Voila ce à quoi ressemble la Démocratie

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Voila ce à quoi ressemble la Démocratie

Message  Silver Wisdom le Sam 14 Juil - 6:26

Bonjour à tous,

This Is What Democracy Looks Like

En ce jour de commémoration nationale,
il m'a semblé juste de vous rappeler que la démocratie existe uniquement pour certains.

Avec toutes ces lois liberticides, ces conflits manigancés, ces scandales financiers,
cette Elite qui joue avec les émotions de la population,
l'illusion que nous vivions dans un monde meilleur commence sérieusement à se ternir.

Ce message n'est aucunement révolutionnaire, conspirationniste, ou activiste!
(et encore moins politique ou religieux!!!)
La vidéo qui suit nous rappelle uniquement que nous sommes les bonnes personnes,
qui ne demandent que le rétablissement (ou l'établissement) de la Démocratie.

L'avenir vous appartient. L'avenir nous appartient!

J'ai monté cette petite vidéo en hommage à ceux et celles qui luttent contre la tyrannie
à travers le monde. Une vidéo radicale, virale. Je suis choqué par les répressions violentes
et systématiques des autorités sur les manifestants défendant nos droits,
exaspérés par des décisions politiques irresponsables et non démocratiques.
Tout en essayant d'être optimiste, je ne peux m'empêcher de penser que nous arrivons à un point de non retour, catastrophique si la raison et la justice ne l'emportent pas sur ce système macabre.
Unissons-nous contre la tyrannie!
Toutes les vidéos et sons proviennent de youtube...


DemocracyLooksLike

~ This Is What Democracy Looks Like ~
Ajoutée le 12 juil. 2012 par flinkerhase01

Bon 14 juillet à tous,
Bien Amicalement.


Dernière édition par Silver Wisdom le Sam 20 Sep - 8:54, édité 1 fois (Raison : Modification lien vidéo)

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William Shakespeare

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Enfants de la démocratie : l’histoire se répète...

Message  Silver Wisdom le Sam 20 Sep - 8:43

Enfants de la démocratie : l’histoire se répète...

C’est au travers de nos modes de vie que nous pouvons comprendre
les fondements de nos démocraties, en les comparant aux systèmes politiques passé et présent,
nous voyons que nous basons nos sociétés sur des principes que nous n’avons pas choisis.



~ Au cœur du problème notre constitution (Le Message) ~

Nous sommes des enfants de la démocratie, nous n’avons rien connu d’autre. Le fait de pouvoir voter ne permet pas de sortir de l’autocratie de croyances qui ont déjà conduit à des guerres et des révolutions. Notre bien-être et notre avenir ne reposent pas sur nos démocraties mais sur notre intelligence, notre capacité à imaginer des choses que nous ne connaissons pas et à nous adapter aux évolutions de notre environnement. Nous sommes en démocratie, nous sommes donc censés pouvoir décider par nous-mêmes de nos lois et de notre avenir. Pourtant, nous n’avons pas choisi notre constitution, ni les principes séculaires inscrits dans notre code civil, les droits de la personne, l’appartenance à une nation, la propriété privée, l’héritage, la famille… Nous n’avons pas non plus choisi les principes pour les faire respecter qui s’appuient principalement sur la répression. Nous ajoutons bien quelques règles de temps en temps, comme le mariage pour tous, mais nous empilons simplement des règles sans jamais remettre en cause les grands principes. Nous faisons comme s’ils nous étaient tombés du ciel et qu’il s’agissait de lois immuables qui devaient fonctionner de tout temps. Pourtant, les crises ne proviennent-elles pas de la capacité de certains privilégiés à accaparer au fil des générations des biens au-delà du pensable, les guerres ne sont-elles pas provoquées par le besoin d’acquérir des biens ou des territoires qui appartiennent à d’autres ? En dehors de la propagande pour promouvoir les droits de l’homme, c’est-à-dire les fondements de nos démocraties, les guerres sont principalement présentes sur des territoires clés pour notre approvisionnement en énergie : pétrole, gaz, uranium…

