Europe : pacte budgétaire

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Europe : pacte budgétaire

Message  Silver Wisdom le Mer 28 Mar - 18:12

Bonjour à tous,

Europe : pacte budgétaire



Le pacte de discipline budgétaire récemment adopté par 25 des 27 pays membres de l'UE est une "usine à gaz" et il "doit être revu", a affirmé mercredi l'ancien président de la Commission européenne, Jacques Delors, en demandant aux dirigeants européens de ne pas oublier "la solidarité qui unit".

"L'Union économique et monétaire est prise dans un étau entre le feu qui couve encore sur les marchés financiers --principal argument de ceux qui veulent nous imposer le pacte budgétaire-- et le risque d'une stagnation qui entraînerait l'Europe vers son déclin"
L'assainissement financier est "nécessaire", mais il faut aussi "redonner confiance à une Europe
dans son dynamisme, dans sa croissance et sa création d'emplois",
a souligné l'ancien ministre des Finances de François Mitterrand.

Sans jamais citer le nom du candidat socialiste à l'élection présidentielle en France,
François Hollande, M. Delors a semblé faire sienne la proposition du candidat
de renégocier ce traité s'il est élu président.

"Le traité budgétaire est une usine à gaz dont il manque en plus le complément sur la croissance",
a estimé M. Delors. "Cela expliquerait déjà de le récuser", a-t-il ajouté.

"Il faut revoir" ce traité "malgré la menace des marchés", a insisté M. Delors.

"Quand l'Espagne, sous un gouvernement de droite, essaie de réduire son déficit budgétaire,
mais n'arrive pas aux chiffres fixés par la technocratie et qu'aussitôt un chef de gouvernement
(l'Italien Mario Monti, ndlr) plus un membre de la Commission (le commissaire chargé des Affaires économiques,
Olli Rehn) s'alarment, quitte à réchauffer les angoisses des marchés, je dis que c'est dramatique et irresponsable",
a-t-il déploré. "C'est les pompiers incendiaires", a-t-il ironisé.

"Tous les pays ne pourront pas adopter le modèle allemand.
Nous sommes une union dans la diversité, chacun avec ses atouts", a-t-il souligné.

Source
http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/finance-marches/actu/afp-00435304-le-pacte-budgetaire-est-une-usine-a-gaz-selon-jacques-delors-306897.php

Bien Amicalement.

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10 choses que vous devez savoir sur le Pacte Budgétaire Européen

Message  Silver Wisdom le Mer 28 Mar - 18:39

Bonjour à tous,

10 choses que vous devez savoir sur le Pacte Budgétaire Européen



Le 1er mars 2012, 25 chefs d’État et de gouvernements ont signé un nouveau traité, qui devrait entrer en vigueur au début de l’année 2013.Ce Pacte budgétaire a été conçu dans l’urgence, et sous de très mauvais auspices : ses promoteurs avaient initialement prévu de l’adopter sous forme de modification des traités existants, mais le véto de la Grande-Bretagne, lors du Conseil européen du 9 décembre, les a obligés à créer un nouveau Traité ad hoc. Cette procédure permettait en outre une adoption plus « souple » et « simple », c’est-à-dire qu’elle garantissait moins d’« interférences » liées à tout débat public et démocratique, en adoptant un traité de l’Union européenne qui n’en était pas vraiment un.

Ce Pacte budgétaire a pour vocation à obliger les États signataires à appliquer des politiques budgétaires très strictes via un renforcement des règles et contrôles. Entre autres, les dénommés « déficits structurels » devront rester sous la limite de 0,5% du PIB. Si l’adoption du nouveau traité a été chaudement applaudie par le monde des affaires, et notamment la fédération patronale européenne BusinessEurope, elle a été dénoncée de manière univoque par les syndicats, et pour la première fois de son histoire, la Confédération européenne des syndicats (CES) s’est opposée à un traité européen.



Pourquoi maintenant ?

« Ce Traité rassure peut-être les amis politiques de la Chancelière Merkel, mais sûrement pas les millions de chômeurs, de travailleurs pauvres et précaires en Europe, qui attendent en vain un véritable soutien de la part des institutions européennes. C’est pourquoi nous y sommes opposés » a expliqué Bernadette Ségol, secrétaire générale de la CES.

