Biodiversité interdite

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Biodiversité interdite

Message  Geoff le Sam 25 Fév - 15:06

Biodiversité interdite




Les graines naturelles sont hors la loi ! Un paysan n'est pas autorisé à en commercialiser les fruits et légumes. Est jugé délinquant tout paysan offrant ou échangeant des graines hors catalogue géré par Monsanto, Syngenta, DuPont, Limagrain...Ils sont 10 à contrôler la majorité des semences de la planète.




Le lobby de l’industrie pharmaceutique a réussi a faire un sort à la concurrence pénible des produits naturels. A compter du 1er avril 2011, la vente de tous les produits à base de plantes médicinales sera interdite sur le territoire de l’Union européenne…s ‘ils ne sont pas au bénéfice d’une autorisation !

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Re: Biodiversité interdite

Message  Geoff le Sam 25 Fév - 15:37

L’UE interdit la médecine par les plantes à partir du 1er avril 2011



Le lobby de l’industrie pharmaceutique a réussi a faire un sort à la concurrence pénible des produits naturels. A compter du 1er avril 2011, la vente de tous les produits à base de plantes médicinales sera interdite sur le territoire de l’Union européenne…s ‘ils ne sont pas au bénéfice d’une autorisation !

Les multinationales de la pharmacie et de l’agro-alimentaire entendent se rendre maîtres de tous les aspects de notre santé et de notre alimentation. Elles détruisent tout obstacle qui se trouverait sur leur chemin. Celui qui veut désormais offrir à la vente des produits à base d’herbes médicinales en leur attribuant des vertus thérapeutiques doit se soumettre aux mêmes conditions d’examen et de contrôle que pour n’importe quel médicament. Cette innovation va éliminer bien des acteurs de la concurrence. Peu importe que ces herbes et plantes médicinales offertes par la Nature soient fort prisées depuis des millénaires.

Ainsi, selon les directives de l’Europe, la vente et l’usage de produits à base d’herbes médicinales s’en trouvera fort restreint. Nous sommes ici en présence d’une directive de l’UE pour l’harmonisation des procédures d’autorisation en matière de préparations à base d’herbes médicinales traditionnelles qui sont utilisées en médecine. Ainsi les produits de la Nature destinés à des usages médicaux doivent faire l’objet d’une nouvelle déclaration et sont soumis à autorisation. Dans tous les pays de l’UE, il sera donc interdit de vendre des herbes ou des plantes médicinales qui n’auraient pas obtenu d’autorisation.

La même directive (THMPD= Traditional Herbal Medicinal Products Directive) stipule que tous les produits à base d’herbes médicinales qui ne sont pas considérés comme des aliments (tels que les épices), doivent être au bénéfice d’une autorisation THMDP dès avril 2011 pour pouvoir rester sur le marché.

La directive exige que toutes les préparations soient soumises à la même procédure que les médicaments chimiques. Peu importe que lesdits produits soient utilisés depuis des millénaires dans tous les ménages. Les géants de l’industrie pharmaceutique peuvent se payer les procédures d’autorisation mais comment un petit producteur pourrait-ilen faire autant alors que l’examen d’un produit ou d’un mélange de produits naturels se facture jusqu’à 120’000 euros ? A défaut, l’entreprise doit prouver, pour obtenir l’autorisation de mise en vente, la preuve que son produit a été utilisé depuis au moins 30 ans en toute sécurité et avec efficacité, dont 15 ans dans l’Union européenne. C’est un obstacle de taille que tous ne pourront pas franchir . Ceux des produits thérapeutiques en provenance de Chine, de l’Inde, du Japon ou de toute autre origine hors-UE et qui n’ont pas fait leurs preuves sur le territoire de l’Union européenne sont exclus du marché.

Dans de nombreuses cultures traditionnelles, on utilise des produits non-végétaux tels que des tissus d’origine animale et des produits minéraux. Ceux-là sont interdits par la directive européenne. Cela signifie que les citoyens des pays de l’UE sont privés de médecine traditionnelle en provenance de pays lointains. Ils doivent y renoncer.