Dans nos démocraties, notre bien-être est calculé par ordinateur, il est synonyme de croissance économique. Tout est bon pour accroître ainsi notre bonheur, intégrer dans le calcul les drogues illicites, les taux d’intérêt des emprunts, l’énergie consommée pour produire des tomates en hiver ou les transporter sur des milliers de kilomètres… La maison que vous avez achetée il y a 20 ans ne concourt pas à votre bien-être, contrairement à celle que vous allez acheter à crédit plus grande, plus belle… Nous ne savons plus rien faire sans consommer, même lorsque nous allons à la pêche nous continuons à consommer de l’énergie pour notre frigo, pour notre voiture qui va nous mener près de la rivière, pour notre téléphone portable dont nous ne savons plus nous séparer… En rentrant, nous allumerons la télévision, nous chaufferons au micro-ondes le dernier plat préparé à la mode… Les résultats des calculs de nos modèles économiques nous indiquent que nous sommes heureux, donc notre démocratie semble fonctionner, nos élus peuvent ainsi nous en vanter les bienfaits.  Bien sûr, nous sommes satisfaits de pouvoir manger à notre faim, partir en vacances à l’autre bout du monde, nous faire soigner lorsque nous sommes malades et espérer vivre sans travailler lorsque nous serons vieux… mais même pour tout cela, nous surconsommons pour améliorer les résultats de nos modèles, nous mangeons trop et mal, nous ne prenons plus le temps d’apprécier notre environnement immédiat, nous nous gavons inutilement de médicaments…


~ J'ai un énorme contentieux avec la modernité (Pierre Rabhi)(Le Dormeur doit se Réveiller) ~

Ces modèles nous contraignent à un travail subordonné pour pourvoir acquérir tout ce que l’homme peut inventer comme services et produits, ainsi pour éviter de fausser les calculs, tout doit passer par une entreprise multinationale. Au travers de ces modèles, malgré les progrès technologiques, nous n’avons plus le droit de consommer moins pour travailler moins, nous risquerions de détruire le système, de spolier les privilégiés qui nous puniraient du manque à gagner d’une façon ou d’une autre. Nous avons cherché à déterminer les fondements de nos démocraties, ne devons-nous pas nous poser la question de la justesse des calculs mesurant notre bien-être ? Lorsque nous parlons de nos démocraties, nous ne parlons pas d’un système politique, nous parlons du bien-fondé des croyances qui guident notre vie, des bienfaits d’empiler des biens à l’infini, du travail subordonné, de la surconsommation, du pillage des ressources de la planète… Nous parlons de promouvoir nos croyances dans d’autres pays au travers de guerres ou de menaces économiques. Qu’en était-il dans le passé, pouvons-nous le savoir ? Sommes-nous heureux, plus heureux qu’il y a quelques siècles ou que dans d’autres pays, par exemple ceux que nos élus appellent des dictatures, qu’ils veulent détruire en finançant des guérillas ou en les inondant de bombes ?


~ Washington entraîne le monde dans la guerre (FYI) ~

Il est difficile d’imaginer la vie que nous pouvions avoir il y a quelques siècles. La principale différence à laquelle nous pouvons penser est issue des progrès technologiques : l’agriculture qui nous permet de manger à notre faim, la médecine, la construction, l’eau courante, l’énergie, l’électronique… Nous pouvons imaginer qu’il est aisé d’être heureux sans téléphone, sans télévision, sans voiture, mais il est probable que la vie était plus difficile sans une nourriture abondante, sans l’eau courante… Pourtant, nous n’en savons rien, le fait que nous ne sachions pas nous en passer ne signifie pas que les gens de cette époque ne pouvaient pas être heureux. Est-ce qu’à cette époque il était impossible d’entendre des rires, des cris de joies, de voir des sourires, des yeux brillants ? Le bonheur n’est pas quantifiable, comment pourrions-nous savoir si nous sommes plus heureux ? Il est ainsi probable que la vie était, tout au moins nous pourrions le penser, plus difficile qu’aujourd’hui. Mais en réalité, si l’abondance de la nourriture dépendait beaucoup plus des saisons, que nous mourions plus facilement de maladies, ce sont probablement, comme aujourd’hui, les guerres, les crises économiques et les disparités sociales qui pesaient le plus sur le bien-être des gens.