La plupart des commentateurs et analystes s’accordent pour dire que ce traité ne va pas changer le cours de la crise de l’euro, et il n’a pas vocation à le faire. Il vise davantage à orienter les politiques économiques futures de l’Union européenne, ainsi qu’à donner des gages à l’électorat allemand. La Chancelière Angela Merkel a ainsi souhaité exprimer sa fermeté à l’égard des pays surendettés, et montrer que le co-financement du Mécanisme européen de stabilité (MES) sera assorti de strictes conditionnalités – de plans d’austérité drastiques – pour les Etats membres qui souhaiteraient en bénéficier.

Trois nouveautés

Une analyse rapide du nouveau traité peut donner l’impression qu’il s’agit tout au plus d’un ensemble de nouvelles règles et de mécanismes. Ce texte est en effet rempli de dispositifs qui visent à orienter les politiques économiques dans de nombreux domaines. Si l’on met de côté les déclarations d’autocongratulation sur les « réalisations » passées, la répétition des contrôles déjà prévus dans la législation européenne et les suites à donner à ce Pacte, il reste tout au plus trois nouveautés : une formalisation plus poussée des Sommets de la zone euro, des mécanismes d’intervention plus réactifs à l’égard des pays en déficits, ainsi que le fameux « frein à la dette », qui met en place de manière contraignante des règles pour réduire la dette et les déficits.

Dénouer l’enchevêtrement de ces mesures peut s’avérer compliqué.

En fait, les principaux éléments de ce traité se résument en 10 points :

1. Un « traité pour l’austérité »

Voici l’aspect central de ce traité : l’obligation pour les États membres de durcir leurs politiques budgétaires – en réduisant voire évitant les déficits – de manière bien plus drastique que ce qui est prévu dans la législation européenne.

Le resserrement des politiques budgétaires n’est bien évidemment pas un élément nouveau des politiques européennes. Le Pacte de stabilité et de croissance (issu du traité de Maastricht), au cœur de l’Union économique et monétaire impose aux États membres de garder leurs déficits sous les 3% du PIB… Avec amendes à la clé, dans le cas des pays de la Zone euro. Dans un premier temps, les gouvernements en faute se voient attribuer un programme pour atteindre un budget équilibré. L’élément clé de ce « programme d’ajustement » est la réduction du « déficit structurel » (voir ci-après), l’objectif étant généralement d’atteindre un objectif de 0,5% du PIB en plusieurs années.
Le nouveau traité rend cet objectif obligatoire.

Qu’est-ce que le déficit structurel ?

Le déficit structurel est censé révéler un problème à moyen-terme dans le budget d’un État qui aurait des recettes insuffisantes et de dépenses trop importantes.

Pour obtenir ce déficit, il faut soustraire au déficit annuel de l’État le déficit dû aux variations de l’économie (en temps de crise, les déficits s’accroissent de manière « automatique ») ainsi que les dépenses exceptionnelles des gouvernements, dépenses considérées comme « légitimes » dont la liste est établie.

Ce déficit structurel est la base sur laquelle on considère qu’un État doit prendre des mesures pour couper dans les dépenses ou augmenter les taxes. Le « frein à la dette » vise à réduire ce déficit identifié comme cause structurelle d’endettement.

On peut ainsi calculer que si le traité était appliqué, les coupes budgétaires (ou hausses fiscales) se seraient avérées considérables : pour le moment, seuls 4 États membres font état d’un déficit en dessous du seuil « magique » de 3% (Luxembourg, Finlande, Suède, Estonie).

Dans de nombreux pays, des mesures dramatiques devraient être prises. En Belgique, par exemple, où sur un déficit total de 4,6%, 4% sont considérés par la Commission comme « déficit structurel ». La Belgique devrait donc, selon le traité, réduire son déficit sous une barre de 1,1% (0,5% de déficit structurel + 0,6% de déficit non structurel).

A première vue, les États signataires ne sont pas directement contraints à prendre des mesures de réduction des dépenses sociales. Pourtant, « réduire le déficit structurel » présuppose ici des mesures bien particulières.

Les recommandations de la Commission aux États membres sous les coups d’une procédure de déficit excessif – actuellement cela concerne 23 des 27 Etats membres – sont très claires : il faut couper dans les dépenses sociales pour diminuer le déficit structurel.

