Toute victoire d’un pays sur l’impérialisme est une victoire pour les opprimés

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Toute victoire d’un pays sur l’impérialisme est une victoire pour les opprimés

Message  Résistance le Mar 11 Fév - 23:33





L’impérialisme a pris la forme d’un nouveau colonialisme entre 1870 et 1914. L’action des gouvernements d’alors consistait à imposer leur hégémonie sur d’autres pays pour les exploiter économiquement en assurant un contrôle total des ressources énergétiques et des exportations, surtout de capitaux.

L’impérialisme a divisé le monde en ce qui représente encore aujourd’hui la grande division de la planète entre pays riches et pays pauvres.

Comment faire croire que l’ère de l’impérialisme est derrière nous alors qu’il y a encore un tiers-monde ? Pourquoi les peuples autrefois dominés n’ont-ils jamais été en mesure de prendre leur envol ? La vérité est que l’impérialisme n’a jamais disparu. Ceux qui dirigent le cours économique de nos sociétés modernes l’ont simplement camouflé sous les oripeaux d’un capitalisme censé nous apporter le progrès et la civilisation. Nous sommes face à un colossal mensonge.

Le système mis en place par ceux qui sont actuellement aux manettes est complexe. La politique impérialiste a évolué au fil du temps pour se transformer et devenir l’odieuse globalisation que nous connaissons. Pour faire la lumière sur ce sujet, il est nécessaire de comprendre le système économique dans lequel les pays les plus développés du monde ont décidé de vivre : le capitalisme. Ce système, basé sur la libre entreprise privée dans un marché libre, a comme moteur le profit. Et ces entrepreneurs, pour créer du profit, doivent investir des capitaux (ou investir dans les moyens de production, ou acheter de la main d’œuvre, etc.) pour produire un bien et le mettre sur le marché. Une fois ce bien vendu, il engendrera du capital. Une petite partie de ce capital servira à couvrir les frais occasionnés par la production et une autre partie reviendra enfin dans l’escarcelle de l’entrepreneur : c’est le profit.

La principale caractéristique de l’impérialisme est l’inégalité criante de la société. Dans la catégorie la plus basse, la moitié de la population mondiale possédait en 2013 moins de 1 % de la richesse totale. Dans la plus haute, les 10 % les plus riches détenaient 86 % des richesses mondiales, et le 1 % le plus fortuné représentait à lui seul 46 % des actifs mondiaux.  

L’économie des pays riches se base sur l’exploitation. Les ressources minières de l’Afrique, de l’Amérique latine et de l’Asie ne coûtent qu’à peine un dixième de leur valeur réelle du fait de la corruption, de l’endettement et de politiques visant à imposer la dévaluation des monnaies de pays déjà en situation de pauvreté. Pis, on emploie si besoin la force pour mettre en place des régimes, la plupart du temps dictatoriaux,  qui contribueront à perpétuer ce cercle infernal au seul profit des pays riches… et des bourgeoisies compradores. Conséquences : les entreprises délocaliseront volontiers leurs entreprises dans ces pays en vue de diminuer les coûts de production (en exploitant au passage les autochtones) sans avoir les contraintes environnementales de leur développement.

Quelles peuvent être à long terme les conséquences d’un tel système ? Quand les barbares se firent de plus en plus menaçants aux confins de l’Empire romain, ce dernier aurait tout à fait eu les moyens de les combattre, mais les grands propriétaires terriens et les marchands qui constituaient le noyau économique de l’État ont rechigné à le faire car ils auraient dû payer plus de taxes pour financer l’effort de guerre en risquant au passage des dommages qui auraient pu ruiner leurs négoces. On peut aisément faire un parallèle avec les banquiers et les grandes entreprises d’aujourd’hui : ils contribuent à sucer le sang de la collectivité, de l’État par des mesures fiscales en leur faveur par le biais d’exonérations fiscales et autres paradis pour capitalistes (l’évasion fiscale est estimée à 26.000 milliards d’euros). La classe dominante agite aujourd’hui à l’envi la question de la dette pour accéder aux actifs de l’État et faire encore plus de profits. Les média jouent un rôle essentiel dans cette contre-révolution. Le démantèlement des services publics et les privatisations s’inscrivent dans ce cadre-là.

Ce système n’a cure des dommages qu’il cause aux plus faibles, catégorie dans laquelle on peut inclure en Occident les pauvres et ailleurs tous les exploités en prise avec les problèmes environnementaux et alimentaires quand ce ne sont pas tout simplement les guerres. Rien ne prédispose dans ces conditions à une société harmonieuse : les civilisations anciennes laissent la place à l’expression toute puissante de l’hégémonie occidentale aux niveaux militaire, économique, politique et culturel.