Il y a seulement quelques siècles, les français étaient sujets du roi, la démocratie était alors un système politique depuis longtemps oublié, les français ne savaient même pas ce que le mot signifiait. Nous saurions justifier d’une amélioration de notre bien-être au travers des progrès technologiques, mais quel est le rapport avec notre système politique ? L’échec de la royauté française est probablement lié aux disparités entre quelques privilégiés, ceux qui profitaient du système, et le reste de la population. Ce système politique fut un échec comme le fut en son temps la république Romaine, la démocratie Athénienne ou plus récemment la Russie des tsars puis l’URSS… Qu’en est-il des autres pays ? Comment se contenter de ce que nous en disent ceux qui sont venus vivre dans nos démocraties parce qu’ils se sont enfuis pour éviter la pauvreté, des guerres qu’ils n’avaient pas choisies ou parce qu’ils se sont fait voler leurs biens ? Ou bien de ce que peuvent en dire les journalistes qui ont la même culture que nous, enfants comme nous de la démocratie, qui ne voient que ce qui peut nous sembler choquant ? Que dirions-nous par exemple si quelques journalistes nous présentaient la France en nous montrant uniquement les clochards, les gens qui ont du mal à se loger ou à se nourrir, les malades, les chômeurs, les révoltes dans les banlieues, la fabrication des armes, les populations massacrées dans les guerres que nous faisons ? En réalité, nous ne pouvons savoir si les gens qui vivent dans ces pays sont plus ou moins heureux que nous. Nous ne pouvons le décider à leur place simplement parce que ne saurions pas, pour caricaturer notre mode de vie, nous passer d’une voiture, d’un téléphone portable ou du dernier plat cuisiné dont on nous fait la publicité à la télévision. Et le fait que nous ne sachions plus nous adapter ne signifie pas que nous sommes plus heureux.


~ Il n'y a pas que les Français qui ne croient plus en leurs Médias (FYI) ~

La France est un pays riche, les terres sont fertiles, l’eau abondante, le climat tempéré, les côtes maritimes étendues. C’est depuis des siècles le pays du Gevrey Chambertin, de la poularde de Bresse, des pâtés de faisan… Pouvons-nous comparer la France à des pays desséchés par le soleil ou enneigés 6 mois par an ? Saurions-nous imaginer la vie dans des pays dont nous ne connaissons pas la culture tout aussi riche que la nôtre ? Pouvons-nous comparer des pays en paix à des pays en guerre, des pays frappés par la pauvreté à des pays d’abondance ? Cela parait difficile, pourtant c’est ce que nous faisons lorsque nous parlons de l’Inde, de l’Iran, de la Syrie, de la Corée du nord… La différence entre notre démocratie et les pays d’aujourd’hui ou d’hier n’est pas liée aux systèmes politiques mais bien aux progrès technologiques, à la géographie, aux capacités à éviter les guerres, les disparités entre la population et les privilégiés, donc les révolutions. Aujourd’hui, nous pouvons être conscients de notre bonheur de vivre en France ou en Italie ou en Allemagne, mais quel est le rapport avec la démocratie ? Lorsque nos hommes politiques nous parlent de notre chance de vivre en démocratie, eux comme nous, ne savent pas réellement de quoi ils parlent. Nous ne savons pas comparer et nous ne pouvons pas le savoir. La seule chose que nous pourrions comptabiliser c’est le nombre de guerres que nous avons provoquées ou financées, et le nombre de morts qui en a résulté… Alors, sur ce simple calcul, il n’y a pas de quoi être fier.

