Crise Financière : La contagion menace le Portugal

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Crise Financière : La contagion menace le Portugal

Message  Silver Wisdom le Mar 5 Juin - 16:05

Bonjour à tous,

Crise Financière : La contagion menace le Portugal

Malgré les sacrifices consentis pour redresser son économie,
Lisbonne pourrait voir ses efforts anéantis par la contagion de la crise qui s'amplifie en Espagne et en Grèce.


Le Portugal, qui s'efforce de reconquérir la confiance des marchés en appliquant
un exigeant plan d'aide international, est menacé par un risque de contagion «très accentué»
alors que la crise de la dette continue de sévir, en Grèce et en Espagne notamment.



La rigueur imposée aux Portugais, qui ont d'ailleurs beaucoup protesté à ce sujet,
ne semble plus suffire pour protéger le pays contre la crise (Photo: afp)


L'économie portugaise et son système financier sont confrontés à
«un risque très accentué de contagion des effets des développements adverses au plan international»,
a estimé la Banque du Portugal (BdP) dans un rapport publié hier.

«Au plan international, les principaux risques sont associés à l'éventuelle aggravation de la crise
de la dette souveraine en Zone euro et à une performance économique plus mauvaise que prévu chez
les principaux partenaires commerciaux du Portugal», a souligné la BdP dans son Rapport de stabilité financière.

La banque centrale portugaise s'inquiète ainsi de l'impact d'une dégradation de la situation en Grèce,
dont la sortie de la Zone euro semble de plus en plus envisageable, et en Espagne,
voisin du Portugal et son principal marché d'exportation.

Un ralentissement qui coûte cher

Au plan interne, la BdP relève également des risques liés «à la capacité d'appliquer de façon efficace les mesures nécessaires au respect du programme» de redressement négocié avec l'Union européenne et le Fonds monétaire international en échange d'un prêt de 78 milliards d'euros.

Tout en affirmant que ce plan d'aide avait évité un ajustement «abrupt et désordonné», la Banque du Portugal juge
qu'il «devrait continuer à impliquer un ralentissement de l'activité économique en 2012,
avec la conséquence d'une hausse du chômage et du nombre d'entreprises en faillite ou insolvables».

En raison d'une cure d'austérité sans précédent, l'économie portugaise devrait connaître cette année une récession
de plus de 3% du PIB, tandis que le taux de chômage a déjà atteint un niveau record avoisinant les 15%.

En ce qui concerne le système bancaire du pays, la BdP relève qu'en 2011 «les banques portugaises
ont réalisé un effort considérable de renforcement de leurs niveaux de solvabilité», avec un ratio de fonds propres
dits durs de 9,6% en moyenne à la fin décembre. Afin de respecter les exigences accrues de l'Autorité bancaire européenne (EBA) d'ici à la fin juin, «trois des quatre plus importantes banques devraient recourir à une aide publique», a indiqué la Banque du Portugal.

Le plan d'aide au Portugal prévoit une enveloppe de 12 milliards d'euros pour la recapitalisation du système financier. La BCP et la BPI ont déjà fait savoir qu'elles comptaient y recourir, tandis que la banque publique Caixa geral de depositos (CGD), qui n'est pas autorisée à se servir de ces fonds, verra son capital augmenté par l'Etat à hauteur d'un milliard d'euros.

Dans un contexte de "tensions persistantes sur les marchés financiers", le régulateur s'inquiète en outre de "risques substantiels" pour la liquidité des banques face à "la possibilité de nouvelles dégradations" de leur notation, évoquant aussi la crainte d'un retrait supplémentaire de capitaux étrangers.

Lisbonne injecte 6,6 milliards d'euros dans trois banques

L'Etat portugais prévoit d'injecter 6,65 milliards d'euros dans les banques privées BCP et BPI et la banque publique CGD afin qu'elles puissent respecter les exigences de capital de l'Autorité bancaire européenne.



L'Etat portugais prévoit d'injecter 6,65 milliards d'euros dans les banques privées BCP et BPI et la banque publique CGD afin qu'elles puissent respecter les exigences de capital de l'Autorité bancaire européenne, a annoncé lundi le ministère des Finances. « Au total, l'Etat injectera plus de 6,6 milliards d'euros dans ces banques », dont 5 milliards d'euros provenant de l'enveloppe de 12 milliards d'aides accordée en mai 2011 par l'UE et le FMI au pays en échange d'une cure d'austérité précise le ministère.

Cette décision n'est pas une totale surprise. Il y a moins d'une semaine, la Banque du Portugal (BdP) avait tiré la sonnette d'alarme en pointant du doigt un risque de contagion « très accentué » alors que la crise de la dette continue de sévir, en Grèce et en Espagne notamment. Et tout en relevant qu'en 2011 « les banques portugaises ont réalisé un effort considérable de renforcement de leurs niveaux de solvabilité », la Banque centrale portugaise avertissait que « trois des quatre plus importantes banques devraient recourir à une aide publique ». Le seul moyen selon la BdP de pouvoir respecter les exigences accrues de l'Autorité bancaire européenne d'ici à fi juin.
Des risques accrus sur l'économie portugaise

Dans le même rapport, la BdP mettait aussi l'accent tout à la fois sur les risques extérieurs et intérieurs qui pourraient menacer le Portugal. « Au plan international, les principaux risques sont associés à l'éventuelle aggravation de la crise de la dette souveraine en zone euro et à une performance économique plus mauvaise que prévu chez les principaux partenaires commerciaux du Portugal », indiquait-elle.