La croissance des États-Unis, l’imposition à des pays comme la Chine et le Japon du modèle occidental et la migration massive de populations sont les parties les plus visibles de ce processus. Les Européens considéraient comme prééminentes les conquêtes de leur propre civilisation dont ils se sont plus tard servie pour justifier l’esclavage et l’exploitation des Africains. Des hommes ont été vendus et marqués au fer rouge comme du bétail avant d’être séparés de leurs familles, achetés et privés de leur propre identité. La moindre révolte était réprimée dans le sang.

La lecture de Lénine fit coïncider l’impérialisme avec le stade suprême du capitalisme. Et il ne s’agit pas d’une simple coïncidence de l’histoire comme certains historiens le soutiennent. C’est l’expression de la nature la plus profonde de ce système économique. Écrite lors du premier conflit mondial dont on s’apprête à célébrer le centenaire, l’œuvre de Lénine dévoile l'essence de l'impérialisme et démasque les politiques des puissances impérialistes, les causes profondes de la guerre impérialiste, la trahison des dirigeants sociaux-démocrates qui se sont rangés du côté des impérialistes et, enfin, indique aux travailleurs que l'avenir passe par le renversement de l'impérialisme. Selon lui l'impérialisme est le stade monopoliste du capitalisme. En donnant cette définition, il l'illustre par toute une gamme de faits concrets. Il brosse ensuite le tableau des principales caractéristiques de ce stade monopoliste :

1. La concentration de la production et du capital atteint un tel niveau que les monopoles jouent un rôle décisif dans la vie économique.
2. La fusion du capital bancaire et du capital industriel a donné naissance au « capital financier » et à une « oligarchie financière ».
3. L'exportation du capital s'est développée, se distinguant de l'exportation des marchandises.
4. Les monopoles capitalistes internationaux se sont mis sur pied et se partagent le monde.
5. Le monde entier est divisé entre les grandes puissances impérialistes.

Lénine  décrit  le  processus  de  développement des  puissances impérialistes. Il indique que l'exportation du capital donne un essor à l'annexion des territoires coloniaux et à l'oppression de millions de colonisés par la domination impérialiste. Les impérialistes se sont divisé le monde. Mais aucun partage du monde ne peut arriver à les satisfaire. La « loi du développement inégal », qui signifie que certaines puissances impérialistes prennent de l'expansion et dépouillent les autres, les pousse à exiger un nouveau partage du monde qui corresponde au nouvel équilibre des forces. C'est pourquoi l'impérialisme va de pair avec les guerres impérialistes. Lénine indique alors qu'avec l'impérialisme, tous les traits de parasitisme du capitalisme s'accentuent. Avec l'impérialisme, le capitalisme agonise et l'heure de la libération coloniale et de la révolution prolétarienne a sonné. Lénine explique aussi comment, dans les pays impérialistes, les surprofits réalisés par l'impérialisme sont utilisés pour corrompre une couche de la classe ouvrière, qui considère alors dans son intérêt d'être lié à celui de l'impérialisme.

« Le capitalisme porte en lui la guerre comme la nuée porte l’orage ! », clamait Jaurès dans son dernier discours, le 25 juillet 1914. C’était il y a un siècle, c’était hier...

Capitaine Martin

http://www.resistance-politique.fr/article-toute-victoire-d-un-pays-sur-l-imperialisme-est-une-victoire-pour-les-opprimes-122514987.html
avatar
Résistance
Modérateur
Modérateur

Date d'inscription : 30/01/2013
Localisation : Lille

http://www.resistance-politique.fr

Revenir en haut Aller en bas

Quand le son des tambours de guerre raisonne...

Message  Silver Wisdom le Jeu 29 Mai - 8:11

Quand le son des tambours de guerre raisonne...

Memorial Day est le jour de commémoration de nos morts à la guerre
et tout comme Indepedence Day, ce jour commémoratif s'est transformé en une célébration de la guerre



~ History Shows When The Elite Lose Control Of The Info Wars, Genocide Is Next (Dave Hodges, The Sleuth Journal) ~

Ceux qui perdent des membres de leur famille, ainsi que des amis chers, à la guerre ne veulent pas que leurs morts aient été vaines. Ainsi, ces guerres deviennent des exploits glorieux accomplis par de nobles soldats se battant pour la Vérité et la Justice à l'Américaine. Des discours patriotiques nous expliquent à quel point nous sommes tous redevables envers ceux qui ont donné leurs vies afin que l’Amérique puisse demeurer libre. Ces discours sont basés sur de bonnes intentions, mais ces derniers créent une illusion soutenant toujours plus de guerres. Aucune des guerres menées par les Etats Unis avaient pour but de protéger “cette Amérique libre”. Bien au contraire, ces guerres ont balayé nos libertés civiles, nous rendant prisonniers.