Dès sa mise en vigueur l’année prochaine, la directive THMPD n’autorise que trois catégories de produits à base d’herbes médicinales sur le marché de l’UE :
1 – Les produits qui ont une licence et qui ont été testés médicalement
2 – Les produits qui sont qualifiés de “traditionnels” sous le régime de la directive THMPD et qui ont été éprouvés.
3 – Les produits qui ne revendiquent aucune vertu thérapeutique et qui ne sont pas utilisés à des fins médicales.

Cela signifie en principe que tous les produits naturels qui ont des propriétés thérapeutiques devront être traités à l’avenir comme des drogues dangereuses et qui devront d’emblée être testés pour s’assurer de leur innocuité. Cela est totalement absurde. Ainsi, par ce stratagème, la mafia de l’industrie pharmaceutique décidera toute seule ce qui convient à notre santé. Les solutions alternatives doivent disparaître. Le slogan implique que tout ce que produit la Nature est dangereux. Seul ce qui provient des laboratoires est sûr. Ils ont atteint leur but grâce à leur lobbystes qui ont convaincu les bureaucrates de l’UE ou qui leur ont plutôt graissé la patte… Cela, bien entendu, en chantant l’antienne de notre sécurité et de notre bien-être.
Pour prendre un exemple banal, celui qui offre des pruneaux secs parce qu’ils sont favorables à la digestion mais qui n’aurait pas d’autorisation, se rendra-t-il punissable, c’est bien ça ? Comment cela est-il possible ? Tout simplement parce que les produits naturels ne peuvent plus être classés parmi les aliments mais doivent l’être parmi les médicaments. Ce qui est en cause, c’est une législation sur le commerce et sur les brevets. Maintenant, seuls les produits que l’on peut protéger par une marque et un brevet sont souhaitables car ils permettent l’instauration d’un monopole. Ce qui pousse à l’état naturel dans la nature est illégal.

C‘est ainsi que l’on protège notre santé et, en même temps, le chiffre d’affaires et les bénéfices des grandes entreprises. Il ne s’agit plus du tout d’une question de santé car elle leur importe nullement. Ce qui est en cause, c’est leur cupidité insatiable. Les politiciens et les autorités sanitaires sont leurs auxiliaires dévoués. Tous les bureaucrates qui pondent de telles directives sont placés sous le contrôle direct des grandes entreprises. Tout ce que décide l’UE sert plus ou moins leurs intérêts et les PME et les consommateurs en subissent les inconvénients. Jusqu’à quand tolérerons-nous que les gouvernements, les parlements et les bureaucrates n’agissent qu’en fonction des seuls intérêts des grandes entreprises et non pas dans le nôtre ? Allons-nous rester encore longtemps passifs en constatant que nos droits sont constamment rétrécis ? Nous voulons décider seuls de ce qui est bon pour nous et quels produits nous voulous prendre, qu’il s’agisse de bombes chimiques ou de doux produits thérapeutiques naturels. Il est temps d’agir avant qu’il ne soit trop tard.

Adapté de la source originelle “en Allemand” – Schall und Rauch.


Source : http://www.carevox.fr/sante-naturelle-57/article/l-ue-interdit-la-medecine-par-les


A lire "Polémique autour de la vente des plantes médicinales et tisanes en Europe :
Non, Bruxelles ne met pas en place une nouvelle règlementation" :
http://www.temoignages.re/polemique-autour-de-la-vente-des-plantes-medicinales-et-tisanes-en-europe-non-bruxelles-ne-met-pas-en-place-une,47923.html?utm_source=twitterfeed&utm_medium=twitter


A voir : http://www.defensemedecinenaturelle.eu/


Directive 2004/24/CE du Parlement européen et du Conseil du 31 mars 2004 modifiant, en ce qui concerne les médicaments traditionnels à base de plantes, la directive 2001/83/CE instituant un code communautaire relatif aux médicaments à usage humain : http://eur-lex.europa.eu/LexUriServ/LexUriServ.do?uri=CELEX%3A32004L0024%3AFR%3AHTML