Tout en affirmant que ce plan d'aide avait évité un ajustement « abrupt et désordonné », la Banque du Portugal jugeait qu'il « devrait continuer à impliquer un ralentissement de l'activité économique en 2012, avec la conséquence d'une hausse du chômage et du nombre d'entreprises en faillite ou insolvables ». En raison d'une cure d'austérité sans précédent, l'économie portugaise devrait connaître cette année une récession de plus de 3% du PIB, tandis que le taux de chômage a déjà atteint un niveau record avoisinant les 15%.

Sources
La contagion menace le Portugal
http://www.lequotidien.lu/l-economie/35087.html
Portugal/Banque centrale: risque de contagion "très accentué"
http://www.romandie.com/news/n/PortugalBanque_centrale_risque_de_contagion_tres_accentue_dev16290520121545.asp?
Lisbonne injecte 6,6 milliards d'euros dans trois banques
http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/finance-marches/actu/0202095144955-lisbonne-injecte-6-6-milliards-d-euros-dans-trois-banques-329911.php

Information vue sur
Lisbonne brûle..... La contagion a touché le Portugal
Revue de Presse par Pierre Jovanovic © www.jovanovic.com 2008-2012

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Portugal: nouveau record des emprunts des banques auprès de la BCE

Message  Silver Wisdom le Lun 11 Juin - 15:44

Bonjour à tous,

Portugal :
nouveau record des emprunts des banques auprès de la BCE




Les emprunts des banques portugaises auprès de la Banque centrale européenne (BCE) ont atteint en mai
un nouveau plus haut, à 58,7 milliards d'euros, selon des données publiées lundi par la Banque du Portugal.

Ce chiffre avait enregistré en avril une légère baisse à 55,4 milliards d'euros,
après avoir atteint fin mars le précédent record de 56,3 milliards.

Sans accès au marché interbancaire depuis l'éclatement de la crise de la dette en zone euro,
les banques portugaises sont devenues largement dépendantes du financement de la BCE.


Portugal: grandes manoeuvres dans le secteur bancaire en quête de capitaux
http://www.lesechos.fr/economie-politique/monde/actu/afp-00448533-portugal-nouveau-record-des-emprunts-des-banques-aupres-de-la-bce-332514.php

Le Portugal bénéficie depuis mai 2011 d'un plan d'aide financière de l'Union européenne
et du Fonds monétaire international d'un montant global de 78 milliards d'euros,
qui comprend une enveloppe de 12 milliards pour la recapitalisation du système financier.


Le Portugal appelle l'Europe à l'aide
http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2011/04/06/04016-20110406ARTFIG00685-le-portugal-appelle-l-europe-a-l-aide.php

Le gouvernement de centre-droit a annoncé lundi dernier l'injection d'une aide publique de 3,5 milliards d'euros
dans la BCP, première banque privée du pays, et de 1,5 milliard dans la BPI, quatrième du secteur,
afin qu'elles puissent respecter les exigences de capital de l'Autorité bancaire européenne.

L'Etat augmentera également le capital de la banque publique Caixa geral de depositos (CGD),
première institution financière portugaise, d'un montant de 1,65 milliard d'euros, mais il n'est pas autorisé
dans ce cas à puiser dans les fonds mis à disposition par l'UE et le FMI.



Le Portugal a passé avec succès la quatrième série de tests liés au plan d'aide de 78 milliards
d'euros accordé par l'Union européenne et le Fonds monétaire international,
a annoncé lundi le ministre des Finances Vitor Gaspar, s'engageant à tenir les objectifs fixés
en dépit de risques économiques et sociaux persistants.

L'UE et le FMI devraient recommander le paiement d'une nouvelle tranche d'aide de 4,1 milliards d'euros,
après laquelle le Portugal aura utilisé 75% des fonds prévus.

Le Portugal a réussi les tests UE-FMI, des risques demeurent
http://tempsreel.nouvelobs.com/economie/20120604.REU7820/le-portugal-a-reussi-les-tests-ue-fmi-des-risques-demeurent.html

Source
Portugal: nouveau record des emprunts des banques auprès de la BCE
http://www.lesechos.fr/economie-politique/monde/actu/afp-00448533-portugal-nouveau-record-des-emprunts-des-banques-aupres-de-la-bce-332514.php

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Dernière édition par Silver Wisdom le Lun 11 Juin - 15:52, édité 1 fois (Raison : Mise en page)

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Le Portugal s’enflamme contre le plan d’austérité de 2013

Message  Silver Wisdom le Mar 16 Oct - 8:30

Bonjour à tous,

Le Portugal s’enflamme contre le plan d’austérité de 2013



Les Portugais se sont rassemblés dans la soirée du 15 Octobre 2012,
devant leur Parlement pour s’opposer au nouveau plan d’austérité,
qui doit être voté en première lecture à la fin du mois.
Le gouvernement portugais a dévoilé ce lundi son budget pour 2013,
véritable coup de massue sur la population imposé par la Troika.
Ce budget est marqué par une hausse d’impôts généralisée,
qui touchera fortement les plus minces revenus.





(...)
Le budget, qui doit être voté en première lecture le 31 octobre, sera présenté à la presse
par le ministre des Finances Vitor Gaspar qui en a déjà révélé les grandes lignes
tandis qu'une "version préliminaire" a largement été débattue dans les médias.

La hausse d'impôts, que M. Gaspar a lui même jugée "énorme", s'effectuera notamment
par le biais d'une réduction de 8 à 5 du nombres des tranches d'imposition, l'introduction d'une surtaxe
de 4%, une baisse des retraites et une réduction des allocations chômage et maladie.

