernier affirma avec aplomb que les forces serbes avaient rassemblé, à Pristina, des prisonniers de l’UCK dans un hôpital  afin de prélever sur eux des organes en vue de transplantations.



A lire en complément sur le trafic d'organes au Kosovo et impliquant des israeliens : http://www.interet-general.info/spip.php?article15012

Cela fit les gros titres de la presse populaire britannique, mais par la suite, lorsque les Casques bleus des Nations Unies et les enquêteurs du Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie (TPIY) eurent investi les lieux, rien ne vint confirmer ces accusations.
Pourtant, la rumeur de tels actes barbares ne cessa pas de circuler dans la région,  les soupçons se portant cette fois ci sur l’UCK et son chef, Hashim Thaci, qui était entre temps devenu «  l’homme des Américains » à Pristina, car il s’était opposé à l’infiltration du Kosovo à majorité musulmane par des djihadistes proches d’Al Qaïda.



Hashim Thaci, instituait dans l’ombre une structure de pouvoir de type mafieux fondée sur des trafics de tous ordres : armes, drogue, racket et prostitution. Les responsables de l’ONU et de l’UE envoyés sur place fermaient les yeux, car les mafieux en question tenaient boutique politique d’apparence honorable, et maintenaient dans la province le minimum d’ordre public nécessité par la bonne marche de leurs affaires. Ces rumeurs de trafic d’organes parvinrent aux oreilles de Carla del Ponte, la procureur suisse du TPIY. Elle lança donc une investigation sur ces allégations, mais son enquête se heurta au fait que le mandat du tribunal s’arrêtait aux frontières des ex-républiques  yougoslaves, et ne lui permettait pas d’intervenir en Albanie pour rechercher les preuves de ces crimes. Néanmoins, après avoir quitté ses fonctions, Carla del Ponte publie, en 2008, un livre modestement intitulé La traque, les criminels de guerre et moi, publié en français chez Héloïse d’Ormesson. Elle y soutient que l’UCK s’est non seulement livrée à des actes de barbarie sur le territoire kosovar, mais que les accusations de trafic d’organes à son encontre étaient suffisamment fondées, de son point de vue, pour justifier une enquête plus approfondie de la communauté internationale.



Il y a suffisamment de crimes imputables à Hashim Thaci et sa bande –assassinats d’opposants ou de témoins gênants, trafic d’êtres humains pour la prostitution etc. – pour ne pas lui donner l’occasion d’apparaître, dans ce dossier comme une victime d’accusations sinon calomnieuses, du moins impossibles à prouver. Ce qui n’empêche, mon bon docteur Kouchner, que l’Histoire ne manquera pas de retenir la contribution que vous apportâtes, avec une bonne conscience d’airain à l’émergence d’un Etat mafieux au cœur de l’Europe.

Voici un document confidentiel de l’ONU en anglais prouvant que les institutions censées lutter contre ces trafics étaient au courant et elles n'ont rien fait : http://www.france24.com/static/infographies/documents/kosovo_house_2003.pdf Il décrit un trafic qui aurait eu lieu dans l’immédiat après-guerre, en 1999 et 2000. Les victimes, pour la plupart des civils serbes, mais aussi des jeunes femmes originaires d’autres pays de l’Europe de l'Est, auraient été transférées clandestinement depuis le Kosovo dans le nord de l'Albanie. Une fois en Albanie, toujours selon le rapport, les victimes auraient été transportées dans des centres de détention illégaux et dans une clinique improvisée, appelée la "maison jaune", où des médecins leur auraient extrait les organes vitaux avant de les revendre sur le marché illégal.


Photo : la maison jaune est depuis repeinte en blanc.




En visite officielle au Kosovo en mars 2010, Bernard Kouchner sur-joue l’indignation en répondant à une question sur les trafics d’organes posées par un journaliste serbe, comme on peut le voir sur cette video (postée plus bas dans "les liens") (Geoff78, aïe je vais encore me faire des amis).




Son financement, ses trafics, l'aide américaine et l'incapacité de l'Otan.

Le financement de l'UÇK vient de donations " volontaires " de la diaspora kosovare en Europe. Des organisations de front, comme le Mouvement National du Kosovo (LPK) ou l'Alliance Démocratique des Albanais en Allemagne (DVAD) récoltent les dons au profit du fond Vlendlindja Thërret (" Appel de la Patrie ") basé en Suisse. Il est "recommandé" aux donateurs de payer 3% de leurs revenus mensuels. Ces donations représentent environ 1 million de dollars par mois.


Photo : Ramush Haradinaj, nettoyeur ethnique du Kosovo, chef de clan mafieu, narco-trafiquant et précieux allié des Américains et de l'Union européenne

A lire en complément, Kosovo – Les sales dossiers de l’UCK : http://www.nationspresse.info/?p=114731

La drogue : La route des Balkans n’est pas une nouveauté dans le domaine de la drogue. Mais aujourd’hui les quantités sont devenues industrielles, grâce aux conflits dans la région. Au Kosovo, pareil : l’UCK s’est fait de l’argent en trafiquant la drogue d’abord (surtout l’héroïne au début, puis la cocaïne et les amphétamines), afin de se procurer des armes, puis en se mettant au proxénétisme.

Par son besoin de financement, l’UCK a largement renforcé le trafic de drogue au Kosovo et en Europe. Mais avant la guerre, le Kosovo était déjà un carrefour du marché de l’héroïne notamment, aux mains des clans albanais, comme l’écrivait l’Humanité en 2000 : « En 1997, un rapport d’Interpol indiquait déjà : " Les groupes criminels albanais originaires du Kosovo et de Macédoine sont parmi les organisations les plus impliquées dans le trafic d’héroïne en Europe. Les Albanais du Kosovo en particulier détiennent une part majeure du marché de l’héroïne en Suisse, en Autriche, en Allemagne, en Hongrie, en République tchèque, en Norvège, en Pologne et en Belgique " ». Le Kosovo est resté ce carrefour tout au long de la guerre.

Escroqueries : La mafia Albanaise a aussi des rentrées provenant d’opérations d’escroqueries montées en Europe de l’Ouest. C’est ainsi qu’en décembre 1997, la police parisienne démantèlera, lors d’un coup de filet dans le Sentier, une cellule de l’UCK spécialisée dans les fausses factures et la cavalerie, en étroite relations avec des Albanais d’Allemagne et d’Italie. La mafia albanaise est également très présente dans le trafic de voitures de luxe volées ainsi que le cambriolage à grande échelle. Des Albanais, qu’ils soient originaires d’Albanie ou du Kosovo, sont également soupçonnés de chantage, de possession d’armes et de vols qualifiés. Ils seraient même reliés à la tentative d’enlèvement de Victoria Beckham. Ils font parler d’eux à Londres, à Liverpool, à Glasgow, à Edimbourg, à Hull...

Trafic d'humains : Plus rentable que la drogue, il y a le trafic d’être humains, qui peut être du travail clandestin, de la mendicité forcée, mais surtout de la prostitution, dont les kosovars et les albanais sont devenus les maîtres grâce aux conflits en ex Yougoslavie. Et dans ce domaine encore, le Kosovo est une plaque tournante. Pendant le conflit, les filles étaient enlevées (ce qui se fait toujours beaucoup au Kosovo et en Albanie), histoire d’alimenter les bordels. Maintenant on les fait aussi venir des pays voisins (Moldavie, Ukraine, Bulgarie, Roumanie, Bosnie, Albanie…) le plus souvent en leur faisant miroiter un job de serveuse à l’ouest, voire pour rembourser une dette. Maintenant, les nouveaux pauvres apparus avec l’économie de marché offrent de nombreuses candidates au départ.

