Debtocracy International Version [Multi-Subs]

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Debtocracy International Version [Multi-Subs]

Message  Silver Wisdom le Sam 9 Juin - 8:06

Bonjour à tous,

Debtocracy International Version [Multi-Subs]

Un film documentaire sur la crise de la dette grecque appelée «Debtocracy International Version (Grèce, 2011)", avec sous-titres multilingues (sous-titrage). Anglais, français, italien, espagnol, portugais, allemand et japonais sont disponibles, bien que je ne vérifie pas tous. Comme vous pouvez le voir sur le site officiel du film, ce dernier est distribué que sous licence Creative Commons. Si vous trouvez des erreurs, faites le moi savoir.
La première minute du documentaire est un message contre la torture.


Debtocracy International Version par ThePressProject

Bien Amicalement.


Dernière édition par Silver Wisdom le Mer 3 Oct - 17:53, édité 1 fois (Raison : Mise à jour de lien vidéo)

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CATASTROIKA cherche les conséquences de la liquidation totale de la Grèce.

Message  Silver Wisdom le Mer 3 Oct - 17:51

Bonjour à tous,

CATASTROIKA cherche les conséquences
de la liquidation totale de la Grèce.




Les créateurs du Debtocracy, le documentaire vu par plus de 2 millions de spectateurs,
reviennent avec une nouvelle production. CATASTROIKA cherche les conséquences
de la liquidation totale de la Grèce.


Révisant des exemples de privatisations dans des pays développées,
CATASTROIKA essaie de prévoir ce qui va se passer si le même modèle
s΄applique à un pays sous surveillance économique. Plus de détails…

Un documentaire avec permission de libre distribution et retransmission.
(Cette version est en multilingue, touche 'cc' en haut de la vidéo)


CATASTROIKA - Multilingual par infowar

Bien Amicalement.

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La troïka à Athènes : « satisfaites l’appétit des marchés financiers ! »

Message  Résistance le Mar 12 Mar - 16:57



Les représentants de la troïka (Union européenne, Fonds monétaire international et Banque centrale européenne) continuent à faire pression sur le gouvernement hellénique afin qu’il respecte les engagements qu’il avait pris de supprimer quelque 25.000 postes du secteur public d’ici la fin de l’année. En effet, les milieux financiers européens ont promis une nouvelle « aide » de 130 milliards d’euros à la Grèce et l’allègement de sa dette en échange du licenciement de fonctionnaires en deux vagues successives : 12.500 d’ici juin et 12.500 autres d’ici la fin de l’année. En tout, c’est un total de 150.000 fonctionnaires qui devraient avoir été licenciés d’ici 2015. Mais aucun des trois partis de la coalition gouvernementale (Nouvelle Démocratie du Premier ministre Antónis Samarás, le PASOK du socialiste Evángelos Venizélos et la Gauche démocrate de Fótis Kouvélis) ne veut prendre la responsabilité de se montrer trop conciliant vis-à-vis des exigences de la troïka, de peur d’avoir à en pâtir lors des prochaines échéances électorales. C’est ainsi que le gouvernement tente d’un côté de trouver la solution pour liquider ces emplois publics sans en avoir l’air et de l’autre, les représentants de ces mêmes partis répètent à l’envi, comme l’a fait récemment le Premier ministre grec, que le peuple grec n’est plus en mesure de supporter d’autres sacrifices. Pourtant, Corinne Gobinles milieux financiers ne s’arrêtent pas au saccage des services publics : ils exigent aussi une réduction de 22 % du salaire minimum dans le privé, la diminution des épargnes retraite de 15 % et la réduction des indemnités de licenciement à trois mois de salaires contre six actuellement. Mais les organismes qui fournissent les prêts à la Grèce ne s’arrêtent pas là : ils lui enjoignent également d’annuler les emplois à durée indéterminée dans les entreprises publiques. Difficile dans ces conditions de porter crédit aux annonces faites par les partis de la coalition au pouvoir.

Pendant ce temps, des mouvements sociaux éclatent à travers tout le pays. Tous les musées et les sites archéologiques de la Grèce – l’Acropole incluse – sont restés fermés vendredi. Les employés du ministère de la culture étaient en grève en signe de protestation contre la grève de salaires et les licenciements.

La veille, c’était au tour des étudiants de descendre dans la rue contre Athina, un plan gouvernemental qui vise à restructurer profondément les universités en fusionnant ou en fermant purement et simplement plusieurs départements universitaires. Le plan, dont le but est de ramener à 384 le nombre de facultés (contre 534 aujourd’hui), prévoit aussi de réduire de 4 % le nombre d’étudiants admis dans l’enseignement supérieur l’an prochain. Appliqué à une population qui n’a jamais été autant exposée au chômage - avec 55,6 % des moins de 25 ans au chômage – il attise les craintes sur l’avenir de ce que la presse grecque a appelé la génération perdue, souvent condamnée à l’exil à l’étranger. Un projet de fusion de vingt-huit facultés a été reporté en 2018 de façon que les étudiants déjà inscrits puissent terminer leurs études sans avoir à être transférés dans un autre établissement. Mais pour accélérer la manœuvre et être certain de son issue, le plan Athina a été présenté au Parlement sous la forme d’un décret présidentiel. Comme l’a écrit Corinne Gobin du groupe de recherche sur les acteurs internationaux (GRAI), « en acceptant cette obligation d’obéir à une technocratie transnationale qui bafoue les droits les plus élémentaires des peuples, nos gouvernants ne sont-ils pas en train de s’engager vers une situation de haute trahison envers leur population ? ». La réponse coule de source.

Capitaine Martin

http://www.resistance-politique.fr/article-la-troika-a-athenes-satisfaites-l-appetit-des-marches-financiers-116123496.html


Dernière édition par Silver Wisdom le Sam 11 Mai - 12:24, édité 1 fois (Raison : Redimensionnement image)

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Naomi Klein explique la « stratégie du choc » appliquée en Grèce

Message  Silver Wisdom le Sam 11 Mai - 15:23

Bonjour à tous,

Naomi Klein explique la « stratégie du choc » appliquée en Grèce

Selon l'auteur Naomi Klein, l'utilisation systémique du choc
et de la peur par les élites au pouvoir pour ébranler les communautés vulnérables
est très évidente dans la Grèce d'aujourd'hui.





Semer le choc et l’effroi engendre des peurs, des dangers et des destructions incompréhensibles pour certains éléments
ou secteurs de la société à l’origine de la menace, ses dirigeants ou les citoyens en général. La nature, sous forme de tornades,
d’ouragans, de tremblements de terre, d’inondations, d’incendies incontrôlés, de famines et de maladies, peut provoquer le choc et l’effroi.
Shock and Awe. Achieving Rapid Dominance, doctrine militaire établie pour la guerre des États-Unis en Irak.