A propos de l'interdiction des plantes médicinales par le Parlement européen : https://www.facebook.com/notes/esprit-critique/a-propos-de-linterdiction-des-plantes-m%C3%A9dicinales-par-le-parlement-europ%C3%A9en/106744856074000


Médicaments à base de plantes, nouvelles règles du jeu : http://www.carevox.fr/medicaments-soins/article/medicaments-a-base-de-plantes

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Re: Biodiversité interdite

Message  Geoff le Mar 28 Fév - 13:01


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Farmageddon : La guerre invisible sur les exploitations familiales américaines

Message  Silver Wisdom le Ven 14 Sep - 9:48

Bonjour à tous,

Farmageddon :
La guerre invisible sur les exploitations familiales américaines


Le droit à l'accès à des aliments frais et sains de leur choix pour les américains fait l'objet d'attaques.
Farmageddon raconte l'histoire de petites exploitations familiales, qui fournissaient des aliments sûrs
et sains pour leurs communautés et ont été contraints d'arrêter, parfois par l'action violente d'agents
des bureaucraties gouvernementales peu judicieux, et qui cherchent à comprendre pourquoi.




La quête de la cinéaste Kristin Canty à trouver de la nourriture saine pour ses quatre enfants est devenu
un parcours pédagogique pour découvrir pourquoi l'accès à ces aliments était menacé.
Ce qu'elle a trouvé était des politiques qui favorisent l'agrobusiness et les fermes industrielles
au dépend de petites exploitations familiales qui vendent des aliments frais dans leurs communautés.

Au lieu de se concentrer sur la source des problèmes de sécurité alimentaire,
le plus souvent dans la chaîne alimentaire industrielle, les décideurs politiques et les régulateurs
mettent en œuvre et appliquent des solutions qui ciblent et souvent conduisent à la cessation d'activité
de petites exploitations qui ont fait leurs preuves à être capable de produire des aliments sûrs et sains,
mais ploient sous le poids écrasant de la réglementation gouvernementale et de mesures coercitives excessives.

Farmageddon souligne l'urgence de la liberté alimentaire, en encourageant les agriculteurs et les consommateurs
à prendre des mesures pour préserver les droits d'accès à la nourriture de leur choix et les droits des agriculteurs particuliers à produire ces aliments de façon sécuritaire et exemptés de réglementations excessivement lourdes.
Le but du film est d'interpeller les décideurs politiques ainsi que les régulateurs sur le fait qu'il existe
un mouvement grandissant de personnes conscientes que leur liberté de choisir les aliments qu'ils veulent est en danger, un mouvement qui passe à l'action avec son pouvoir électoral pour protéger et préserver
le nombre de fermes familiales qui luttent pour survivre.



Source de l'article
Farmageddon
http://farmageddonmovie.com/

Si vous ne voulez pas être sous la dictature de quelques corporations,
vous feriez bien de vous renseigner
sur ce que l'union européenne est en train de préparer.


Bien Amicalement.

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Les semences et les plantes, propriété exclusive de l’agro-industrie ?

Message  Silver Wisdom le Ven 14 Sep - 11:32

Bonjour à tous,

Les semences et les plantes,
propriété exclusive de l’agro-industrie ?


Rien ne va plus pour les agriculteurs, les jardiniers et les artisans semenciers.
Vendre ou échanger des semences de variétés anciennes, libres de droit de propriété et reproductibles
est devenu quasi mission impossible. L’association Kokopelli en fait aujourd’hui les frais.




La Cour de Justice, par sa décision rendue hier dans l'affaire Kokopelli c. Baumaux,
vient de donner un satisfecit intégral à la législation européenne sur le commerce des semences.

Pourtant, le 19 janvier dernier, son Avocat Général nous donnait entièrement raison,
en estimant que l'enregistrement obligatoire de toutes les semences au catalogue officiel
était disproportionné et violait les principes de libre exercice de l'activité économique,
de non-discrimination et de libre circulation des marchandises.
(...)