Une limite de 0,5% du déficit structurel va par ailleurs sérieusement réduire les options disponibles pour les gouvernements, notamment en situation de crise. Elle les empêchera de faire les investissements publics nécessaires pour répondre à la crise.

Enfin, il faut noter que le traité – ainsi que de nombreuses des règles et procédures européennes actuelles – met particulièrement l’accent sur les dépenses. Cela a été confirmé avec l’adoption du Pacte pour l’euro en mars 2011, qui explique de manière claire que l’« équilibre des finances publiques » présuppose des attaques contre les retraites, les dépenses de santé et allocations sociales.

2. Un pilotage automatique

Lorsque le « frein à la dette » n’est pas respecté par un gouvernement lors de l’adoption du budget national, des mécanismes au sein même de la législation nationale devraient déclencher des sanctions – suffisamment sérieuses pour remettre le gouvernement sur la voie d’une « réduction des déficits ».

Cela pose la question suivante : dans ce cas, qui va se charger de faire rentrer les gouvernements dans le rang, et comment ?

Qui va poursuivre les gouvernements et les obliger à changer sa politique économique, et par quel biais ?

Le traité nous donne quelques indices. La responsabilité pour définir les « principes communs » des règles budgétaires est dévolue à la Commission européenne, y compris les principes sur « l’indépendance des institutions responsables au niveau européen pour contrôler le respect strict des règles ». En d’autres termes, des instances indépendantes seront mises en place au niveau national, probablement composées d’experts et d’économistes, afin de veiller à l’application de la discipline budgétaire.

3. L’austérité à perpétuité

Aucune limite temporelle n’est prévue au renforcement des politiques budgétaires.

Le texte stipule en effet que les États membres doivent adopter des « dispositions à caractère contraignant, de préférence constitutionnelles, ou bien avec la garantie d’une application et d’une adhésion totale lors du processus d’adoption du budget national ».

En d’autres termes, de manière permanente.

La préférence de l’Allemagne va pour la procédure constitutionnelle. L’Allemagne a récemment adopté une modification constitutionnelle qui s’apprête à forcer les gouvernements futurs à rester en dessous d’un déficit structurel de 0,35%. C’est ce type de mesure que la Chancelière Merkel souhaiterait voir appliquer dans les autres États membres. Il y a cependant d’autres possibilités, qui doivent néanmoins s’appliquer de manière permanente. Comme l’indiquait la Chancelière :
« Le frein à la dette va être contraignant et s’appliquer de manière permanente. Les règles ne doivent en aucun cas pouvoir être changées par une nouvelle majorité parlementaire.»

Bien sûr, le texte stipule qu’il faut « respecter totalement les prérogatives des parlements nationaux », mais dans un tel contexte, cela sonne davantage comme un véritable pied-de-nez.

Dans certains pays, une modification de la constitution nécessite un referendum, et il s’agit là d’un scénario à éviter à tout prix pour les promoteurs du Pacte budgétaire. Une manière de faire cela, dans le cadre de ce nouveau traité européen qui n’en est pas un, serait de mettre en place une règle permanente, quasi-constitutionnelle, mais en dehors de la Constitution.

4. En cas de doute, la Cour européenne de justice aura le dernier mot

Que se passe-t-il si un État membre considère qu’un autre État membre n’a pas adopté de législation suffisamment contraignante pour mettre en œuvre les règles du traité ?

Dans ce cas, le plaignant peut porter plainte auprès de la Cour de justice européenne. Cela peut s’avérer quelque peu surprenant : en effet, le rôle de la Cour de justice européenne est de s’assurer du respect de la législation européenne, pas de régler des différends entre États de manière générale ou sur la base de traités hors de l’Union européenne. Pourtant, la Cour de justice européenne pourra à ce titre imposer des amendes à hauteur de 0,1% du PIB.
Ce rôle clé dévolu à la Cour de justice européenne pourrait devenir très important dans le futur. Il permettra a tout État membre de porter plainte sur tout aspect de la mise en œuvre du traité dans un autre État membre.

5. Peu ou pas de flexibilité

Les signataires devront-ils ramener leur déficit structurel en dessous de 0,5% du PIB dès l’application du traité ?

Non, mais cela devra se faire rapidement. Le temps dévolu n’est pas encore clairement défini dans les propositions de la Commission.