Abraham Lincoln fit émettre un décret présidentiel afin d’arreter et d'emprisonner des journalistes Yankees aini que leurs rédacteurs en chef. Il ferma 300 rédactions et mit en prison 14 000 prisonniers politiques. Lincoln fit arrêter le critique de guerre et député, Clement Vallandigham de l’Ohio, et le remis aux mains des confédérés. Le président Woodrow Wilson utilisa la première guerre mondiale pour lutter contre la liberté d’expression et le président Franklin D. Roosevelt utilisa la seconde guerre mondiale pour interner plus de 120 000 citoyens nippon-américains dans des camps de concentration sur le simple fait que leur race les rendait suspects. Le professeur Samuel Walker conclut que le président George W. Bush a utilisé la “guerre contre le terrorisme” pour un assaut généralisé sur les libertés civiles américaines, ceci faisant du régime Bush la plus grande menace que la liberté américaine n’ait jamais eu à faire face. Lincoln a détruit à tout jamais les droits des états (de l’union), mais la privation du "Free Speech" et de l’Habeas Corpus qui ont accompagné ces trois plus grandes guerres, fut restituée à la fin de ces dernières. Néanmoins, la révocation de la constitution par le président Bush, a été reconduite et étendue par le régime Obama et codifiée par le Congrès et les décrets-lois. Loin de défendre nos libertés, nos soldats morts au cours de “cette guerre contre la terreur” sont morts de manière à ce que le président des Etats-Unis puisse avoir le pouvoir de détenir indéfiniment des citoyens américains sans autre forme de procès ainsi que faire assassiner tout citoyen sur une simple suspicion sans absolument aucune responsabilité face à la loi ou la Constitution. La conclusion est inéluctable : ces guerres américaines ne protègent pas nos libertés, mais bien au contraire, les détruisent. Comme l’a dit Alexandre Soljénitsine: “Un état de guerre ne sert seulement que d’excuse pour la tyrannie intérieure.”


La sécession des confédérés constituait une menace pour l’empire de Washington, et non pour le peuple américain. Ni les générations d'allemands de la première et seconde guerres mondiales, ni les japonais de la seconde guerre mondiale représentaient une menace sérieuse pour les Etats Unis. Comme les historiens l’ont parfaitement exposé, l’Allemagne ne débuta pas la première guerre mondiale et n’entra pas en guerre dans le but d'étendre son territoire. Les ambitions du Japon étaient asiatiques. Hitler ne voulait pas de guerre avec la France et l’Angleterre. Les ambitions territoriales d’Hitler étaient uniquement de restaurer à l’Allemagne les provinces dont elle fut lésée après la 1ère guerre mondiale, et ce, en violation des garanties offertes par le président Wilson. Les ambitions allemandes se trouvaient plus à l’Est. Ces deux pays n’avaient aucun plan d'invasion des Etats-Unis. Le Japon attaqua la flotte américaine à Pearl Harbor, non pas comme un élément annociateur d’une invasion des Etats Unis, mais uniquement dans le but de poursuivre ses activités en Asie. Il va s'en dire que les pays ravagés par Bush et Obama en ce début de XXIème siècle, tels que l’Afghanistan, l’Irak, la Somalie, la Libye, la Syrie, le Pakistan, le Yémen, ne constituent aucune menace militaire vis à vis des Etats-Unis. En fait, ces derniers ont été instrumentalisés par une faction de l’exécutif tyrannique américain pour établir un état de surveillance (Stasi) qui est devenu réalité aujourdh'ui sur notre sol.

La vérité est difficile à entrevoir, mais les faits sont là, clairs et précis. Les guerres américaines n'ont qu'un seul objectif : augmenter la puissance de Washington, les profits aux banksters et au complexe militaro-industriel, ainsi que les fortunes des entreprises américaines. Smedley Butler, général dans le Corps des Marines des États-Unis, a déclaré : “J’ai effectué 33 ans et 4 mois de service actif. Et durant cette période, j’ai passé la plupart de mon temps en tant que gros bras pour le monde des affaires, pour Wall Street, et pour les banquiers. En bref, j’étais un racketteur, un gangster au service du capitalisme. J’ai aidé à sécuriser le Mexique, plus particulièrement la ville de Tampico, au profit des groupes pétroliers américains en 1914. J’ai aidé à faire de Haïti et de Cuba un endroit convenable pour que les hommes de la National City Bank puissent y faire des profits. J’ai aidé au viol d’une demi-douzaine de républiques d’Amérique centrale au bénéfice de Wall Street. J’ai aidé à purifier le Nicaragua au profit de la banque américaine Brown Brothers de 1902 à 1912. J’ai apporté la lumière en République Dominicaine au profit des entreprises sucrières américaines en 1916. J’ai livré le Honduras aux entreprises fruitières américaines en 1903. En Chine, en 1927, j’ai aidé à ce que l’entreprise Standard Oil fasse ses affaires en paix.” Il est quasiment impossible de commémorer les morts de guerre sans les glorifier et il est impossible de les glorifier sans magnifier leurs actes. Depuis le début du XXIème siècle, les Etats-Unis sont en guerre, pas une guerre contre des militaires menaçant la liberté américaine, non, mais une guerre interminable à l'encontre de civils, de femmes, d'enfants, de personnes âgées de villages, une guerre contre notre propre liberté. Les “élites” en conflit d’intérêt dans ces guerres nous disent que ces guerres devront encore perdurer 20 ou 30 ans avant que la “menace terroriste” soit définitivement irradiquée. Ceci, bien sûr, est un non-sens. Il n’existait pas de menace terroriste avant que Washington ne crée des terroristes par ses attaques militaires, qui plus est justifiées par des mensonges, sur des populations musulmanes. La fabrication de mensonges émanant de Washington démontre à quel point l’audace et l’arrogance des Etats Unis ont dépassé son jugement.