Introduction à « La stratégie du choc » de Naomi Klein
http://www.mecanopolis.org/?p=8422
De la montée du racisme à la vente du pétrole et des ressources en gaz naturel du pays, beaucoup de ce qui va façonner le futur immédiat
de la Grèce sont des conséquences prévisibles de la politique d'austérité, explique Naomi Klein dans un entretien avec EnetEnglish.

Naomi Klein est l'auteur du controversé best-seller du New-York Times « La Doctrine du Choc » (ou la stratégie du choc),
auquel on a décerné la qualification de « récit majeur de notre temps ». Le livre explique que les intérêts commerciaux
et les grandes puissances exploitent le choc, qu'il soit sous la forme d'un désastre naturel, d'un problème économique
ou des turbulences politiques, comme une opportunité de restructurer de manière aggressive les économies des pays vulnérables.

Elle avance le fait que parce que les politiques ultra-capitalistes sont désagréables à la majorité des citoyens, on ne peut pas les mettre
en place sans un choc, allant de l'hypermédiatisation d'un fait divers à la torture policière qui écrase la résistance populaire.
Dans une interview accordée à EnetEnglish, Naomi Klein explique comment elle croit que la doctrine du choc s'applique aujourd'hui à la Grèce.



Comment les événements en Grèce se rapprochent de vos arguments dans la stratégie du choc ?

Pour moi, c'est un exemple classique de ce que j'ai écrit. C'est navrant de voir les mêmes astuces et les mêmes tactiques
utilisées si brutalement. Et il y a eu une énorme résistance en Grèce. Il est particulièrement affligeant de voir la répression violente
des mouvements sociaux qui résistaient à l'austérité. Et cela dure depuis si longtemps maintenant. Les gens sont usés.

J'ai suivi récemment la braderie des ressources naturelles pour l'exploitation minière et le forage. C'est la prochaine frontière
de la manière dont cela va se jouer - la ruée vers le pétrole et le gaz dans la mer Egée. Et cela va aussi affecter Chypre.
Il s'agit d'un tout autre niveau d'utilisation de l'austérité et de la dette pour forcer les pays à vendre leurs droits d'exploitation minière
et de forage pour des prix de vente à bas coût.

Lorsque vous ajoutez la crise climatique en plus de tout cela, c'est une culpabilité d'avoir une crise économique utilisée
comme levier pour extraire plus de combustibles fossiles, en particulier parce que la Grèce elle-même est très vulnérable au climat.
Et je pense que c'est possible, comme la ruée vers le pétrole et le gaz s'intensifie, qu'il y ait plus de résistance
parce que c'est une énorme menace pour l'économie de la Grèce.


A quel point le changement climatique est-il prégnant dans votre argumentation ?

Je suis en train de travailler sur un livre et un film à propos du changement climatique. C'est la raison pour laquelle j'ai poussé
ma réflexion vers cette frange de la doctrine du choc à laquelle on accorde beaucoup moins d'attention. Les gens, et c'est compréhensible,
sont beaucoup plus concentrés sur la réduction de leur retraites, les licenciements, qui ont définitivement des conséquence beaucoup
plus immédiates. Bien que dans le cas de la mine d'or [de Skouries], il y a une menace immédiate pour la sûreté, le bien-être des gens
et pour leur économie, c'est pourquoi les habitants sont très actifs là-bas.

Ce que je trouve coupable et profondément immoral, c'est que la montée du fascisme, dans ce contexte, était entièrement prévisible.
Nous savons comment ces choses là arrivent. Et c'est supposé être la leçon que nous tirons de la Seconde Guerre Mondiale :
si on impose des sanctions punitives et humiliantes à un pays, cela fait le lit du fascisme C'est ce contre quoi Keynes nous mettait
en garde quand il écrivait « les conséquences économiques de la paix, concernant le traité de Versailles ».
Pour moi, c'est vraiment incroyable que nous laissions ainsi l'histoire se répéter de cette façon.

Les Grecs ont cette peur particulière qui est actuellement exploitée, la peur de devenir un pays en voie de développement,
un pays du tiers-monde. Et je pense qu'en Grèce, il y a toujours eu cette sensation d'être attaché à l'Europe par un fil.
Et la menace, c'est de voir ce fil se couper. La peur joue à deux niveaux : la première c'est qu'ils ne peuvent pas quitter la zone euro
parce que ça reviendrait à renoncer au statut de pays développé. Ensuite à propos des attaques perpétrées à l'encontre des migrants
et des politiques anti-immigrés.


Dans la Doctrine du Choc, vous expliquez comment des pays à qui le FMI avait prêté de l'argent s'étaient vu dire
qu'ils avaient des économies malades, des économies cancéreuses. Mais avec la Grèce, il est question d'une « contagion ».
Qu'impliquent ces changements de métaphores ?


L'image du « cancer » était déjà très violente. Quand vous diagnostiquez qu'un pays a un cancer, vous justifiez tous les traitements
qu'on peut lui administrer sous prétexte de lui sauver la vie. C'est l'idée principale dans cette métaphore du cancer.
Une fois que vous l'avez diagnostiqué, vous, le médecin, ne pouvez être tenu responsable pour les effets négatifs du traitement.

Parler de contagion signifie bien sur que ça aurait du rester enfermé, et qu'on aurait du se protéger d'une rébellion qui incubait
et se répandait à Chypre, au Portugal et en Espagne, particulièrement.

Quand on a cette peur de la contagion, quand les investisseurs ont peur d'une région entière, ça veut dire que cette région a le pouvoir
de constituer un bloc qui pourrait agir avec une main forte. C'est ce que j'ai écrit dans le livre à propos de l'Amérique Latine
dans les années 1980, avec le « choc de la dette ». La situation était telle qu'il aurait été presque impossible pour des pays
pris individuellement de se dresser contre le FMI. Mais si l'Amérique Latine, prise comme un bloc, s'était organisée et s'était dressée
contre le pouvoir du FMI, là, elle aurait eu le pouvoir de renverser la balance, de les briser. Et là on aurait pu avoir des négociations.
C'est pour ça que je crois que je pense que cela constitue une réponse à l'idée de contagion : vos adversaires ont peur de ça.
Que vous vous organisiez en un bloc à même de provoquer des négociations.


Les pays d'Europe du Sud devraient donc se réunir et tenir des négociations avec la Troïka ?

C'est ce que je pense, oui. Cela s'appelle le cartel des débiteurs. Mais ça n'est jamais arrivé. Autant que je sache,
ça n'a même jamais été tenté. L'ancien vice-premier ministre Theodoros Pangelos a déclaré « nous l'avons mangé ensemble »,
comme si chaque Grec était complice de la situation de crise. A contrario, Alexis Tsipras, à la tête du principal parti d'opposition Syriza,
a pointé du doigt Angela Merkel et ses sbires. Comment la façon dont la crise est née affecte-t-elle la manière
dont nous essayons de la résoudre ?

