Une arme fatale contre la dette française

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Une arme fatale contre la dette française

Message  Silver Wisdom le Mer 11 Avr - 14:25

Bonjour à tous,

Une arme fatale contre la dette française



Depuis le 11 août 2011, la France, l'Italie, l'Espagne et la Belgique ont pris la même décision :
les ventes à découvert sont interdites pour les valeurs financières.

En France, l'Autorité des marchés financiers (AMF) a interdit cette technique sur les titres émis par les grandes banques et sociétés d'assurance, comme AXA, BNP Paribas SA, le Crédit agricole ou encore la Société générale.

PARI À LA BAISSE

Appelée "short selling" ou "shorting" en anglais, cette technique consiste à vendre un titre dont on anticipe la baisse. Et qu'on ne possède pas toujours, du moins pas encore au moment de la vente. Le vendeur s'engage en fait à fournir un titre à un certain prix à une certaine date, en faisant le pari que le cours de ce titre va baisser entretemps.

La vente à découvert peut être un emprunt : l'acheteur emprunte un titre en échange de la promesse de le rendre quelques jours plus tard au moment de la "liquidation". Il va ensuite le vendre, dans l'espoir que le cours baisse et qu'il puisse le racheter moins cher avant de le rendre à son prêteur. Lorsque la vente a découvert est gagée sur un emprunt de titre, elle peut en outre être reportée.

Elle peut aussi se pratiquer "à nu" : dans ce cas, l'acheteur n'emprunte rien : il se contente de vendre à terme des titres qu'il ne possède pas encore. Il parie alors sur la baisse du cours de ce titre, pour pouvoir l'acheter à moins cher que ce qu'il a promis de le vendre. Mais, pratiquée massivement, cette technique peut provoquer la baisse des cours que souhaitent les vendeurs.

Suite de l'article

L'Autorité des marchés financiers (AMF) a annoncé, lundi 13 février, avoir mis fin, au cours du week-end,
à l'interdiction des ventes à découvert sur les titres émis par dix grandes banques et sociétés d'assurance
cotés sur le marché parisien, comme AXA, BNP Paribas SA, Crédit agricole ou encore Société générale.
Mise en place le 11 août 2011 en pleine tourmente financière pour éviter la spéculation,
cette mesure avait été prolongée une première fois le 10 novembre pour trois mois.

Appelée également "short selling" ou "shorting" en anglais, la pratique de la vente à découvert est un mécanisme spéculatif consistant à vendre un titre dont on anticipe la baisse. Le vendeur s'engage en effet à fournir
un titre à un certain prix à une certaine date, en faisant le pari que le cours de ce titre va baisser entre temps.

UNE PRATIQUE RISQUÉE

Peu encadrée, cette pratique - parfaitement légale mais risquée - est souvent accusée de précipiter la chute des actions les plus fragiles, et d'aggraver l'instabilité des places financières. Le vendeur n'est pas obligé de posséder l'argent pour acheter ce qu'il compte vendre. D'autre part, il n'est pas obligé de posséder l'intégralité de l'argent pour l'achat des titres, mais seulement une partie (20 % pour les bons du Trésor et 40 % pour les actions) du montant total.

La mise en place d'une telle mesure n'est pas une première. Déjà adoptée en septembre 2008, au plus fort de la crise, elle avait été abandonnée en février 2011. Un laps de temps assez large pour que des études économiques soulignent l'effet limité, voire contre-productif de cette interdiction : en limitant la spéculation à la baisse, elle maintient artificiellement le cours d'un titre et risque de provoquer sa surévaluation.

Cette mesure avait d'ailleurs été accueillie avec beaucoup de réserve par les professionnels des marchés financiers, certains estimant que l'interdiction ne permettrait pas d'enrayer la chute des valeurs financières en Bourse liée aux inquiétudes des investisseurs sur la solidité du système bancaire européen. Les actions des banques françaises, et principalement les titres Société générale et Crédit agricole, ont d'ailleurs fini 2011 sur de lourdes pertes (respectivement - 57 % et - 54 %).

Source
Les ventes à découvert de nouveau autorisées

Une arme fatale contre la dette française
Marc Fiorentino, éditorial du 23 mars 2012

“Quel hasard ! Quelle coïncidence. 13 ans après la disparition du MATIF, le Marché à Terme des Instruments Financiers, une semaine avant les élections françaises, tous les spéculateurs du monde entier pourront facilement vendre à découvert de la dette française. Facilement. A coûts bas. Et avec un effet de levier maximum. Non, bien sûr, la “Finance” ne se prépare pas à la guerre contre François 2.

A partir du 16 avril, tout le monde pourra spéculer contre la dette française

C’est une annonce qui est passée relativement inaperçue. Le 16 avril, soit, quelle coïncidence, une semaine avant le premier tour des élections françaises, le marché des dérivés, l’Eurex, va ouvrir un contrat à terme sur les emprunts d’Etat français. Qu’est-ce que cela veut dire ? Très simplement. Jusqu’à présent, si vous vouliez spéculer contre la dette française, vous n’aviez que deux moyens : acheter des CDS, ces fameux contrats d’assurance contre la faillite, ou vendre à découvert des emprunts d’état français, deux moyens destinés aux grandes institutions financières et aux gros fonds spéculatifs et qui nécessitaient de gros moyens.