Ajoutée le 28 avr. 2013 par GoldenAwaken
Si le lien venait à disparaître : Cliquez Ici

En renversant un gouvernement démocratiquement élu en Ukraine, Washington amène les Etats-Unis à confronter directement la Russie. Cette confrontation pourrait fort bien très mal se terminer, peut-être pour Washington et peut-être aussi pour le monde entier. Si Kaddhafi et Al-Assad n'ont pas pporté allégeance à Washington, pourquoi penser que la Russie le ferait ? La Russie n’est pas la Libye ou la Syrie. Washington est le tyran qui, après avoir battu un enfant de maternelle, pense maintenant qu'il peut s'en prendre aux avants d'une équipe de rugby. Les administrations de Bush et d'Obama ont ruiné la réputation de l’Amérique avec leurs mensonges incessants et leur violence envers les autres peuples. Le monde perçoit en fait Washington comme étant la principale menace à sa sécurité. Dans le monde entier, des sondages montrent de manière consistante que le peuple du monde regarde les USA et Israël comme les deux pays présentant la plus grande menace à la paix sur Terre.

Mise en ligne le 19 janv. 2012 par Owen Freyr
Si le lien venait à disparaître : Cliquez Ici

Les nations, que la propagande américaine décrit comme des “états voyous” et “l’axe du mal”, comme l’Iran et la Corée du Nord, ne se situe pas aux premières places lorsque la population mondiale est consultée. Il ne peut être plus clair que le monde ne croit plus à la propagande américaine qui ne sert que ses propres intérêts. En fait, le monde perçoit les Etats-Unis et Israël comme étant les véritables états voyous. Ce sont les deux seuls pays au monde qui sont sous l'emprise d'une idéologie. Les USA sont sous l'emprise de l’idéologie néoconservatrice qui a déclaré que les Etats-Unis étaient “le pays exceptionnel et indispensable”, choisi par l’histoire pour exercer son hégémonie sur tous les autres. Cette idéologie est renforcée par les doctrines Brzezinski et Wolfowitz qui sont la base même de la politique étrangère américaine. Le gouvernement israélien, lui, est dominé par l’idéologie sioniste qui déclare le “Grand Israël” du Nil à l’Euphrate. Bon nombre d’Israéliens ne soutiennent et n’acceptent pas cette idéologie, mais c’est l’idéologie des colons et de ceux au controle du gouvernement. Les idéologies sont souvent les principales causes de guerre. L’idéologie hitlérienne de la supériorité allemande se retrouve dans la supériorité américaine des néoconservateurs, l’idéologie communiste indiquant que la classe ouvrière est supérieure à la classe capitaliste se retrouve dans la supériorité israélienne imposée par le sioniste (les Israéliens sont supérieurs aux Palestiniens). Les sionistes n’ont jamais entendu parler des droits des squatters et ils prônent le fait que de nouveaux migrants juifs en Palestine, des colonisateurs de fait, aient le droit à la terre, cette même terre occupée par d’autres depuis des millénaires.

Ces dogmes de supériorité utilisés par Washington et Israël sur les autres peuples ne sont pas très bien perçus par les “autres”. Lorsqu’Obama déclare dans un discours que les Américians sont un peuple exceptionnel, le président russe Poutine lui répond: “Dieu nous a tous créé égaux”. Au détriment de sa population, Israël s’est forgé une réputation belliqueuse envers beaucoup de nations... Israël s’est effectivement isolé du reste du monde. L’existence d’Israël dépend uniquement de la volonté et de la capacité de Washington à le protéger. Ceci semble indiquer que la puissance d’Israël ne soit en fait qu'un dérivé de la puissance de Washington. Le pouvoir de Washington est une autre affaire. Etant devenue la seule économie forte après la seconde guerre mondiale, le dollar américain est devenu de facto la réserve monétaire mondiale. Le rôle du dollar apporta à Washington une hégémonie financière sur le monde, et la principale source de pouvoir. Alors que d’autres pays émergent sur la scène mondiale, l’hégémonie de Washington est remise en question.