Dans leurs « efforts » pour réduire les déficits, les signataires auront exceptionnellement la possibilité de dévier du chemin étroit de l’austérité, dans le cas où ils feraient face à une récession ou croissance faible, à condition que cela ne mette pas en danger l’atteinte d’un « équilibre budgétaire à moyen terme ».

La même exception figure lorsque l’objectif de 0,5% est atteint.

Cette exception reste néanmoins très floue, et pourrait ne jamais entrer en vigueur. La seule véritable disposition permettant une flexibilité concerne les États qui sont peu endettés, pour lesquels un déficit de 1% du PIB est toléré. Mais peu de signataires pourront profiter de cette exception dans les prochaines années.

Même en temps de crise, les signataires qui souhaiteraient mettre en place des politiques budgétaires ambitieuses et des investissements publics se verront opposer des obstacles importants. Il s’agit de tuer dans l’œuf toute tentative de réponse keynésienne à la crise, réponse qui a pourtant prouvé son efficacité dans le passé quand bien même elles auraient provoqué d’importants déficits.

« Quand tout va bien, de tels resserrement budgétaires sont inutiles. Quand tout va mal, ils ont des conséquences néfastes. Ce n’est pas un signe de mauvaise gestion que de présenter des déficits en temps de crise » comme l’explique l’économiste Jesper Jeffersen.
Ce traité s’apprête donc à graver dans le marbre une réponse à la crise qui s’avère inadaptée, et à faire en sorte que, en temps de crise, ce soient les dépenses publiques qui soient systématiquement désignées comme responsables – même si, comme c’est le cas aujourd’hui, les causes de la crise se trouvent davantage dans le fonctionnement du secteur privé.

Mauvais diagnostic… mauvais remèdes.

6. La méthode de calcul est biaisée, et stigmatise les dépenses sociales

Les détails du calcul du « déficit structurel » sont trop compliqués pour être compréhensibles et transparents vis-à-vis du grand public. En fait, il n’y a pas de consensus au plan international, ni même à l’échelle européenne, sur la méthode de calcul. Le FMI, l’OCDE, la Banque centrale européenne et la Commission européenne, chacun utilise sa propre approche.

Pourtant, la méthode utilisée joue un rôle crucial. Ce chiffre de 0,5% peut déterminer à maints égards l’avenir de nos droits sociaux. Déterminer si un État se trouve d’un côté ou de l’autre de ce seuil dépend dans une large mesure de la méthode de calcul.

Un exemple : en 2011, la Commission a calculé que le déficit structurel du Danemark était de 3%. Le gouvernement danois, quant à lui, a avancé le chiffre de 1%. Si c’était le chiffre de la Commission qui devait être utilisé, le pays devrait faire en termes d’efforts budgétaires le double des économies qu’il a réalisées en « réformant » son système de retraite (c’est-à-dire en réduisant les pensions).

Pour la Banque nationale danoise, et le Ministre des finances du Danemark, la méthode employée par le gouvernement reflète mieux la réalité de l’économie danoise, tandis que la méthode de la Commission comprend des biais à l’égard des pays qui disposent d’une importante protection sociale.

Pourtant, c’est bien la Commission qui sera en charge des principes communs de calculs des déficits structurels, et il y a fort à parier qu’elle propose les mêmes méthodes qu’elle utilise actuellement.

Les méthodes employées par un État pourront par ailleurs être portées devant la Cour de justice européenne si elles sont considérées comme inadaptées. Là encore, tout porte à croire que la Cour soutiendra les méthodes employées par la Commission depuis des années.

Ainsi les méthodes nationales de calcul risquent de ne pas faire long-feu : la Commission devrait faire de l’adoption de règles uniformes une priorité ; ces règles pourraient s’avérer un outil politique de premier choix pour imposer la discipline budgétaire.

7. Il s'agit d'un outil politique - les calculs sont peu fiables, voire dangereux

On se doute bien que la Commission ne dispose pas de boule de cristal. Et quand bien même, le calcul du « déficit structurel » comporte tant d’impondérables que cet indicateur n’est pas vraiment pertinent pour juger de l’état d’une économie. Dans le cadre du Pacte budgétaire, il est davantage utilisé comme un outil pour jeter l’opprobre sur les dépenses publiques comme des maux, et pousser les États à réformer leurs économies.