Ces lois que nous respectons sont séculaires, ce sont les mêmes qui permettaient déjà aux patriciens Romains d’empiler des richesses de génération en génération, à la noblesse française de profiter de propriétés acquises par le droit du sang… La différence est qu’aujourd’hui nous ne connaissons plus nos patriciens, ils se cachent derrière ces mêmes modèles qui calculent notre bien-être. Ceux que nous appelons les milliardaires sont ceux qui possèdent le plus d’actions de sociétés cotées en bourse, ce ne sont pas eux qui empilent des richesses de génération en génération. Croyez-vous par exemple que la personne désignée comme la plus riche du monde est plus riche qu’un émir Saoudien possédant 5 ou 10% des ressources pétrolières mondiales ? Et croyez-vous que cet émir soit plus riche que certaines familles de nos démocraties ? Nous sommes tous coupables de ce conservatisme car nous manquons d’imagination, nous ne comprenons pas que pour survivre il faut s’adapter. Dans tous, nous avons nos élus qui cherchent à préserver à tout prix les acquis de ceux qui les conseillent. Nous n’avons le droit que d’élire des gens qui ont montré patte blanche dans des partis politiques dont nous ne maîtrisons pas les rouages. Comment se fait-il qu’ils soient amis des plus grandes fortunes et pas des gens du peuple ? Comment se fait-il qu’ils soient influencés par des centres de réflexion financés par des milliardaires ? Croyez-vous que quelqu’un pour qui l’argent est une puissance de 10, qui n’a jamais mangé des pâtes trop cuites, qui n’a jamais bu un verre de blanc dans une guinguette à Joinville le Pont, qui n’a jamais passé quelques heures assis à un café pour regarder passer les gens… sache ce qui peut faire votre bonheur ?


~ The Shift Project ~

Aujourd’hui, pas plus qu’hier, nous n’avons appris à nous adapter aux changements qui conduisent aux révolutions ou aux guerres, comme par exemple les trop grandes disparités de richesse entre les pays ou entre les communautés d’un pays. Mais en plus, nous ne prenons plus aucun risque, c’est ainsi que nous assurons même notre vie. Peut-être, il y a quelques siècles, nous pouvions admettre de mourir jeunes de maladie, de devoir sauter un repas, aujourd’hui nous n’envisageons même pas une coupure d’électricité de quelques minutes ou 3 cm de neige sur une route…  Pourtant, comme certains d’entre vous, je sais que c’était un plaisir ce privilège d’allumer la lampe à pétrole lorsqu’étant enfant il y avait une coupure électrique, ou d’aller jouer dans la neige parce que je ne pouvais aller à l’école pour cause de route verglacée ! Quant à mourir, nous finirons tous par mourir, autant que ce ne soit pas dans une révolution ou une guerre ! Sans prendre de risque pour notre vie, nous pourrions prendre quelques risques pour notre soi-disant bien-être, que nous ne savons pas mesurer, pour tenter d’autres choses inconnues, que nous ne savons pas et que nous ne connaissons pas. Que risquons-nous ?

Dans nos démocraties, c’est-à-dire, dans nos dictatures de croyances où nous n’acceptons aucun changement, nos hommes politiques sont comme nous, ils n’envisagent pas d’autres choses. Ils se préoccupent de leurs problèmes à eux, leur vision s’arrête à la prochaine élection dans l’espoir qu’ils pourront encore profiter un peu du système. Ils se laissent conseiller dans l’espoir que cela sera suffisant pour nous faire croire que tout va bien. Ils nous proposent des réformes « profondes » qui doivent permettre à nos modèles économiques d’améliorer ou de retrouver notre bien-être, mais ils ne proposent aucun changement comme de jeter à la poubelle le modèle économique, d’inventer un système qui évite ou limite les disparités, de nous donner la possibilité de choisir…


~ George Carlin doesn't vote (VOSTFR) ~
(Si vous aimez l'humour sagace de George Carlin : Cliquez ici)

Nous votons pour élire nos élus et nous sommes censés ainsi déterminer notre avenir, mais notre avenir est tout tracé, il nous mène à ce que nous avons déjà constaté dans le passé. Tout semble écrit d’avance et nous nous plaignons contre des élus qui semblent trop stupides pour changer la marche des évènements, voire qui les précipitent, mais nos élus sont comme nous des enfants de la démocratie. Sommes-nous incapables de comprendre que Candide est intemporel ? Enfant de la démocratie, je n’ai fait que jeter une bouteille à l’intelligence humaine… Mais, en comprenant de quoi nous parlons, nous pourrions peut-être apprendre à gérer notre avenir.