Pour empêcher d’autres nations de devenir autosuffisantes d'un point de vue économique, Washington invoque les doctrines Brzezinski et Wolfowitz. Pour faire simple, la doctrine Brzezinski indique qu’afin de rester la seule super-puissance au monde, Washington se doit de contrôler toute la zone eurasienne. Pour que cela se produise pacifiquement, Brzezinski pense que ceci est possible en corrompant le gouvernement russe pour qu'il devienne un pion de l’empire américain. “Une confédération de Russie affaiblie et décentralisée sera moins susceptible de se mobiliser pour l’impérialisme.” Clairement, il faut démanteler la Russie en de petits états semi-autonomes dont les politiciens corrompus seront à la botte de Washington. Brzezinski a promulgué une “géostratégie pour l’Eurasie”. Dans cette stratégie, la Chine et une “Russie confédérée” font parties d’un “cadre de sécurité transcontinental”, géré par Washington afin permettre aux Etats-Unis de perpétuer leur rôle hégémonique sur le monde.

~ Le Grand Echiquier, l'Amérique et le reste du monde (2ème message) ~

J’ai posé ouvertement cette question à Brzezinski : si tout le monde se rallie à notre cause, contre qui nous batterions-nous ? Ma question l’a surpris, Brzezinski se trouve toujours dans cette stratégie de guerre froide, et ce, même après la Pérestroïka. Durant cette période stratégique de la guerre froide, il était important d'avoir l'avantage, autrement, nous prenions le risque de se voir éliminer en tant que joueur. L'importance de la vigueur est devenue dévorante, et cet insatiable effort a survécu à l'effondrement de l'URSS. Prévaloir sur les autres est la seule politique étrangère que connait Washington. C'est ce précepte de supériorité américaine, le fer de lance des néoconservateurs et de leurs guerres du XXIème siècle, qui a permis à Washington de renverser un gouvernement ukrainien élu démocratiquement en fomentant une crise qui a directement amené Washington et Moscou en conflit. Je connais très bien ces Think-Tanks qui servent Washington. J’ai occupé la chaire d’économie politique E. Simon au Centre for Strategic and International Studies pendant une douzaine d’années. L’idée dominante est que Washington doit prévaloir sur la Russie en Ukraine ou devra perdre son prestige et son statut de super-puissance. L’idée de prévaloir mène toujours à la guerre une fois qu’une puissance pense qu’elle prévaut. Cette marche vers l'inéxorable est enteriné par la doctrine Wolfowitz. Paul Wolfowitz, l’intellectuel néoconservateur qui a formulé la doctrine militaire ainsi que celle de la politique étrangère des Etats-Unis, a écrit entre autre: “Notre ultime objectif est d’empêcher la ré-émergence d’un nouvel adversaire, que se soit sur le territoire de l’ex URSS ou ailleurs (Chine), ce qui constituerait une menace à l'ordre établi, tout comme celle qui émanait auparavant de l'Union soviétique. Cet élément important dans la nouvelle stratégie de défense régionale est la seule motivation qui demande que nous œuvrions pour prévenir toute puissance hostile de dominer une région dont les ressources seraient, sous un contrôle renforcé, suffisantes pour générer une puissance mondiale.”

Dans la doctrine Wolfowitz, tout autre puissance est définie comme une “menace et une autorité hostile” aux Etats-Unis et ce indépendemment de la volonté de ce pays à vouloir traiter avec les Etats-Unis pour un bénéfice mutuel. Il existe une différence entre Brzezinski et les néoconservateurs : Brzezinski veut subordonner la Russie et la Chine en les incluant dans l’entreprise impériale en tant qu’éléments importants dont la voix pourrait être entendue, mais seulement pour des raisons diplomatiques, alors que les néoconservateurs sont préparés a s’appuyer sur la force militaire combinée à une subversion interne orchestrée par des ONG ou des organisations terroristes financées par les Etats-Unis.

~ La globalisation des Forces spéciales (Manlio Dinucci, Réseau Voltaire) ~

Cette défiance mondiale ne déroute ni les Etats unis, ni Israël, alors que ces derniers représentent la plus grande menace à la sécurité du monde. En réalité, ces deux entités ressentent une certaine fierté à être reconus comme étant de grandes menaces, la plus grande menace. La politique étrangère de ces deux nations est totalement dénuée de toute diplomatie. Leur politique étrangère ne repose que sur l’usage de la violence. Washington dicte aux autres nations la marche à suivre ou elles seront “renvoyées à l'âge de pierre via des bombardements”. Israël clâme haut et fort que tous les Palestiniens sont des terroristes, y compris les femmes et les enfants qui se font éxécuter dans la rue, en déclarant qu’Israël ne fait que se défendre contre des actes terroristes. Israël, qui ne reconnaît pas l’entité Palestinienne, couvre ses crimes en stipulant que les Palestiniens ne reconnaissent pas l'éat d'Israël. “Nous n’avons pas besoin de cette maudite diplomatie, nous avons la puissance de feu.” Voici une attitude qui garantit la guerre et voila où les Etats-Unis emmènent le monde. Le premier ministre britannique, la chancellière allemande, et le président français sont les complices de Washington en cautionnant les exactions commises. Au lieu d'être condamné pour “crimes de guerre”, Washington a réussi à former une “coalition de pays qui lui fait allégeance” et apporte “la démocratie et les droits aux femmes” aux nations réticentes par le biais d'invasions militaires.