La Biodiversité sacrifiée sur l'autel de la productivité
http://kokopelli-semences.fr/juridique/proces_perdu_2012
Un récent arrêt de la Cour de justice européenne consacre le monopole de l’industrie semencière sur les plantes.
La réforme en cours de la réglementation des semences n’augure rien de bon
pour l’autonomie des paysans et la liberté de planter.


« L'interdiction de vente hors catalogues est bien valide » (CJUE)
http://www.lafranceagricole.fr/actualite-agricole/semences-anciennes-affaire-kokopelli-l-interdiction-de-vente-hors-catalogues-est-bien-valide-cjue-59870.html

Elle a commis plus de 3 400 infractions. Et a été condamnée à payer une amende de 17 130 euros.
Le nom de cette dangereuse contrevenante ? Kokopelli. Une association, dont le siège est à Alès (Gard),
qui commercialise 1700 variétés de plantes potagères, céréalières, médicinales, condimentaires et ornementales.

Toutes les semences de Kokopelli sont libres de droit de propriété et reproductibles. Ce qui donne la possibilité
de conserver une partie des semences de sa récolte pour les ressemer l’année suivante.
L’association contribue à faire vivre la biodiversité agricole. Elle est pourtant considérée aujourd’hui
comme hors-la-loi par les juridictions française et européenne.

Son délit ? Vendre des semences de variétés non inscrites au catalogue officiel.
Et ne pas avoir indiqué clairement leur destination exclusivement non commerciale
(usage amateur, conservation ou recherche).





Kokopelli est une association visant à sauver les semences de variétés potagères anciennes de la disparition,
les protégeant contre l'hégémonie du cartel des semenciers.

En effet, ceux-ci réduisent gravement la biodiversité en limitant les variétés potagères
à quelques hybrides F1 non reproductibles. Le but inavoué de cette manœuvre étant d'assurer
la mainmise sur la population mondiale en la rendant dépendante de son alimentation.

C'est du reste exactement ce que fait Monsanto avec les semences OGM que les agriculteurs
ne peuvent pas ressemer, et qu'ils doivent payer au prix fort; sans parler de la toxicité
cachée des dites plantes OGM.

(...)

La cour européenne de justice condamne Kokopelli
http://urticamania.over-blog.com/article-la-cour-europeenne-de-justice-condamne-kokopelli-108184441.html

Depuis 1949, pour pouvoir être commercialisées, toutes les espèces ou variétés végétales
doivent obligatoirement être inscrites au « catalogue officiel des espèces ou variétés ».

Pour y figurer, elles doivent remplir plusieurs critères,
évalués par un comité composé de représentants du ministère de l’Agriculture,
de l’Institut national de recherche agronomique (Inra) et de représentants des semenciers.

Pour les espèces potagères, les conditions d’inscription sont au nombre de trois :
la « distinction », l’« homogénéité », et la « stabilité ».


La variété proposée au catalogue doit être distincte des variétés existantes, donc nouvelle.
Elle doit être « homogène », c’est-à-dire que les plantes d’une même variété doivent toutes être identiques.
Enfin, la variété doit être stable génétiquement, ne pas évoluer au gré de ses reproductions ou multiplications.

Des semences standardisées pour l’industrie

Pourquoi les variétés commercialisées par Kokopelli ne sont-elles pas inscrites au catalogue officiel ?
Selon l’avocate de l’association Blanche Magarinos-Rey, « ce catalogue pose des conditions incompatibles
avec les caractéristiques mêmes des variétés vendues par l’association ».