Si on accepte le présupposé que chacun est en partie responsable de la crise, on crée un contexte dans lequel
la punition collective est acceptable. C'est tout le danger de cette fausse équivalence.

On assiste à un effort concerté à créer une équivalence, qui est fausse entre un individu qui a une petite dette de consommateur
et une banque qui se mobilise. C'est une comparaison scandaleuse. Mais malheureusement c'est la façon dont sont discutées
les politiques économiques dans nos cultures, avec ce genre d'équivalence : entre la dette d'une famille et la dette d'un Etat.
« Géreriez-vous votre foyer comme ça ? » C'est une comparaison ridicule parce que gérer un foyer ça n'a rien à voir avec gérer un Etat.
« Nous l'avons tous mangé ensemble », ça veut dire que maintenant on doit tous se serrer la ceinture. Mais bien sûr, nous savons
que tout le monde ne se mettra pas à la diète imposée?


Le journaliste qui a publié les noms de la liste Lagarde, Kostas Vaxevanis, a déclaré dans une interview au Guardian
que les Grecs devaient lire la presse étrangère afin de savoir ce qui se passaient dans leur propre pays.
Quel est le rôle de la presse face à la doctrine du choc ?


L'information est une forme de résistance au choc. L'état de choc, qui est si facile à exploiter est un état de confusion.
C'est un manque d'explication sur ce qui se passe, la panique qui s'installe, les choses changent très très vite.
Et dans ces moments précisément, nous avons besoin des médias plus que jamais. C'est la manière collective de nous redonner du sens.
De nous raconter nous-mêmes, de rester orientés sur notre histoire - si, bien sûr, nous avons de bons médias.

Ce n'est pas parce que quelque chose de mal arrive que ça signifie qu'on a affaire à un choc. Un choc arrive quand on perd le fil.
Quand on n'arrive plus à comprendre où on se situe dans l'espace-temps. Quand on ne sait plus quelle est notre histoire.
Et ça nous rend beaucoup plus vulnérable vis à vis de quelqu'un qui arrive et qui nous dit « voilà ce qui se passe. »

Cette situation ne peut pas arriver sans la complicité des médias. Des médias ayant la volonté de travailler avec les élites
et de diffuser la peur. C'est la peur qui alimente ce système, la peur de s'effondrer, la peur de sortir de l'Europe,
la peur de devenir un pays en voie de développement. Les politiciens n'ont pas la capacité de répandre cette peur tous seuls.
Ils ont besoin de commentateurs. Ils ont besoin que cette peur soit la star des talk-shows.


Les journalistes doivent savoir que rien de tout cela ne peut arriver sans eux. Nous ne somme pas que des observateurs.
Dans ces moments où tout prête à la peur et à la désorientation, à la perte de sens, nous sommes acteurs et nous avons le choix.
Allons-nous aider les gens à ne pas perdre l'équilibre ou allons-nous être les outils des élites ?


Que ce soit la peur des immigrés ou de n'importe quelle supposée calamité à venir qui empêche les gens de voir la calamité qui est,
les désastres sont déjà là. Il y a une dépression. Mais en disant constamment aux gens que le pire reste à venir,
on les aveugle sur la situation, ils ne voient plus les attaques scandaleuses et masochistes qui sont infligées aujourd'hui au pays.

La situation aujourd'hui trouve sa source dans la crise financière de 2008. Et tous les journalistes qui n'ont pas posé cette question,
la question des origines, au début, on nourrit tout ce battage médiatique qui allait durer éternellement
et qui n'allait jamais aborder cette question.

Nous en sommes là. Nous créons le contexte pour qu'un crash économique s'installe et nous devenons les outils des élites
quant à la manière de répondre à ce crash.


Source de l'article
Nouvel Ordre Mondial : Naomi Klein explique la « stratégie du choc » appliquée en Grèce
http://www.le-veilleur.com/articles.php?idcat=2&idrub=15&id=1220

La Stratégie du Choc

Un traumatisme collectif, une guerre, un coup d'état, une catastrophe naturelle, une attaque terroriste plongent chaque individu
dans un état de choc. Après le choc, nous redevenons des enfants, désormais plus enclins à suivre les leaders qui prétendent
nous protéger. S'il est une personne à avoir compris très tôt ce phénomène, c'est Milton Friedman, Prix Nobel d'économie en 1976.



Mise en ligne le 4 avril 2011 par Arko RBE

Bien Amicalement.

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Où sont passés les 200 milliards destinés au « sauvetage » de la Grèce ?

Message  Silver Wisdom le Mer 19 Juin - 13:56

Bonjour à tous,
Où sont passés les 200 milliards destinés au « sauvetage » de la Grèce ?
Où sont passés les 207 milliards d’euros débloqués par l’Union européenne et le FMI depuis 2010, dans le cadre des « plans de sauvetage » de la Grèce ? Ont-ils vraiment servi au peuple grec ?
L’association Attac Autriche s’est penchée sur le détail des versements des deux programmes, validés le 2 mai 2010 et le 21 février 2012 [1]. Résultat : les principaux destinataires sont les banques grecques (à hauteur de 58 milliards d’euros) et les créanciers de l’État grec (pour 101 milliards), principalement des banques et fonds d’investissement.


Three years of "Greek bail-out" : 77% went into the financial sector
http://www.attac.at/uploads/media/backgroundmaterial_bailout_english.pdf
Au moins 77% de l’aide européenne a donc bénéficié, directement ou indirectement, au secteur financier ! Seuls 46 milliards, parmi les prêts accordés par les créanciers internationaux et européens, ont servi à renflouer les comptes publics de la Grèce. Pendant la même période, l’État grec a payé 34 milliards d’euros, rien que pour les intérêts de sa dette.
Le gouvernement allemand a rejeté les conclusions de cette étude, expliquant que tous les Grecs ont profité du fait que les créanciers du pays n’aient pas fait faillite. Grâce aux plans européens, la Grèce a eu plus de temps pour mettre en œuvre des réformes, ce qui a profité à l’ensemble de sa population, selon Berlin. Les Grecs, asphyxiés par les mesures d’austérité liées à ces crédits internationaux, apprécieront.


