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En théorie, le prix du pétrole, c’est facile: tout n’est qu’offre et demande..

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En théorie, le prix du pétrole, c’est facile: tout n’est qu’offre et demande..

Message  Silver Wisdom le Mar 1 Sep - 9:06

En théorie, le prix du pétrole, c’est facile:
tout n’est qu’offre et demande...


Le 23 août, les cours du brut sont tombés sous les 38 dollars.
Désormais, d'influents stratèges évoquent un baril à 15, voire à 10 dollars.
Ralentissement chinois; production à flots aux USA et en Arabie saoudite,
entrée en jeu de l'Iran, tout se ligue pour faire chuter durablement les cours...



Source Vidéo : Le pétrole bientôt à 15 dollars? (Myret Zaki, Bilan)

Pour un complément d'information, veuillez visiter les liens suivants :



Nabil Bourassi a écrit:
(...) Le ministre saoudien du pétrole a affirmé que son pays ne changera rien à son rythme de production y compris si le cours du baril baissait à 20 dollars. Il estime que le monde ne reverra plus un brent à 100 dollars.
"Il n'est pas dans l'intérêt des producteurs de l'OPEP de baisser leur production, quel qu'en soit le prix", a déclaré Ali al-Naimi, le ministre saoudien du pétrole. Dans une interview qualifiée par le Financial Times d'"inhabituellement franche", celui qui est considéré comme la figure la plus influente de l'industrie énergétique mondiale a écarté toute baisse de la production de brut y compris si le prix du baril atteignait 20 dollars. "Même s'il descend à 20, 40, 50, 60 dollars, c'est hors-de-propos", a-t-il ajouté. (...) Si l'Arabie Saoudite se mettait à baisser sa production, "les prix repartiraient à la hausse, et les Russes, les Brésiliens et les producteurs américains de pétrole de schiste prendraient notre part", a affirmé le ministre saoudien. Il a également expliqué que l'Arabie Saoudite comme d'autres pays du Golf pouvait aisément supporter un prix du baril de pétrole extrêmement bas puisque le coût de production est de 4 à 5 dollars pour eux. (...)


~ Même à 20 dollars le baril, l'Arabie Saoudite ne baissera pas sa production (La Tribune, Décembre 2014) ~

Patrick Artus a écrit:
(...) La baisse du prix du pétrole a des effets particulièrement importants sur la zone euro. Elle permet que la dépréciation de la monnaie européenne n'entraîne pas de hausse du prix des importations de la zone. Depuis le début de 2014, l'euro s'est déprécié de 10 % par rapport au dollar et le prix du pétrole en dollars a baissé de 17 %. Le prix du pétrole en euros a donc chuté de 7 %. La zone peut donc profiter de l'effet positif de la dépréciation de l'euro sur ses exportations (ce qui devrait augmenter sa croissance de 0,2 point deux années de suite), sans être pénalisée par la hausse des prix des importations. Mais compte tenu du poids des importations de pétrole, une baisse de 10 % du prix du pétrole réduit de 0,4 point le taux d'inflation. Si le prix de l'or noir continue à baisser, l'inflation de la zone euro (0,3 % aujourd'hui) pourrait devenir négative. (...) Que fera la Banque centrale européenne (BCE) face à cette situation ? Récemment, elle s'est surtout inquiétée d'une inflation très faible par rapport à son objectif de 2 %. Même si la baisse du prix du pétrole est un choc d'offre favorable et si la désinflation induite est positive, il est alors probable que la BCE passera à une politique monétaire encore plus expansionniste.

~ Pourquoi le prix du pétrole baisse (Alternatives Economiques, Novembre 2014) ~




Valère Gogniat a écrit:
(...) Prédire l’évolution du prix du baril de pétrole? Rien de moins qu’une équation mathématique diabolique. Ces jours, les indices vedettes de l’or noir (le Brent, coté à Londres, et le Light Sweet Crude, coté à New York) reviennent de loin. En se promenant autour des 60 dollars le baril, ils ont regagné des couleurs après la dégringolade subie en fin d’année 2014. Prudents, les analystes estiment d’ailleurs que ce prix devrait se maintenir. Dans tous les cas, s’essayer à un pronostic revient à «mettre un doigt en l’air pour mesurer la force du vent», rigole un fin connaisseur du marché pétrolier. (...) Aux Etats-Unis, donc, toute l’attention se concentre sur le pétrole de schiste. Depuis que les Américains ont compris comment fracturer la roche à moindre coût pour en extraire de l’huile noirâtre, ils ont bouleversé la donne. Mi-juin, le pays est d’ailleurs devenu le premier producteur mondial de pétrole, mais, il faut le rappeler, les rois du schiste américains n’ont pas (encore) le droit d’exporter leur brut. Qu’importe: les importations de ce gigantesque consommateur d’or noir ont chuté, d’où le violent déséquilibre sur les marchés mondiaux. (...)

~ L’équation diabolique du prix du pétrole (Le Temps, Juin 2015) ~

Cécile Chevré a écrit:
(...) En sapant le cours du baril sous le pied des Russes, l’Arabie saoudite cherche manifestement à préserver ses parts de marchés en Asie, un continent qui est, comme vous le savez, le marché d’avenir de l’énergie. Dans le viseur de Riyad, les différents contrats signés entre la Russie et les pays asiatiques (pensez aux supers contrats signés l’année dernière avec le Japon et surtout avec la Chine) ainsi que les oléoducs et gazoducs qui en découlent. (...) Il est cependant vrai que la phénoménale expansion de la production made in Etats-Unis a de quoi chatouiller la susceptibilité de l’Arabie saoudite qui voit son statut de principal producteur de la planète remis en cause et dont les exportations vers les Etats-Unis sont inversement proportionnelles à la courbe de production de pétrole américain. Bref, si l’Arabie saoudite pouvait avoir la peau des producteurs américains et, par la même occasion, donner un signal d’avertissement à ceux qui à Washington veulent libéraliser les exportations de pétrole, c’est une nouvelle fois tout bénef. (...) La production de pétrole américain a même récemment atteint de nouveaux plus hauts malgré les difficultés financières de plus en plus graves de nombre de petits producteurs. La raison ? Elle pourrait être résumée ainsi : “marche ou crève”, ou plutôt “produit ou crève”. Pour nombre de producteurs, et tout particulièrement les plus petits, les plus spéculatifs et/ou les plus endettés, un arrêt de la production signe leur arrêt de mort. Ils ont donc produit à tout-va, comme si demain n’existait pas. (...)

~ Qui a (encore) tué le baril de pétrole ? (La Quotidienne de la Croissance, Août 2015) ~

RT a écrit:
(...) En cause : les prix du pétrole qui connaissent une forte baisse, la plus importante en 10 ans. À l'origine de cette tendance : des manœuvres engagées par le Royaume, qui pourrait aujourd'hui se retrouver pris à son propre piège. (...) En effet, lorsque les taux ont commencé à descendre, mi-2014, la monarchie avait beaucoup à gagner de cet état de fait. D'abord, les conséquences de la baisse des prix sur l'économie russe. Alliée des États-Unis, l'Arabie Saoudite a été soupçonnée d'agir de concert avec Washington dans le but d'affaiblir Moscou. La Russie, qui dépend de ses exportations d'hydrocarbures, se porte mieux lorsque les prix sont élevés. Au beau milieu de la tourmente ukrainienne, alors que les sanctions contre Moscou s'accumulaient, le géant russe du pétrole Rosneft avait affirmé qu'Américains et Saoudiens agissaient de concert pour couler l'économie russe. (...) Quelque soit l'issue de cette crise, nombreux sont les experts qui estiment que l'Arabie Saoudite va devoir lever le pied sur sa stratégie hégémonique pétrolière. « Le gouvernement saoudien ne peut pas demeurer le premier employeur du secteur pétrolier, il ne peut plus compter sur les grands projets d'infrastructure pour grossir son économie et il ne peut pas continuer à prodiguer des subventions et à faire de la dépense publique », affirme Farouk Soussa, à la tête de la branche Moyen-Orient de Citygroup Inc. (...)

~ L'Arabie saoudite va-t-elle sortir indemne de la crise pétrolière ? (RT France, Août 2015) ~


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Le Pétrole fera-t-il exploser la Planète finance ?...

Message  Silver Wisdom le Dim 24 Jan - 9:09

Le Pétrole fera-t-il exploser la Planète finance ?...

Mais à quoi joue donc l’Arabie Saoudite ?
Même contrainte de succomber à des mesures d’austérité comme une vulgaire démocratie occidentale,
l’Arabie Saoudite continue d’alimenter la pression vendeuse sur le pétrole en consentant
de nouvelles ristournes à ses clients asiatiques… en pleine débâcle des cours du brut...




Philippe Béchade a écrit:
(...) Mais à ce prix… qui vend ? Il serait plus pertinent de dire « qui se fait Hara Kiri » à ces niveaux de cours économiquement absurdes ? Et bien ce sont les Hedge Funds, gorgés de pétrole papier, avec des positions à effet de levier financées par de l’argent gratuit. Cette gratuité permettait de financer des encours massifs, de rouler les positions d’échéance en échéance à peu de frais. Mais aujourd’hui, les coûts de portage explosent par rapport à la valeur du sous-jacent et la volatilité rend les reports de positions très onéreux. Et la forte chute du WTI ce mercredi 20 janvier a coïncidé avec des conditions techniques très particulières : un changement d’échéance mensuelle qui a contraint nombre d’opérateurs à faire le choix entre payer pour reporter leur position à grand frais un mois de plus… ou jeter l’éponge et vendre à tout prix. (...)

~ Le Pétrole peut-il perdre plus de 80% sans faire sauter les banques ? (La Bourse au Quotidien)(Janvier 2016) ~

C’est à croire que les élites saoudiennes ont massivement parié sur la baisse de l’or noir via des hedge funds qui se régalent avec leurs positions short depuis 18 mois. Quand ça ne peut plus baisser, ça baisse encore ! Et les records décennaux tombent en cascade. Le Brent a chuté jusqu’à 32,16 $ ce matin, et le WTI à 32,09 $ (Le 7 Janvier). La fuite en avant dans la saturation du marché, ce n’est pas là une affirmation péremptoire des Publications Agora ; c’est la version très sérieuse défendue par de nombreux stratèges conseillant les plus grandes banques de Wall Street pour expliquer l’accélération de la spirale baissière du pétrole depuis lundi après-midi.

Le contexte géopolitique se tend, la guerre que mène Ryad par procuration avec Téhéran en Syrie et au Yémen, l’offensive de Daech en Lybie… tout cela est interprété comme un chèque en blanc pour inonder le marché de pétrole. Ce serait désormais le chacun pour soi parmi les membres de l’OPEP et c’est à qui inondera le marché le premier… Une stratégie tout simplement suicidaire, les cours baissant plus vite que les supertankers ne peuvent accoster aux terminaux pétroliers. Alors que le pétrole tentait de refranchir les 38 $ sur des informations concordantes faisant état d’un missile tiré depuis le Yémen et qui aurait fait mouche samedi dernier sur des installations pétrolières saoudiennes (après plusieurs tirs infructueux), un décrochage d’une rare brutalité est survenu lundi (-5% en moins d’une heure). Ce mouvement avait de quoi intriguer : il n’était relié à aucune information connue du grand public et s’est amorcé comme si de gros programmes de ventes s’étaient déclenchés simultanément pour casser les reins des acheteurs, suscitant des liquidations de position en mode panique, toujours en vertu du principe que « quelqu’un sait sûrement quelque chose » ou qu’il ne faut pas être le dernier à s’éloigner d’une grenade dégoupillée.

La séance du mercredi 6 janvier restera historique quoi qu’il arrive puisque le baril de WTI a dévissé de -5,6% pour s’enfoncer en quelques heures sous les 34 $ (33,95 $), pour la première fois le 12 février 2009. Et ce matin, je vous le disais, le Brent a chuté jusqu’à 32,16 $ et le WTI à 32,09 $. Les stocks d’essence ont bondi de +10,6 Mns de barils à l’issue de la dernière semaine de l’année 2015, ce qui signifie que les capacités de stockage US sont à saturation.



Hashtable a écrit:
(...) On pourrait croire qu’une énergie moins chère soit une bonne nouvelle pour tout le monde, au-delà d’un gouvernement qui redoute par dessus tout une hausse du baril, une hausse des intérêts d’emprunts d’État, celles-ci aggravant la hausse incontrôlable du chômage qui gangrène le pays. Eh bien non : grâce aux petits soldats journalistiques de l’économie pour les nuls, cette baisse de prix, loin de signifier déplacements, chauffage et importations moins chers, sera prestement présentée comme une nouvelle catastrophe en devenir. Que ce soit sur RTL, Le Figaro ou FranceTV, tout le monde est sur le pont pour rappeler quelques éléments essentiels : un pétrole bas, cela signifie un risque de déflation et un risque de laisser-aller budgétaire ! (...)

~ Et le pétrole chuta (Hastable)(Décembre 2015) ~

Le cauchemar continue pour les actionnaires des sociétés pétrolières, parapétrolières, et fournisseurs de matériel d’exploitation (forage, structures off-shore, pipelines, etc.). La plupart des groupes ont chuté de plus de 10%, des écarts caractéristiques d’une capitulation finale. Mais c’est très souvent ce moment que guettent les amateurs de sensations fortes… et de rebonds spectaculaires. Mais pour certaines sociétés trop endettées, le scénario est plutôt comparable à celui de l’été 2008 pour les assureurs crédit, qui ont tous fait faillite.

Le maintien des quantités de shale oil extraites diminuant à peine depuis août dernier, on pourrait être tenté de penser que la quasi-totalité des entreprises poursuivent leurs opérations… Mais en réalité, ce sont les rares exploitants encore rentables qui sortent du pétrole à plein régime afin d’essayer de rembourser leurs dettes coûte que coûte… tandis que d’autres sont en train de remplir les formulaires de mise sous protection du Chapitre 11 de la Loi sur les faillites. Eh oui, la plupart des sociétés cotées qui ont perdu 80 à 90% de leur valeur ne s’en relèveront pas. Depuis plus d’un an maintenant, Jim Rickards explique à ses lecteurs pourquoi l’Arabie Saoudite maintient la pression sur le pétrole, et pourquoi cela mène à la faillite des compagnies de shales oil. Son indicateur de market timing, dont il vous parle ici, est absolument formel sur l’analyse et a permis de shorter le pétrole et de générer un gain de 1058% en 6 mois.

Vous n’avez rien à perdre car vous n’y toucherez pas… mais attention aux banques qui les ont financées avec de l’argent gratuit et qui pariaient sur une croissance mondiale alimentant une flambée du pétrole éternelle. Assurez-vous bien, si vous succombez aux sirènes du consensus sur les banques (« elles sont tellement en retard ») qu’elles ne soient pas fourvoyées en accordant massivement des prêts high yield aux nouveaux champions du shale oil. Et n’oubliez pas qu’au moins 4 des 6 plus grandes banques systémiques américaines gèrent des encours de produits dérivés supérieurs à 50 000 MILLIARDS de $, soit deux fois et demi le PIB américain chacune. Que ces encours se retrouvent amputés par une perte de seulement -0,01%… et leurs fonds propres seront désintégrés. Que cela ne se soit pas déjà produit avec des dérivés adossés à un pétrole qui chute de -70% en 1 an tient du miracle ; mais parier que des centaines de milliards de dette high yield en défaut n’aura aucun impact… relève de l’inconscience.

Philippe Béchade

Source de l'article : Le Pétrole fera-t-il exploser la Planète finance ? (La Bourse au Quotidien)(Janvier 2016)


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