~ Les néo-conservateurs sont les personnes à surveiller de très, très près... (Follow Your Intuition) ~

La Chine reçoit à peu près le même traitement. Cette nation, comptant quatre fois la population des Etats-Unis, mais en proportion, ayant une population carcérale bien inférieure, est continuellement critiquée par les Etats-Unis comme étant un “état autoritaire”. La Chine est montrée du doigt en ce qui concernne les droits de l’Homme alors que la police américaine moleste sa propre population. Un des problèmes majeur pour l’humanité se trouve dans le fait que la Russie et la Chine ne sont ni la Libye, ni l’Irak. Ces deux puissances sont en possession d'armes nucléaires stratégiques. De plus, leur superficie dépasse largement celle des États-Unis. L'Amérique, qui n'a pas su gérer correctement les crises à Bagdhad ou en Afghanistan, n’a aucune chance de prévaloir sur la Russie ou la Chine dans une guerre conventionnelle. Que pouvons nous attendre d’un gouvernement dénué de moralité, sinon qu'il n'appuie lui-même sur le bouton nucléaire ?

Ce monde n’a jamais connu de tels états fourbes comme les Etats-Unis et Israël. Ces deux gouvernements sont prêts à tuer n'importe qui qui se mettra en travers de leur idéologie. Regardez la dernière crise ukrainienne fomentée par Washington et les dangers qui en découlent. Le 23 Mai dernier, le président Poutine a prit la parole au Forum International Economique de St Pétersbourg, une congrégations de trois jours comprenant des délégations de 62 pays et les dirigeants des 146 plus grosses entreprises occidentales. Poutine n’a pas parlé des milliards de dollars d’échanges commerciaux réalisés lors de ce forum, mais il a dénoncé l'ingérence américaine, les répercussions de cette affaire en critiquant aussi l’Europe, qui n'est autre que la vassale de Washington qui relaie la propagande anti-Russie américaine, et l'interventionisme américain dans les intérêts essentiels russes. Poutine, avec sa propre diplomatie, a envoyé un message aux puissants occidentaux du monde politique et économique, stipulant que cela pourrait mener à une crise majeur si l'Amérique et l'Europe continuaient d’ignorer les intérêts russes et si l'Amérique et l'Europe continuaient d’agir en toute impunité comme si la Russie n’existait pas. Les dirigeants des grandes entreprises présentes porteront le message à Washington et dans les capitales européennes. Poutine a précisé que tout manque de dialogue avec la Russie mènerait l’occident à faire une énorme erreur en incluant l’Ukraine dans l’OTAN et en établissant des bases de lancement de missiles à la frontière russo-ukrainienne. Poutine sait qu’il ne peut avoir confiance en l’occident et il a insisté sur le fait, sans pour autant menacer, que des bases militaires occidentales en Ukraine seraient inacceptables. Washington continuera d'ignorer la Russie et aux capitales européennes de décider si elles veulent entrer en conflit avec la Russie (selon la volonté de Washington), cette solution n'étant pas vraiment dans les intérêts européens. De cette manière, Poutine vérifie si des signes d’intelligence et d’indépendance de la part des politiciens européens existent pour parvenir à un accord.

~ L'Ukraine : Le jeu de l'attente (Pepe Escobar via El Correo) ~

Si Washington, avec son arrogance autoritaire et son orgueil, pousse Poutine à ne plus commercer avec l'Ouest, la stratégie d’alliance sino-russe, tout en déjouant la politique agressive de Washington qui veut encercler ces deux pays de ses bases militaires, se renforcera en préparation d’une guerre devenue inévitable. Les survivants de cette tragèdie, s’il y en a, pourront remercier les néoconservateurs, la doctrine Wolfowitz et la stratégie Brzezinski pour la destruction de toute vie sur Terre. Un grand nombre d'américains ne sont pas avisés sur les tenants et aboutissants de cette crise, néanmoins, ces derniers pensent tout savoir. La propagande américaine et israélienne a endoctriné ces personnes en leur supputant que l’Islam est une idéologie politique. Ils pensent que l’Islam, une religion, est en fait une doctrine militariste qui appelle au renversement de la civilisation occidentale, alors qu'il ne reste rien de cette dernière. Nombreux sont ceux qui croient en cette propagande, même si nous nous apercevons que les sunnites et les chi’ites se détestent bien plus entre eux qu’ils ne détestent leurs occupants et oppresseurs occidentaux. Aujourd’hui, les Etats-Unis ne sont plus en Irak, mais la violence qui y règne est pire que pendant l’invasion et l’occupation américaine. Le nombre de morts quotidien du conflit Chiite/Sunnite est considérable. Une religion si éclatée ne pose de problème à quiconque si ce n’est qu'aux islamistes eux-mêmes. Washington a utilisé avec succès cette rivalité Chiite/Sunnite pour renverser Kadhafi et l'utilise à nouveau pour renverser le gouvernement syrien. Les islamistes ne peuvent même pas s’unir pour se défendre contre l’agression occidentale. La perspective d'unification de ces différentes parties intégrantes à l'Islam pour chasser l'envahisseur a peu de chance d'aboutir. Et même si ce rapprochement aboutissait, il est inutile pour l'Islam de vouloir renverser l'Ouest, puisque l’Occident s’est renversé lui-même.