8. La zone euro est aux manettes

Au-delà du « frein à la dette », le traité comporte deux sections importantes.

La première reprend la décision prise en octobre de tenir deux sommets la zone euro par an. Ces sommets seront présidés par un nouveau président du sommet de la zone euro qui sera « désigné par les chefs d’État et de gouvernements des parties contractantes dont la monnaie est l’euro à la majorité simple, en même temps que le Conseil européen élit son Président, et pour la même durée ».

Cette partie du traité a prêté à controverse, en effet plusieurs pays en dehors de la zone euro, la Pologne en tête, ont exprimé leurs craintes que les décisions importantes soient prises au sein du club de l’euro (à la majorité qualifiée), club duquel ils seraient écartés. Le traité prévoit en l’occurrence que les pays hors de la zone euro puissent assister aux Sommets comme participants, ainsi que la tenue d’un Sommet des signataires du Pacte budgétaire.

9. Soumission et mise à l’amende des pays en déficit

La seconde section concerne les règles à l’égard des pays en déficits, qui sont elles aussi modifiées. Dans le cadre des traités européens, il existe une « procédure de déficit excessif » qui vise à obliger les États membres à rester sous le seuil de 3% de déficit. Cette procédure comprend plusieurs étapes : tout d’abord, la décision de lancer la procédure doit être prise par Conseil européen sur proposition de la Commission, puis l’État membre concerné doit produire un rapport sur les mesures qu’il considère de prendre pour résorber le déficit, enfin en cas d’absence de résultats, il peut recevoir un avertissement ou une amende s’il appartient à la zone euro.

Cette procédure est considérablement renforcée avec le Pacte budgétaire. En effet, les décisions seront désormais prises à la « majorité inversée », y compris pour le lancement de la procédure. Le traité prévoit en effet qu’il faudra une majorité qualifiée des membres de la zone euro pour s’opposer au lancement des poursuites contre un État membre.

Aujourd’hui, seuls quatre membres de la zone euro ne sont pas sous le coup d’une procédure de déficit excessif,
mais le mode de vote rendait la procédure lente voire la bloquait. La majorité qualifiée étant difficile à obtenir,
ce sera désormais plus simple d’infliger des amendes.

En 2011, la France s’était opposée à la majorité inversée… Ce sera désormais la règle avec le nouveau traité.

10. Le traité va entrer dans la législation européenne

Le traité n’est pas un traité européen. Pourtant, il donne des tâches et responsabilités très importantes à la Commission, et confère à la Cour de justice européenne un pouvoir considérable. Il est néanmoins prévu qu’il intègre, d’ici 5 ans, la législation européenne.

Vu l’état des discussions, ce scénario est tout à fait probable. La République Tchèque et le Royaume-Uni ne sont pour le moment pas signataires, mais des arrangements sont en bonne voie d’être trouvés, et le Royaume-Uni pourrait bien bénéficier d’exemptions à certaines clauses dans le cadre d’un traité de l’UE.

Un danger pour la société et la démocratie

D’ici à ce qu’il soit intégré à la législation européenne, cela ne fera pas de différence. Le vrai changement sera sur le court-terme. Déjà l’an dernier, les règles concernant la surveillance des budgets en déficit ont été considérablement renforcées, avec un resserrement des délais, des exigences plus pressantes et plus contraignantes pour la mise en place de mesures d’austérité, des amendes plus élevées…

Avec le Pacte pour l’euro et les réformes de la gouvernance économique (« six-pack »), cette tendance s’est accrue. Le « traité d’austérité » resserre un cran de plus les vis d’un édifice institutionnel complexe qui fait de l’austérité l’alpha et l’oméga des politiques économiques européennes…

Et qui s’apprête à heurter de plein fouet les droits sociaux et la protection sociale.

Néanmoins, tout n’est pas encore joué.

Le fait que 25 chefs d’État et de gouvernement aient paraphé le texte ne signifie pas que tout est terminé. Pour commencer, le traité doit être ratifié, et malgré le fait qu’il ait été tout particulièrement pensé pour éviter de susciter le débat démocratique, le gouvernement irlandais a d’ores et déjà été forcé de tenir à un référendum en fin d’année. Et quand bien même il serait ratifié et mis en œuvre, ce traité sera sans doute la cible d’une résistance sociale massive, lorsque ses conséquences deviendront claires.