La réduction du nombre des tranches d'imposition aura notamment pour effet d'augmenter
de 11,5% à 14% le taux d'imposition des revenus les plus faibles. Les revenus moyens,
entre 20.000 et 40.000 euros annuels, seront imposés à 37% au lieu de 35,5% auparavant.
Le taux passera de 46,5% à 48% pour les revenus les plus élevés, au dessus de 80.000 euros,
alors que la tranche supérieure concernait précédemment des revenus supérieurs à 153.300 euros.
(...)

Portugal: hausse d'impôts généralisée au menu du budget 2103
http://www.lamontagne.fr/page-2/france-monde/actualites/economie-politique/eco-finances/2012/10/15/portugal-hausse-d-impots-generalisee-au-menu-du-budget-2103-1296291.html
Toutes ces décisions ont été prises sous la pression de la « troïka » (UE-FMI-BCE) et des bailleurs de fonds.
Ce n’est qu’à ces conditions qu’ils ont accepté d’alléger les objectifs du gouvernement de réduction du déficit public, revu à 5% du PIB pour cette année et à 4,5% l’année prochaine. Pourtant cette hausse injuste des impôts
devrait d’aggraver la récession : l’économie doit reculer cette année de 3%
tandis que le taux de chômage devrait avoisiner les 16%.


Austérité : les Indignés portugais assiègent le... par euronews-fr

Depuis un mois, les Portugais s’organisent et protestent. Manifestations et grèves se sont multipliées
et ce samedi, des centaines de milliers de citoyens se sont rassemblés dans 23 villes du pays pour que
« La Troïka aille se faire foutre ». Ont été organisées de nombreuses actions culturelles
avec la participation des plus grands artistes du pays, des techniciens et artistes précaires.



Les manifestants exigent la démission du Gouvernement et le droit au travail.
« Il est temps il est temps que le Gouvernement s’en aille »,
« Gouvernement d’escrocs rien d’autre que des voleurs »
ont scandé les manifestants toute la semaine.



Des milliers de personnes attendues à Lisbonne et dans diverses villes du Portugal
pour manifester leur refus des mesures d'austérité que le gouvernement va renforcer
afin d'atteindre ses objectifs de réduction des déficits.

Portugal : manifestations culturelles et syndicales contre l'austérité
http://www.lexpress.fr/actualites/1/economie/portugal-manifestations-culturelles-et-syndicales-contre-l-austerite_1174029.html

Le prochain moment de lutte sera la grande Grève Générale Européenne du 14 novembre.
De nombreuses initiatives la précéderont et les mouvements sociaux de nombreux secteurs du pays
comme dans les ports, transports, l’industrie ou l’éducation sont prévus.


Grève Générale Illimitée - 14 novembre 2012
http://mobile.agoravox.fr/tribune-libre/article/greve-generale-illimitee-14-124067

Source de l'article
Le Portugal s’enflamme contre le plan d’austérité de 2013
http://lejournaldusiecle.com/2012/10/16/le-portugal-senflamme-contre-le-plan-dausterite-de-2013/

Il apparait clairement que si les institutions européennes, financières
(voire mondiales)n'accèdent pas aux demandes du peuple,
cela risque de se terminer en bain de sang!!!!

Et pour preuve le discour de Christine Lagarde qui sent le vent tourné.



Lagarde : la dette des pays riches proche des niveaux de "temps de guerre"
http://www.boursorama.com/actualites/lagarde-la-dette-des-pays-riches-proche-des-niveaux-de-temps-de-guerre-4043c58ca2d880036fc4a70a2080e7fa

Mais après tout, cela fait parti de leur plan, non?
ORDO AB CHAOS!!!!


Bien Amicalement.


Dernière édition par Silver Wisdom le Mer 17 Oct - 8:01, édité 1 fois (Raison : Mise à jour de lien vidéo)

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Portugal : l’émigration des jeunes est désormais un mal endémique

Message  Résistance le Dim 3 Fév - 17:30

La crise économique et la politique de rigueur menée par le gouvernement conservateur portugais détruisent l’avenir des jeunes Lusitaniens qui ne trouvent pour seule échappatoire que de chercher fortune à l’étranger. Le Portugal a ainsi perdu, en deux ans à peine, pas moins de 2 % de ses enfants. L’étranglement financier opéré par Pedro Passos Coelho, Premier ministre portugais, n’y est pas étranger. « L’état des comptes publics oblige le gouvernement à demander davantage de sacrifices », annonçait-il en 2011, lors de son discours de politique générale devant les députés. La couleur était annoncée.

Le secrétaire d’État aux communautés portugaises, José Cesáro, a été un des premiers à révéler l’exode de son peuple. L’hémorragie est désormais chiffrée : 240.000 Portugais ont quitté leur terre natale depuis 2011. La majeure partie d’entre eux est jeune et hautement qualifiée. José Cesáro a souligné que nombreux seront ceux qui ne trouveront pas de travail à l’étranger faute d’avoir suffisamment préparé leur émigration. Mais rester au pays aurait équivalu soit à se retrouver demandeur d’emploi, soit à décrocher un salaire de misère. Rappelons que le taux de chômage chez les jeunes de 15 à 24 ans s’élevait fin 2012 à 39 % (contre 30 % un an auparavant).