Les réseaux qui se sont mis à la traite des femmes au Kosovo étaient déjà impliqués dans le trafic de drogue en général, et les membres de certains clans, dont quelques uns sont ou ont été au gouvernement kosovar, furent plus actifs que d’autres en ce domaine.

Racket : Pour ce qui est du racket et de l’exploitation des diasporas albanaises, l’UCK a parfaitement su « mobiliser » les compatriotes albanais et les différentes organisations « humanitaires ». A partir de 1997, la collecte de fonds est confiée à l’association Vendlindja Therret (VT, « la Patrie t’appelle »), qui centralisait les dons du monde entier sur un compte de l’Alternativ Bank, à Olten, en Suisse. Depuis que celui-ci a été gelé par les autorités suisses, l’argent est acheminé en coupures dans des valises.

En fait, l’UCK faisait appel à des dons plus ou moins forcés prélevés auprès des communautés albanaises sous forme de « taxes », à l’instar du traditionnel impôt mafieux (pizzo), ou de « dons », les travailleurs devant, en France, en Italie ou en Belgique, verser la moitié de leur salaire, tandis qu’en Suisse, un don mensuel de 2000 marks était exigé, au titre d’une « collecte » officiellement à des fins humanitaires.

Alors que les avertissements leur venaient de partout, l’OTAN a ouvert la boîte de Pandore en ne prenant pas en compte la dimension criminelle. La guerre du Kosovo a déclenché un cataclysme criminel énorme. Tous les experts des affaires criminelles dans les services de renseignement anglais, belge, allemand, français avaient pourtant mis l’OTAN en garde.
Les militaires ont sciemment ignoré qu’il existait une réalité criminelle dans les Balkans, et notamment au Kosovo.
La mafia albanaise est active dans tous les pays riches d’Europe occidentale. La plupart des attaques importantes à main armée contre les banques et les transporteurs de fonds peuvent lui être attribuées.
Leurs structures mafieuses mettent aussi petit à petit main basse sur l’immobilier.

La révolte des Albanais du Kosovo n’était pas contrôlée au départ, mais,subitement, on a vu émerger du néant une "armée de libération", avec panoplie complète, uniformes, drapeaux, armes, structures, entraînement, etc. Avec quel argent ce peuple le plus pauvre d’Europe a-t-il payé ce matériel ? La résistance ethnique albanaise a été financée au départ, etl’est toujours, par l’argent de la criminalité. Pragmatismes.



Les Américains ont vite compris que l’UCK, qui figurait d’ailleurs jusqu’en 1998 sur la liste des principales organisations terroristes
dangereuses recensées par le Département d’Etat, était surtout une puissante force « militaro-mafieuse » et idéologique ayant comme principal objectif de réaliser la « Grande Albanie », dont la première étape devait être l’indépendance du Kosovo.

L’UCK se base ouvertement sur le soutien que lui accorde les États-Unis qui sont derrière la proéminence politique de l’organisation. C’est ainsi que des slogans pro-américains ont été scandés lors de manifestations contre des unités françaises et russes de la KFOR. De leur côté, les États-Unis n’ont rien fait pour éliminer l’impression qu’ils soutenaient l’UCK.









Les liens.

Geoff78 : Avec cette mise en évidence nous nous rendons aisément compte du lien existant entre les différentes politiques, les chefs de l'UCK et les mafias locales des Balkans. Le Kosovo est devenu un vrai supermarché pour occidentaux où chacun peux venir chercher ce qu'il souhaite : des organes, de quoi alimenter les réseaux de prostitution, des armes, de la drogue...

Privatisation du Kosovo, on vend tout jusqu'à épuisement des stocks : Les Télécoms du Kosovo sont en vente depuis mi-juillet, le dossier de privatisation de l’aéroport de Pristina est bouclé et le tour du secteur énergétique va vite venir. Le gouvernement Thaçi et ses conseillers occidentaux sont bien décidé à privatiser au plus vite les principales entreprises publiques du Kosovo - les seules rentables. Cet empressement est fort suspect: pourquoi vendre maintenant, en pleine période de récession ? Qui cherche donc à profiter de la « saison des soldes » ? ( suite de l'article : http://resister.over-blog.com/article-privatisations-au-kosovo-on-vend-tout-jusqu-a-epuisement-des-stocks-55510574.html ).



N'est-ce pas M. Sarkozy?


Photo : le Premier ministre de la République du Kosovo, Hashim Thaçi, était reçu le lundi 8 juin 2009 par le président de la République. Bernard Kouchner participait à cet entretien et recevait ensuite Hashim Thaçi pour un déjeuner de travail. Cette visite en France est la première de Hashim Thaçi depuis la déclaration d’indépendance du Kosovo en février 2008. Pour la France ? L’occasion de confirmer son plein soutien à ce jeune État corrompu.

N'est-ce pas M. Kouchner?


Photo : Hashim Thaçi, alors chef de l’entreprise terroriste ALK [UÇK] avec le Premier ministre actuel du Kosovo, Bernard Kouchner, alors administrateur onusien du Kosovo et actuel ministre des affaires étrangères du gouvernement français de Nicolas Sarkozy, Sir Mike Jackson, alors commandant des forces occupantes de l’Otan et actuel consultant pour une entreprise de mercenaires à la Blackwater et le général Wesley Clark, alors commandant suprême de l’Otan et à présent conseiller militaire d’Hillary Clinton.


Kosovo - Kouchner nie le trafic d'organes par jackyshow38

L’ancien ministre des Affaires étrangères est-il un danger pour la diplomatie française ? Mais aussi, et peut-être surtout, parce que le sens de notre politique étrangère est brouillé par son bellicisme en tenue de camouflage humanitaire. Et oui évoquer la face cachée de Kouchner, c’est s’en prendre à une vache sacrée, à la personnalité préférée des Français, c’est s’attaquer à un quasi-intouchable. Non seulement parce qu’il a plus souvent qu’à son tour fait passer ses intérêts personnels, professionnels ou familiaux avant les devoirs de sa charge. Mais aussi, et peut-être surtout, parce que le sens de notre politique étrangère est brouillé par son bellicisme en tenue de camouflage humanitaire. Bref...




3. Camp Bondsteel.



Le camp bondsteel (ou petit Guantánamo) est une base militaire américaine secrète implantée au coeur de la province du Kosovo en Serbie depuis 1999. La Serbie n'a pas de pétrole mais un pepline (oléoduque pétrolier) doit passer au Kosovo très prochainement. Tout le monde sait que les américains sont gourmands de pétrole. Tout le monde sait que les américains sont gourmands de pétrole.



La prison est sous les ordres de la « troupe protectrice » Kfor, qui, par périodes, a été commandée par des généraux allemands. ( http://www.nato.int/kfor/index.html )

Selon ses propres indications, la Kfor a une prison sur la base américaine de Camp Bondsteel. Son périmètre de 90 sur 120 mètres, qui comporte plusieurs baraquements, est entouré de barbelés et protégé par un mirador. D’après l’armée américaine, la prison est administrée par des policiers militaires qui sont «parfaitement formés» pour diriger une prison.