Hervé Bourgois
Source de l'article :
Enfants de la démocratie : l’histoire se répète ? (Phylogénèse)

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L’acte révolutionnaire de dire la vérité...

Message  Silver Wisdom le Mar 20 Oct - 9:39

L’acte révolutionnaire de dire la vérité...

Nous vivons une sombre époque,
dans laquelle la propagande de la supercherie affecte nos vies à tous.
Comme si la réalité politique avait été privatisée, et l’illusion légitimée.
L’ère de l’information est une ère médiatique. Nous avons une politique médiatique,
une censure médiatique, une guerre médiatique, des représailles médiatiques,
une diversion médiatique, une chaîne de production surréaliste de clichés et d’idées fausses...




John Pilger a écrit:
« Nous, les journalistes, nous devons d’être suffisamment courageux pour défier ceux qui recherchent notre collaboration dans leurs tentatives de vente de leurs prochaines aventures sanglantes dans d’autre régions du monde. Cela implique une remise en question de la version officielle, peu importe à quelle point celle-ci est patriotique, séduisante et trompeuse. Parce que la propagande repose sur notre participation dans les médias pour la propagation de ses mensonges, non pas vers un lointain pays, mais dans le nôtre propre… A une époque de guerre impérialiste incessante, les vies d’innombrables hommes, femmes et enfants dépendent de la vérité, autrement, leur sang finira sur nos mains, nous dont la fonction consiste à garder l’œil ouvert, nous qui nous devons d’être la voix du peuple, et non celle du pouvoir. »

~ La Guerre Invisible (John Pilger, Documentaire 2010)(Le Partage, Juillet 2015) ~

Notre merveilleuse technologie est devenue notre amie autant que notre ennemie. A chaque fois que nous allumons un ordinateur ou prenons en main un appareil électronique, les chapelets de ce siècle, nous sommes soumis à un contrôle : à la surveillance de nos habitudes et de nos routines, et aux mensonges et à la manipulation. Edward Bernays, qui inventa l’expression « relations publiques », un euphémisme pour« propagande », a prédit cela il y a plus de 80 ans, en qualifiant ce phénomène de « gouvernement invisible ». Il a écrit que « ceux qui manipulent cet élément invisible de [la démocratie moderne] constituent un gouvernement invisible représentant la véritable force dirigeante de notre pays… Nous sommes gouvernés, nos esprits sont façonnés, nos goûts créés, nos idées suggérées, en grande partie par des gens dont nous n’avons jamais entendu parler… ». Le but de ce gouvernement invisible est de prendre possession de nous: de notre conscience politique, de notre perception du monde, de notre aptitude à penser indépendamment, de notre aptitude à séparer le vrai du faux.

Il s’agit d’une forme de fascisme, un mot que nous avons raison d’utiliser prudemment, préférant l’associer aux troubles du passé. Mais un fascisme moderne insidieux est aujourd’hui le principal danger. Comme dans les années 1930, d’énormes mensonges sont délivrés avec la régularité d’un métronome. Les musulmans sont mauvais. Les fanatiques saoudiens sont bons. Les fanatiques d’ISIS sont mauvais. La Russie est toujours mauvaise. La Chine commence à le devenir. Bombarder la Syrie est bon. Les banques corrompues sont bonnes. La dette corrompue est bonne. La pauvreté est bonne. La guerre est normale. Ceux qui remettent en cause ces vérités officielles, cet extrémisme, sont jugés comme fous, jusqu’à ce qu’on se rende compte qu’ils ne l’étaient pas. La BBC fournit ce type de service gratuitement. Ne pas se soumettre c’est se voir qualifier de « radical », peu importe ce que cela signifie.



John Pilger a écrit:(...) Récemment, le 70ème anniversaire de la libération d’Auschwitz a été un rappel du grand crime du fascisme, dont l’iconographie nazie est ancrée dans notre conscience. Le fascisme est préservé comme faisant partie de l’histoire, comme images tremblantes de ces chemises noires marchant au pas de l’oie, d’un caractère criminel terrible et évident. Pourtant dans ces mêmes sociétés libérales, dont les élites va-t-en-guerre nous somment de ne jamais oublier, le danger croissant d’une variété moderne de fascisme est passé sous silence; parce qu’il s’agit de leur fascisme. « Initier une guerre d’agression… », dirent les juges du tribunal de Nuremberg en 1946, « est non seulement un crime international, mais c’est le crime international suprême, qui diffère des autres crimes de guerre en ce qu’il contient tous les autres crimes ». (...)

