Quand les sanctions envers la Russie s'apparentent à se tirer une balle dans le pied...

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Quand les sanctions envers la Russie s'apparentent à se tirer une balle dans le pied...

Message  Silver Wisdom le Mer 10 Sep - 11:58

Quand les sanctions envers la Russie
s'apparentent à se tirer une balle dans le pied...


Partant du principe selon lequel on finit toujours par obtenir ce que l’on cherche réellement,
la politique menée par l’UE à l’égard de la Russie laisse songeur



~ L’absurdité flagrante de la logique de l’Union européenne (The Vineyard of the Saker) ~

Préparer, avec beaucoup de difficultés, de nouvelles sanctions économiques, sectorielles, contre la Russie, alors que l’économie des pays européens est au bord du gouffre, est contraire à toute logique politique. Mais il est vrai que l’UE ne répond pas à une logique politique, qu’elle n’a aucune responsabilité politique. Elle répond aux pressions géo-politiques. Ce qui est différent. Avec un fonctionnement de super stucture administrative. L’image même d’un organe anti-démocratique. Ainsi, la finance russe et le secteur de l’énergie pourraient très durement touchés. Dans ce cas, la Russie pourrait également répondre très durement. Et tout cela dépend du bon vouloir de l’armée ukrainienne de respecter un acte dont l’imprécision ouvre la porte à toute dérive. L’UE veut-elle à ce point la guerre pour gâcher la paix?

Cette question vous surprend quand Barroso affirme que la guerre froide n’est dans l’intérêt de personne? Pourtant, elle se pose. Car si les Etats Unis et l’UE voulaient réellement la paix, ils pourraient conditionner leur aide financière et militaire à l’Ukraine au respect du cessez-le-feu par celle-ci, au lieu de négocier des ventes d’armes. Ce n’est pas particulièrement compatible. Il y a une urgence humanitaire et économique. Le budget ukrainien a une perte sèche d’environ 385 millions de dollars que les entreprises n’ont pas payé en raison de la guerre. Depuis le début du conflit, quasiment 600 entreprises ont été détruites et leur reconstruction va nécessiter plusieurs dizaines de milliards de dollars. Il n’y a donc rien de plus urgent que de négocier une aide militaire? En fait, les Etats Unis poussent l’Ukraine vers une économie et une politique de guerre, les seules qui peuvent la sauver d’un crash en provoquant un sursaut national de grande ampleur pour supporter les sacrifices imposés à la population et ne pas chercher les vrais responsables.



Russie Politics a écrit:
(...)
Quand ces mouvements politiques deviennent hytériques et conduisent au suicide économique du marché européen, à la destruction des valeurs européennes et à la chute des Etats Nations, il est temps de tirer la sonnette d'alarme. Les différentes vagues de sanctions successives et finalement réciproques entraînent, selon un institut hollandais, un risque de pertes de 7 milliards pour l'économie européenne. 7 milliards quand l'UE propose généreusement 125 millions d'euros pour compenser les pertes de toutes les entreprises de tous les pays européens. Et alors que la courbe du chômage ne cesse, elle, de monter, le risque des pertes d'emplois lié à la politique de sanctions conduite par l'UE est estimé à 130 000 places. Ces chiffres devraient faire réfléchir, d'autant plus que la situation s'aggrave dans tous les pays de la zone euro.
(...)


~ Ces sanctions qui détruisent l'Europe (Russie Politics) ~

En fait, il y a encore plus urgent. Il faut prendre des sanctions économiques contre la Russie et encore affaiblir l’économie européenne. Mais les pays européens traînent la patte. Certains veulent être certains que si le cessez-le-feu tient, il sera possible de ne pas les appliquer. Car quand même, elles risquent de toucher au coeur du système financier et énergétique. Et si cela touche la Russie, la destabilisation du système européen est un risque non négligeable. Mais chut, n’en parlons pas … Donc on attend jusqu’à lundi, pour prendre un peu de recul, et tester la détermination des Etats Unis et les réactions des milieux d’affaires nationaux suite à l’effet d’annonce. Et le Premier ministre russe, D. Medvedev, a tout de suite prévenu: si de nouvelles sanctions sectorielles sont adoptées, la Russie adoptera des mesures asymétriques. Elle pourra restreindre l’accès à son ciel, au survol de son territoire. Ce qui pourrait provoquer la faillite de nombreuses compagnies européennes. Mais doit-on réellement en arriver là? Cela dépend de l’UE.

En réalité, l’UE ne maîtrise pas le processus, elle s’est liée les mains. Car, tout dépend de l’Ukraine, donc des Etats Unis. Ayant fixé une « ligne rouge », comme il est à la mode de le dire, s’il est reconnu que de nouveaux combats violent le cessez-le-feu, les sanctions tombent et la guerre se déchaînera avec une nouvelle violence. Mais cela, l’UE ne le contrôle absolument pas, car elle n’a pas d’instruments de pression sur l’Ukraine, ou plutôt elle n’a pas le droit d’en utiliser. Or, les combats continuent, certains se demandent même s’ils se sont jamais arrêtés. Seule leur intensité a diminué. Pendant ce temps, Poroshenko, en visite éclair dans Mariupol encerclé, a commandé de maintenir un niveau élevé d’alerte militaire. Et un peu partout, l’armée ukrainienne semble se préparer à contre-attaquer, surtout les villes de Donetsk, Lugansk et forcer le blocus de Mariupole. Des combats éclatent dans différents endroits du territoire de Novorossia, et l’armée est généralement en recul, des soldats continuent à se rendre ou à passer du côté des combattants. Les bombardements des quartiers d’habitation de Donetsk continuent.



Oscar Fortin a écrit:
(...)
Comment peut-on expliquer et comprendre cette vague de sanctions contre Poutine et la Russie? Les punir de quoi? Ont-ils envahi des pays, menacé des peuples, encouragé le terrorisme un peu partout dans le monde? À ce jour, la Russie de Poutine a plutôt un profil de promoteur de paix en favorisant en tout la voie du dialogue et de la diplomatie pour résoudre les problèmes. Nous n’en sommes pas à une Russie conquérante, déployant des armes pour s’assujettir des peuples et s’emparer de leurs richesses. La Russie d’aujourd’hui agit dans le cadre du droit international et développe une diplomatie dans le respect et l’égalité des droits de chaque peuple.
(...)


~ Pourquoi des sanctions contre la Russie? (Oscar Fortin, Global Research) ~

C’est une étrange paix, où le Président ukrainien écrit dans un tweet, « C’est notre terre ukrainienne, nous ne la donnerons à personne ». Et il déclare publiquement à Mariupol que s’il veut bien négocier politiquement, il reste prêt à reprendre les armes. Peut-il réellement y avoir un dialogue avec les républiques de Donetsk et Lugansk dans cet état d’esprit? Bref, nous sommes passés d’une guerre silencieuse à une paix sanglante. Car chacun a peur de déclarer que le Roi est nu, que le cessez-le-feu est continuellement violé par l’armée ukrainienne. Elle a eu le temps, maintenant, de prendre connaissance de l’ordre, mais elle ne l’applique pas. Pourtant, chacun se tait, sauf les combattants sur place qui veulent attirer l’attention sur la réalité de la situation et le danger que cela présente. Mais comme cette réalité dérange, pour l’instant elle est minimisée, en espérant que ça passera. L’escalade des sanctions devient trop dangereuse et pour l’UE et pour la Russie. L’escalade armée, quant à elle …

Karine Bechet-Golovko

Source de l'article :
Union européenne : Sanctionner la paix pour obtenir la guerre? (Arrêt sur Info)


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L'Europe joue à la roulette russe (sans en connaître précisément les règles)...

Message  Silver Wisdom le Jeu 11 Sep - 9:51

L'Europe joue à la roulette russe
(sans en connaître précisément les règles)...


Tous ceux qui avaient émis l’espoir que l’Europe devienne un édredon chaud et douillet
vont devoir remiser leurs rêves au paradis des promesses politiques



~ Europe Plays Russian Roulette... (Bill Holter, Global Research) ~

Déjà l’Euro, et c’est un minimum, n’a pas livré les promesses de protection, de sécurité et d’abondance dont ses thuriféraires l’avaient paré. Mais voici maintenant que L’Europe, tout entière à la frénésie de défendre un pays dont elle ne comprend rien et qui ne fait pas partie de ses membres, a décidé d’augmenter le niveau des sanctions qu’elle allait infliger à l’Ours Russe, qui pour l’instant s’est montré étonnement calme. Qu’on en juge. Jusqu’ici l’Europe avait renâclé à toucher la Russie là où elle pouvait précisément avoir mal, c'est-à-dire à travers ses gigantesques entreprises énergétiques que sont Gazprom, Rosneft et Tansneft. Et pour une raison toute simple : ces colosses alimentent l’Europe du gaz naturel dont elle a besoin pour faire tourner ses usines, chauffer ses domiciles et préparer ses aliments. Par exemple, la Russie fournit 30% du gaz consommé par l’Allemagne.


~ L'Ukraine et l'Europe peuvent-elles se passer du gaz russe ? (Julie Biet, rfi) ~

La carte ci-dessus présente la part russe dans l’approvisionnement en gaz naturel de chaque pays. Une simple lecture de cette carte montre clairement que prendre des risques avec les approvisionnements énergétiques de l’Europe semble relever de la roulette russe, précisément, ou d’une volonté de suicide économique. C’est cependant le chemin que semble avoir décidé de prendre l’Europe ce weekend end. Si cette nouvelle devait être confirmée, la Russie n’aura guère d’autre solution que d’augmenter, elle aussi, le niveau de ses mesures de rétorsion, ce qui, en toute logique et pour faire suite à l’arrêt de ses importations de produits alimentaires d’Europe,  sera la diminution drastique de ses exportations de gaz vers l’Europe.

Paul Craig Roberts a écrit:
(...)
l’Union européenne imposera des sanctions aux entreprises énergétiques russes Rosneft, Gazpromneft et Transneft ainsi qu’aux entreprises gérées par l’Etat qui ont un chiffre d’affaires de plus de 27 milliards de dollars par an. La réponse russe à cette audace devrait être de couper le gaz en hiver sans avertissement. Tout le gaz. Comme l’intérêt de Poutine est de séparer l’Europe du contrôle de Washington, ça l’aiderait à le faire. Toute l’Europe ainsi que l’Ukraine serait à genoux à Moscou mendiant pour que l’énergie revienne. Tout ce que Poutine aurait à dire, c’est "seuls les membres de l’OTAN n’obtiendront pas de gaz."
(...)

~ "Les Russes vont couper le gaz (en Europe) cet hiver sans avertissement" (PCR via RésistanceAuthentique) ~

Ce qui signifie une chose : l’Occident a n’a plus conscience de la réalité et de l’évolution du monde actuel. Après le gigantesque deal à 400 milliards de dollars entre la Russie et la Chine pour l’exportation de gaz naturel, le démarrage de la construction du plus grand gazoduc du monde entre ces deux pays, l’ouverture il y a deux semaines par Gazprom aux paiements en roubles et Yuans pour le gaz et le pétrole, le monde se reconstruit à grande vitesse sans elle, et sans son alliée de toujours, l’Amérique.

Une chose est toutefois claire. A quelques jours de l’automne, l’Europe prend le risque considérable qu’une diminution des exportations de gaz russe signifie l’importation de l’hiver russe chez elle. Au moment où ses concitoyens doutent de plus en plus sa légitimité, est-il vraiment nécessaire de couper le gaz ? Nombreux sont les conquérants européens qui ont été battus par l’hiver Russe. L’Europe croisera-t-elle cet hiver sa Bérézina ?

Signé Véner

Source de l'article :
Europe : les sanctions contre la Russie vont jeter un froid (24hGold)


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Cette Union Européenne qui vit dans une réalité parallèle...

Message  Silver Wisdom le Mar 16 Sep - 12:34

Cette Union Européenne qui vit dans une réalité parallèle...

L'Europe, soutenue par les États-Unis,
a élargi les sanctions à l'encontre de la Russie, commettant ainsi une nouvelle erreur
dont les conséquences se feront sentir fortement sur l'état de son économie



~ Nigel Farage: Stop playing wargames with Putin ~
Ajoutée le 16 sept. 2014 par europarl
A lire également : ~ Washington’s War Against Russia (Paul Craig Roberts) ~

Il s'agit de la suspension de la coopération en matière de production de pétrole en eau profonde et en Arctique, des restrictions dans l'accès aux marchés du capital occidental et de l'interdiction de livraisons de produits à une série d'entreprises russes de la défense. Les Américains font comme les Européens : ils introduisent aussi des nouvelles sanctions à l'égard du secteur financier, énergétique et de la défense de l'économie russe, dans l'espoir, selon l'expression du président Obama, « d'augmenter l'isolement politique de Moscou ». Du point de vue des experts, de tels actes de l'Occident sont particulièrement déplacés sur fond du processus de négociations commencé en Ukraine, alors que les parties se sont mises d'accord sur une trêve, fragile, mais réelle. Il est évident que l'espoir de l'isolement politique de Moscou n'est aucunement corrélé avec la tâche de la désescalade du conflit ukrainien. C'est le seul but tout à fait indépendant que poursuit l'Occident, en tentant de mettre la Russie à genoux. D'après l'avis du président de la Douma d'État Sergueï Narychkine, les initiateurs des sanctions antirusses ont perdu le sentiment de la réalité et demeurent dans un monde illusoire. Le représentant permanent de la Fédération de Russie en UE Vladimir Tchijov a un point de vue analogue : « L'Union Européenne a montré par cette décision qu'elle vit dans une réalité parallèle. Introduire les nouvelles sanctions et simultanément, proposer d'élaborer vers fin septembre (soit dans deux semaines) les propositions sur leur suppression est une absurdité même dans un le sens bureaucratique, et politique aussi, bien sûr. L'UE avec ses amis d'outre-atlantique a déclaré bien souvent que son objectif principal était la désescalade du conflit dans le Sud-est de l'Ukraine, appelant la Russie à prendre des mesures dans cette direction. Aujourd'hui, elle avance elle-même vers l'escalade des tensions. L'Europe stimule le parti de la guerre de Kiev. »


Infographie (complète) vue dans cet article : ~ Nouvelles sanctions antirusses, nouvel effet boomerang (Ria Novosti) ~

L'introduction de ces sanctions supplémentaires de l'Union européenne à l'encontre de la Russie pourrait amener à la déstabilisation de la trêve en Ukraine. C'est ce que redoute, par exemple, le vice-président de la commission du Sénat français sur les affaires internationales, la défense et les forces armées Yves Pozzo di Borgo. L'Europe fait une grande erreur, a constaté le politique. De plus, les sanctions ne seront pas critiques pour le business russe. Les volumes des moyens octroyés par l'État excluent toute influence de la conjoncture politique variable à l'Occident sur les paramètres économiques russes.


~ Que veut la Russie ? (Jacques Sapir) ~

D'après l'avis du directeur du centre indépendant de recherche Bruges Group Robert Oulds, l'UE veut propager son influence plus loin à l'Est, et la seule barrière sur cette voie, c'est la Russie. Mais le président Poutine ne permettra pas aux politiques européens de mettre la camisole de force à son pays, croit l'expert. À son avis, l'Occident doit coopérer avec la Russie, et non voir en elle un ennemi. Robert Oulds est persuadé que ce nouveau paquet de sanctions constitue le début d'une guerre commerciale. Et le fait que cela se passe malgré une certaine stabilisation de la situation dans le Sud-est de l'Ukraine, signifie seulement le désir de l'Europe de punir la Russie pour son indocilité. Bref, la plupart des analystes sont assurés que le Kremlin mènera une politique souveraine, domestique et étrangère, répondant aux intérêts nationaux, que cela plaise aux Occidentaux ou non. Le député du Parlement européen de l'Estonie Jan Toom dit : « Je connais peu d'exemples où les sanctions économiques ont atteint les buts affichés. Au cours des 100 dernières années, elles se sont montré efficaces 13 fois. Ce n'est pas beaucoup. Il est clair qu'en introduisant des sanctions, nous nous coupons nous-mêmes de la voie vers un dialogue constructif. »


~ La Russie cherche des antidotes contre les sanctions financières... (Audrey Duperron, Express.be) ~

Après les sanctions du côté de l'UE, la Russie pourrait prendre des contre-mesures, ce qui compliquera beaucoup le retour des relations entre Moscou et l'Occident à leur ancien niveau. Et le principal, la nouvelle vague de sanctions amènera à la mobilisation de la société russe. Donc, l'acte occidental aura un effet contraire à celui que l'UE espérait.

Sergei Duz

Source de l'article :
~ Sanctions antirusses : cette Union Européenne qui vit dans une réalité parallèle (La Voix de la Russie via Sott) ~


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Le casse-tête des sanctions à répétition...

Message  Silver Wisdom le Ven 19 Sep - 13:48

Le casse-tête des sanctions à répétition...

Tout ce que fait la Russie ne laisse pas de place au doute.
On rapplique avec des sanctions. Nous y voilà encore.
La dernière série de sanctions imposées par le département du Trésor américain et l’Union européenne
vise le système bancaire russe, le secteur de l’énergie et l’industrie de la défense.



~ Nouvelles sanctions contre Moscou: un suicide juridique pour l'UE (Ilia Remeslo, RIA Novosti) ~

Les sanctions sont cruelles. Les sanctions sont désagréables. Il n’y a pas d’euphémisme pour les décrire. Ce n’est rien de moins qu’une déclaration de guerre économique. Sberbank, la plus grande banque de Russie, n’aura plus accès aux marchés des capitaux occidentaux pour obtenir du financement à long terme, y compris toute forme d’emprunt s’étalant sur plus de 30 jours. En outre, cette nouvelle série de sanctions a ramené de 90 à 30 jours l’échéance maximale des prêts imposée à six autres grandes banques russes lors de la série de sanctions précédente. Sur le front énergétique, ce que les États-Unis et l’Union européenne veulent, c’est la mise au rancart des nouveaux projets d’exploration russes en Sibérie et dans l’Arctique, en interdisant aux grandes pétrolières occidentales de vendre de l’équipement et de la technologie aux projets extracôtiers et en eau profonde, ainsi qu’aux projets d’exploitation du gaz de schiste. Cela veut dire que les sociétés Exxon et Shell, par exemple, doivent mettre un frein à leurs activités avec cinq grandes sociétés russes dans le secteur du pétrole, du gaz naturel et du pipeline : Gazprom, Gazprom Neft, Lukoil, Surgutneftegaz et Rosneft.


~ Poutine se tourne vers la Chine, et la Chine, vers Poutine (RésistanceAuthentique) ~

Personne n’a jamais perdu d’argent en misant sur la stupidité des sempiternels « hauts responsables américains » anonymes, qui répètent inlassablement que la dernière série de sanctions vise à obliger Moscou à « respecter le droit international et la souveraineté de l’État ». Un examen rapide des données historiques nous autorise à rire aux éclats en lisant ce passage. Pour sa part, David Cohen, sous-secrétaire chargé du terrorisme et du renseignement financier au département du Trésor américain, insiste pour dire que la série de sanctions va « isoler » la Russie du système financier mondial. Les médias institutionnels occidentaux ont aussi qualifié la série de sanctions comme susceptible de « causer une agitation sur les marchés financiers déjà nerveux ». Comme « agitation », on a déjà vu pire. En Russie, les titres des sociétés visées par les sanctions ont monté. Aux États-Unis, les titres énergétiques ont fléchi. Bref, les marchés « agités » ont interprété la dernière série de sanctions comme un autre tir dans les pieds de Washington et de Bruxelles.

Stephen Cohen a écrit:
(...)
En politique, comme en histoire, il y a toujours des alternatives. Au moins trois issues à la crise ukrainienne sont envisageables :

• La guerre civile s’intensifie et s’étend, impliquant les forces militaires russes et éventuellement celles de l’OTAN. Cela serait la pire issue. Une sorte de remake de la crise des missiles de Cuba.
• La partition actuelle, de fait, de l’Ukraine est formalisée avec deux Etats ukrainiens – l’un allié avec l’Ouest, l’autre avec la Russie – coexistant entre guerre froide et paix froide. Cela ne serait ni la meilleure ni la pire des issues.
La meilleure solution serait le maintien d’une Ukraine unie en un seul Etat. Cela supposerait des négociations de bonne foi entre représentants de toutes les régions d’Ukraine, y compris avec les chefs du sud-est en rébellion, probalement sous les auspices de Washington, Moscou et de l’Union Européenne. C’est ce que Poutine et son ministre des affaires étrangères, Sergueï Lavrov, préconisent depuis des mois.
(...)

~ La nouvelle guerre froide et la nécessité d’une hérésie patriotique (Stephen Cohen via Les Crises.fr) ~

« L’isolement » de la Russie, c’est l’empêcher d’accéder à des « sources importantes de financement libellé en dollars », pour reprendre le jargon de Washington et de Wall Street, baptisées par euphémisme « capitaux occidentaux ». Il est question ici de dollars américains et d’euros. Mais quiconque suit les mesures qui se superposent en faveur d’un monde multipolaire sait que la Russie n’a pas besoin de se procurer plus de dollars américains et d’euros. Moscou pourrait se servir de ces deux devises pour des achats croisés de biens et services avec les États-Unis et l’Union européenne. Sauf qu’il peut se procurer ces biens et services ailleurs dans le monde. Pour ce faire, les « capitaux occidentaux » sont inutiles et Moscou favorise de plus en plus l’utilisation d’autres devises avec ses autres partenaires commerciaux. Le gang des atlantistes tient pour acquis que Moscou a bien plus besoin de biens et services des États-Unis et de l’Union européenne que l’inverse. Il se met le doigt dans l’œil. La Russie peut vendre ses ressources énergétiques abondantes en n’importe quelle devise autre que le dollar américain et l’euro. La Russie peut acheter tous les vêtements qu’il lui faut en Asie et en Amérique du Sud. Dans le secteur de l’électronique et de la haute technologie, pratiquement tout est fabriqué en Chine de toute façon.

Sergueï Lavrov a écrit:
(...)
“S’il n’y avait pas eu de Crimée et de sud-est de l’Ukraine, l’Ouest inventerait tout de même quelque chose. Le but qu’ils se sont fixé : faire à tout prix perdre l’équilibre à la Russie. Cette tâche, elle a été formulée il y a longtemps. Prenez la Syrie. Il y a de cela deux ans, tout le monde nous a montrés du doigt comme les défenseurs du dictateur qui tyrannisait son propre peuple.”  “Je répète: s’il y a un désir, le prétexte se trouvera. Ce n’est pas d’hier que Washington et certains Etats européens ont décidé d’isoler la Russie.”
(...)

~ Notes sur un “triangle équilatéral” de circonstance (Philippe Grasset, DeDefensa) ~

Un aspect crucial se joue sur le front énergétique. Il sera palpitant de suivre l’Union européenne, qui n’a même pas encore adopté de politique énergétique commune, dans sa recherche de fournisseurs de remplacement. Pour un certain nombre de raisons complexes (quantité insuffisante de gaz promise, absence de pipeline), l’Azerbaïdjan, le Turkménistan et le Qatar ne font pas partie du lot. Ce n’est pas pour demain non plus que l’administration Obama autorisera l’Union européenne à importer de l’énergie de l’Iran, et ce, même si l’accord sur le nucléaire iranien (qui bat de l’aile) était signé d’ici la fin de 2014, ouvrant sans doute la voie à la levée des sanctions. Les marchés « irrationnels » voient ce qui se passe vraiment. Loin d’être « irrationnels », ils fluctuent en fonction des profits à tirer de la realpolitik. Tout ceci se passe avant même que Moscou n’ait donné la réplique. Le coup pourrait être fatal, s’il vise les exportateurs de l’Union européenne vers la Russie et même l’approvisionnement en énergie de la Russie. L’Union européenne va ensuite riposter, puis la Russie répliquera. C’est exactement ce que souhaite Washington : une guerre commerciale et économique ravageant et divisant l’Eurasie.



Sur le plan politique, l’Ukraine et l’Union européenne avaient initialement convenu de « repousser à la fin de 2016 l’entrée en vigueur de l’accord d’association avec l’Union européenne ». Ça ne s’invente pas. C’est exactement ce qu’a fait Victor Ianoukovytch en novembre dernier, car il savait que l’Ukraine ne pouvait se permettre de perdre un partenariat commercial certifié avec la Russie en faveur d’un vague « libre échange » avec l’Union européenne. Cette décision de « repousser » l’accord a été supervisée par ce parangon de médiocrité qu’est José Manuel Barroso, le président sortant de la Commission européenne. Lors d’une séance plénière, le Parlement européen à Strasbourg s’est empressé de ratifier l’accord d’association avec l’Ukraine, au moment même où le président Petro Porochenko le déposait au Parlement ukrainien. Ce qui ne veut pas dire que l’accord entre immédiatement en vigueur. « L’intégration » économique avec l’Union européenne, l’euphémisme utilisé pour nommer l’invasion à sens unique de produits de l’Union européenne en Ukraine, ne débutera qu’en janvier 2016. Il ne faut pas s’attendre non plus à ce que l’Union européenne, frappée par la crise, accueille l’Ukraine en son sein prochainement (si elle le fait).

Ce jeudi, Porochenko va rencontrer son maître, le président des États-Unis Barack Obama, et prendra la parole au cours d’une séance conjointe des deux chambres du Congrès américain. Attendez-vous à de la rhétorique concernant « l’empire du mal » aux proportions intersidérales. Mais c’est samedi à Berlin que les vraies choses vont se jouer, pendant les négociations sur l’énergie entre la Russie, l’Union européenne et l’Ukraine. Inutile de rappeler que Moscou a toutes les principales cartes dans son jeu. La dette colossale de Washington a pratiquement atteint vingt mille milliards de dollars, et continue de grossir. Avec une crise monstrueuse qui s’approche comme un tsunami infernal, il ne faut pas s’étonner que Washington ait recours à la tactique de diversion parfaite : le retour de « l’Empire du Mal ». Les écoles d’études politiques s’inspirant des Marvel Comics ont de nouveau la cote, semble-t-il.


~ Un nouveau rideau de fer entre la Russie et l’Occident... (FYI) ~

La Russie possède un énorme surplus de capitaux étrangers et est en mesure d’affronter la tempête. Par contre, la première économie de l’Union européenne qu’est l’Allemagne souffre déjà. Elle a déjà une croissance négative s’établissant à -0,2 %. C’est dans cette direction que le vent de l’imposition hystérique de sanctions souffle, en faisant dérailler davantage les économies de l’UE. Mais personne n’est prêt à parier que l’Union européenne aura le cran nécessaire pour résister à Washington. Surtout pas à Bruxelles, où les vassaux sont légions.

Pepe Escobar

~ Traduit par Daniel pour vineyardsaker.fr ~

Source originale de l'article :
The US-EU-Russia sanctions puzzle (RT)


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La levée des Sanctions Européennes "dépend d’une certaine façon du leadership américain"...

Message  Silver Wisdom le Jeu 4 Fév - 10:06

La levée des Sanctions Européennes
"dépend d’une certaine façon du leadership américain"...


Le sénateur John McCain vient de déclarer qu’il revient aux USA
de décider si les sanctions européennes contre la Russie doivent être levées ou pas...




Hannibal Genseric a écrit:
(...) Ainsi, durant le 3e trimestre 2014, la Russie a acheté 55 tonnes d'or, c’est plus que les achats officiels de toutes les banques centrales du monde réunies ! En résumé , le cours du pétrole est sous-évalué, mais ce facteur est compensé par le fait que la valeur du dollar est, elle, surévaluée. Avec cet actif surévalué, Poutine achète de l’or, qui lui est… sous-évalué. Si la Russie semble perdre en ce moment, elle sera gagnante à moyen terme. Cette brillante combinaison économique de Poutine met l’Occident, mené par les États-Unis, dans la position d’un serpent qui se mange agressivement la queue. Cette idée de piège « en or » est probablement de son conseiller économique, Sergueï Glaziev. Cette idée brillante est exécutée de main de maître par Poutine avec le soutien inconditionnel de son collègue chinois, Xi Jinping. (...)

~ Les contre-sanctions russes menacent l’Occident... (La Cause du Peuple via Réseau International)(Janvier 2016) ~

La décision devrait être évoquée à Munich la semaine prochaine, vu le nombre de pays européens qui se plaignent de l’impact de ces sanctions sur leur économie. "Je crois qu’il y a beaucoup de discussions entre les Européens à propos de la fin des sanctions… nombre d’entre eux attendent leur levée," a-t-il déclaré lors d’une interview à Sputnik. "Cela fait plusieurs mois que j’en entends parler, et il y a une énorme pression de la part de certains pays, notamment l’Allemagne, pour la levée des sanctions." Cependant, l’ancien candidat malheureux aux présidentielles américaines pense qu’au final c’est à Washington de décider s’il faut ou non mettre fin aux sanctions, expliquant… que cela "dépend d’une certaine façon du leadership américain." La levée des sanctions doit être évoquée lors de la Conférence sur la Sécurité à Munich la semaine prochaine, à laquelle doit se rendre également le Premier ministre Dimitry Medvedev. "Les sanctions économiques seront évoquées en coulisses, même si ce n’est pas visible," a poursuivi McCain. "Cela ne sera pas discuté ouvertement pendant la conférence, mais il y aura beaucoup de débats à ce propos entre les différents pays européens".