Aux Etats-Unis, la constitution a été assassinée par les régimes de Bush et d'Obama. Elle est inexistante et comme ce sont les Etats-Unis qui ont ecrit cette constitution, ce qui fut autrefois les Etats-Unis n’existe plus. Une autre entité a pris sa place. L’Europe, elle est morte avec l’avènement de l’Union Européenne, en demandant la résignation de toute souveraineté de ces pays membres. Quelques bureaucrates bruxellois irresponsables sont devenus arrogants face à la détermination des peuples français, allemand, britannique, italien, hollandais, espagnol, grec, portugais etc… La civilisation occidentale est devenue tel un zombie, toujours debout certes, mais sans vie. Ce vent de liberté a disparu. Les gouvernements occidentaux sont devenus, sous les yeux de leur population, leurs ennemis. Sinon, pourquoi Washington a militarisé ces forces de police locales comme si elles étaient devenues des armées d'occupation? Pourquoi donc le Departement of Homeland Security, le ministère de l’agriculture, the US Postal Service et l'administration de la sécurité sociale ont-ils commandé des milliards de cartouches et même des pistolets-mitrailleurs ? A quoi peut servir cet arsenal payé avec l’argent du contribuable si ce n’est pour réprimer la population américaine ?

~ DHS Contracted to Purchase 704 Million Rounds of Ammo Over Next 4 Years: 2,500 Rounds Per Officer ~
~ U.S. Postal Service Joins DHS, Social Security Admin, NOAA in Ammo Purchases ~

Gerald Celente, célèbre conseiller en prévisions économiques, déclare dans le dernier numéro de la revue “Trends Journal”: “Des émeutes se propagent aux quatre coins de la planète”. Partout en Europe, des peuples en colère, désespérés et indignés marchent contre les mesures d'austérité européennes qui ne font qu'accabler la population. Malgré les efforts incessants de Washington et de son bataillon d'ONGs à vouloir déstabiliser la Russie et la Chine, ces dernières ont bien plus de soutien de la part leur peuple que les Etats-Unis et l’Europe n'en ont de leur propre population. Au XXe siècle, la Russie et la Chine ont appris ce à quoi la tyrannie ressemblait, et elles l'ont rejetée. Aux Etats-Unis, la tyrannie a pris le nom de “War on Terror”, une mystification utilisée dans un but bien précis : effrayer un peuple ignorant afin de restreindre leurs libertés civiles, libérant ainsi Washington de toute responsabilité devant la loi et lui permettant d’ériger un état policier militariste. Depuis la fin de la seconde guerre mondiale, Washington a su utiliser son hégémonie financière et la “menace soviétique”, aujourd’hui devenue “menace russe”, pour assimiler l’Europe à son empire. Poutine espère que les intérêts européens l'emporteront sur leur allégeance à Washington. Tel est le pari actuel de Poutine. Ceci est aussi la raison pour laquelle Poutine ne répond pas aux provocations américaines en Ukraine. Si l’Europe néglige la Russie, Poutine et la Chine se prépareront à une guerre devenue inévitable du fait de l'hégémonie arrogante de Washington.
Paul Craig Roberts
~ Traduction de Golden Awaken ~

Source originale de l'article : Why War Is Inevitable

avatar
Silver Wisdom
Administrateur
Administrateur

Date d'inscription : 03/01/2012
Age : 48
Localisation : Planète Terre (Pour le moment)

http://ledormeur.forumgratuit.org

Revenir en haut Aller en bas

Et si l'hégémonie américaine n'était plus...

Message  Silver Wisdom le Ven 30 Mai - 12:31

Et si l'hégémonie américaine n'était plus...

Le plus grand virage de l’histoire contemporaine a été celui favorisé
par le dénouement de la Guerre Froide, moment où l’un des camps de l’ère bipolaire
a disparu, ouvrant le chemin vers un monde unipolaire, sous l’hégémonie impériale US.



~ Les conséquences du déclin Usamericain (Immanuel Wallerstein via El Corréo) ~

Tout de suite, les États-Unis d’Amérique se sont mis à se servir de leur supériorité indubitable, cherchant à transférer les conflits vers l’affrontement militaire. Le pic de cette politique de militarisation des conflits s’est matérialisé en Afghanistan, enIrak et en Libye. Bien que sous des formes relativement distinctes, le dénouement de ces conflits s’est fait par la voie militaire, invasion, occupation, bombardement, renversement des gouvernements. Même usée, cette voie s’imposait jusqu’à il y a peu, sans que n’apparaissent d’obstacles à ce que la domination US se déploie fortement. Jusqu’à ce que le conflit avec la Syrie, qui prenait le chemin d’un bombardement du territoire de ce pays, prit un tour inespéré, avec une proposition d’accord formulée par le ministre des affaires étrangères de la Russie, Serguei Lavrov, acceptée par les Etats Unis d’Amérique.