« Zone de non-droit »

Le débat sur Camp Bondsteel a été lancé début décembre 2005 par Alvaro Gil Robles, commissaire aux droits de l’homme du Conseil de l’Europe, dans le contexte de l’affaire des prisons secrètes de la CIA et de la torture. Dans son rapport sur une inspection de la base datant de septembre 2002, il écrivait: «Et là j’ai vu effectivement des prisonniers dans des conditions qui ressemblaient beaucoup à celles qu’on connaissait par les photos de Guantánamo.» Au moment de sa visite, il y avait 15 prisonniers. «La plupart des prisonniers étaient des Albanais du Kosovo et des Serbes et quatre ou cinq Africains du Nord. Il y avait quelques barbus. Certains lisaient le Coran.» Ces hommes ont été incarcérés «en dehors de toute procédure judiciaire normale. Il n’y avait pas d’instance d’appel. Il n’y avait même pas d’instructions exactes sur la durée de leur détention.» En 2002, Amnesty International avait déjà documenté trois cas dans lesquels des terroristes présumés «avaient subi des mauvais traitements: isolement cellulaire et privation de sommeil» à Camp Bondsteel.

Après sa visite de 2002 et un rapport, ces conditions de détention avaient été supprimées, a indiqué Robles sans faire d’autres déclarations. En revanche, le médiateur de l’ONU au Kosovo, Marek Nowicki, estimait qu’en décembre 2005, il existait encore de ces situations «de non-droit». Il est sûr que la prison a été en service «jusqu’en mars 2004, voire peut-être jusqu’à aujourd’hui». Officiellement, elle n’existe plus, mais comme cela ne peut pas être vérifié par un comité indépendant, un soupçon subsiste, a dit Nowicki. «En réalité, nous n’avons aucune idée de ce qui se passe là-bas.»

Barbara Lochbihler, Secrétaire générale de la section allemande d’Amnesty International, était du même avis en décembre 2005: «Nous nous sommes adressés à l’OTAN et nous avons demandé qu’on envoie des inspecteurs de l’ONU. L’OTAN a refusé.» L’armée américaine, en revanche, a signalé que la prison de Camp Bondsteel était contrôlée «régulièrement» par le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) et que personne n’y était détenu «en ce moment». La même dépêche d’agence du 9 décembre 2005 mentionne toutefois le souhait de Florian Westphal, porte-parole du CICR, que son organisation obtienne «des informations sur les personnes et l’accès à leurs cellules» – personnes qui, pour l’armée américaine, n’existent pas.



Outre les incarcérations illégales, il y a à Camp Bondsteel également des torpillages illégaux d’incarcérations. En septembre 2000, le commandant de l’UÇK Ramush Haradinaj a été évacué par avion vers Camp Bondsteel après une fusillade avec des chefs albanais rivaux avant l’intervention de la police de l’ONU. Ramush, qui est pour l’Observer de Londres «l’homme le plus important des forces armées et des services secrets américains» au Kosovo, a pu échapper à une procédure judiciaire et a même pu, avec la protection des Américains, devenir temporairement Premier ministre du Kosovo en décembre 2004.

La responsabilité allemande

L’explication de l’armée américaine selon laquelle la prison de Camp Bondsteel est sous les ordres de la Kfor et non du Pentagone ou de la CIA, n’est contestée par personne. Aussi, lors de son inspection en 2002, Robles a-t-il été accompagné par le Français Marcel Valentin, ancien commandant en chef de la Kfor. Mais la Bundeswehr a également commandé la troupe internationale pendant deux longues périodes: d’octobre 1999 à avril 2000 (général Klaus Reihnhardt), d’octobre 2003 à août 2004 (général Holger Kammerhoff). Une commission d’enquête du Parlement allemand devrait les convoquer pour les interroger sur ce qu’ils savent des conditions en question et sur leur responsabilité.  

Est-ce que des terroristes présumés ont été déportés et maltraités par les Services secrets américains avec l’aide des alliés de l’OTAN dans des centres d’interrogatoires illégaux? Ces derniers temps, il est devenu plus difficile de considérer cette question comme taboue. Le 10 janvier, le Conseil de l’Europe a demandé à la troupe du Kosovo (Kfor), qui est sous les ordres de l’OTAN, de permettre aux membres du Comité contre la torture d’avoir immédiatement accès à «toutes les prisons» du Kosovo. Ce comité a le droit d’inspecter partout les prisons de tous les pays du Conseil de l’Europe, a déclaré Terry Davis, Secrétaire général de cette organisation de coopération. Un représentant de haut rang de l’alliance militaire a répliqué que l’OTAN n’avait rien à cacher et coopérerait avec le Conseil de l’Europe.



Une base de l’Otan à proximité d’un pipeline au Kosovo.

Le Camp Bondsteel est une base militaire de l'Otan construite en 1999 au Kosovo par les forces armées des États-Unis, près de la ville d'Uroševac au centre de la zone américaine au Kosovo, proche de la frontière avec la Macédoine (il est visible via Google Earth à 42°21’ de latitude Nord et 21°14’ de longitude Est.), juste après la guerre du Kosovo. Le camp n'est pas le plus grand camp américain en dehors du territoire des États-Unis, mais seulement la plus grande base de l'Otan en Europe. Elle est nommée en l'honneur d'un vétéran de la guerre du Viet-Nam, James Leroy Bondsteel.

En Août 1999, le 9ème Bataillon de Génie Mécanisé du Camp Bondsteel a changé le périmètre sud ouest du camp pour agrandir la zone d’atterrissage d’hélicoptère. Les Ingénieurs ont retravaillé le câble tripe – standard concertina pour le retirer de la zone prévue aux atterrissages. Pour réaliser ce changement dans le périmètre, les ingénieurs ont du premièrement couper des arbres pour deux raisons, faire de la place et permettre une bonne vue à partir de la tour. Ils ont travaillé avec l’organisme d’Affaires Civiles afin de coordonner l’enlèvement des arbres avec les villageois propriétaires des maisons voisines. De la même façon, en Août 1999 la zone d’atterrissage hélicoptère, en service à l’époque de l’ouverture du Camp Bondsteel, a déménagé de la zone de commandement d’opérations au la zone de poste du périmètre sud.

Cinq nouvelles zones d’atterrissage d’hélicoptères, faites de revêtement aluminium, ont gérée les atterrissages durant plusieurs mois jusqu’à l’accomplissement d’une zone d’aviation élargie avec 52 pistes.
Elle est située à proximité de chantiers de construction d'oléoducs et de corridors énergétiques d'intérêt vital, comme l'oléoduc transbalkanique financé par les Etats-Unis, fournissant une manne aux entreprises qui travaillent pour la défense, et en particulier à Halliburton Oil Subsidiary et Brown & Root Services.



Le professeur Michel Chossudovsky, auteur de «America at War in Macedonia« fournit un point de vue analytique approfondi sur le projet de pipeline pétrolier Albanien-Macedonien-Bulgare : «Le consortium pour le pipeline basé aux US AMBO, est directement lié au pouvoir politique et militaire aux Etats-Unis et à la société d'énergie Halliburton du vice président Dick Cheney. L'étude de faisabilité pour pipeline pétrolier Trans –Balkan AMBO, réalisée par la société d'ingénierie internationale Brown & Root Ltd, (une filiale britannique d'Halliburton) a déterminé que le pipeline fera partie du corridor d'infrastructures régional essentiel quicomprend, autoroute, chemin de fer, gaz, et lignes de télécommunication en fibre optique. »

«Coincidence, la société White & Case LLT, le cabinet juridique de New York que le président William J. Clinton a rejoint quand il a quitté la Maison Blanche, détient également une part de l'affaire du pipeline AMBO.

«Et après que l'étude de faisabilité ait été achevée par Halliburton, un haut responsable d'Halliburton a été nommé comme président du conseil d'administration d'AMBO. Halliburton a aussi bénéficié d'un contrat de fourniture de services pour les troupes US dans les Balkans et construit « Bondsteel » au Kosovo, qui constitue actuellement «la plus grande base militaire américaine construite à l'étranger depuis la guerre du Vietnam ».

«Le projet de pipeline Trans – Balkans d'AMBO, servirait de lien aux corridors de pipelines entre la Mer Noire et le Bassin de la Mer Caspienne, se trouvant au coeur des réserves de pétrole les plus grandes encore inexploitées. La militarisation de ces différentscorridors fait partie intégrale du projet deWashington.

«Favorisant les négociations sur le pipeline AMBO, le gouvernement US a directement apporté son soutienvia l'Agence pour le Commerce et le Développement (TDA) et l'Initiative pour le Développement du Sud des Balkans (SBDI). Le TDI suggérait le besoin pour l'Albanie, la Macédoine, et la Bulgarie « d'utiliser des synergies régionales sur lequel puisse s'appuyer le financement public et privé (des entreprises US) tout en affirmant la responsabilité du gouvernement US « pour mettre en application l'initiative.»

Et le gouvernement US a rempli son rôle en faisant la promotion du projet AMBO, accordant plusieurs contrats à Halliburton pour la fourniture de services pour les troupes US dans les Balkans, dont un contrat de 5 ans accordé en juin 2005 par l'armée US d'un montant de 1.25 milliard de dollars, malgré des accusations criminelles portées contre Halliburton sur lesquelles enquêtent actuellement le FBI selon Craig A. Brannagan l'auteur de «On the Political Executive: Public or Private ?»

Quartier général de la Multinational Task Force East (MNTF-E) de l'OTAN, elle abrite en permanence 7.000militaires de la KFOR.

L'armée des États-Unis a été critiquée pour l'utilisation de la base comme centre de détention, et pour les conditions de détention. Le projet inclus aussi un point des douches séparées et mesures de sécurité – clôtures du périmètre, câble concertina triple-standard, verrouillage des grilles, et un tour de garde amélioré. Ce complexe a remplacé une cellule d’emprisonnement provisoire à Bondsteel et assure de l’espace aux personnes détenues pendant des incidents dans le secteur US au Kosovo.
En novembre 2005, Alvaro Gil-Robles, l'envoyé spécial des droits de l'homme du Conseil de l'Europe, a décrit le camp comme une "version réduite de Guantanamo" à la suite d'une visite surprise «L'endroit ressemblait à une reconstitution de Guantánamo, en plus petit», à déclarer Alvaro Gil-Robles au journal français Le Monde daté du 26 27 novembre 2005. Autre similitude avec Guantánamo, les prisonniers du camp Bondsteel n'ont pas accès à un avocat. En réponse, l'armée américaine a déclaré qu'il n'y avait pas de centre de détention secret dans le camp aujourd'hui. Bien qu'il y ait un centre de détention sur le Camp
de Bondsteel, qui a été utilisé par le passé pour recevoir les détenus de la guerre en Irak et pour la Guerre
d'Afghanistan.

Le camp Bondsteel n’est plus ouvert aux inspections du Comité contre la Torture du Conseil de l'Europe (CPT), qui a pourtant le droit d’inspecter tous les lieux de détention dans les États parties à la Convention européenne contre la torture (dont la Serbie). Les négociations avec la Kfor étaient en cours, mais depuis l'indépendance unilatéral du Kosovo, elles n'ont plus lieux d'être car le Kosovo n'est pas reconnu par le conseil de l'Europe (en 2008), il est donc hors législation. Le camp restera donc hors d'accès des inspecteurs.




Quelque-uns des liens utilisés pour rédiger ce dossier :

http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=26096&Cr=Kosovo&Cr1=
http://fr.wikipedia.org/wiki/Arm%C3%A9e_de_lib%C3%A9ration_du_Kosovo#En_Albanie_et_au_Kosovo_:_les_camps_de_la_mort_de_l.E2.80.99U.C3.87K
http://www.terrorwatch.ch/fr/uck.php
http://books.google.fr/books?id=_DRspEBMRXAC&pg=PA178&lpg=PA178&dq=liens+politique+fran%C3%A7aise+et+l%27U%C3%87K&source=bl&ots=gD9Li5ODlN&sig=uZHJ-9V27EPC4-HJJWBV1CGVBYY&hl=fr&ei=e09STqzbEY354QSa_ITdBw&sa=X&oi=book_result&ct=result&resnum=8&ved=0CFQQ6AEwBzgK#v=onepage&q&f=false
http://geographie-ville-en-guerre.fr.gd/Kosovo--d--confetti-europ-e2-en--k1-Le-Dessous-des-cartes-k2-.htm
http://questionscritiques.free.fr/edito/Independent/independance_Kosovo_190208.htm
http://romaincourcelles.wordpress.com/2011/02/11/le-bulletin-du-courrier-des-balkans-n%C2%B0788-kosovo-dans-l%E2%80%99horre-ur-des-camps-del%E2%80%99uck/
http://www.causeur.fr/kosovo-pristina-capitale-du-gore,8205
http://www.kosovojesrbija.fr/fr/editos/quand-l-occident-etablit-un-etat-mafieux-partie-ii.html
http://www.kosovojesrbija.fr/fr/les-enjeux-analyses/camp-bondsteel-base-militaire-americaine-secrete.html
http://balkans.courriers.info/spip.php?page=dossier&id_article=16529


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Re: Dossier Kosovo, l'UÇK, trafics et camps Bondsteel.

Message  Geoff le Dim 19 Fév - 0:17

Le Kosovo, un état 100% mafieux au coeur de l'Europe.

Le gouvernement kosovar et le crime organisé

Pour organiser des troubles au Kosovo et susciter un usage disproportionné de la force par Belgrade, l’OTAN avait fait appel à des délinquants locaux qui constituèrent le « Front de libération du Kosovo » (UÇK). Ils n’en continuèrent pas moins leurs activités criminelles. Par la suite, l’OTAN s’accommoda d’autant plus facilement de cette organisation mafieuse qu’elle ne pouvait espérer recruter des gens honnêtes pour servir des intérêts étrangers. L’élévation unilatérale du Kosovo occupé au rang d’État indépendant, en 2008, a donné l’immunité d’un gouvernement au commandement d’une organisation criminelle bien connue des services de police occidentaux ainsi que l’atteste un article de la « Weltwoche », paru en 2005, que nous reproduisons dans nos colonnes.


Le parrain Hashim Thaçi, Premier ministre de « l’État » du Kosovo.