Créanciers protégés, peuple grec sacrifié

~ L’annulation de la dette allemande à Londres en 1953 ~
http://www.mondialisation.ca/grece-allemagne-qui-doit-a-qui

~ Grèce-Allemagne : qui doit à qui ? ~
http://www.mondialisation.ca/creanciers-proteges-peuple-grec-sacrifie/5307639
Ces données sont-elles accessibles aux citoyens grecs et européens ? Attac a réalisé un travail de fourmi pour récolter ces informations. Et quelques angles morts subsistent. « Il n’y a pas de documentation officielle sur l’utilisation de cette tranche », peut-on lire sur le récapitulatif réalisé par l’association, à propos d’un versement de 3 milliards d’euros, en mars 2012, par le Fonds européen de stabilité financière (FESF). Ou « l’utilisation de cette tranche n’a pas pu être reconstituée », à propos de 8 milliards d’euros accordés par l’Eurozone et le FMI, en mars 2011. Question transparence aussi, la Troïka (FMI, Banque centrale européenne et Commission européenne) a visiblement de sérieux progrès à faire.
Source de l'article
Où sont passés les 200 milliards destinés au « sauvetage » de la Grèce ?
http://www.bastamag.net/article3135.html
Bien Amicalement

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Stratégie du choc : comment le FMI et l’Union européenne bradent la Grèce aux plus offrants

Message  Silver Wisdom le Sam 29 Juin - 8:54

Bonjour à tous,

Stratégie du choc : comment le FMI
et l’Union européenne bradent la Grèce aux plus offrants


C’est l’heure des soldes. La plus grande promotion du 21ème siècle. Tout doit disparaître !
Pour tenter de réduire sa dette, la Grèce liquide tous ses biens publics : énergies, transports, compagnies des eaux,
universités, rivages préservés... Le pays s’enfonce toujours plus dans une crise économique sans fin, malgré les
« plans de sauvetage » européens. Ceux-ci profitent en grande partie au secteur financier, alors que pour les Grecs,
l’austérité est devenue un mode de vie. Reportage à Athènes, auprès d’un peuple victime du traitement de choc imposé
par le « capitalisme du désastre ».




Le pays s'enfonce toujours plus dans une crise économique sans fin, malgré les « plans de sauvetage » européens.
Ceux-ci profitent en grande partie au secteur financier, alors que pour les Grecs, l'austérité est devenue un mode de vie.
Reportage à Athènes, auprès d'un peuple victime du traitement de choc imposé par le « capitalisme du désastre ».

« Plus d’un tiers de la population grecque n’a plus accès à la sécurité sociale », estime Giorgos Vichas, cardiologue.
A la clinique autogérée de Hellinikon, en banlieue d’Athènes, une centaine de médecins soignent bénévolement
des patients toujours plus nombreux. Depuis un an et demi, 10 000 personnes ont franchi les portes de ce dispensaire de fortune, planté au milieu d’une ancienne base militaire américaine. Avec les coupes drastiques des salaires, baisse de 40 %
en quelques années, même ceux qui ont un travail n’ont souvent plus les moyens de payer les frais médicaux.
Et les hôpitaux publics grecs manquent de médicaments, notamment pour le traitement des cancers.




Katerina Papagika est médecin cancérologue ; elle a longtemps vécu en Amérique Latine et y a vu l’impact,
sur la santé des populations, des plans d’ajustement structurels imposés dans ces pays par le FMI ; aussi lorsqu’elle a appris
que la troïka imposait à la Grèce son « mémorandum pour la réduction de la dette », elle a décidé, à la grande surprise
de ses collègues de prendre sa retraite pour préparer ce qui allait advenir en Grèce. Aujourd’hui plus personne n’est surpris
et ce qu’elle annonçait est malheureusement devenu réalité : près du tiers de la population Grecque est exclue du système d’accès aux soins, les hôpitaux ferment, les malades non solvables ne sont plus soignés.

Alors ils sont nombreux maintenant à se mobiliser pour créer des structures « de solidarité ». Katarina, avec un certain
nombre d’autres volontaires a mis en place la « clinique sociale » à Hellinikon près d’Athènes :
c’est l’une des 33 ou 34 cliniques solidaires récemment créées en Grèce.

(...)

Lire son interview au lien suivant :
La clinique social d’Hellinikon près d’Athènes
http://blogs.attac.org/alter-sommet/article/la-clinique-social-d-hellinikon
Le secteur de la santé est un des symboles de la déliquescence des services publics grecs. Dans une salle de consultation
aux murs blancs, le cardiologue égrène des histoires qui en disent long sur l’état du pays : celle de cette femme qui vient
d’accoucher et à qui l’hôpital ne veut pas rendre son enfant tant qu’elle ne paye pas les frais d’hospitalisation. Une autre
a été retenue dans sa chambre d’hôpital, un garde devant la porte, parce qu’elle devait 2000 euros. « Nous recevons beaucoup
de gens qui ne peuvent plus payer pour l’eau et l’électricité depuis que les taxes immobilières ont augmenté. Le courant a même
été coupé chez des personnes qui ont besoin d’un équipement médical permanent, comme de l’oxygène », décrit Giorgos Vichas. L’hiver dernier, faute de pouvoir acheter du fioul, dont le prix a doublé, les habitants ont remis en fonctionnement les vieilles cheminées dans les appartements. Ils se sont chauffés au bois... ou aux ordures. « Le soir, à Athènes, l’air était irrespirable », commente Makis Zervas, professeur à l’Hellenic open university.

Malgré les « plans de sauvetage », la dette grecque explose

Trois ans après le premier « plan de sauvetage » européen, la Grèce s’enfonce dans une récession qui semble ne jamais
devoir finir. Le taux de chômage atteint 27 %. Il a été multiplié par trois depuis 2009. Un chiffre officiel encore en-dessous
de la réalité. « Les jeunes qui cherchent un travail après avoir terminé leurs études ne sont pas comptabilisés, ni tous ceux
qui travaillent une heure par semaine », précise Makis Zervas. Ni les travailleurs indépendants qui ont peu à peu cessé leur activité, faute de clients. Dans le centre d’Athènes, les rideaux de fer sont baissés sur une partie des commerces. 63% des jeunes
de moins de 25 ans sont aujourd’hui sans travail. La croissance ? Avec un taux à - 6% en 2012, elle semble bien loin.
Le PIB a chuté de 25 % depuis 2008. Autant que celui des États-Unis au moment de la crise de 1929.

Quelles perspectives après six années de récession ? La Grèce est « en bonne voie pour achever son ambitieux plan d’ajustement budgétaire », ose la directrice générale du FMI, Christine Lagarde. Le pays pourrait « renouer » avec la croissance en 2016, prophétisent le FMI et l’Union européenne.

Une analyse que ne partage pas l'OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques).
N'étant pas en mesure à l'heure actuelle d'accéder au site de l'OCDE (et ce quelles que soient mes recherches),
Je vous fournirai ultérieurement cette analyse. Silver Wisdom.