L’usure des opérations précédentes commençait à diminuer la capacité hégémonique US. Cela fut très significatif que le premier refus de participer au bombardement vienne du principal allié stratégique des Etats Unis d’Amérique, la Grande-Bretagne, avec le refus du Parlement d’accompagner les USA dans leur nouvelle aventure, conséquence directe de l’invasion de l’Irak, d’où l’ex-Premier ministre Tony Blair est sorti très usé pour avoir joué son prestige pour une version ensuite démontrée fausse.

~ Exclusive: Bush Committed War Crimes Says Ex-Counterterrorism Czar Richard Clarke ~
Ajoutée le 28 mai 2014 par democracynow
Pour aller plus loin : Former-US President George Bush Officially a War Criminal (Toni Cartalucci, Land Destroyer)

Obama a du accepter l’offre russe parce que, de plus, il n’a pas obtenu l’appui de l’opinion publique US, qui n’avait pas envie de se mettre à dos une nouvelle guerre, avec des conséquences imprévisibles. Il n’a pas non plus obtenu l’appui des militaires, que l’idée d’un bombardement chirurgical n’a pas convaincu. Et, comme a affirmé Obama, même sa famille ne l’a appuyé. Le climat de l’accord sur la Syrie s’est étendu à l’Iran, entre d’autres questions, par les liens directs qu’ont les deux conflits. Dans les deux cas, même avec des difficultés il y a eu des avancées, projetant la Russie comme le nouveau grand protagoniste de la négociation des conflits contemporains. Pour la première fois, depuis la fin de la Guerre Froide, les USA ont du limiter leur action basée sur la force, pour accepter des termes politiques d’accords négociés entre des gouvernements.

~ Washington cherche la mise à mort de la Russie (Paul Craig Roberts via Les-crises.fr) ~

La situation de l’Ukraine, encore avec des traits distincts, confirme cette nouvelle tendance. Avec la fin de la Guerre Froide et la disparition du camp socialiste, les puissances occidentales ont avancé avec une grande cupidité vers les pays jusqu’alors participants à ce camp, en les incorporant à l’Union Européenne et même à l’OTAN. L’Ukraine est un cas spécial, parce qu’il se trouve à la frontière avec la Russie et parce que la Crimée est un port essentiel pour ce pays, en termes commerciaux et militaires. La façon violente avec laquelle les forces pro Union Européenne ont agi, en décrétant même l’interdiction de la langue russe, a seulement réussi à affaiblir sa capacité à consolider l’unification d’un pays avec d’énormes différences régionales.

~ The Role of NATO and the EU on Brzezinski’s Grand Chessboard ! (Brandon Turbeville, Activist Post) ~

Ce qui est vrai, c’est que s’est détachée une dynamique centrifuge, où les puissances occidentales dénoncent l’action de la Russie comme force qui pousserait et agirait en faveur du démembrement de l’Ukraine. La colère des médias occidentaux augnente donc, ils se trouvent confrontés à l’impossibilité d’intervention des USA, générant une situation limitant plus l’action US. Tandis que les puissances occidentales se trouvaient limitées à des mesures inoffensives de punition envers la Russie, Poutine rencontrait avec Xi Jinping pour signer un important accord énergétique, ainsi qu’une stratégie de dé-dollarisation du commerce entre les deux pays. Dans tous leurs aspects, les accords contribuent à dessiner les propres champs d’action, en opposition au bloc dirigé par les Etats-Unis d’Amérique. Déjà dans le conflit ukrainien, tandis que les USA comptent avec leurs alliés européens, avec des degrés distincts d’accord, la Russie compte avec les pays du BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud).

Les accords entre la Chine et la Russie, la consolidation des BRICS et les processus d’intégration régionale de l’Amérique Latine et des Caraïbes sont des chaînons de ce qui peut devenir un monde multipolaire. Les prochaines années confirmeront ou pas cette perspective.
Emir Sader est philosophe et professeur de sociologie à l’université de l’Etat de Rio de Janeiro (UERJ) et à l’Université de São Paulo (USP).
~ Traduit de l’espagnol pour El Correo par : Estelle et Carlos Debiasi ~

Source originale de l'article : Un mundo multipolar (Pagina 12)

avatar
Silver Wisdom
Administrateur
Administrateur

Date d'inscription : 03/01/2012
Age : 48
Localisation : Planète Terre (Pour le moment)

http://ledormeur.forumgratuit.org

Revenir en haut Aller en bas

Re: Toute victoire d’un pays sur l’impérialisme est une victoire pour les opprimés

Message  Contenu sponsorisé


Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum