Vers une nouvelle intervention humanitaire en Libye...

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Vers une nouvelle intervention humanitaire en Libye...

Message  Silver Wisdom le Sam 27 Fév - 10:35

Vers une nouvelle intervention humanitaire en Libye...

Un des rares bénéfices du bombardement de la Libye
va tomber dans la poche des habituels gagnants de cette alliance public-privé
que constitue la machine du militarisme sans fin, en lui fournissant
un nouveau prétexte pour un nouveau bombardement...



~ Libye: Daech commence à « pénétrer vers l’intérieur » du pays, selon Jean-Yves Le Drian (Les Echos)(Décembre 2015) ~

Tony Cartalucci a écrit:(...) D’une part, elles sont autant d’armées mercenaires au moyen desquelles les puissances occidentales déstabilisent leurs pays cibles (« proxy wars »). D’autre-part,  elles leur servent de prétexte pour lancer des interventions militaires directes lorsque la déstabilisation échoue ou n’est pas une option. On en a vu une première illustration dans les années 1980, lors de la création même d’Al-Qaïda, utilisée comme force mercenaire par les USA et les Saoudiens pour combattre les soviétiques en Afghanistan. En 2001, la présence d’Al-Qaïda en Afghanistan allait néanmoins servir de prétexte au déclenchement d’une invasion US, dont les forces d’occupation n’ont toujours pas quitté le pays. En 2011, ce sont littéralement ces mêmes terroristes qui ont été organisés, armés, financés et dotés de l’appui aérien de l’OTAN pour renverser le gouvernement libyen. Ils furent ensuite réarmés et embarqués vers la Turquie, membre de l’OTAN, d’où ils allaient envahir le nord de la Syrie, et plus spécifiquement la région d’Idlib et la cruciale cité d’Alep. Dans son article « REPORT: The US Is Openly Sending Heavy Weapons From Libya To Syrian Rebels », le Business Insider rapporte que « selon les déclarations de l’administration, la précédente opération secrète de la CIA à Benghazi visait notamment la saisie, la recherche et la destruction de l’armement lourd pillé dans les arsenaux du gouvernement libyen. Mais en octobre dernier, nous rapportions la preuve que des agents US, en particulier l’ambassadeur Chris Stevens, assassiné le 11/09/2012 à Benghazi, étaient incontestablement au courant du transfert de l’armement lourd libyen vers les djihadistes syriens. (...)

~ Les USA et l’OTAN envahissent la Libye pour y combattre... (Global Research)(Janvier 2016) ~

Les jours suivant le bombardement de la Libye par l’Otan ont été une période de grandes congratulations. Tout comme les avocats de la guerre contre l’Irak ont utilisé la capture et l’assassinat de Saddam Hussein comme preuve que leur guerre avait été un succès, les avocats de la guerre contre la Libye ont utilisé la capture et le meurtre brutal de Kadhafi comme une justification de leur décision. Les fauteurs de guerre comme Anne Marie Slaughter et Nicholas Kristof remplissaient les colonnes des journaux en vantant leur finesse d’analyse tout en se moquant des opposants à la guerre. Le New York Times publiait un article en première page déclarant : « U.S. Tactics in Libya May Be a Model for Other Efforts ». Tout le monde s’attendait à ce qu’Hillary Clinton, une des avocates les plus ferventes et une architecte de la campagne de bombardement, soit vue comme un génie en politique étrangère grâce à son grand succès en Libye : [url=« Nous sommes venus, nous avons vu, il est mort »]« Nous sommes venus, nous avons vu, il est mort »[/url], a-t-elle déclamé en riant telle une hystérique à propos du meurtre collectif de Kadhafi, au cours de l’émission télévisée 60 Minutes.