Impossible de se connecter au serveur distant

Mais pour cela, il faudra encore faire des efforts. Comme si on exigeait de la Grèce, à bout de souffle, de courir encore
un marathon de plus. Les objectifs de réduction de la dette, fixés par la Troïka (FMI, Commission européenne, Banque centrale européenne) semblent irréels. Quelqu’un dans un bureau, quelque part à Bruxelles ou Francfort, a tracé des courbes,
tapoté sur sa calculatrice, dessiné des projections. Reprises en cœur par les chefs d’État européens. Objectif : une dette à 124 %
du PIB en 2020. Elle était de 156 % en 2012. Elle sera de 175% en 2013. C’est mal parti. Vite, répond la Troïka, il faut accélérer
les privatisations, démanteler les services publics, et au pas de charge, recapitaliser les banques. La vente de la compagnie
de gaz a échoué la semaine dernière, et c’est la télévision publique qui a pris le retour de boomerang. 2 650 chômeurs de plus.


Grèce : la justice annule la fermeture de la radio-télévision publique ERT
http://www.franceinfo.fr/monde/grece-la-justice-annule-la-fermeture-de-la-radio-television-publique-ert-1029481-2013-06-17

Milliardaires, c’est l’heure des soldes !

Compagnies d’électricité, d’eau, de gaz naturel, ports et aéroports, chemins de fer et autoroutes, loterie nationale...
La Grèce brade ses biens publics. Ceux-ci doivent lui rapporter 9,5 milliards d’euros d’ici à 2016. « Ils sont même en train
de privatiser la collecte des impôts, s’indigne Makis Zervas. Et des universités ont été rachetées à 49 % par des sociétés privées,
ce qui est contraire à la Constitution. » Le « plan de cession d’actifs publics », exigé par le FMI et l’Union européenne, est mis
en œuvre par le Fonds d’exploitation du patrimoine public (Taiped). Cette Société anonyme grecque, fondée en 2011,
a pour objectif de « maximiser la valeur » des biens publics vendus. Car ces privatisations sont « l’élément-clé pour
le rétablissement de la crédibilité, condition préalable fondamentale pour le retour de la Grèce sur les marchés de capitaux mondiaux », martèle le site de l’organisme. Qui propose, comme dans un catalogue touristique, des plages, des forêts, des îles désertes
ou des sites archéologiques. Tout doit disparaître. Mesdames et messieurs les milliardaires, promoteurs immobiliers et industriels
du tourisme, n’hésitez pas : c’est l’heure des soldes.


TAIPED est l'acronyme grec de "the Hellenic Republic Asset Development Fund (HRADF)"
The Hellenic Republic Asset Development Fund
http://www.hradf.com/en/the-fund

En tête de gondole sur le site de Taiped : un terrain de 1,8 millions de m² (l’équivalent de 250 terrains de football)
avec 7 km de côte sur l’ile de Rhodes. Et des zones classées Natura 2000 sur lesquelles Taiped suggère de construire hôtels,
golfs et centres commerciaux. Ou l’ancien aéroport d’Athènes, un terrain de 623 hectares (trois fois la superficie de Monaco)
en bord de mer, où quelques vestiges d’infrastructures construites pour les JO de 2004 s’élèvent au milieu des herbes folles.
« Ils ont essayé de le vendre au Qatar, qui n’en a pas voulu », explique Natassa Tsironi, une riveraine, qui entretient là un jardin autogéré. « Une loi a été votée qui autorise les investisseurs à faire ce qu’il veulent de ce terrain, y compris bâtir des tours ».
« 69 obstacles réglementaires, administratifs et techniques, ralentissant les privatisations, ont été levés », se réjouit Taiped,
dans son rapport 2013.


Privatisations In Progress
http://www.hradf.com/en/privatisations-in-progress

« Le plus grand programme de cessions au monde »

La société de « dénationalisations » est pilotée par un bureau de cinq membres, tous issus du secteur privé et des banques grecques. Son président dirigeait jusqu’en 2013 la plus grande compagnie des eaux en Grèce, et a fondé une entreprise
de construction de piscines, les débouchés semblent assurés, avec tous ces futurs complexes de loisirs qui vont pousser
sur la côte... Le directeur général de Taiped, Yiannis Emiris, était responsable de la banque d’investissement d’Alpha Bank. Accompagnés par deux « observateurs » nommés par l’Eurozone et l’UE, ce groupe a donc en charge la liquidation
des biens publics grecs. Et dispose d’une « autorité absolue concernant les décisions ». Tout actif transféré au Fonds
doit être vendu ou liquidé : « Le retour des actifs à l’État n’est pas autorisé ». La grande braderie, « le plus grand programme
de cessions au monde », a commencé. Aux commandes : les entreprises privées grecques et la Troïka.

Le peuple grec a du mal à voir partir en miettes son patrimoine ? « On ne peut pas faire d’omelette sans casser des œufs »,
rétorque le Premier ministre, Antonis Samaras, dans une tribune, à propos de la privatisation de la télévision-radio publique grecque, ERT. « Nous devons montrer [au peuple grec] que nous osons nous opposer aux bastions les plus criants de l’opacité
et du gaspillage », écrit-il. ERT était pourtant excédentaire. Que les citoyens se débrouillent pour trouver une logique dans
ces décisions arbitraires. L’omelette est-elle réussie, au moins ? Les objectifs sont loin d’être atteints : en deux ans,
les privatisations n’ont rapporté que 2 milliards d’euros. Même pas 1% du montant total de la dette.



Le groupe ERT a été bénéficiaire lors du premier trimestre 2013, selon ce courrier officiel.

(...)
Malgré la récession, qui engendre des pertes dans l’ensemble des entreprises de médias,
ERT est une entrepriserentable. Si, « au premier trimestre 2013, les recettes ont diminué de 1,46%,
soit de 3.659.200,00 € sur un total de 246.377.740,00 € », le courrier précise que « les dépenses ont aussi diminué.
Elles s’élèvent au total à 205.410.000,00€ ». L’entreprise a donc dégagé un bénéfice de 40.967.740,00€.

(...)

Révélations: le groupe audiovisuel grec ERT était rentable
http://www.humanite.fr/monde/revelations-le-groupe-audiovisuel-grec-ert-etait-r-543838
La priorité : recapitaliser les banques

Celle-ci d’ailleurs ne diminue pas d’un iota. Elle était de 310 milliards d’euros en 2009. En 2013, quelques « plans de sauvetage » plus tard, alors que le pays s’enfonce dans le marasme économique et que la démocratie grecque est à l’agonie, la dette s’élève toujours à 309 milliards d’euros. Tout ça pour ça. Le PIB ayant subi de violents coups de butoir, la dette représente aujourd’hui
180 % du PIB (contre 130 % en 2009) . La Grèce n’est plus un pays développé, estime le fournisseur d’indices boursiers MSCI,
qui la classe désormais dans la catégorie des pays émergents. Combien d’années faudra-t-il pour retrouver le taux d’emploi
de 2009 ? « Avec 4 % de croissance, on peut espérer atteindre ce niveau en 2020-2025, évalue Sotiris Koskoletos,
économiste à l’Institut de recherche Nicos Poulantzas. Mais qui peut aujourd’hui espérer une croissance à 4 % ? »

À quoi ont servi les plans de sauvetage successifs ? À sauver la Grèce d’une banqueroute immédiate en lui octroyant
des nouveaux crédits. Et à effacer une partie de la dette, grâce à une « restructuration » de celle-ci, tout en lui ajoutant
de nouveaux prêts sur le dos. Mais aussi, et surtout, à renflouer les banques grecques et les créanciers étrangers.
« Une bonne partie du plan d’aide a été utilisée pour la recapitalisation des banques, c’est un fait. Elles étaient sous-capitalisées, risquaient de graves difficultés financières et pouvaient faire faillite », décrit Céline Antonin, économiste au département analyse
et prévision de l’OFCE.


L'association altermodialiste qui milite en particulier pour la taxation des transactions financière tire
donc la conclusion que l'argent de l'Union européenne n'a pas été utilisée pour aider les citoyens. Elle relève en outre
le manque de contrepartie demandées aux banques en échange du versement de ces sommes et une certaine opacité
sur l'attribution finale de ces montants.
(...)

Céline Antonin, économiste au département analyse et prévision de l'OFCE, nous livre son sentiment sur l'étude d'Attac.
En grande spécialiste de la crise grecque, elle n'est pas vraiment surprise par la proportion importante du montant
des plans de sauvetages européens attribués aux banques grecques (77%).

(...)

Lire son interview
Attac à l'assaut du plan de sauvetage de la Grèce
http://www.arte.tv/fr/attac-a-l-assaut-du-plan-de-sauvetage-de-la-grece/7558700.html
(...)

Capitalisme du désastre

Pourquoi les Grecs ont-ils accepté ces mesures d’austérité, en échange d’un plan de sauvetage qui n’a rien résolu ?
« On a perdu un million d’emplois dans le secteur privé. C’est comme si, en France, on supprimait d’un coup 6 ou 7 millions d’emplois. On reçoit plusieurs fois par jour des mauvaises nouvelles. Comment un cerveau humain peut-il suivre cette cadence ? »,
questionne Panagiotis Grigoriou, historien et ethnologue, auteur du blog Greek crisis. « Après plus de 8 000 manifestations
et grèves en trois ans, les Grecs se sont résignés. Que peut-on faire de plus ? Chaque ligne du mémorandum
(liste des mesures d’austérité imposée par la Troïka, ndlr) a été votée. On annule des lois mises en place depuis
plusieurs décennies. La Constitution est bafouée. A quoi sert le Parlement ? »

« On n’est plus dans le capitalisme, mais dans sa prolongation, une sorte de méta-capitalisme », poursuit-il. Le traumatisme
est collectif. Une situation qui ressemble étrangement à la stratégie du choc, définie par Milton Friedman, théoricien du libéralisme économique : « Attendre une crise de grande envergure, puis, pendant que les citoyens sont encore sous le choc,
vendre l’État morceau par morceau, à des intérêts privés avant de s’arranger pour pérenniser les « réformes » à la hâte ».


Voir deux messages plus haut :Naomi Klein explique la « stratégie du choc » appliquée en Grèce

Bienvenue en Grèce, laboratoire européen du « capitalisme du désastre » ! Milton Friedman décrit comment des changements économiques soudains et de grande ampleur provoquent des réactions psychologiques « facilitant l’ajustement ».
Un ajustement qui se traduit par des attaques systématiques contre la sphère publique. Une approche similaire
à la doctrine militaire des États-Unis en Irak, Shock and Awe (« choc et effroi »), décrit l’auteure canadienne Naomi Klein,
qui vise à « contrôler la volonté, les perceptions et la compréhension de l’adversaire et le priver de toute capacité à agir
et réagir ». Pour mieux réussir, ensuite, la thérapie de choc économique.

« Ils paieront un jour pour leurs crimes »

« Sortir la Grèce de la crise n’était pas la plus grande préoccupation de la Troïka, analyse Haris Grolemis, responsable
de l’Institut de recherche Nicos Poulantzas. S’ils avaient vraiment voulu aider le pays, ils l’auraient fait moins violemment
et plus solidairement. Mais l’essentiel pour eux était de protéger l’euro. Et d’imposer une discipline aux pays qui ne suivent
pas strictement les règles de Maastricht. » Résultat : la Grèce est devenue une sorte de zone économique spéciale,
à la main d’œuvre bon marché.

Le 5 juin 2013, le FMI fait son mea culpa : Christine Lagarde admet que le premier plan de sauvetage
de la Grèce s’est soldé par des « échecs notables ». Et pointe la responsabilité de l’Union européenne :
les États européens n’auraient pas les « compétences » requises pour mener à bien ce type de programme d’aide !
Mais la privatisation des biens publics et le sauvetage des intérêts financiers privés se poursuivent.




C’est une information extraordinaire, dont les conséquences sont immenses, mais qui fait beaucoup moins parler
que les dérives pathétiques d’un acteur célèbre. C'est un rapport de 44 pages signé par un économiste en chef du FMI,
un Français, Olivier Blanchard. Il dit tout simplement que les plus hautes instances économiques mondiales
et européennes se sont plantées en imposant, au nom de la science, l’austérité à toute l’Europe.


Hallucinant, l'austérité est une erreur mathématique!!!
http://ledormeur.forumgratuit.org/t723-mondialisation-quand-le-fmi-fabrique-la-misere#1683
« En France, vous êtes les prochains. Préparez-vous »

« Des milliers de gens perdent leur vie ou subissent des dommages irrémédiables concernant leur santé,
à cause de la politique menée aujourd’hui en Grèce, s’insurge le docteur Giorgos Vichas. Ce ne sont pas de simples morts.
Ce sont des meurtres. Ceux qui ont voté des lois qui provoquent l’exclusion de plus en plus de personnes de la Sécurité sociale
sont des meurtriers. Ce n’est pas seulement une responsabilité politique, mais une responsabilité criminelle.
Nous espérons qu’ils paieront un jour pour leurs crimes. »
La mort subite de la télévision publique a suscité un sursaut de la population grecque. Un réveil démocratique ? C’est ce que nous expliquent, les yeux brillants, ceux que nous croisons dans les locaux occupés de la télévision publique ERT, là où techniciens et journalistes s’affairent pour continuer la diffusion des programmes, sur des canaux clandestins. La Grèce n’est qu’un laboratoire, d’autres pays seront bientôt concernés, préviennent-ils. « En France, vous êtes peut-être les prochains. Préparez-vous ». Les politiques d’austérité et la stratégie du choc de la Troïka seront-elles bientôt étendues à tout le continent ? Le seul moyen de l’empêcher est de lutter aux côtés de ceux qui en sont les premiers cobayes.




Composée d'inspecteurs de la Commission européenne, de la Banque centrale européenne (BCE)
et du Fonds monétaire international (FMI), la Troïka était de passage le mois dernier en Espagne pour étudier l'état de santé
des finances espagnoles. Après avoir rendu les premières conclusions de son rapport faisant part d'un optimisme mitigé,
le FMI change de ton. Plus que de simples ajustements proposés par le gouvernement espagnol pour sortir de la crise,
l'organisme dirigé par Christine Lagarde demande une nouvelle réforme du travail incluant des diminutions de salaires
et une baisse du coût des licenciements.


Le FMI demande encore plus d'effort à l'Espagne
http://ledormeur.forumgratuit.org/t373-lespagne-brule-apres-la-grece-et-avant-la-france#3024
Agnès Rousseaux
Source de l'article
Stratégie du choc : comment le FMI et l’Union européenne bradent la Grèce aux plus offrants
http://www.bastamag.net/article3127.html

Vu sur : Le Veilleur

Bien Amicalement.

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Re: Debtocracy International Version [Multi-Subs]

Message  09991 le Sam 29 Juin - 15:36

Plans de sauvetage de la Grèce : 77 % des fonds sont allés à la finance




Le but des élites politiques n’est pas de secourir la population grecque mais de sauver le secteur financier » conclut Lisa Mittendrein d’Attac. « Ils ont utilisé des centaines de milliards d’argent public pour sauver les banques et autres acteurs financiers —en particulier leurs propriétaires— de la crise qu’ils ont provoquée. »




Une étude d’Attac montre que les « plans de sauvetage » mis en œuvre par les institutions de l’Union européenne et les gouvernements européens sauvent les banques, pas la population.

Depuis mars 2010, l’Union européenne (UE) et le Fonds monétaire international (FMI) ont attribué 23 tranches de financement au prétendu « sauvetage de la Grèce », pour un total de 206,9 milliards d’Euros. Ils n’ont cependant fourni presque aucune précision sur l’utilisation exacte de ces énormes sommes, provenant de fonds publics. C’est pourquoi Attac Autriche a entrepris une étude sur cette question : au moins 77% de l’argent du plan de sauvetage ont bénéficié directement ou indirectement au secteur de la finance.



Les résultats en détails :



- 58,2 milliards d’Euros (28,13%) ont servi à recapitaliser les banques grecques —au lieu de restructurer ce secteur trop grand et moribond de manière durable et de laisser les propriétaires des banques payer pour leurs pertes.

- 101,331 milliards d’Euros (48,98%) sont allés aux créanciers de l’État grec. Parmi lesquels 55,44 milliards d’Euros ont été utilisés pour rembourser des bons du Trésor arrivés à échéance —au lieu de laisser les créanciers assumer le risque pour lequel ils avaient préalablement perçu des intérêts. 34,6 autres milliards d’Euros ont servi de prime d’incitation pour obtenir l’accord des créanciers sur le prétendu « allègement[1] » en mars 2012. 11,3 milliards d’Euros ont été affectés au rachat de la dette en décembre 2012, lorsque l’État grec a racheté des bons presque sans valeur à ses créanciers.

- 43,7 milliards d’Euros (22,46%) ont alimenté le budget de l’État ou n’ont pu être clairement affectés.

- 0,9 milliard d’Euros (0,43%) ont constitué la contribution de la Grèce au financement du nouveau fonds de sauvetage, le MES.




Les élites politiques ont trompé le public en affirmant prendre des « mesures de sauvetage »


Les résultats du rapport d’Attac Autriche réfutent les affirmations publiques des institutions et chefs d’Etat européens, selon lesquelles c’est la population grecque qui a bénéficié desdits « plans de sauvetage ». C’est plutôt elle qui paie pour sauver les banques et les créanciers en subissant une brutale course à l’austérité, ainsi que les catastrophiques conséquences sociales que l’on sait.


Des milliardaires et des fonds spéculatifs bénéficiaires des « sauvetages



Parmi ceux qui ont bien été sauvés, on compte le clan multimilliardaire Latsis, l’une des plus riches familles grecque, qui détient en grande partie l’Eurobank Ergasias sauvée par l’État (1). Des spéculateurs en ont aussi profité : lors du rachat de la dette en décembre 2012, le fonds spéculatif Third Point a empoché 500 millions d’Euros grâce aux fonds publics européens (2). « Quand Barroso, le président de la Commission européenne, a qualifié le prétendu plan de sauvetage de la Grèce d’acte de solidarité (3), la question est : solidarité avec qui ? », note Domnique Plihon, porte-parole d’Attac France



34,6 milliards d’Euros supplémentaires en paiements d’intérêts


43,6 milliards d’Euros tout au plus (22,46%) desdites « enveloppes de sauvetage » ont été affectés au budget de l’État. Il faut cependant comparer ce montant à celui d’autres dépenses de l’État au cours de la même période, qui n’ont pas bénéficié à toute la population : plus de 34,6 milliards d’Euros ont encore été versés aux créanciers en paiement d’intérêts sur des bons du Trésor en attente (du 2e trimestre 2010 au 4e trimestre 2012 (4)). En outre, l’État grec a affecté une autre enveloppe de 10,2 milliards d’Euros au budget de la défense (2010 et 2011 (5)). Selon certains initiés, Berlin et Paris auraient pressé la Grèce de ne pas réduire ses dépenses militaires parce que cela aurait porté préjudice aux fabricants d’armes allemands et français .


Ce n’est pas le premier renflouement des banques


L’étude de nos amis d’Attac Autriche prouve que le prétendu sauvetage de la Grèce s’avère être un autre renflouement des banques et des riches particuliers » affirme Dominique Plihon

Les banques européennes ont déjà reçu 670 milliards d’Euros de soutien direct de la part de l’État (hors garanties) depuis 2008 (7). Pourtant le secteur financier reste instable en Grèce comme dans toute l’Europe. Ce que démontre une fois encore le récent versement de deux tranches supplémentaires destinées aux recapitalisations des banques pour 23,2 milliards d’Euros depuis décembre 2012.


Les élites politiques échouent à mettre en œuvre les régulations nécessaires

Les coupes de l’État grec ont frappé si fort les banques locales que l’État est contraint à s’endetter à nouveau pour voler à leur secours avec un renflouement d’un milliard d’Euros.