Le Portugal a été longtemps un des pays qui a le plus souffert du phénomène migratoire. Ce dernier a pourtant fléchi au cours des années 90 grâce à un micro boom économique, incitant nombre de Portugais à revenir au pays. Mais la crise et les politiques d’austérité décidées par l’Union européenne ont réactivé le phénomène. Et contrairement au passé, ce sont aujourd’hui des jeunes formés professionnellement et/ou diplômés qui se trouvent contraints de partir à l’étranger devant l’absence de débouchés à domicile. La France n’est plus comme dans les années 60 la terre d’asile de ces néo-déracinés ; la Suisse, et l’Angola, une ex-colonie lusophone, sont désormais les destinations les plus prisées.

« Il y a une forte augmentation portugaise vers l’Angola. Nous observons que ce sont entre 25.000 et 30.000 de nos compatriotes qui ont choisi de s’y installer dans l’espoir d’une vie meilleure », souligne José Cesáro, ajoutant au passage qu’ils étaient 5 à 10.000 de plus que l’année précédente. Les chiffres relatifs à l’émigration montrent également que le Mozambique commence lui aussi à attirer les jeunes Portugais en quête de travail. Il n’en reste pas moins que quelques-uns rechignent toujours à s’éloigner autant : ceux-ci jetteront leur dévolu sur l’Allemagne, les Pays-Bas ou la Grande-Bretagne.

L’émigration est très souvent un choix douloureux. C’est rarement la soif d’aventure qui guide ces jeunes Portugais à quitter leur quartier, leur village et leur famille. Une situation préoccupante pour le Portugal qui rappelle celle de l’Irlande ou de l’Italie, où les jeunes vivent dans la gêne en dépit de la formation suivie ou des diplômes obtenus. Le départ à l’étranger reste alors leur seule porte de sortie…

Les raisons de ce drame sont clairement définies : le ralentissement économique, bien sûr, mais aussi et surtout la rigueur imposée par les gouvernements européens pour répondre aux diktats des organismes usuriers qu’on appelle plus couramment les banques. Il est grand temps que les peuples reprennent en main leur destin.

Capitaine Martin

http://www.resistance-politique.fr/article-portugal-l-emigration-des-jeunes-est-desormais-un-mal-endemique-115008791.html

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Lisbonne : une marée humaine contre la troïka

Message  Résistance le Lun 4 Mar - 21:28



Des centaines de milliers de Portugais ont envahi samedi 2 mars les rues de Lisbonne pour une énième journée d’action contre les coupes claires faites dans les budgets de l’État. Des milliers de manifestants ont également crié leur colère dans quarante autres villes du Portugal devant les sacrifices toujours plus grands qu’impose la troïka. C'est un peu plus d’un dixième du pays, qui compte dix millions d’habitants, qui s’est ainsi retrouvé ce jour-là dans la rue.

La place Marquês de Pombal et l’avenue de la Liberté étaient à quatre heures de l’après-midi littéralement inondées de gens de tous les âges venus protester contre la politique du gouvernement de Pedro Passos Coelho. Tous les media du pays ont dû se rendre à l’évidence : cette journée de manifestations a été l’une des plus massives qu’a connues le Portugal ces dernières années. Certains journalistes parmi les moins progressistes y voient même l’expression d’une colère sociale grandissante dans un pays qui a vu son activité économique chuter de 3,2 % en 2012 après une récession de 1,6 % en 2011. Le taux de chômage a atteint quant à lui 16,9 % de la population active. Et c’est au moment où le marché de l’emploi connaît les pires difficultés que le gouvernement multiplie les mesures d’austérité imposées par la troïka.

Ces manifestations sont un incontestable succès pour les organisateurs des manifestations, baptisées « Que se lixe a troïka ! » (dégage la troïka !), du nom du réseau social et populaire qui avait déjà envahi les rues de Lisbonne en septembre pour exprimer sa volonté d’en finir avec la dictature des marchés.

Les coordinations des Indignés, les associations contre les expulsions, les manifestants s’opposant aux coupes dans les budgets de la santé ou de l’éducation, les comités spontanés de sans-emplois... Tous ont défilé avec les syndicats et les partis progressistes. En premier lieu, le Parti communiste, le Parti communiste des travailleurs portugais et le Bloc de gauche. Aux différentes manifestations se sont jointes également des organisations étudiantes et féministes ainsi que des associations d’anciens militaires actifs lors de la Révolution des Œillets. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si le slogan qui a uni tous ceux qui battaient le pavé était « o povo é quem mais ordonna » (seul le peuple ordonne). Une parole tirée de la célèbre chanson Grândola, Vila Morena, qui servit de signal pour commencer la révolution qui renversa le régime salazariste après sa diffusion sur les ondes portugaises, le 25 avril 1974.

Cette marée humaine a réclamé la démission du fantoche Premier ministre Pedro Passos Coelho et la fin de l’ingérence de la troïka dans les affaires intérieures portugaises. Parmi les banderoles et les pancartes portées par les manifestants, on pouvait lire : « l’austérité tue » ou « le pouvoir au peuple ! ».

Même le Parti socialiste s’est joint aux manifestants, bien qu’il n’ait jamais montré jusque-là la moindre opposition la politique économique du gouvernement, que ce soit en ce qui concerne les privatisations ou les mesures d’austérité. Il a simplement avancé que la droite avait exagéré, contribuant à l’appauvrissement du pays. Le secrétaire général de la SGTP-IN, Arméno Carlos, est en revanche beaucoup plus critique : « Passos Coelho n’a aucune légitimité politique, morale et éthique, de continuer à gouverner».
Capitaine Martin

http://www.resistance-politique.fr/article-lisbonne-une-maree-humaine-contre-la-troika-115890498.html













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Portugal: la Cour constitutionnelle sanctionne l'austérité

Message  09991 le Sam 6 Avr - 19:11

Portugal: la Cour constitutionnelle sanctionne l'austérité



Joaquim Sousa Ribeiro (c), président de la Cour constitutionnelle du Portugal, le 5 avril 2013 à Lisbonne

Le gouvernement portugais a subi vendredi un sérieux revers de la part de la Cour constitutionnelle qui a rejeté plusieurs mesures du budget de l'Etat pour 2013, élément clé du plan de sauvetage négocié avec les créanciers internationaux du pays.