Depuis lors, la Libye, de manière totalement prévisible, s’est complètement écroulée et se trouve pour des années dans un état d’instabilité, sous la coupe de milices, de conflits sectaires et de l’extrémisme. L’exécution de Saddam Hussein n’a pas justifié la guerre d’Irak ni amélioré la vie des Irakiens, il en va de même pour Kadhafi. Comme je l’ai écrit le lendemain du jour où Kadhafi fuyait Tripoli et où les loyalistes du Parti démocratique fêtaient la victoire en dansant dans les rues : « Je suis franchement étonné de la volonté omniprésente à voir ce qui s’est passé en Libye comme une sorte de triomphe, alors que nous ne savons encore rien des informations nécessaires pour confirmer ce triomphe, c’est-à-dire le nombre de civils tués, si le sang a fini de couler, comment stabiliser le pays et, par-dessus tout, quel genre de régime va remplacer celui de Kadhafi… Quand une puissance étrangère utilise la force militaire pour renverser un régime tyrannique en place depuis des dizaines d’années, toutes sortes de chaos, de violence, d’instabilité et de souffrances, avec encore bien d’autres conséquences totalement imprévisibles, sont inévitables. »


~ Libye : La violence impériale n’a pas de fin (Moon of Alabama via Arrêt sur Info)(Janvier 2016) ~

Mais la grande question était de savoir quand (pas si, mais quand) l’instabilité et l’extrémisme qui s’ensuivraient inévitablement, seraient utilisés comme justification à une nouvelle guerre dirigée par les États-Unis, exactement comme cela s’est passé en Irak. En 2012, j’avais déjà posé la question de cette manière : Encore combien de temps avant que nous n’entendions qu’une intervention militaire est (encore) nécessaire, cette fois pour contrôler les extrémistes anti-américains qui sont maintenant armés et plus puissants grâce à la première intervention ? Les interventions militaires américaines sont très utiles pour s’assurer qu’à l’avenir d’autres interventions militaires soient toujours nécessaires.

Inquiets de la menace croissante que représente État islamique en Libye, les États-Unis et leurs alliés augmentent les vols de reconnaissance et la récolte de renseignements pour préparer d’éventuels frappes et raids commandos, ont annoncé cette semaine des politiciens américains et des membres des renseignements… « Il est exact que nous cherchions des actions militaires décisives contre EI parallèlement au processus politique » en Libye, a déclaré Dunford, le général du Joint Chiefs of Staff. « Le président a été clair, nous avons le droit d’utiliser les forces armées. »

Hakim Megatli a écrit:
(...) « Oui, c’est un fiasco et un chaos », a reconnu Juppé, bon joueur contrairement aux autres responsables français notamment Nicolas Sarkozy qui se vante à ce jour d’avoir « libéré » la Libye de Kadhafi. Au-delà de la rectitude morale et de l’éthique politique dont a fait preuve Juppé en reconnaissant que ce fut une erreur d’avoir installé le chaos en Libye, cet aveu, tardif il est vrai, souligne à grands traits la politique des puissants de ce monde qui se permettent de se jouer du sort des millions de personnes et peut être pour des décennies. Et pour cause, la France était en 2011 aux avant-postes de l’attaque des alliés de l’OTAN contre la Libye en proie à un conflit interne entre le régime de Kadhafi et des dissidents hétéroclites qui ne possédaient aucun agenda. Malheureusement, ce pays a été mis à genoux par les bombardements de l’OTAN qui ont détruit toute ses infrastructures et provoqué une guerre civile qui dure depuis cinq ans. L’armée française par l’entremise des va-t-en-guerre Sarkozy et son ami BHL, a envoyé un déluge de feu sur la Libye avant de l’abandonner à son funeste sort. (...)

~ L’intervention miliaire en Libye, un « fiasco » selon Juppé (Algérie 1)(Février 2016) ~

Tout comme il n’y avait ni al-Qaida ni État islamique à attaquer en Irak avant que les États-Unis ne bombardent le pays, il n’y avait pas EI en Libye avant que l’Otan ne la bombarde. Et maintenant, les États-Unis vont utiliser les conséquences de leurs propres bombardements pour justifier une nouvelle campagne de bombardements sur le même pays. La page éditoriale du New York Times, journal qui a soutenu la première campagne de bombardement sur la Libye, a, dans son édition du 26 Janvier, considéré le projet de nouveau bombardement du pays comme très troublant et expliqué : « Une nouvelle intervention militaire en Libye représenterait une avancée significative pour une guerre qui pourrait facilement s’étendre aux autres pays du continent. » En particulier, « cette escalade importante est prévue sans débat au Congrès sur les mérites et les risques d’une campagne militaire qui doit utiliser des frappes aériennes et des raids par les troupes d’élites américaines ». (Le premier bombardement contre la Libye s’est aussi fait non seulement sans l’accord du Congrès mais a été ordonné par Obama alors que le Congrès avait rejeté une telle autorisation).