M. K. Bhadrakumar a écrit:
(...) Obama ne comprend pas que le monde n'est pas intéressé à isoler la Russie ou à démolir l'économie russe à un moment où l'économie mondiale a un besoin pressant de centres de croissance, en particulier à l'extérieur du monde occidental. Donc, si l'Europe veut seulement le gaz russe et bannir le pétrole russe, c'est parfait pour les économies à croissance rapide comme l'Inde et la Chine ou le Vietnam. Si l'Europe ne veut plus acheter d'armes russes, pas de problèmes pour l'Inde, l'Irak, l'Egypte, le Venezuela, le Brésil, etc., qui ont toujours des accords d'armement avec la Russie. Il est tout à fait certain que les BRICS et l'Organisation de la Coopération de Shanghai ne vont pas disparaître. Ce qu'Obama néglige est le fait que les instruments de la Guerre Froide sont périmés et ont perdu leur utilité. C'est de la pure arrogance de sa part que de croire qu'il serait un Joueur de Flûte magique et que le reste du monde le suit tout simplement. Pourquoi le monde devrait-il se joindre à la guerre que mènent les USA pour sauver le statut immaculé du dollar américain afin de préserver l'hégémonie mondiale des Etats-Unis, en dépit du fait que ce pays connaît un inexorable déclin ? (...)

~ Why Obama's Russia sanctions are doomed (India Punchline via Questions Critiques)(Juillet 2014) ~

McCain a raison sur un point : l’Union Européenne n’est pas contente de perdre des milliards de dollars d’échanges suite à l’embargo mis en place par Moscou en réponse aux sanctions. Le ministre français de l’Économie, de l’Industrie et du Commerce numérique Emmanuel Macron a expliqué en janvier que Paris apporterait son soutien à la levée des sanctions occidentales à l’été 2016. Ce point de vue est partagé par les représentants de la Chambre de commerce germano-russe AHK, qui sont convaincus que les sanctions contre la Russie doivent prendre fin. Le président de cette organisation, Rainer Seele, assure que 80% des entreprises allemandes ont été impactées par ces sanctions économiques. Selon Seele, la plupart des représentants des sociétés interrogées pensent que "l’efficacité politique de ces sanctions n’est pas apparente".

En décembre, l’Italie a remis à plus tard l’application d’une décision de l’UE visant à étendre les sanctions économiques, et a demandé à ce que ces mesures soient discutées au sein de l’Union, après une réunion d’envoyés européens à Bruxelles. Le vice-président américain Joe Biden avait admis en octobre 2014 que les dirigeants US avaient dû faire pression sur l’Europe pour imposer les sanctions économiques contre la Russie après la crise en Ukraine, car l’Europe était réticente à ce genre de mesures. "Il est vrai qu’ils ne voulaient pas le faire," a avoué Joe Biden. "Mais les États-Unis ont pris les choses en main et le président des États-Unis a insisté sur ce point. Parfois, nous avons même dû placer l’Europe dans une situation inconfortable afin qu’elle agisse et qu’elle fasse "payer" la Russie", avait-il déclaré.


~ John McCain: Lifting of anti-Russian sanctions will depend on US (Chaîne YT de RT)(Février 2016) ~

Les sanctions économiques européennes contre la Russie ont été introduites en juillet 2014 pour un an avant d’être prolongées suite à la crise ukrainienne et la réunification avec la Crimée. Elles incluent des restrictions sur les prêts accordés aux principales banques étatiques russes, ainsi qu’aux grandes compagnies de défense et pétrolières. De plus, Bruxelles a imposé des restrictions sur la fourniture d’armes et d’équipement militaire à la Russie, ainsi que sur les technologies militaires, les équipements "Hi-Tech", les technologies à double usage et celles de l’industrie pétrolière.

La Russie a répondu en imposant un embargo sur les produits agricoles, la nourriture et les matières premières provenant des pays ayant adopté les sanctions contre elle. L’importation de viandes de boeuf, porc, volaille, de poisson, de fromage, de lait, et de fruits et légumes ont été interdits depuis ces pays, et Moscou a lancé une politique de substitution de ces produits.

RT

~ Traduction de Christophe pour Il Fatto Quotidiano ~

Source originale de l'article :
Some European countries want Russian sanctions lifted, McCain says US to decide (RT)(Février 2016)


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