La Cour constitutionnelle a jugé non conforme à la Loi fondamentale la suppression des 14e mois de salaires versés aux fonctionnaires et aux retraités, ainsi qu'une mesure instaurant un prélèvement sur les allocations chômage et maladie, a annoncé son président Joaquim Sousa Ribeiro dans une déclaration à la presse.

Ce sont les lois qui doivent se conformer à la Constitution et non pas l'inverse", a-t-il déclaré en précisant que la décision de la Cour concernait l'ensemble de l'année et avait donc une valeur rétroactive.

La Cour constitutionnelle avait été saisie au début de l'année par le président Anibal Cavaco Silva, pourtant du même parti social-démocrate que le Premier ministre Pedro Passos Coelho, et par l'opposition de gauche.

Le verdict rendu par les juges, sans possibilité d'appel, met le gouvernement en difficulté car il complique singulièrement la réalisation de son objectif de ramener le déficit public à 5,5% du PIB à la fin de l'année, les mesures retoquées ayant un impact budgétaire net d'environ 860 millions d'euros, selon les estimations.

Il lui sera vraisemblablement difficile de compenser ce montant sans de nouvelles mesures d'austérité, d'autant plus qu'il s'est d'ores et déjà engagé à réduire les dépenses publiques de manière "permanente" à hauteur de 4 milliards d'euros d'ici 2015.


D'une rigueur sans précédent, le budget 2013, voté l'année dernière par le Parlement, est marqué par une hausse généralisée des impôts qui devait contribuer à 80% à un effort de 5,3 milliards d'euros dans le cadre du programme de rigueur négocié en contrepartie du plan de sauvetage de 78 milliards d'euros, accordé en mai 2011 par l'Union européenne et le Fonds monétaire international.

Crispation politique

Une nouvelle dose d'austérité risque toutefois de renforcer les critiques de l'opposition socialiste qui réclame une renégociation du plan d'aide. Elle risque aussi d'accroître le mécontentement populaire qui a culminé début mars quand des centaines de milliers de personnes ont manifesté à travers le Portugal contre la politique dictée par ses bailleurs de fonds.

Après la décision de la Cour constitutionnelle, M. Passos Coelho, selon divers commentateurs, pourrait procéder à un vaste remaniement ministériel. Un Conseil des ministres exceptionnel a d'ailleurs été convoqué pour samedi à 14H30 GMT.

Les décisions de la Cour risquent en outre de brouiller l'image du Portugal auprès des marchés au moment où le gouvernement, après avoir réussi fin janvier sa première émission de dette à moyen terme depuis sa demande d'aide internationale, envisage de réaliser son premier emprunt à 10 ans depuis son sauvetage financier.


Pour le gouvernement, la situation est d'autant plus délicate que les mesures d'austérité, qu'il met en oeuvre sous la tutelle de la "troïka" (UE-FMI-BCE) représentant ses créanciers, ont aggravé la récession tandis que le chômage frappe désormais près de 17% de la population active.

Tenant compte de ces difficultés, la "troïka" a allégé récemment les objectifs du gouvernement lui accordant jusqu'à 2015 pour ramener le déficit au dessous de la limite des 3% du PIB fixé par Bruxelles.


L'attente de la décision de la Cour a considérablement tendu le climat politique. Certains médias ont même avancé un scenario catastrophe selon lequel le Premier ministre pourrait démissionner, entraînant le pays dans des élections législatives anticipées au cas où les décisions de la Cour lui seraient trop défavorables.

La pression sur le gouvernement a été d'autant plus forte qu'il a dû faire face mercredi au Parlement à une motion de censure du Parti socialiste, la principale formation de l'opposition qu'il a néanmoins surmonté grâce à la confortable majorité dont il dispose à l'Assemblée.

M. Passos Coelho a également subi un autre revers avec la démission de son ministre adjoint Miguel Relvas, également en charge des Affaires parlementaires, qui a quitté ses fonctions après des mois de polémique sur l'obtention de son diplôme universitaire.

http://www.boursorama.com/actualites/portugal-la-cour-constitutionnelle-sanctionne-l-austerite-95911d3d639e809ef25bdbe7523abf6b




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Re: Crise Financière : La contagion menace le Portugal

Message  09991 le Sam 13 Avr - 20:28

Si le Portugal ne peut plus payer ses dettes, il doit faire défaut



Mario Soares

Le Portugal ne pourra jamais payer ses dettes, au lieu de cela il s’appauvrit. Si vous ne pouvez pas payer, la seule solution, c’est de ne pas payer. Quand l’Argentine était en crise, elle n’a plus payé. Est-ce que quelque chose s’est produit ? Non, rien n’est arrivé », a déclaré Mario Soares, l’ex-Premier ministre socialiste portugais qui a dirigé les deux premiers gouvernements à la suite de la dictature de Salazar. Estimant que le gouvernement portugais était devenu le serviteur servile de la Chancelière allemande Angela Merkel, il a exhorté les forces politiques du pays à s’unir pour « faire chuter le gouvernement » et à faire cesser la politique d’austérité imposée par la troïka composée du Fonds Monétaire International (FMI), de la Commission Européenne, et de la Banque Centrale Européenne (BCE). Dans leur avidité à obéir à ‘Senhora Merkel’, ils ont tout vendu et ruiné ce pays. En deux ans, ce gouvernement a détruit le Portugal , fulmine-t-il.

Ses déclarations ont été formulées alors que la cour constitutionnelle portugaise à jugé la semaine dernière que la suppression du 14ème mois des salaires des fonctionnaires et des pensionnés, proposée par l’actuel Premier ministre Pedro Passos Coelho, était illégale.


Par ailleurs, une fuite dans un rapport de la Troïka a indiqué que le pays menace d’entrer dans une spirale de la dette, et qu’il pourrait nécessiter à terme un second plan de sauvetage. En effet, selon ce document, les besoins de financement du Portugal pourraient atteindre 15 milliards d’euros en 2015, c'est-à-dire plus que les montants dont il avait besoin avant la crise, et alors même que sa cote de crédit s’est dégradée. Précédemment, il ne nécessitait que 10 à 12 milliards d’euros annuels.

Cependant, vendredi, les ministres de l’Eurogroupe ont donné leur accord pour une extension de 7 ans des prêts que le Portugal a reçus dans le cadre de son plan de sauvetage.

Pour Dario Perkins de Lombard Street Research, un défaut du Portugal pourrait exclure le pays de la zone euro. L’Allemagne pourrait s’inquiéter que d’autres pays adoptent la même attitude et elle pourrait choisir de se montrer inflexible. Il pense que les pays de la périphérie redoutent d’être exclus de la zone euro, car ils ressentent que leur économie pourrait être anéantie. Mais il prédit qu’à la longue, les citoyens de ces pays voteront de plus en plus pour des politiciens opposés aux politiques d’austérité, à l’image de ce qui s’est passé en Italie, et que l’UE perdra son emprise.


Dario Perkins


http://www.express.be/business/fr/economy/si-le-portugal-ne-peut-plus-payer-ses-dettes-il-doit-faire-defaut/189000.htm


P.S. Comme le dit si bien Eric Toussaint " Il faut désobéir aux créanciers et refuser de rembourser des dettes illégitimes".
http://ledormeur.forumgratuit.org/t984-eric-toussaint-a-tunis-il-faut-desobeir-aux-creanciers-et-refuser-de-rembourser-des-dettes-illegitimes?highlight=eric+toussaint



A Bientôt

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Ils complotèrent, mais Allah a fait échouer leur complot, et Allah est le meilleur en stratagèmes . Coran sourate 8, verset 30

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Avec l’austérité, le Portugal se dépeuple

Message  Silver Wisdom le Jeu 20 Juin - 13:58

Bonjour à tous,
Avec l’austérité, le Portugal se dépeuple
Selon un rapport de l’Institut National de Statistique (INE) diffusé ce lundi 17 juin, la population du Portugal poursuit sa chute. Au 31 décembre 2012, le pays comptait 10 487 289 habitants, soit 55 109 de moins que l’année précédente, ce qui correspond à une baisse de 0.52% en un an. De 1992 à 2010, la population n’avait cessé d’augmenter. En 2011, elle chutait déjà de 0.29%.


Le Portugal est l’un des pays où, selon les projections des Nations Unies (2008) et de l’Institut National de Statistique (2004, 2009), perdra de la population dans les prochaines décennies. En 40 années, la population passera de 10,7 millions d’habitants à 10 millions d’habitants. Cette évolution sera accompagnée d’un fort vieillissement de la population et aura lieu même si le nombre d’immigrants se maintient.

Dans le scénario de base presque toutes les régions perdront de la population. Toutefois cette diminution de la population sera plus accentuée dans les régions de l’intérieur du pays.
(...)

Le Portugal est un des pays où ces processus – vieillissement et réduction de la fécondité, ont lieu de façon très rapide. En moins de 30 ans, le nombre moyen d’enfants par femme est passé de 2.4 (1975-1980) à 1,4
(2000-2005) et “une très jeune population, la plus jeune de l’Europe occidentale en 1960, est devenue celle qui a eu un plus rapide vieillissement et peut-être à court terme elle deviendra une des plus vieilles” (Barreto, 2002 :27). C’est ainsi le pays dont la population a en proportion augmenté le moins.

(...)

Portugal: dynamiques de (dé)peuplement contemporain (pdf)
http://iussp2009.princeton.edu/papers/93036
Le taux de fécondité atteint un niveau historiquement bas de 1.28 enfants par femme. L’espérance de vie continuant à augmenter, la population portugaise devient par conséquent de plus en plus vieille. Pour la première fois depuis qu’elles sont comptabilisées, les naissances sont inférieures à 90 000. Quant aux décès, ils s’élèvent en 2012 à 107 598, soit 4.6% de plus qu’en 2011.
Chaque jour, 100 personnes quittent le Portugal
Le solde migratoire est négatif depuis 2011. L’année dernière, 51 928 personnes ont quitté le Portugal et 14 606 s’y sont installées, soit un solde négatif de 37 352 habitants. En moyenne, 100 personnes ont donc quitté le pays chaque jour l’année dernière.
Ces chiffres traduisent clairement l’aggravation des conditions de vie au Portugal. Depuis le début de « l’aide » de la Troïka (Commission européenne, BCE, FMI) en 2011, avec un plan de « sauvetage » de 78 milliards d’euros, le Portugal accélère le rythme des réformes visant à réduire les dépenses publiques, d’abord sous le gouvernement du socialiste José Socrates puis sous celui du centre-droit Pedro Passos Coelho : coupes de salaires dans la fonction publique, hausse des impôts (TVA, impôt sur le revenu, tabac, immobilier, automobiles), gel des pensions de retraite, diminution des remboursements de la sécurité sociale, hausses du prix des transports publics, du gaz et de l’électricité, gel et diminution des congés payés... Les mêmes recettes appliquées en Grèce avec le résultat que l’on sait.


Le FMI est un acteur de la régulation financière mondiale avec son bras droit la Banque Mondiale, il s'agit donc d'un organisme prêteur d'argent aux pays dans le besoin, mais sous certaines conditions. Parmi elles, la mise en place de politiques restrictives visant à rétablir l'équilibre de leurs finances publiques. Ce qui revient à dire que le FMI a dès lors une influence factuelle sur les politiques économiques et sociales des pays emprunteurs, avec toutes les dérives que cela présuppose pour n'importe quel esprit critique.

Mondialisation, quand le FMI fabrique la misère (Documentaire et articles)
http://ledormeur.forumgratuit.org/t723-mondialisation-quand-le-fmi-fabrique-la-misere
18% de chômage
Le chômage poursuit sa hausse : près de 18% selon l’INE au 1er trimestre 2013, alors qu’il était de 14% en 2011. Bien évidemment, ces chiffres sont à relativiser et à augmenter car ils ne tiennent pas compte de tous ceux qui ne sont pas recensés comme chômeurs.
Le zèle des gouvernants portugais est tel que la Cour constitutionnelle a rejeté plusieurs mesures du budget 2013 en avril dernier. Ces derniers jours, d’autres mesures ont été annoncées, dont l’allongement du temps de travail des fonctionnaires de 35h à 40h hebdomadaires, incluant les enseignants, qui pourront également subir une « mobilité spéciale » : être licenciés.
Résultat : le 17 juin, pour le début des épreuves de fin du secondaire, les syndicats enseignants ont appelé à la grève des examens. Face à la détermination des enseignants (plus de 90% de grévistes selon les syndicats), le ministre de l’Éducation, Nuno Crato, a choisi de ne pas repousser les examens. Malgré les pressions exercées, comme la tentative d’imposition d’un service minimum invalidée, et malgré les réquisitions d’autres personnels, près de 20 000 élèves sur 90 000 devront repasser l’épreuve de portugais en juillet. Cela ne fait que commencer. Le préavis de grève court toujours.
Serge Astoecoda
Source de l'article
Avec l’austérité, le Portugal se dépeuple
http://www.bastamag.net/article3140.html
Bien Amicalement.

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Le Portugal dans le viseur des marchés

Message  Silver Wisdom le Mer 3 Juil - 15:16

Bonjour à tous,

Le Portugal dans le viseur des marchés

L'instabilité de la situation politique a rejailli sur les marchés après la démission,
mardi, d'un deuxième ministre-clé du gouvernement de centre droit.



Pedro Passos Coelho, le Premier ministre portugais, est mis en difficulté
par la démission à la chaîne de ses ministres. © PATRICIA DE MELO MOREIRA / AFP


Le Portugal, en pleine crise politique, était chahuté sur les marchés mercredi matin, avec une chute de la Bourse de Lisbonne
et une envolée du taux d'emprunt à 10 ans au-dessus de 8 %, sans toutefois de conséquences graves au moins à court terme.
Après la démission du ministre des Finances Vitor Gaspar lundi, le ministre des Affaires étrangères Paulo Portas
a lui aussi jeté l'éponge, mais le Premier ministre Pedro Passos Coelho a refusé d'accepter sa démission pour
tenter de sauver la coalition au pouvoir.


Portugal : le plan de sauvetage financier inquiète par euronews-fr

La réaction des investisseurs a été des plus sévère à ces annonces. Le taux d'emprunt à 10 ans du Portugal, qui évolue
en sens inverse de la demande, a atteint 8,023 % vers 9 h 45, dépassant les 8 % pour la première fois depuis novembre 2012,
sur le marché secondaire, où s'échange la dette déjà émise. Vers 11 h 30, il revenait à 7,5 %, après avoir clôturé à 6,720 %
la veille. Le taux était tombé récemment jusqu'à 5,2 % en mai. Il reste toutefois encore loin de son pic de janvier 2012, à 18 %.



Le FMI a approuvé mercredi (Le 16 janvier 2013) le déblocage d'une nouvelle tranche d'aide
de 838 millions d'euros à destination du Portugal. La nouvelle était attendue, depuis que le Fonds a validé
le programme de réforme entamé par Lisbonne. Mais la situation interne instable et la récession qui mine
l'économie portugaise rend encore la sortie de crise à court terme encore très incertaine.

(...)

Une bonne nouvelle pour Lisbonne qui fait toutefois face à une situation interne toujours très précaire.
Le taux de chômage tutoie toujours des sommets à près de 16% de la population active et son PIB devrait se contracter
de 1,9% en 2013 suite à un régime d'austérité drastique imposé à l'État et à la population. « Un débat public doit avoir
lieu pour déterminer comment partager au mieux le fardeau du vaste assainissement budgétaire qui reste à accomplir »,
a admis Nemat Shafik, directrice générale adjointe du FMI dans un communiqué, tout en saluant « les efforts (...)
impressionnants du Portugal ».

Pas forcément très bon signe pour la population puisque selon le FMI, l'effort doit désormais porter sur la réduction
des dépenses publiques plus que sur la fiscalité qui, considère-t-il, est « déjà à un niveau élevé ». Dans un rapport
dévoilé début janvier, le FMI avait recommandé au pays de réaliser des économies supplémentaires de 4 milliards
d'euros en diminuant le nombre des fonctionnaires et en réduisant leurs salaires et leurs retraites.

(...)

Le FMI débloque 838 millions d'euros pour le Portugal dont la sortie de crise reste incertaine
http://www.latribune.fr/actualites/economie/union-europeenne/20130117trib000743081/le-fmi-debloque-838-millions-d-euros-pour-le-portugal-dont-la-sortie-de-crise-reste-incertaine.html
Dégringolade boursière

De son côté, la Bourse de Lisbonne dégringolait de près de 6 % dans la matinée et les valeurs bancaires s'effondraient.
"S'il y a d'autres démissions, cela risque de faire exploser la coalition avec potentiellement des élections générales anticipées", remarque Patrick Jacq, stratégiste obligataire chez BNP Paribas. Les investisseurs craignent que cette crise politique,
surtout si elle débouche sur un nouveau scrutin, ne remette en question les progrès réalisés par le Portugal,
sous assistance internationale depuis 2011. "Le risque est limité, mais il existe, ce qui explique la réaction des marchés",
selon Patrick Jacq.

Le Portugal met le feu aux bourses européennes :
Serge Négrier dans Intégrale Placements (3 juillet 2013)



Publiée le  3 juil. 2013 par BFMbusiness

Note de Silver Wisdom :

Ils se reposent tous sur le dollar et yen, alors question : lorsque les deux banques centrales
de ces pays décideront de fermer les robinets, que pensez vous qu'il va se passer?


Lecture conseillée (en Anglais)


The Eleventh Marble (Mike Rivero)
Il rappelle néanmoins que jusqu'à présent la troïka (BCE, FMI et UE) des créanciers a toujours donné des avis favorables
et a mis en avant les efforts réalisés par le pays. La troïka doit d'ailleurs procéder mi-juillet à sa huitième mission dans le pays,
avant le versement de la prochaine tranche de prêt prévu en septembre. "Nous considérons que la relation entre Lisbonne
et la troïka, probablement la meilleure des pays de la périphérie, va devenir délicate", estime néanmoins Gilles Moec,
économiste chez Deutsche Bank.

«La situation doit être clarifiée le plus vite possible», a affirmé le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, qui a appelé au «sens des responsabilités» pour que les efforts accomplis par les Portugais, soumis à une sévère cure d’austérité depuis deux ans, ne soient pas «vains». Dans le même temps, le patron de l’Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem, a aussi appelé le pays à «prendre ses responsabilités», tandis que le gouvernement allemand s’est dit «confiant» que le Portugal poursuivrait ses réformes.
(...)

«Le scénario qui me paraît le plus probable est celui d’élections anticipées», a indiqué à l’AFP l’analyste financière
Paula Gonçalves.Dans ce contexte de crise politique, qui pourrait à terme entraîner la dissolution du parlement,
le président Anibal Cavaco Silva, doit s’entretenir jeudi avec le Premier ministre et recevoir ensuite les partis
politiques représentés au Parlement. Mercredi après-midi, le chef de l’Etat qui a la possibilité de convoquer
des législatives anticipées, a prévu de rencontrer Antonio José Seguro, leader du Parti socialiste,
principale formation de l’opposition, qui plaide pour cette solution.


Crise au Portugal: le gouvernement tente de survivre
http://www.liberation.fr/monde/2013/07/03/crise-au-portugal-le-gouvernement-tente-de-survivre_915636
Le Portugal en meilleur état que "la Grèce ou l'Italie"

Pour autant, tempère Patrick Jacq, "les mouvements que l'on a aujourd'hui ont peu d'impact sur la dette portugaise à court terme". "Le financement du Portugal est pleinement assuré au moins jusqu'à la fin de l'année", renchérit Gilles Moec. Le Portugal n'a donc pour l'heure pas besoin de se financer sur les marchés, d'autant qu'il bénéficie des prêts internationaux jusqu'en juin 2014. Lisbonne avait en outre testé les marchés avec succès en réalisant début mai son premier emprunt à long terme depuis sa demande d'aide internationale il y a deux ans, ce qui lui a permis de prendre de l'avance sur ses besoins de financement.

Mais si la hausse des taux persiste ou s'amplifie, elle peut retarder le retour officiel du pays sur les marchés, prévu en 2014,
et obliger ses partenaires à lui venir une nouvelle fois en aide. Plusieurs solutions seraient alors disponibles, selon Gilles Moec, comme un prolongement jusqu'à mi-2015 de l'aide internationale ou un coup de pouce du Fonds de secours européen pour
son retour sur les marchés. En revanche, un recours à l'OMT, la possibilité par la Banque centrale européenne (BCE) de racheter sous condition de la dette, n'est pas évident, puisqu'il faut en théorie que le pays aidé ait déjà un accès régulier au marché,
selon l'économiste.

Les analystes de la banque d'investissement Berenberg se veulent toutefois rassurants sur la situation du pays,
qui n'est pas sous la menace d'une faillite imminente et dont l'économie est sur le point de se redresser, expliquent-ils.

Selon eux, "à beaucoup d'égards, le Portugal est en meilleur état que la Grèce en 2012 et l'Italie début 2013".

Source de l'article
Le Portugal dans le viseur des marchés
http://www.lepoint.fr/monde/crise-politique-au-portugal-la-bourse-devisse-de-6-a-l-ouverture-03-07-2013-1691345_24.php

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Re: Crise Financière : La contagion menace le Portugal

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