Trois des politiciens kosovars les plus importants sont profondément impliqués dans la criminalité organisée, en particulier dans le trafic de drogue. C’est ce qui ressort de documents secrets des Services de renseignement allemands, de l’ONU et de la Kfor, troupe internationale de stabilisation, que détient la Weltwoche. Ces documents accusent Ramush Haradinaj, qui était Premier ministre jusqu’en mars 2005, Hashim Thaçi, l’actuel chef du Parti démocratique du Kosovo [Premier ministre depuis le 9 janvier 2008], et Xhavit Haliti, membre de la présidence du Parlement. Tous les trois ont fait carrière dans l’UÇK, l’armée de libération du Kosovo. Ils ont vécu de longues années en Suisse et entretiennent aujourd’hui encore des relations d’affaires et personnelles avec notre pays.

Dans l’analyse des 67 pages du rapport des Services de renseignement allemands sur la criminalité organisée au Kosovo, qui date du 22 février 2005, on peut lire ceci : « Par l’intermédiaire des acteurs clés (comme Haliti, Thaçi, Haradinaj), il existe des imbrications étroites entre la politique, l’économie et des structures criminelles opérant au niveau international. Les réseaux criminels qui les soutiennent favorisent l’instabilité politique. Ils n’ont aucun intérêt à ce que s’instaure un ordre étatique efficace qui pourrait gêner leurs florissantes affaires. [C’est pourquoi] les acteurs importants de la criminalité organisée aspirent à des postes de premier plan dans le gouvernement ou dans les partis et/ou entretiennent de bons rapports avec ces milieux. » La criminalité organisée se constitue ainsi « un milieu politique approprié ». Telle est l’analyse que les Services de renseignement qualifient d’« informations classifiées ».

L’un de ces personnages clés, bien connu en Suisse, est Hashim Thaçi, surnommé le Serpent, président du Parti démocratique du Kosovo. À en croire les Services de renseignement allemands, il contrôle une partie importante des activités criminelles du Kosovo. « Thaçi passe pour être, avec Haliti, un des commanditaires du tueur professionnel Afrimi », vraisemblablement responsable d’au moins 11 meurtres commandités.

À partir de 1995, Thaçi, 36 ans, a vécu pendant 5 ans en Suisse avec le statut de réfugié et a étudié, grâce à une bourse, l’histoire des pays de l’Est à l’Université de Zurich. Il fut, en 1992, un des fondateurs de l’UÇK et en devint plus tard le chef. Il accéda subitement à la célébrité en 1999 lorsqu’il apparut en tant que chef de la délégation du camp albano-kosovar aux négociations de paix albano-serbes de Rambouillet et fut reconnu comme homme politique par la communauté internationale.

À l’époque, selon les Services de renseignement allemands, il contrôlait un « service de sécurité », « un réseau criminel opérant dans tout le Kosovo ». « En 2001, il entretenait probablement des contacts avec la mafia tchèque et la mafia albanaise. Et en octobre 2003, il aurait « été étroitement lié, dans le cadre de trafics d’armes et de drogue », à un clan auquel on reproche également du blanchiment d’argent et des chantages. […]

Le clan des Albanais du Kosovo

Le deuxième personnage clé, Ramush Haradinaj, 37 ans, est sans doute un des politiciens les plus controversés du Kosovo. Dans le rapport des Services de renseignement allemands, on peut lire ceci : « La structure autour de Haradinaj, basée dans le Decani sur un clan familial, se livre à tout l’éventail des activités criminelles, politiques et militaires qui influencent considérablement les conditions de sécurité de tout le Kosovo. Le groupe comprend environ 100 membres impliqués dans le trafic de drogue, d’armes et de marchandises soumises au régime douanier. En outre, il contrôle des gouvernements communaux. » Dans un rapport secret du 10 mars 2004, la Kfor qualifie ce groupe de « plus puissante organisation criminelle » de la région et ajoute que Haradinaj a également contrôlé la distribution de biens humanitaires et l’a utilisée comme un instrument de pouvoir.


Ramush Haradina dirige les tueurs de la mafia kosovare.

C’est grâce à l’aide active de la communauté internationale et tout particulièrement à celle des États-Unis qu’il a pu faire carrière. Parlant couramment l’anglais et le français, il vint en Suisse en 1989 en tant que travailleur immigré et fut videur dans une discothèque de la station de ski de Leysin. En février 1998, il rentra au Kosovo et y organisa des opérations militaires de l’UÇK. Après la guerre, il attira l’attention à la suite d’affrontements armés avec d’autres clans qui furent tout d’abord interprétés par l’ONU comme des « actes de vengeance » et des « règlements de comptes ». Il s’agissait sans doute effectivement de luttes de pouvoir entre familles mafieuses, comme le montre l’exemple suivant.

La Central Intelligence Unit (CIU), le service de renseignement de l’ONU, décrit dans un rapport du 29 décembre 2003 une affaire instructive aux implications diplomatiques : Haradinaj attaqua le 7 juillet 2000 la maison d’un clan rival qui lui faisait manifestement concurrence dans le trafic de drogue. Selon la CIU, il voulait voler à cette famille 60 kilos de cocaïne qu’elle était censée cacher dans cette maison. Il fut blessé au cours d’un échange de tirs et dut s’enfuir.

Avant qu’il puisse être interrogé par des policiers des Nations Unies, il a, au cours d’une opération éclair organisée par deux agents présumés de la CIA, été mis dans un hélicoptère militaire italien et conduit à une base de l’armée états-unienne. Les policiers des Nations Unies ont reçu de leur quartier général de Pristina l’ordre de « renoncer à toutes mesures à son encontre ».

La raison de cette surprenante retenue : on craignait que son arrestation, ou ne fût-ce que la mise en accusation d’un « héros du combat pour la libération », ne mette le feu aux poudres alors que la situation était tendue. Après cet incident, il a été mis à l’abri aux États-Unis. « Pendant son séjour là-bas, il a bénéficié d’un entraînement et les États-Unis lui ont promis de le soutenir dans sa carrière politique. Si le Kosovo devenait indépendant, il serait leur candidat favori. »

De retour au Kosovo, le protégé des USA fonda un nouveau parti, l’Alliance pour l’avenir du Kosovo. En décembre 2004, selon le vœu des États-uniens, il devint Premier ministre du Kosovo. Mais cela ne dura que trois mois. En mars 2005, il démissionna et se présenta devant le Tribunal pénal international de La Haye. On lui reproche d’avoir, pendant le conflit du Kosovo, pratiqué des nettoyages ethniques systématiques accompagnés de tortures et de viols à l’endroit de Serbes et de Roms. En juin, sous la forte pression des États-Unis et contre la volonté de la Procureur en chef Carla del Ponte, il a été libéré de la détention préventive et il peut provisoirement se livrer à des activités politiques. Son procès à La Haye commencera probablement en 2007 [Il a été acquitté le 3 avril 2008.]. Aucune plainte pour crime organisé n’a encore été déposée.

Attentat de Zurich

Xhavit Haliti, surnommé « Bunny », joue également un rôle important au Kosovo. À en croire la Kfor, ce membre de la présidence du Parlement (et vice-président du Parti démocratique du Kosovo) « est un criminel connu impliqué dans le trafic de drogue et d’armes ». Selon le rapport des Services de renseignement allemands, il « est impliqué dans le blanchiment d’argent et des trafics de drogue, d’armes, d’êtres humains et de carburant ainsi que dans des affaires de prostitution et appartient au premier cercle de la mafia. En tant que personnage clé de la criminalité organisée, il manipule toujours de grosses sommes d’argent. »


Le député Xhavit Haliti, alias « Bunny », trésorier de la mafia kosovare.

Haliti, 49 ans, a, comme Haradinaj et Thaçi, commencé sa carrière en Suisse. Il a étudié la psychologie ici à la fin des années 1980. En 1990, il a été victime d’un attentat à la bombe à mobile politique. Une année après, il faisait partie de la présidence du Mouvement populaire du Kosovo et organisait l’UÇK depuis la Suisse. On pense qu’avant et pendant la guerre, il lui a procuré des armes et qu’il a contrôlé le « Homeland Calling Fund ». Des immigrés albano-kosovars de Suisse et d’Allemagne ont versé plus ou moins volontairement 400 millions de dollars à ce fonds.

Lorsque les dons diminuèrent après la guerre, Haliti « s’adonna à la criminalité organisée sur une grande échelle », écrit la Kfor. Et toujours selon cette source, il ne représente pas un cas unique : « Ce qui frappe, c’est que presque tous les responsables de la criminalité organisée sont des commandants de l’UÇK ou des chefs d’unités spéciales. » Au sujet d’Haliti non plus, on n’a encore rien pu retenir qui justifie une plainte pénale.

Ces trois cas exemplaires montrent une fois de plus que la Suisse était un centre d’activités de l’UÇK. C’est ici qu’avant le conflit, on a recueilli des millions destinés à l’achat d’armes et à la propagande et que des combattants ont été recrutés en vue de la « lutte pour la liberté des Albanais opprimés du Kosovo ». À l’été 2001, le Conseil fédéral a décidé que les représentants des organisations albano-kosovares devaient cesser leurs activités politiques et ne devaient plus collecter de fonds. Il a prononcé contre Haliti une interdiction du territoire.

De l’opium pour l’Europe

Les rapports secrets des services de renseignement laissent supposer que le Kosovo, malgré l’administration de l’ONU et la troupe internationale de stabilisation, est une des plaques tournantes criminelles les plus importantes d’Europe. Une des raisons en est que le trafic de drogue est très lucratif : une grande partie de la récolte d’opium croissante d’Afghanistan arrive sur le marché d’Europe occidentale sous forme d’héroïne via l’Albanie et le Kosovo. Selon Klaus Schmidt, chef de la Mission d’assistance de la Communauté européenne à la police albanaise (Pameca), chaque jour, 500 à 700 kilos passent par l’Albanie et le Kosovo et sont en partie transformés dans leurs laboratoires. Chaque jour, un million d’euros d’argent de la drogue est échangé sur le marché gris de la capitale albanaise de Tirana. Selon les spécialistes, il s’agit là du « plus important cartel de la drogue au monde » qui soit apparu au cours des dernières années.

Selon le rapport des Services de renseignement allemands, même les débordements de mars 2004, qui ont conduit le Kosovo au bord d’une nouvelle guerre civile, ont été fomentés par des criminels qui voulaient pouvoir continuer à se livrer en toute quiétude à leurs trafics : « Au début d’avril 2004, on savait par les milieux chargés de la sécurité dans les Balkans que les récents troubles du Kosovo avaient été préparés et commis à la demande de la criminalité organisée. Pendant les émeutes, des camions entiers d’héroïne et de cocaïne ont passé la frontière non contrôlée parce que les policiers de l’ONU et les soldats de la Kfor étaient entièrement occupés à circonscrire les émeutes. Ce fait est confirmé par les policiers de l’ONU basés à Pristina qui ont souhaité garder l’anonymat pour leur sécurité. Ils se plaignent que l’on n’ait rien fait jusqu’ici contre les criminels.

L’ONU et la Kfor n’ont pas résolu le problème, même pas en partie. La police onusienne manque notamment de moyens. « Nous allons au combat avec des épées de bois », se plaint un officier de police onusien de haut rang. Et surtout, elle manque de soutien politique pour agir efficacement contre les clans mafieux. Selon les Services de renseignement allemands, « ni les milieux gouvernementaux régionaux ni l’exécutif n’ont intérêt à lutter contre la criminalité organisée parce qu’ils y sont impliqués ». Et un chef de la police onusienne chargée de la lutte contre la criminalité organisée a déclaré à la Weltwoche : « Des personnalités renommées, y compris l’ancien Premier ministre, sont à l’origine des troubles de mars qui ont été préparés par une structure criminelle connue. De nombreux services le savent et pourtant on ne fait rien contre cette structure. » Voici son explication : « On ne veut pas déclencher de nouveaux troubles et ce serait le cas si on menait une enquête criminelle à l’encontre de Ramush Haradinaj.

Une conséquence de cette retenue est qu’en Europe occidentale, et particulièrement en Suisse, en Allemagne et en Italie, les clans albano-kosovars constituent un pouvoir criminel dominant. Les services de renseignement allemands y voient « un grand danger pour l’Europe ». Au Kosovo, de nombreux postes de police de l’ONU sont remis aux services de police du Kosovo, mais les anciens cadres sont toujours là, qu’on soupçonne d’entretenir des liens très étroits, souvent familiaux, avec des chefs connus de la mafia.

Les documents cités reposent bien à l’abri dans les coffres des chancelleries.


Source : http://usa-menace.over-blog.com/article-19163285.html

A lire sur le même sujet, « Le Kosovo, paradis des mafias » : http://www.kosovojesrbija.fr/fr/les-infos/le-kosovo-paradis-des-mafias.html

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Re: Dossier Kosovo, l'UÇK, trafics et camps Bondsteel.

Message  Geoff le Dim 19 Fév - 0:18

Tribunal pénal international : une vérité qui dérange.


Florence Hartmann, ancienne journaliste et porte-parole du procureur du Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie, a été condamnée en appel pour outrage envers ce même tribunal. Elle avait, dans un livre, décrit les accords secrets conclus entre le tribunal et la Serbie. Accords qui ont permis d’exonérer l’État serbe de ses responsabilités dans plusieurs carnages, notamment le massacre de Srebrenica.



Un tribunal qui condamne l’un des siens pour en avoir trop dit, voilà qui n’est pas courant. Surtout quand le tribunal en question est celui de La Haye, chargé de mettre en œuvre la justice internationale. Et que la condamnée se nomme Florence Hartmann, une ancienne journaliste du Monde qui a couvert le conflit en ex-Yougoslavie, du siège de Vukovar à celui de Sarajevo, puis a été porte-parole et conseillère pour les Balkans du procureur du Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie (TPIY), Carla Del Ponte, de 2000 à 2006. Le 19 juillet, la condamnation pour outrage au tribunal, assortie d’une amende de 7.000 euros, à l’encontre de Florence Hartmann a été confirmée en appel.

« En condamnant ainsi Florence Hartmann sans même une audience, par un jugement rendu à la sauvette à quelques jours des vacances judiciaires, le TPIY vient de confirmer les craintes de ses plus fervents défenseurs et de justifier les critiques de ses adversaires les plus acharnés : oui, la Justice Internationale obéit à des intérêts politiques bien étrangers aux missions qui lui ont été assignées, non, elle n’a pas pour seul objectif d’établir la vérité afin que les conditions d’une paix durable soient établies »
, estime le comité de soutien de la journaliste. Comment en est-on arrivé là ?

En 2001, l’ancien président serbe Milosevic est le premier chef d’État traduit devant une juridiction internationale. Il est incriminé de soixante-six chefs d’accusation de crimes de guerre, crimes contre l’humanité et génocide commis pendant la guerre civile qui déchire l’ex-Yougoslavie, de 1991 à 1995. Mais, l’instruction traîne en longueur. Nombre d’inculpés (notamment Ratko Mladic arrêté dix ans plus tard) manquent à l’appel. Libérée de ses engagements, Florence Hartmann relate, dans son livre Paix et châtiment (publié en 2007),la façon dont les puissances extérieures impliquées dans la résolution du conflit (États-Unis et Union européenne, en particulier France et Royaume-Uni) ne coopèrent que de façon très parcimonieuse à l’obtention de preuves, voire procèdent à de la rétention d’informations. À propos de la traque des seigneurs de guerre serbe, la journaliste estime que ces dites puissances se font remarquer par « leur refus persistant d’arrêter Karadzic et Mladic ou de s’assurer qu’ils soient livrés au TPIY, indissociable de leur défaut de volonté de prévenir les massacres de Srebrenica ».

Erreur de droit ou errements politiques

Par un accord secret avec le TPIY, la Serbie avait obtenue – en vertu de l’article 54 bis du règlement de procédure et de preuve – l’application de mesures de confidentialité. Lors du procès Milosevic, les archives les plus compromettantes pour l’État Serbe ne seront donc pas dévoilées, mais profiteront du huis clos. En clair, selon Florence Hartmann, « les archives de guerre de la Serbie peuvent être vues par les parties mais personne d’autres ». Or ces documents du Conseil suprême de défense serbe – l’instance en charge de définir les objectifs stratégiques de la nation serbe et de son armée – contiennent des preuves qui auraient pu permettre aux victimes du massacre de Srebrenica en Bosnie-Herzégovine – près de 8.000 morts – d’obtenir des réparations devant la Cour internationale de Justice. Celle-ci qualifiera de génocide le massacre de Srebrenica, mais, à défaut de preuves suffisantes (contenues dans les archives gardées secrètes), exonère l’État Serbe de sa responsabilité et du paiement de réparations. C’est pour cela que Florence Hartmann a été condamnée : non pas pour avoir délivré des informations marquées du sceau du secret de l’instruction, mais pour avoir éclairé une procédure discrétionnaire.

Le tort de la journaliste est d’avoir révélé les errements politiques du TPIY. Car en 2005, une nouvelle demande de la Serbie de ne pas divulguer ses archives est cette fois refusée. Ces documents, concernant Ratko Mladic et d’autres généraux de l’armée serbe de Bosnie, prouvent qu’ils étaient bien membres de l’armée de Serbie et dépendaient donc de l’autorité suprême de Belgrade. La chambre d’appel considère alors que les décisions précédentes, relatives à la confidentialité des documents, relevaient d’« une erreur de droit ». Il ne s’agissait pas de protéger la « sécurité nationale » de l’État serbe, mais de le préserver « d’un impact négatif », c’est-à-dire d’un préjudice politique et économique pour le pays.

Alors qu’en 2011, une grande partie des archives de la Serbie sont tombées dans le domaine public, qu’elles servent de matériaux dans nombre de séries policières en prime time en Serbie, la condamnation en appel de Florence Hartmann a de quoi surprendre. Mais, comme le souligne l’intéressée, le TPIY est juge et partie dans cette affaire. Si cette décision fait jurisprudence, le Tribunal Pénal International étant au sommet dans la hiérarchie des normes du droit, les journalistes et enquêteurs ont du souci à se faire. Pas de Cour de cassation, pas de recours possible, les dysfonctionnements du TPI demeureront à huis clos.


Source : http://www.bastamag.net/article1683.html

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Re: Dossier Kosovo, l'UÇK, trafics et camps Bondsteel.

Message  Geoff le Jeu 24 Jan - 12:08

Trafic d'organes au Kosovo: l'UE entrave l'enquête


Le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov. © RIA Novosti.

L'enquête sur le trafic d'organes au Kosovo piétine en raison de l'approche "non constructive" adoptée par l'Union européenne dans ce dossier, a déclaré mercredi à Moscou le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov.

"Nous nous heurtons à la position non constructive de l'UE qui a usurpé l'enquête et empêche son bon déroulement", a indiqué M.Lavrov.
Un scandale a éclaté en décembre 2010 après la publication d'un rapport dénonçant un trafic d'organes humains au Kosovo. Le rapport a été rédigé pour l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE) par le rapporteur suisse Dick Marty.

La préparation de ce document avait débuté en 2008, suite à la parution du livre de Carla del Ponte, ancienne procureure du Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY), intitulé "La traque, les criminels de guerre et moi". L'ouvrage évoquait le sort d'environ 300 Serbes kosovars enlevés en 1999 et transportés en Albanie pour subir des prélèvements d'organes.

Le rapport de Dick Marty accusait des personnes proches du premier ministre kosovar Hashim Thaçi d'être impliquées dans des meurtres commandités, des enlèvements et le trafic d'organes humains.

Ces crimes font actuellement l'objet d'enquêtes menées par les autorités serbes et la Mission de l'Union européenne au Kosovo.


Source : http://fr.rian.ru/world/20130123/197310981.html

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Re: Dossier Kosovo, l'UÇK, trafics et camps Bondsteel.

Message  09991 le Mar 30 Avr - 19:49

Kosovo : condamnations dans un trafic d’organes organisé par l’israélien Moshe Harel


Un tribunal européen a condamné lundi cinq médecins kosovars à des peines allant jusqu’à huit ans de prison pour trafic d’organes au Kosovo.


Publiée le 29 avr. 2013  

Par : euronews (en français)

http://fr.euronews.com/  Cinq médecins Kosovars ont été condamnés pour trafic d'organes à Pristina. Le tribunal de l'Eulex, mis en place par l'Union européenne pour juger les dossiers trop sensibles pour la justice locale, leur a infligé des peines allant d'un an de prison avec sursis à huit ans fermes. Deux suspects courent toujours, un chirurgien turc et le cerveau présumé du réseau, l'israélien Moshe Harel.



Une affaire remontant à 2008 et dont les ramifications se sont étendues à travers l’Europe, l’Amérique du Nord et jusqu’au Proche-Orient. La plaque tournante était une clinique de la banlieue de Pristina.

Les donateurs, originaires de Turquie et de pays de l’ancienne Union soviétique, étaient attirés vers cette clinique « Medicus » qui leur promettait le versement de 10 à 12.000 euros. Les receveurs d’organes, des Israéliens pour la plupart, versaient entre 80.000 et 100.000 euros. Certains donateurs n’ont jamais reçu l’argent promis.

L’affaire a d’autant plus gagné en notoriété qu’elle a fait écho aux accusations de trafic d’organes humains visant l’ex-guérilla albanophone de l’Armée de libération du Kosovo, en lutte contre l’armée serbe à la fin des années 1990. L’ALK est accusée d’avoir opéré des prisonniers – serbes notamment – et vendu leurs organes en Albanie voisine.

Un rapporteur du Conseil de l’Europe, Dick Marty, a déclaré que les deux affaires étaient liées et touchaient aux plus hautes sphères du pouvoir au Kosovo, dirigé par l’ex-guérilla.



Les cinq condamnations prononcées lundi ne concernent que des ressortissants kosovars. Le directeur de la clinique Medicus, l’urologue Lutfi Dervishi, a été condamné à huit ans de prison pour crime organisé et trafic d’êtres humains. Son fils, Arban, a écopé de sept ans et trois mois. Un anesthésiste a été condamné à trois ans fermes et deux autres prévenus à un an avec sursis.

Deux mandats d’arrêt ont été émis à l’encontre de deux autres suspects, un chirurgien turc, et le cerveau présumé du réseau, l’Israélien Moshe Harel.

Alors ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, en visite officielle au Kosovo le 1er Mars 2010, avait été interrogé par un journaliste de « Voice of America » sur ces trafics d’organes, alors qu’il était à cette époque chef de la Minuk, la mission de l’Onu au Kosovo. Il a simplement nié l’existence des « maisons jaunes », ces « cliniques » clandestines, ainsi que l’existence du trafic d’organes lui-même.



Il avait également rejeté dans une déclaration à la BBC toutes les accusations qui pourraient peser sur lui, démentant qu’il aurait « fermé les yeux sur l’affaire du trafic d’organes au Kosovo au nom de la stabilité politique »…



http://lejournaldusiecle.com/2013/04/30/kosovo-condamnations-dans-un-trafic-dorganes-organise-par-lisraelien-moshe-harel/




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Re: Dossier Kosovo, l'UÇK, trafics et camps Bondsteel.

Message  09991 le Dim 5 Jan - 14:32

Trafic d’organes au Kosovo : les amis de Bernard Kouchner arrêtés les uns après les autres





L’enquête concernant le trafic d’organes au Kosovo progresse enfin, et l’étau se resserre progressivement autour des principaux responsables. Fin avril, la justice européenne a condamné cinq médecins kosovars, à des peines allant jusqu’à huit ans de prison, pour leur implication dans un réseau de trafic d’organes humains dont la plaque tournante était une clinique de la banlieue de Pristina (capitale de cette province).

Deux mandats d’arrêt ont été émis à l’encontre de deux autres suspects, un chirurgien turc, et le cerveau présumé du réseau, l’Israélien Moshe Harel. La plupart des commandes provenant d’Israël.




Ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, en visite officielle au Kosovo le 1er Mars 2010, avait été interrogé par un journaliste sur ces trafics d’organes, alors qu’il était de 1999 à 2001 le chef de la Minuk, la mission de l’Onu au Kosovo. Tout comme il l’avait précédemment fait, il a simplement nié l’existence des « maisons jaunes », ces « cliniques » clandestines, ainsi que l’existence du trafic d’organes lui-même.

Il avait également rejeté, dans une déclaration à la BBC, toutes les accusations qui pourraient peser sur lui, démentant qu’il aurait « fermé les yeux sur l’affaire du trafic d’organes au Kosovo au nom de la stabilité politique ». Chacun se souvient de son rire indécent, lorsque des journalistes serbes l’avaient questionné à ce sujet du temps de son mandat. Le French docteur, loin d’émettre même le plus petit doute, sur la culpabilité présumée de son ami Hachim Thaci (actuel Président du Kosovo et ancien dirigeant de l’UCK) a donc préféré balayer la question d’un simple et commode revers de main. Traitant les journalistes de « salauds » et de « fous qui croient n’importe quelle connerie ».

Révélé par Carla Del Ponte au printemps 2008, ancien procureur au Tribunal Pénal International pour la Yougoslavie, ce trafic d’organes, prélevés sur des prisonniers serbes vivants, n’a longtemps été qu’une rumeur. Pourtant, selon Dick Marty, enquêteur pour le Conseil de l’Europe « Au Kosovo tout le monde est au courant de ce qui s’est passé et de ce qui se passe encore, mais les gens n’en parlent pas, sinon en privé » fin de citation. Son rapport confirme que la pègre kosovare serait dirigée et coordonnée, par plusieurs personnes occupant des postes clés dans l’actuel appareil d’État du Kosovo.

Ces personnes très fortement soupçonnées d’exactions et de crimes contre l’humanité, de trafic de drogue et d’armes, mais aussi d’êtres humains, s’appuieraient sur des réseaux lourdement corrompus au sein de la police, du système judiciaire et même de l’Eulex, l’organisme de Justice européen. On se souvient que de nombreux témoins du procès de l’ancien Premier Ministre Ramush Haradinaj avaient été tués et que les autres s’étaient rétractés. De plus, comme le soutient Dick Marty, des enquêteurs du Tribunal Pénal International pour la Yougoslavie, avaient déjà rassemblé de nombreuses preuves en 2005, mais ces preuves auraient été détruites. En effet, selon un document de l’Onu, dès 2003, la Minuk avait en main des informations relatives à des meurtres commis au Kosovo dans le but de se livrer au trafic d’organes.Les dirigeants de l’UCK auraient touché jusqu’à 45.000 dollars pour les organes d’un seul individu capturé.


Toute tentative d’enquêter sur les dirigeants Albanais est dénoncée par Pristina comme étant dirigée par la Russie ou la Serbie. Et il ne faut pas trop compter sur les Etats-Unis pour poursuivre leurs amis et alliés Kosovars. Pour rappel, le Kosovo est cette province historique arrachée à la Serbie par une invasion de l’OTAN en 1999, sous le prétexte de protéger les communautés. Une imposante majorité exogène d’origine albanaise, revendiquait l’autonomie de la région et était à l’origine de heurts ethniques. Des combats meurtriers avaient vus le jour après qu’un groupe armé ait commis des attentats contre les populations et les autorités de Belgrade. Depuis l’intervention américaine, le territoire est sous la coupe réglée des anciens de l’UCK, l’armée dite de libération fondée par des mafias locales, dont les anciens dirigeants sont devenus les principaux personnages politiques du pays.


Pour Viktor Ivanov, directeur du Service fédéral russe de contrôle des stupéfiants , « Le Kosovo est devenu aujourd’hui une enclave où les trafiquants de drogue se sentent absolument libres. Chaque année, jusqu’à 60 tonnes d’héroïne transitent par son territoire, ce qui rapporte environ 3 milliards d’euros aux criminels » fin de citation. Ce trafic ne peut échapper aux autorités américaines qui disposent de l’immense base militaire de Bondsteel et qui dirigent en réalité la province.

Alors, Bernard Kouchner est-il vraiment le seul à ne pas être au courant de cet abominable trafic, ou a-t-il fermé les yeux sur les agissements de ses « amis », quitte à escamoter la vérité ? Depuis, le bon docteur a semble-t-il abandonné l’humanitaire et la médecine, pour se reconvertir dans le conseil onéreux auprès de chefs d’états africains. Certains « salauds » l’ayant traité naguère d’affairiste estimant qu’il aurait pu y avoir des conflits d’intérêts du temps de sa nomination en tant que Ministre des Affaires Etrangères. Remarques vite balayées par l’intéressé d’un énième revers de la main. Le silence protecteur des médias français sur ces affaires, comme son éventuelle responsabilité dans le trafic d’organes est étonnant. Bernard Kouchner et son épouse, la journaliste Christine Ockrent, seraient aujourd’hui à la tête d’un très confortable patrimoine immobilier.





Source originale : http://www.prorussia.tv/Trafic-d-organes-au-Kosovo-les-amis-de-Bernard-Kouchner-arretes-les-uns-apres-les-autres_v286.html



Vue sur : http://reseauinternational.net/2014/01/05/trafic-dorganes-au-kosovo-les-amis-de-bernard-kouchner-arretes-les-uns-apres-les-autres/






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