~ Pourquoi la montée du fascisme est encore le problème (John Pilger via Le Partage)(Février 2015) ~

La véritable dissidence devient exotique; et pourtant les dissidents n’ont jamais été aussi importants. Le livre que je lance ce soir, « Le dossier WikiLeaks », est un antidote au fascisme qui ne dit jamais son nom. C’est un livre révolutionnaire, tout comme WikiLeaks est révolutionnaire, dans la même veine que ce dont parlait Orwell dans la citation que j’ai utilisée au début de ce texte. Car il explique que nous n’avons pas à accepter ces mensonges quotidiens. Nous n’avons pas à rester silencieux. Ou, comme l’a autrefois chanté Bob Marley : « Emancipate yourself from mental slavery » (Redemption Song). Dans l’introduction, Julian Assange explique que ce n’est jamais suffisant de divulguer les secrets des grands pouvoirs: qu’il est crucial de les comprendre, ainsi que de les replacer dans le contexte actuel, et de les intégrer à la mémoire historique. Tel est l’accomplissement remarquable de cette anthologie, qui se réapproprie notre mémoire. Elle connecte les raisons et les crimes qui ont entraîné tant de bouleversements humains, du Vietnam et de l’Amérique Centrale, jusqu’au Moyen-Orient et à l’Europe de l’Est, toujours au sein de la matrice d’un pouvoir vorace, celui des États-Unis.

Il y a actuellement une tentative États-unienne et européenne de destruction du gouvernement Syrien. Le premier ministre David Cameron semble en être particulièrement désireux. C’est ce même David Cameron dont je me souviens comme d’un homme mielleux lorsqu’il était en charge des relations publiques pour les requins financiers d’une chaîne de télévision privée britannique (Carlton Communication). Cameron, Obama et le toujours plus obséquieux François Hollande veulent détruire la dernière autorité multiculturelle restante en Syrie, une action qui ouvrira certainement la voie aux fanatiques d’ISIS. C’est, bien sûr, totalement démentiel, et l’immense mensonge qui justifie cette démence c’est que cela serait pour soutenir les Syriens qui se sont soulevés contre Bashar el-Assad lors du printemps arabe. Comme le révèlent les dossiers WikiLeaks, la destruction de la Syrie est un vieux projet des impérialistes cyniques qui date d’avant les soulèvements du printemps arabe contre Assad. Pour les dirigeants du monde, à Washington et en Europe, le véritable crime de la Syrie n’est pas la nature oppressive de son gouvernement, mais son indépendance du pouvoir États-unien et Israélien, tout comme le véritable crime de l’Iran est son indépendance, et ainsi de suite pour la Russie, et la Chine. Dans un monde détenu par les États-Unis, l’indépendance est intolérable.


~ The Fall Of The Unipower (Dr. Paul Craig Roberts and F. William Engdahl via Global Research)(Octobre 2015) ~