Sources
http://www.mleray.info/article-europe-pacte-budgetaire-10-choses-que-vous-devez-savoir-102168716.html
http://sos-crise.over-blog.com/article-austerite-a-marche-forcee-u-e-pacte-budgetaire-quelles-consequences-pour-nous-102341957.html

Bien Amicalement.

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Le TSCG ou Pacte budgétaire européen expliqué en quelques minutes

Message  Silver Wisdom le Mer 5 Sep - 10:54

Bonjour à tous,

Le TSCG ou Pacte budgétaire européen
expliqué en quelques minutes



Published on Aug 28, 2012 by Bastienet

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TSCG : le nouveau produit toxique de Goldman Sachs contre l’Europe

Message  Silver Wisdom le Jeu 6 Sep - 11:41

Bonjour à tous,

TSCG :
le nouveau produit toxique de Goldman Sachs contre l’Europe




Chacun le sait désormais, la banque Goldman Sachs, banque sans agence ni vitrine,
est à l’origine du séisme économique qui secoue le monde depuis 2007.
Nous ne reviendrons donc pas sur le produit financier “Abacus” du jeune trader Fabrice Tourre.

Le problème, c’est que le client type de Goldman Sachs n’est pas le petit porteur en adoration
devant les chiffres et autres taux qui défilent sur les chaînes d’informations économiques,
encore moins le salarié qui épargne ses maigres économies sur un livret A.

Le client de Goldman Sachs c’est une banque, un fonds d’investissement ou autres institutions financières protéiformes. Si bien que Goldman Sachs n’a rien fait d’autre qu’investir sur l’effondrement du système économique tout entier pour être le dernier survivant du cataclysme, plus obèse encore, engraissé par la faillite
de ses clients concurrents. Mais comment s’assurer de survivre après la catastrophe organisée ?
En étant le concepteur et le maître d’oeuvre des plans de “sauvetage”
qui seront en réalité des plans de retour sur investissement.




Acte I : le plan Paulson.

Goldman Sachs veut être payé de ses commissions par ses clients en situation de faillite d’une part,
récupérer sa mise placée dans les achats des prêts insolvables consentis
aux pauvres accédants américains d’autre part. Il est donc indispensable de concevoir un plan,
un stratagème crédible, pour encaisser, de manière certaine, les milliards de dollars engagés.
Emerge alors la théorie du sauvetage des banques par injection dans leurs fonds propres de milliers de milliards
de dollars en provenance des états, donc des contribuables. Quelle meilleure garantie que celles des états
et de leurs peuples ? Est-il besoin de préciser que l’injection de ces milliers de milliards de dollars
par les états dans les caisses des banques et des institutions financières fait exploser les dettes souveraines
puisque les états empruntent ces sommes, devinez à qui ? Aux institutions financières qu’ils sauvent !

A ce stade, certains lecteurs voient poindre au fond de leur conscience
l’accusation de paranoïa à notre égard.

Et on les comprend, car il faut être tordu, fou à lier, à enfermer à vie pour imaginer qu’une telle histoire de dingue
soit possible ! De même, les instigateurs d’une telle arnaque seraient, à coup sûr, démasqués et jetés en prison,
pour l’éternité des siècles et des siècles ! Seulement voilà, le secrétaire d’état au trésor américain
du président Bush fils, qui va imaginer ce plan et l’imposer au monde entier, n’est autre que Harry Paulson,
l’ancien président, le chairman, le big boss de Goldman Sachs juste avant qu’il soit nommé trésorier en chef
de la première économie du monde ! Et le géni de ce plan ne s’arrête pas là. Paulson organise la faillite
de la banque Lehman Brothers, elle aussi une banque d’investissement,
et surtout première concurrente de Goldman Sachs. Ainsi, un coupable est-il trouvé,
un bouc émissaire pointé du doigt, un pare feu rendant invisible Goldman Sachs érigé.

Acte II : après les Etats Unis, l’Europe.