C’est l’homogénéité qui pose le plus de problèmes à l’association.
« La base génétique de ces variétés est très large, car elles sont le fruit de nombreux croisements entre individus, explique-t-elle. Cela leur confère une capacité d’adaptation et d’évolution au fil du temps et selon les terroirs.
Cela signifie également que ces variétés ne sont pas définitivement "fixées". »
Leur stabilité, au sens de la réglementation, n’est donc pas assurée.
Les plants et les fruits issus des reproductions et multiplications ne sont pas tous exactement les mêmes.
Les tarifs d’inscription au catalogue sont également prohibitifs.
« 500 euros en moyenne pour chaque variété, précise l’avocate de Kokopelli,
sans compter les droits annuels à payer pour les différents types d’examens obligatoires. »

Alors que la diversité biologique est fondamentale pour affronter la crise alimentaire,
le catalogue officiel se révèle être un facteur de réduction de la biodiversité.
Entre 1954 et 2002, 80 % des variétés potagères auraient été radiées du catalogue
selon le Réseau semences paysannes. Des 876 variétés inscrites en 1954,
il n’en restait plus que 182 au catalogue officiel français en 2002.

La raison de ces radiations ?
Le poids de l’industrie semencière, qui, depuis cinquante ans, cherche
« à standardiser les semences pour les adapter partout aux mêmes engrais
et pesticides chimiques, estime le Réseau semences paysannes. »
« Il n’y a que dans les lois dictées par les lobbies industriels qu’on peut prétendre
les rendre homogènes et stables ; dans la vraie vie, cela revient à les interdire. »



Loi sur les obtentions végétales et les semences de ferme
http://www.gnis.fr/index/action/page/id/956/title/Loi-sur-les-obtentions-vegetales-et-les-semences-de-ferme

(...)

Une cour de justice sous influence des lobbies semenciers ?

Dans les 20 pages de son arrêt, la cour qualifie à deux reprises les semences anciennes
de « potentiellement nuisibles ». Rien n’est dit en revanche sur les semences enrobées
de pesticides Cruiser ou Gaucho, inscrites au catalogue. Faut-il y voir le résultat des pressions
de certains lobbies semenciers ? Ceux-ci ont pris soin, durant la procédure, de faire connaître
à la cour leur désaccord avec l’avis de l’avocate générale.

C’est le cas notamment d’European Seed Association (ESA), très active dans les couloirs de Bruxelles
pour affaiblir la directive européenne sur l’étiquetage des semences OGM.
Elle a fait parvenir un courrier aux juges en février 2012 pour exprimer « ses préoccupations socio-économiques ».
L’ESA s’est également empressée de publier un communiqué suite à l’arrêt pour marquer
sa totale convergence de vues avec la Cour européenne de justice…


Un autre catalogue pour les variétés anciennes ?

Autre possibilité, expliquent les juges européens dans l’arrêt :
Kokopelli pourrait inscrire ses semences anciennes dans un catalogue annexe, pour les variétés dites
« de conservation ». Une proposition qui n’est pas jugée satisfaisante : ce registre reste limité
aux variétés anciennes produites à de très faibles volumes et obéissant là encore aux critères d’homogénéité
et de stabilité. « Il faut également faire la démonstration que la variété est menacée d’érosion génétique,
ce qui n’est pas une mince affaire », ajoute l’avocate de Kokopelli.
« En deux ans et demi d’existence de ce nouveau catalogue, moins de dix variétés françaises y ont été enregistrées : n’est-ce pas la preuve de son échec ? », interroge le Réseau semences paysannes.

Le dossier revient maintenant devant la cour d’appel de Nancy. L’appréciation des juges européens
n’augure rien de bon pour Kokopelli. La société Graines Baumaux demande à ce que l’association
soit condamnée à lui payer 100 000 euros de dommages-intérêts, ainsi que la cessation de toutes ses activités.
« L’étau se resserre, s’inquiète l’avocate de Kokopelli. Cette jurisprudence européenne qui vous dit
que l’objectif d’une productivité accrue justifie tout y compris la dégradation de la biodiversité,
est un mauvais signe pour les développements futurs de la législation. »

« Celui qui détient les graines contrôle les peuples »

Bruxelles travaille actuellement sur une réforme générale de la législation sur le commerce des semences.
Un cycle de consultation des opérateurs concernés est ouvert, mais les associations de sauvegarde
de la biodiversité n’ont pas été invitées à la table des négociations. « Dans la nouvelle proposition de la Commission, c’est l’Office européen des brevets qui sera chargé d’inscrire les variétés. Avant, cela relevait des organismes nationaux rattachés au ministère de l’Agriculture, pointe l’avocate de Kokopelli. En clair, la législation organise
le monopole des variétés protégées par des droits de propriété. » La concentration des pouvoirs entre les mains
de la commission européenne et de l’Office européen des brevets confirme la perte de compétence des États
et la disparition de toute gestion locale des semences au profit des détenteurs de titres de propriété industrielle.
« Celui qui détient les graines contrôle les peuples », dénonce Dominique Guillet, président de Kokopelli.