Au cours des cinq années qui se sont écoulées depuis le krach financier, les politiques européens n’ont pas réussi à réglementer les marchés financiers et à adopter un régime de faillite des banques. Aussi les contribuables sont-ils toujours contraints de venir en aide en cas de pertes, tandis que les propriétaires des banques s’en tirent en toute impunité. Les gouvernements doivent cesser de donner de telles opportunités de chantage au secteur de la finance » critique Dominique Plihon.


… et volent au secours du secteur bancaire grec corrompu

Ce qui est encore pire, c’est que les milliards du plan de sauvetage vont aux banques grecques, même si certaines d’entre elles ont recours à des méthodes douteuses pour remplir les conditions officielles d’éligibilité. En 2012, un rapport de Reuters a révélé les pratiques scandaleuses des banques utilisant un système de Ponzi basé sur des sociétés offshore pour donner un coup de pouce à des prêts non garantis de l’une à l’autre. Elles ont procédé de la sorte pour sembler être encore en mesure d’attirer des capitaux privés et répondre ainsi aux critères de recapitalisation par l’État .


« Alors que les élites politiques grecques et européennes exigent le sang et les larmes du peuple grec, elles ferment les yeux sur les accords secrets entre les oligarques financiers, qui sont en fait les principaux bénéficiaires de l’argent du sauvetage accordé à la Grèce », confirme l’économiste Marica Frangakis, membre de l’Institut Nicos Poulantzas d’Athènes et membre fondatrice d’Attac Grèce.


La manipulation opaque des fonds publics




Nos résultats révèlent que, depuis 2008, le principal objectif de la politique de gestion de la crise de nos gouvernements est de sauver les fortunes des plus riches. Les élites politiques acceptent un énorme taux de chômage, la pauvreté et la misère pour sauver un secteur financier incurable. Le gouvernement autrichien a, lui aussi, participé à cette ligne de conduite inhumaine pendant des années », ajoute Plihon. Il est d’ailleurs inquiétant de constater que les responsables de la Troïka et du FESF rendent à peine compte de leur gestion des fonds publics. « C’est un scandale que la Commission européenne publie des centaines de pages de rapport mais ne parvienne pas à préciser où l’argent est exactement allé », explique Mittendrein. « Nous appelons les responsables à imposer une réelle transparence et à indiquer à qui profitent véritablement les paiements.


Le changement radical de politique se fait attendre


Un changement de cap radical se fait attendre dans la politique européenne de gestion de la crise.

« Nos gouvernements volent au secours des banques européennes et des riches à coups de milliards et de milliards de fonds publics tout en racontant à leurs électeurs que l’argent est versé à la population grecque. Cela doit cesser », revendiquent Mittendrein et Frangakis.
Les banques « too big to fail » doivent être divisées et remises au service de l’intérêt public plutôt qu’à celui des profits privés. Les créanciers et les riches doivent payer leur part des coûts de la crise, tandis que le secteur financier doit être sévèrement réglementé.
« Après les ravages de trois années d’austérité imposée, la Grèce a besoin de véritables mesures de secours qui parviennent réellement à l’ensemble de la population », conclut Plihon
.


D’autres détails qui interpellent…


En outre, l’enquête menée par Attac Autriche a mis en lumière plusieurs points qui interpellent dans le prétendu « plan de sauvetage de la Grèce » :

- À plusieurs reprises, l’UE et le FMI sont revenus sur leurs déclarations et ont suspendu les versements promis pendant des semaines voire des mois pour faire pression sur la démocratie grecque : à l’automne 2011 pour empêcher la tenue d’un referendum sur la politique d’austérité ; en mai-juin 2012 pour augmenter les chances des partis amis de la Troïka lors des élections législatives. En suspendant les fonds promis, la Troïka contraint le gouvernement grec à émettre des obligations à court terme pour éviter la faillite imminente. Ces « bons du Trésor », arrivant à échéance en quelques semaines ou quelques mois, revêtent un taux d’intérêt plus élevé, ce qui augmente de fait la dette publique grecque. Une preuve de plus que la réduction de la dette n’est pas la principale préoccupation de la Troïka mais plutôt un prétexte pour poursuivre la destruction de l’État providence et des droits des travailleurs.

- Une tranche d’1 milliard d’Euros versée en juin 2012 a essentiellement servi à financer la contribution obligatoire de la Grèce au remplaçant du FESF, le MES. Le FESF a ainsi financé son propre successeur —certes pas directement mais en accroissant la dette du gouvernement grec.

- Klaus Regling, directeur général du FESF et du MES, a fait de nombreux allers-retours entre la politique et le monde de la finance au cours de sa carrière. Avant de rejoindre le FESF, il a travaillé tour à tour pour le gouvernement allemand, pour le fonds spéculatif Moore Capital Strategy Group, pour la Commission européenne comme directeur général aux Affaires économiques et financières, ou encore pour le fonds spéculatif Winton Futures Fund Ltd. Regling constitue ainsi un exemple symbolique de l’étroite imbrication des marchés financiers et de la politique, qui explique en partie pourquoi la politique de gestion de la crise de l’UE vise principalement à sauver le secteur de la finance.

- Selon ses comptes annuels, la masse salariale du FESF s’élevait à 3,1 millions d’Euros en 2011 (9). Selon les médias, 12 personnes travaillaient cette année-là au FESF (10), soit une moyenne de 258.000 EUR dépensée par personne. Le directeur général Klaus Regling aurait gagné 324.000 EUR, plus un supplément de salaire par année (11). Ceux qui touchent de telles sommes contrôlent la réduction du salaire minimum brut mensuel grec à 580 EUR (510 EUR pour les jeunes) (12).




http://dessousdebruxelles.ellynn.fr/spip.php?article199

Sources : www.attac.at/uploads/mediaba...




A Bientôt

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Re: Debtocracy International Version [Multi-Subs]

Message  c.isme le Dim 30 Juin - 12:21


J'ai presque envie de dire que les invasions ottomanes en europe donnaient moins dans la putasserie que notre troika.
Plus besoin d'invasions pour détruire un pays il suffit d'une dette et du FMI. Les grecs auraient dûs foutre en l'air le gouvernement directement, à cet instant ils seraient peut être en train de gagner la guerre que les bankster leurs auraient mis au cul. (avec je ne sais quels terroristes ou mercenaires xi déguisés en barbu...)

Merci Goldman Sachs, toujours pas de procès pour les condamner au pénal, pour l'affaire Jon Corzine j'ai lu que toujours personne n'est en taule. C'est fou tout ces braqueurs en vadrouille !!!
A oui y'a aussi un reportage lèche cul sur DSK le violeur qui vient de sortir.... Le monde est fou.

c.isme
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Re: Debtocracy International Version [Multi-Subs]

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