Les dettes des états ont donc explosé, et en particulier en Europe car la BCE européenne ne prête pas aux états.
On ne peut donc que s’aliéner un peu plus aux marchés. Et à ce jeu de la course à l’endettement privé,
la Grèce est désormais mûre pour le plan d’attaque de Goldman Sachs. Car la Grèce s’est saignée
pour intégrer l’Euro au début des années 2000, car la Grèce s’est saignée pour offrir au monde
des jeux olympiques dignes des sponsors et des médias planétaires. Elle est donc la porte d’entrée idéale
de l’assaut spéculatif. Goldman Sachs offre ses services à Athènes en lui proposant de maquiller
ses comptes publics à travers des placements financiers made in Goldman Sachs. Ensuite, la spéculation
contre ces placements afin de mettre la Grèce en situation de faillite se déroule, conformément à la stratégie
déjà mise en oeuvre en 2007 avec Abacus. Ils sont fous ces bloggeurs pensez-vous.
Et vous n’auriez pas tords mais à la condition d’ignorer qu’à cette époque précise un certain Petros Christodoulou
est tout simplement le directeur général de l’agence de la gestion de la dette grecque,
qu’un certain Lucas Papademos devient le premier ministre après avoir été directeur
de la banque centrale à Athènes et que tous deux sont des anciens de Goldman Sachs !



Mais comment obtenir la garantie d’être payer par Athènes, et surtout par l’Europe toute entière
puisque la dette grecque a contaminé toute l’économie de la zone euro, justement via l’Euro
et conformément au plan de Goldman Sachs ? En obtenant l’engagement des états européens
de rembourser leurs créanciers, c’est à dire les institutions financières privées avec à leur tête Goldman Sachs.
Et quelle meilleure garantie que de faire inscrire dans la loi, dans les constitutions même des états européens
leur aliénation éternelle aux marchés et à la banque Goldman Sachs, en leur imposant le désendettement
et une règle d’or qui ne sont rien d’autres que des garanties en diamant de se faire payer
au centuple la vente aux états de produits toxiques ? Décidément, ils sont tombés sur la tête ces conspirationnistes! Définitivement dingos, irrécupérables ! En êtes vous si certains ? Pour réussir ce hold up parfait,
il suffit pour Goldman Sachs, comme aux Etats Unis avec Harry Paulson, d’avoir à la tête de l’Europe financière
un fidèle parmi les fidèles. Et ce fidèle parmi les fidèles c’est Mario Draghi, le désormais directeur
de la Banque Centrale Européenne, anciennement directeur général de Goldman Sachs International.
Dès lors, les Eurobonds c’est hors de question ! Dès lors, des prêts aux états directement accordés par la BCE,
c’est hors de question ! Il faut garantir la dépendance des pays aux marchés privés.

Et voilà, le TSCG, nouveau produit toxique de Goldman Sachs
peut à présent empoisonner toute l’Europe.


Et pour s’en assurer, Goldman Sachs place un nouveau pion, quelque part du côté de l’Italie,
autre pays hautement fragilisé, à travers Mario Monti, le nouveau président du conseil italien
et anciennement conseiller international de la célèbre banque Goldman Sachs. L’Europe aujourd’hui,
comme les Etats Unis hier, est désormais belle et bien mise sous la tutelle financière
d’une banque d’investissement hautement spéculative, bassement prédatrice, définitivement meurtrière.

Epilogue. L’organisation des jeux olympiques a coûté très cher à Athènes, coûte horriblement cher au peuple grec,
est finalement hors de prix pour l’Europe entière qui s’apprête, sans débat, sans consultation de ses peuples,
à contracter auprès de Goldman Sachs et tous ses clones de la planète finance un produit toxique
incroyablement nocif : le TSCG. Mais Goldman Sachs n’est pas du genre à prendre des risques.
Pas question pour cette banque de voir son plan échouer non loin du but.
Sans doute compte-t-elle alors sur l’organisateur des JO de Londres, le Monsieur financement des jeux de 2012,
Paul Deighton, pour asséner le coup fatal à l’Europe si le besoin s’en faisait sentir.
Car Paul Deighton n’est autre que le numéro 2 des activités européennes de la banque requin Goldman Sachs.

Source de l'article
TSCG : le nouveau produit toxique de Goldman Sachs contre l’Europe
http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/tscg-le-nouveau-produit-toxique-de-122208

A voir ou à revoir, des documentaires sur la firme dont le dernier en date:
L'épopée De Golman Sachs
http://ledormeur.forumgratuit.org/t202-l-epopee-goldman-sachs#1104

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Re: Europe : pacte budgétaire

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