Aujourd’hui, dix firmes contrôlent les deux tiers du marché mondial de la semence .
Face à une industrie semencière toute-puissante, la résistance s’organise aux côtés de Kokopelli.
Des associations comme les Croqueurs de carottes promettent de continuer de vendre des semences
de variétés traditionnelles refusées ou non inscrites au catalogue.
« D’abord parce qu’elles donnent entière satisfaction aux jardiniers, aux maraîchers et à leurs clients,
précisent les Croqueurs. En outre, parce que les directives européennes autorisent encore cette commercialisation tant qu’elle ne vise "qu’une exploitation non commerciale" comme le jardinage pour l’autoconsommation. »
Mais les projets de réforme en cours menacent de supprimer ce dernier espace de liberté.
Au sein du collectif Semons la biodiversité, plusieurs associations mènent campagne pour une loi
de reconnaissance des droits des paysans, des jardiniers et des artisans semenciers à utiliser, échanger,
vendre et protéger leurs semences. L’autonomie des paysans et le maintien de la biodiversité sont en jeu.

Sophie Chapelle

Source de l'article
Les semences et les plantes, propriété exclusive de l’agro-industrie ?
http://www.bastamag.net/article2555.html

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Cargill et d’autres acteurs à l’origine d’une étude anti-bio intitulée “StanfordStudy”

Message  Silver Wisdom le Sam 15 Sep - 14:27

Bonjour à tous,

Cargill et d’autres acteurs à l’origine d’une étude
anti-bio intitulée “StanfordStudy”

par Tony Cartalucci


Ladite “étude” anti-bio n’est pas de l’information,
mais plutôt une campagne de propagande organisée.


Harry Wallop du London Telegraph termine son éditorial contre l’alimentation bio par la phrase suivante:
“Demain, un bébé recevra une autre bonne cuillerée de carottes arrosées de pesticides.”


Organic food’s salad days are over
http://www.telegraph.co.uk/earth/agriculture/organic/9520223/Organic-foods-salad-days-are-over.html#

Que H. Wallop ait l’esprit aussi embrouillé qu’il en a l’air ou pas, le but de son éditorial est d’encourager
une attitude similaire chez les lecteurs du Telegraph, en essayant de manipuler la perception du public
à la suite d’une “étude” récente conduite par l’Université de Stanford sur les aliments biologiques.


Conflit d’intérêts? Étrange que l’Université de Stanford travaille en partenariat
avec le géant agricole Cargill, et qu’elle vienne juste de publier une étude suggérant
que les produits bios ne sont pas meilleurs que leurs concurrents issus de l’agriculture industrielle.
Selon l’Université de Stanford, Cargill aurait fait don à cette dernière d’au moins 5 millions de dollars
destinés à la création d’un Centre pour la Sécurité alimentaire et pour l’Environnement
(N.d.T. “Center on Food Security and the Environment”ou “FSE” en anglais).
Le site Web de Cargill contient une page qui décrit son partenariat avec Stanford.

Stanford University – Food Security and the Environment

http://www.cargill.com/corporate-responsibility/environmental-sustainability/environmental-partners/stanford/index.jsp

Dans son Rapport annuel de 2011, l’Université de Stanford cite comme donateurs Cargill et bien d’autres.
Voir page 38 du pdf qui suit :
http://iis-db.stanford.edu/pubs/23434/FSI_2011ARFinal_Low.pdf

Il reste à voir si les lecteurs du Telegraph accepteront de mettre leur propre santé et celle de leurs enfants
en péril juste pour préserver les profits des agriculteurs industriels et le paradigme branlant selon lequel
les produits issus de l’agriculture industrielle peuvent être consommés par les humains sans aucun risque, simplement parce que Harry Wallop pense qu’il est bon de nourrir son bébé avec des carottes arrosées de pesticides.