~ Libye : l'Occident se prépare à intervenir (La Tribune)(Janvier 2016) ~

Voici ce qui a été présenté comme le modèle ultime de l’intervention humanitaire. Celle ci n’a engendré aucun bénéfice humanitaire mais a par contre causé de grandes souffrances humaines car, comme d’habitude, les gens qui ont ordonné cette guerre humanitaire (et la plupart de ceux l’ayant soutenue), ne s’y sont intéressés que dans la période où les bombes pleuvaient et les morts mouraient, mais se sont totalement désintéressés des conséquences humanitaires (comme l’a montrée leur totale indifférence aux conséquences des bombardements). Comme prévu, un des rares bénéfices de cette campagne de bombardement sur la Libye va tomber dans la poche des habituels gagnants de cette alliance public-privé que constitue la machine du militarisme sans fin, en lui fournissant un nouveau prétexte pour une nouvelle guerre.

Glenn Greenwald

~ Traduit par Wayan, relu par Hervé, Diane et Nadine pour le Saker Francophone ~

Source originale de l'article :
The U.S. Intervention in Libya Was Such a Smashing Success That a Sequel Is Coming (The Intercept)(Janvier 2016)


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La débâcle en Libye..

Message  Silver Wisdom le Mar 26 Avr - 14:09

La débâcle en Libye...

Les retombées de la crise qui perdure en Libye se feront sentir durement
dans les pays européens, ceux du Sud en particulier...




Manlio Dinucci a écrit:
(...) En débarquant en Libye sous le prétexte officiel de l’assister et de la libérer de la présence de Daech, les USA et les plus grandes puissances européennes peuvent aussi ré-ouvrir leurs bases militaires, fermées par Mouamar el-Kadhafi en 1970, dans une position géostratégique importante à l’intersection entre la Méditerranée, l’Afrique et le Moyen-Orient. Enfin, avec la « mission d’assistance à la Libye », les USA et les plus grandes puissances européennes se partagent le butin de la plus grande rapine du siècle : 150 milliards de dollars des fonds souverains libyens confisqués en 2011, qui pourraient se quadrupler si l’export énergétique libyen revenait aux niveaux précédents. Les fonds souverains, investis à l’époque d’el-Kadhafi pour créer une monnaie et des organismes financiers autonomes pour l’Union africaine (raison pour laquelle il fut décider d’abattre el-Kadhafi, comme il résulte des courriels d’Hillary Clinton), seront utilisés pour démanteler ce qui reste de l’État libyen. (...)

~ Les prédateurs de la Libye (Réseau Voltaire)(Avril 2016) ~

Les milices de Tripoli et des villes de l’ouest continuent à se faire des centaines de millions de dollars en envoyant toujours plus de dizaines de milliers de migrants vers l’UE. La situation s’est encore dégradée, la semaine dernière, à la suite d’un certain nombre de déclarations et d’événements, mais si vous ne lisez que les médias mainstream, je ne vous en voudrai pas d’avoir un avis différent. D’abord, Le ministre des Affaires étrangères de la Grande-Bretagne, Philip Hammond, a annoncé qu’il n’avait pas besoin du Parlement pour envoyer des troupes qui impliqueraient le Royaume-Uni dans un bourbier similaire à celui qu’elles ont subi en Afghanistan. Hammond a rétropédalé, quelques heures plus tard, sous la pression du Parlement. Pendant ce temps, l’ONU et l’UE ont également déclaré qu’ils allaient changer le statut de reconnaissance officielle internationale de la Libye, en le faisant passer de la chambre des représentants (HOR) à Serraj, sans attendre que la chambre des représentants reconnaisse le gouvernement d’entente nationale (GNA), ce qui donnerait à Serraj, qui a été nommé par l’ONU, le contrôle de vastes actifs étrangers de la Libye, estimés à 140 milliards de dollars.