Avec l’ouverture de ce contrat, ce sera plus facile

Tout le monde ou presque pourra acheter ou vendre à découvert des emprunts d’Etat français. Facilement. Et en plus avec un effet de levier de 20. C’est-à-dire qu’avec 50,000 euros seulement vous pourrez vendre à découvert 1 million d’euros d’emprunts d’Etat français. C’est l’arme idéale pour attaquer la France. Cela fait plus de 13 ans qu’avec la disparition du MATIF, le Marché à Terme des Instruments Financiers, on ne pouvait plus spéculer contre la France aussi facilement.

On va dire que c’est une simple coïncidence. Que c’est un hasard si quelques jours avant les élections françaises, les spéculateurs du monde entier se dotent d’une arme fatale, bon marché, et à fort effet de levier pour s’attaquer à la dette française. Il n’y a pas de complot. Rassurez-vous. Dormez tranquilles. Il ne se passera rien….”
Source
Une arme fatale contre la dette française



Lecture recommandée
Nicolas Sarkozy et l’AMF préparent un attentat financier pour le 16 avril
En pleine campagne, un nouvel instrument pour spéculer contre la France

Bien Amicalement.


Dernière édition par Silver Wisdom le Ven 13 Avr - 12:53, édité 1 fois

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L’AMF dément avoir donné son aval au produit spéculatif sur la dette française

Message  Silver Wisdom le Ven 13 Avr - 12:50

Bonjour à tous,

L’AMF dément avoir donné son aval au produit spéculatif
sur la dette française




La spéculation financière fait son grand retour dans le débat politique. Jean-Luc Mélenchon a dénoncé mercredi
sur son site la création d'une « nouvelle arme de la finance contre la France». Le candidat du Front de Gauche
fait référence au lancement d'un contrat à terme sur les emprunts d'Etat français, le 16 avril, sur Eurex,
la bourse de dérivés allemande. Il a été suivi par Europe Ecologie-Les Verts qui a fustigé ce jeudi,
l'autorisation d'un « nouvel outil spéculatif sur la dette française».


Jean-Pierre Jouyet, président de l’Autorité des Marchés Financiers

Interrogé par « Les Echos », Jean-Pierre Jouyet (photo), président de l'AMF, a lui-même regretté un timing malheureux. «Eurex ne donne pas un signal convenable au marché. Le moment est inopportun, compte tenu de l'élection présidentielle en France, et des tensions sur les taux espagnols constatés en début de semaine.
Cela sous-entend qu'il y a un risque sur la dette française, puisque ce contrat donne la possibilité aux investisseurs
de se couvrir. C'est un message négatif et quelque soit le résultat des urnes », indique -t-il.

Moins jouer les CDS

Ceci dit, selon lui « c'est un produit assez banalisé qui a toujours existé et qui existe sur la dette américaine ou allemande. C'est un produit qui permet de moins jouer sur les CDS des dettes souveraines. Il apporte aussi de la liquidité. Il est transparent et mieux contrôlé que les CDS, par exemple ».
« Eurex est une société allemande privée. Interdire ce produit n'est ni de notre ressort, ni de celui des autorités de régulation européenne. Nous n'avons pas les moyens de nous y opposer, ni de dire quoi que ce soit », a-t-il ajouté, répondant aux déclarations de Jean-Luc Mélenchon et à celle d'Europe Ecologie-Les Verts. « Je préviens que si je suis élu, ces contrats seront interdits comme toutes les ventes à découvert et les CDS non adossés. Je préviens que des poursuites seront engagées contre ceux qui ont préparé ou facilité la mise en place de ces mesures contre les intérêts économiques fondamentaux de la nation» a tenu à préciser le candidat du Front de Gauche. Europe Ecologie-Les Verts s'était interrogé « sur les motivations qui poussent l'AMF et son président Jean-Pierre Jouyet ainsi que l'Agence France Trésor et son ministre de tutelle François Baroin à enclencher cette bombe à retardement en pleine campagne présidentielle».

Eurex, qui lancera les contrats à terme le 16 avril, a déjà signé un accord
avec Barclays Capital et Morgan Stanley, pour qu'ils jouent le rôle de teneurs de marché.


La France avait le Matif

Ces contrats permettent normalement aux investisseurs de se protéger contre les variations de taux d'intérêt sur les obligations d'Etat, ou de couvrir leurs positions. Dans les années 90, la France disposait d'un tel outil -très populaire -au sein du Matif (marché à terme des instruments financiers).
Dans la période récente, seule l'Allemagne avait un contrat à terme. L'Italie a lancé le sien il y a quelques années, sans succès. Avant la crise de la dette de la zone euro, le contrat à terme sur la dette allemande était utilisé par les investisseurs pour se protéger sur les dettes de tous les Etats membres. Depuis que les taux des pays divergent de ceux de l'Allemagne, les investisseurs n'ont plus d'instruments de protection adaptés.

Une source de liquidité

Les spécialistes en valeur du Trésor, ces banques partenaires de l'Etat (qui s'engagent à acheter et échanger les obligations françaises) trouveront-ils un intérêt à ce nouveau produit ? « Difficile de dire si cela va marcher », réagit l'un d'eux. « Ce sera sans doute davantage un produit pour jouer le « spread », l'écart de taux entre la France et l'Allemagne qui est actuellement important qu'un produit pour gérer la courbe des taux. ».
L'Agence France Trésor (AFT), qui gère la dette française, a souvent expliqué dans le passé que l'existence d'un contrat à terme sur l'Allemagne favorisait les obligations allemandes, car cela apportait de la liquidité à ce marché. Ce qui aurait expliqué le coût de financement plus faible outre-Rhin...

Source
Dette française : l'AMF réagit aux propos de Jean-Luc Mélenchon

Bien Amicalement.

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