Le London Telegraph, lorsqu’il n’est pas occupé à fabriquer des nouvelles soutenant les dernières aventures
impériales de l’Angleterre à l’étranger, se trouve au premier plan de nombreuses grandes campagnes
de lobbying financées par des corporations. Récemment, quelqu’un a dépensé de l’argent, beaucoup d’argent,
dans la création d’un lobby anti-bio basé sur une étude douteuse réalisée par Stanford.


Directeur adjoint Walter Falcon(g), Jeff Raikes de la Fondation Gates(c)
et Greg Page de Cargill(d)

Stanford-Cargill partnership strengthens to address food security issues
http://foodsecurity.stanford.edu/news/stanfordcargill_partnership_strengthens_to_address_food_security_issues_20111127

Une “étude” biaisée

Quand des cycles d’information entiers sont dominés par de gros titres fondés sur une étude universitaire unique,
avec des éditoriaux tentant de nous enfoncer dans le crâne des arguments propres à l’agriculture industrielle,
un lobby est clairement à l’oeuvre.

Deux cycles d'information ont déjà été consacrés au dénigrement de la nourriture bio. Les produits biologiques
sont exempts de pesticides et de manipulations génétiques, lesquels ont tous deux été prouvés comme étant
la cause de troubles de l’apprentissage, d’une diminution du Q.I., de stérilité, et d’une foule d’autres problèmes
de santé comprenant un grand nombre de cancers.

Cette très récente campagne anti-bio a commencé par une étude de Stanford(et ici) issue
de son Center for Health Policy (une filiale du Freeman Spogli Institute for International Studies de Stanford),
qui avait pour objectif d’examiner et de comparer les valeurs nutritionnelles des produits bios et non-bios.
Cette étude montrait que des aliments couverts de pesticides avaient presque la même valeur nutritionnelle
que ceux issus de l’agriculture biologique –éludant complètement tout l’intérêt de manger bio.


Debunked: Ridiculous Study Claims Organic Same as Conventional
http://www.infowars.com/debunked-ridiculous-study-claims-organic-same-as-conventional-video/


Une client achetant les produits biologiques à l'épicerie Whole Foods dans le Michigan.
Les chercheurs de Stanford disent qu'il y a peu de preuves des bienfaits pour la santé
dans les aliments biologiques.Crédit photo: Reuters

Stanford study shows little evidence of health benefits from organic foods
http://healthpolicy.stanford.edu/news/stanford_study_shows_little_evidence_of_health_benefits_from_organic_foods_20120904/

En effet, les valeurs nutritionnelles peuvent être identiques, cependant, on ne mange pas des produits bio
pour leur valeur nutritionnelle largement supérieure, mais parce que leur consommation permet d’éviter
la consommation des “plus”liés aux aliments issus des entreprises de l’agro-industriel.

L’étude de Stanford ignore volontairement les préoccupations liées à la présence de pesticides
en déclarant que leur quantité se trouvait dans les normes autorisées par l’État.
Aucun débat ne fut mené quant à savoir si les marges autorisées étaient synonymes de sécurité.
On ne mentionna pas non plus les effets néfastes des organismes génétiquement modifiés (OGM)
ni ceux d’autres additifs alimentaires controversés que contiennent les aliments non-bio.

Alors pourquoi cet argument de paille ?

Une “étude” sponsorisée par des corporations

Le Stanford Center for Health Policy affirme ce qui suit sur son propre site Web:

“Le Freeman Spogli Institute for International Studies (FSI) dépend du soutien de ses amis,
aussi bien que de celui de fondations et de corporations tant nationales qu’internationales,
pour le financement ses activités de recherche, d’enseignement et de vulgarisation.”