La saga a continué, lundi soir, quand Serraj s’est adressé, par écran vidéo interposé, à plus de 50 Grands de ce monde, à savoir les ministres des Affaires étrangères et de la défense de l’Union européenne réunis pour un dîner au Luxembourg. Le fait que la chambre des représentants de Tobrouk n’ait toujours pas décidé d’accepter le gouvernement d’entente nationale n’a pas empêché Federica Mogerini, de l’UE, de réagir illogiquement, le soir même, à la déclaration de Serraj, en lui promettant 100 millions d’euros, perpétuant ainsi la mascarade de son gouvernement d’unité ! Les lecteurs se souviennent peut-être qu’il y a plus de deux semaines, Serraj est arrivé à Tripoli, en bateau, avec seulement 7 hommes, tout ce qui restait d’un Conseil présidentiel qui devait compter 9 hommes. Et où sont les 30 ministres et les 60 vice-ministres qui composent le gouvernement d’entente nationale ? Arraché à l’obscurité par l’ONU, Fayez Serraj, un homme d’affaires de Tripoli, a été choisi pour ramener la paix en Libye et mettre fin à la guerre entre le gouvernement islamiste du Salut national à Tripoli et le parlement élu (HOR) à Tobrouk. Serraj a aussi pour mission d’écraser, à la tête d’une armée libyenne unie, tout à la fois ISIS et les gangs de migrants clandestins, les deux casse-têtes libyens de l’Occident. Une mission impossible !

Niles Williamson a écrit:
(...) Sous couvert d’une pseudo-juridique « responsabilité de protéger » des manifestants anti-gouvernementaux à Benghazi face à un massacre prétendument imminent, les Etats-Unis et leurs alliés impérialistes en Europe avaient lancé une opération de changement de régime en 2011 pour évincer Mouammar Kadhafi, leader de longue date de ce pays riche en pétrole. Pilotée par Hillary Clinton, alors secrétaire d'État d'Obama, l'opération prétendument humanitaire avait entraîné la mort d'environ 30.000 personnes, l'assassinat de Kadhafi dans un lynchage brutal, la partition de facto de la Libye entre plusieurs factions rivales, et la déstabilisation de pays dans tout le Moyen-Orient et l'Afrique occidentale. Depuis 2011, les États-Unis et leurs alliés ont à maintes reprises lancé des frappes aériennes et des raids au moyen de forces spéciales en Libye, qui continueront indépendamment des plans d’opérations militaires plus larges, insistent les responsables américains. Le mois dernier, les Etats-Unis ont lancé un raid aérien contre un prétendu camp d'entraînement de l'EI dans l'ouest de la Libye près de la frontière tunisienne, tuant jusqu'à 50 personnes. (...)

~ Les puissances occidentales préparent des opérations militaires en Libye (WSWS)(Mars 2016) ~


~ Kadhafi sur LCI - L'interview intégrale (Chaîne YT de Zone Tube)(Novembre 2013) ~

Pour préserver cette illusion, les dignitaires occidentaux ont organisé des visites dans la capitale libyenne, un spectacle virtuel digne du « Village Potemkine ». Ils atterrissent sous haute sécurité à l’aéroport de Mitega, sous la protection de leur propre petite armée et des quelques milices qui ont pris le parti de Serraj après ses promesse de grosses hausses de salaire. De là, ils parcourent 3 km à toute allure dans des voitures blindées le long de la route côtière qui mène la base navale. Une fois que les dignitaires sont à l’intérieur, les photographes prennent toute une série de photos de première importance des poignées de main, puis on repart en toute hâte. Lundi dernier, le ministre britannique des Affaires étrangères, Philip Hammond, a aussi fait un saut au « bunker » naval de Tripoli, comme on appelle maintenant la base. Quelques jours plus tôt, les ministres des Affaires étrangères français, italiens et allemands s’étaient aussi livrés à ce petit manège. Mais peu après que les avions VIP français et allemands se sont envolés, une milice a fait sauter la maison d’un homme politique qui avait osé objecter au nouveau gouvernement. Quelques heures plus tard, une autre milice a attaqué la maison de Tripoli du premier ministre élu, Ahmed Maiteeg. Aucun des deux hommes n’était chez lui, ayant la sagesse de rester à l’écart de cette ville infestée de milices, mais pendant la deuxième attaque, des milices rivales ont amené des chars dans les rues et il y a eu des combats sporadiques pendant cinq heures. Serraj lui-même était aux abonnés absents. Il a passé la plupart de ces dernières semaines à l’étranger, au Caire, à Istanbul, à Londres et à Tunis, partout sauf en Libye.