Robert Parry a écrit:
(...) Mais les néo-conservateurs officiels de Washington ne sont pas uniquement acharnés et d'un caractère bien trempé. Ils disposent de fonds énormes et ont le soutien d'un réseau puissant et efficace. Jamais ils ne s'éclipseront de manière décente. Ils n'arrètent pas de réfléchir à des procédés malhonnêtes ou à des stratégies pour maintenir le monde dans un état agité et entretenir la flamme de leur volonté de domination du monde, en particulier le "changement de régime" au Moyen-Orient. Aujourd'hui, les néocons soufflent sur les braises ukrainiennes, en impliquant deux États dotés de l'arme nucléaire, les États-Unis et la Russie. Et même si les armes nucléaires n'entraient pas en jeu, les néocons ont réussi à détruire la relation entre Barack Obama et Vladimir Poutine mais aussi à saboter leur coopération cruciale sur l'Iran et la Syrie, ce qui pourrait avoir été leur objectif depuis le commencement. Bien que la crise en Ukraine aie des racines qui remontent à des décennies, la chronologie du récent soulèvement et l'intérêt soudain porté à l'Ukraine par ces néo-conservateurs, concordent parfaitement avec la colère de ces derniers. Les discussions entre Obama et Poutine pour éviter une frappe militaire américaine sur la Syrie l'été dernier ainsi que la négociation d'un accord nucléaire avec l'Iran à l'automne dernier ont effectivement eu pour effet de stopper la campagne de bombardements américains sur l'Iran. (...) En Septembre dernier, alors que les perspectives d'une frappe militaire américaine contre la Syrie s'estompaient grâce à Poutine, le président du NED Carl Gershman, qui est un bailleur de fons néocon contrôlant plus de 100 millions de dollars de financement approuvé par le Congrès chaque année, a rédigé, dans les colonnes du journal néocon The Washington Post, un article dans lequel il déclarait que l'Ukraine était désormais "un enjeu primordial". Mais Gershman a ajouté que l'Ukraine n'était qu'en réalité une étape intermédiaire à un enjeu encore plus énorme, la suppression de la forte volonté et de l'esprit indépendant de Poutine, qui peut se retrouver du côté des perdants et pas seulement en périphérie de la Russie (c'est à dire Ukraine), mais également au sein de la Russie. En d'autres termes, le nouvel espoir est la promotion d'un "changement de régime" à Kiev et à Moscou. (...)

~ Les néo-conservateurs sont les personnes à surveiller de très, très près... (Consortium News via FYI)(Mars 2014) ~

Ce livre révèle ces vérités, l’une après l’autre. La vérité sur une guerre contre le terrorisme qui fut toujours une guerre du terrorisme ; la vérité sur Guantanamo, la vérité sur l’Irak, l’Afghanistan, et l’Amérique Latine. De telles vérités n’ont jamais été aussi nécessaires. A quelques honorables exceptions près, ceux des médias, soi-disant payés pour s’en tenir aux faits, sont maintenant absorbés dans un système de propagande qui ne relève plus du journalisme, mais de l’anti-journalisme. C’est aussi vrai des libéraux et des respectables que de Murdoch. A moins d’être prêt à surveiller et déconstruire chacune de leurs spécieuses affirmations, les prétendues « actualités » sont devenues irregardables et illisibles. En lisant les dossiers WikiLeaks, je me suis souvenu des mots du défunt Howard Zinn, qui faisait souvent référence à « un pouvoir que les gouvernements ne peuvent supprimer ». Cela décrit WikiLeaks, et cela décrit les véritables lanceurs d’alertes qui partagent leur courage. Sur le plan personnel, je connais les gens de WikiLeaks depuis déjà quelques temps. Qu’ils aient accompli ce qu’ils ont accompli dans des circonstances ne relevant pas de leur choix est une source d’admiration constante. Leur sauvetage d’Edward Snowden en est un bon exemple. Tout comme lui, ils sont héroïques : rien de moins.

Le chapitre de Sarah Harrison, « Indexer l’Empire », décrit comment ses camarades et elle ont mis en place une véritable bibliothèque publique de la diplomatie US. Il y a plus de 2 millions de documents maintenant accessibles à tous. « Notre ouvrage », écrit-elle, « est dédié à un objectif : que l’histoire appartienne à tout le monde ». Lire ces mots est exaltant, et cela témoigne de son propre courage. Depuis le confinement d’une pièce de l’ambassade équatorienne à Londres, le courage de Julian Assange est une réponse éloquente aux lâches qui l’ont traîné dans la boue et au pouvoir sans scrupules qui cherche à prendre sa revanche contre lui, et qui mène une guerre contre la démocratie. Rien de tout cela n’a dissuadé Julian et ses camarades de WikiLeaks : pas le moins du monde. Et ce n’est pas rien.

John Pilger

~ Traduction: Nicolas Casaux, Édition & Révision: Héléna Delaunay pour Le Partage ~

Source originale de l'article : The revolutionary act of telling the truth (John Pilger, Septembre 2015)

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