Le Center for Health Policy est une filiale du Freeman Spogli Institute for International Studies (FSI).
Alors qui sont ces “amis”, ces fondations et corporations nationales et internationales qui financent
les recherches du FSI et de sa filiale, le Stanford Center for Health Policy?


Sur le site officieldu Stanford Center for Health Policy, ce dernier reconnaît que
“des fondations et des corporations, tant nationales qu’internationales”
financent ses recherches et ses “activités de vulgarisation.”
Voici qui confirme les soupçons d’un public de mieux en mieux informé,
qui a perçu l’ “étude” comme étant biaisée, contraire aussi bien à la logique qu’à l’éthique,
et le résultat d’un financement industriel insidieux.

The Freeman Spogli Institute for International Studies (FSI)
http://healthpolicy.stanford.edu/docs/supporting_fsi

D’après le Rapport annuel 2011 du FSI, le géant agricole Cargill, British Petroleum (BP),
la Fondation Bill &Malinda Gates (ayant fait des investissements massifs à la fois dans Cargill
et le géant de l’agriculture industrielle Monsanto), la Fondation Ford, Google, Goldman Sachs,
la Fondation Smith Richardson, et bien d’autres entreprises reprises
par la liste Fortune 500 aux intérêts spécifiquement industriels.


Why is the Gates foundation investing in GM giant Monsanto?
http://www.guardian.co.uk/global-development/poverty-matters/2010/sep/29/gates-foundation-gm-monsanto

Le fait que rien de tout cela ne soit mentionné, ainsi que le manque d’indépendance et de transparence
associé à l’étude, nuisent totalement à la crédibilité de Stanford et de la machine médiatique occidentale,
qui a gavé le public de ses résultats avec tant d’empressement. Si l’on ajoute à cela le fait que l’étude elle-même
est biaisée, et qu’elle est présentée au public de manière concertée et malhonnête, il devient évident
qu’une campagne de relations publiques préméditée, commandée et payée par les sponsors du FSI de Stanford,
en particulier par Cargill et la Fondation Bill &Malinda Gates Foundation, est en train d’être menée.

Que faut-il faire?

De toute évidence, il faut continuer à manger bio. De plus, la fourberie dont font preuve le monde universitaire,
les médias de masse, et les grands intérêts industriels qui les dirigent toutes les deux ouvertement,
exige de nous un redoublement d’efforts quant à la mise en place de boycotts étendus visant
tous les grands agriculteurs industriels, ainsi que d’autrescorporations monopolistes reprises dans le classement Fortune 500, ce qui inclut d’autres fabricants de produits tout préparés comme Pepsi et Coca-Cola, Kraft,
et leurs innombrables filières.


Destroy the Globalists. One Fat-Cat Corporation at a Time.
http://landdestroyer.blogspot.fr/2011/04/destroy-globalists.html

Nous devrions aussi faire davantage d’efforts pour soutenir les fermiers locaux, assister et contribuer
à leurs marchés de producteurs (NdT: soutien des AMAP en France par exemple), et nous renseigner
sur l’éventualité de cultiver, ne serait-ce qu’un petit pourcentage, de nos herbes, fruits et légumes.


Liberté et autodétermination requièrent d’avoir au préalable une certaine indépendance économique,
d’être autonome et autosuffisant. La façon la plus simple de devenir économiquement indépendant
est de disposer de ressources alimentaires sûres, saines et locales, mises en place par les gens et pour les gens,
et appartenant à ces derniers. Consolider ce modèle émergent, en dépit d’éditoriaux lourds d’ignorance,
puérils et même criminellement irresponsables comme celui de Harry Wallop dans le Telegraph,
et d’ “études” de plusieurs millions de dollars subventionnées par Cargill et par la Fondation Bill &Malinda Gates,
est le premier pas vers l’expansion de ce changement de paradigme à d’autres domaines nécessaires au maintien
et au progrès de la civilisation moderne.

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

Source originale de l'article
Cargill and Others Behind anti-Organic "Stanford Study"
http://landdestroyer.blogspot.fr/2012/09/cargill-and-others-behind-anti-organic.html

Bien Amicalement.

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