Rien de tout cela n’a été mentionné au dîner de gala de lundi soir au Luxembourg. Les dirigeants européens ont maintenu les apparences et les ont même améliorées en promettant d’envoyer des diplomates à Tripoli, une ville qui rappelle le Sarajevo du début des années 90. Le mois dernier, l’UE et l’ONU ont cependant menacé de sanctions (geler les actifs ou interdire de voyager) les « trublions », c’est à dire les personnes qui oseraient s’opposer au gouvernement Serraj. Un d’entre eux, Abdul Rahman Swehli a cédé rapidement à la pression de l’UE et a été récompensé par le titre de « président » du soi-disant Conseil d’État. D’autres « trublions », dont le général Hafter, peuvent s’attendre au même traitement en dépit du fait qu’il soit en passe de reprendre Benghazi aux extrémistes. Cependant un seul homme a été mis, cette semaine, sur la liste des personnes à sanctionner, suite à l’ordre du président Obama de sanctionner les « trublions » libyens, et c’est Khalifa al-Ghweil, le chef du gouvernement islamiste de Tripoli. Jusqu’à présent, il est le seul ajout. Il ne fait aucun doute que d’autres noms seront ajoutés. L’ordre étasunien sera exécuté par l’ONU, pas par l’UE. Si Saleh, de la chambre des représentants (HOR), ne se laisse pas suffisamment intimider par l’ONU pour dire vite oui au gouvernement fantôme d’entente nationale (GNA) de Serraj, il pourrait bien être le prochain sur la liste. Il est déjà sanctionné par l’UE. Martin Kobler, de l’ONU, a également fait à Saleh, cette semaine, à Tobrouk, une offre digne de Don Corleone, qu’il ne pourra pas refuser !


~ L’intervention miliaire en Libye, un «fiasco» selon Juppé (Hakim Megatli via Global Research)(Février 2016) ~

Middle East Eye a écrit:
(...) Le gouvernement libyen d'union nationale soutenu par l'ONU essaie d'affirmer son autorité à Tripoli, mais l'arrivée soudaine d'un nouveau Premier ministre désigné a suscité la colère des autorités non reconnues qui contrôlent de facto la capitale. (...) Lors d'une allocution télévisée, le chef des autorités de Tripoli, Khalifa Ghweil, a déclaré que le gouvernement de Fayez el-Sarraj était « illégal » et lui a demandé de quitter la capitale ou de « se rendre ». Cependant, dix villes libyennes auparavant contrôlées par le gouvernement de Tripoli ont annoncé jeudi leur soutien au gouvernement soutenu par l'ONU via un communiqué publié en ligne par l'une des municipalités. (...)

~ La France demande un soutien militaire pour le gouvernement libyen soutenu par l'ONU (MEE)(Avril 2016) ~

Mais même si la chambre des représentants acceptait le gouvernement d’entente nationale, ce qu’ils auraient soi-disant fait l’autre jour, cela ne ramènera pas la paix en Libye, on aura juste un simulacre de gouvernement d’unité. Récemment, les deux banques centrales orientales et occidentales rivales de Libye ont annoncé qu’elles projetaient d’imprimer leur propre monnaie. Je prédis que le pays finira par se diviser en deux.

Richard Galustian

~ Traduction : Dominique Muselet ~

Source originale de l'article : Meltdown in Libya (Moon of Alabama)(Avril 2016)


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