Secret industriel sur les produits utilisés dans la fracturation hydraulique pour obtenir du gaz de schiste

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Secret industriel sur les produits utilisés dans la fracturation hydraulique pour obtenir du gaz de schiste

Message  Geoff le Sam 12 Jan - 17:55

Secret industriel sur les produits utilisés dans la fracturation hydraulique



Les milliers d’exemptions de divulgation, pour raison de propriété industrielle, sur les produits utilisés dans la fracturation hydraulique maintiennent les habitants des Etats-Unis ignorants sur les dangers des puits d’hydrocarbures.

Article écrit par Ben Elgin, Benjamin Haas & Phil Kuntz - 30 novembre 2012 6:01 AM GMT + 0100 de l’Agence BLOOMBERG _http://www.bloomberg.com/news/2012-11-30/frack-secrets-by-thousands-keep-u-s-clueless-on-wells.html?cmpid=yhoo


Une filiale de Nabors Industries a pompé un mélange de produits chimiques, identifié seulement comme "EXP-F0173-11" dans une demi-douzaine de puits de pétrole dans le Comté rural de Karnes, au Texas, en juillet. Peu de gens en dehors de Nabors, la plus importante compagnie de forage on-shore (terrestre) en termes de revenu, savent exactement ce qui est contenu dans ce mélange. C’est très clair : un ingrédient, un solvant non identifié, peut endommager les reins et le foie, selon les informations collectées par l’administration du Michigan.

Une loi, passée il y a un an au Texas, qui impose aux foreurs de divulguer les produits chimiques utilisés durant la fracturation hydraulique, a été impuissante à imposer la transparence pour l’EXP-F0173-11. Le solvant et plusieurs autres ingrédients du produit sont considérés comme un secret commercial par Superior Well Services, la filiale de Nabors. Cela signifie qu’ils sont exemptés de divulgation.

Les compagnies de forage du Texas, le plus grand état en ce qui concerne la production d’huile et de gaz, ont réclamé des exemptions similaires environ 19 000 fois cette année (de janvier à août) selon leurs rapports de non-divulgation de certains produits chimiques. Les données des dossiers ont été compilées par Pivot Upstream Group, une firme basée à Houston qui étudie l’industrie de l’énergie, et analysées par Bloomberg News. Un examen séparé d’une plus large base de données montre que dans tout le pays, les compagnies de forage exemptent un produit chimique sur cinq, qu’elles utilisent pour la fracturation hydraulique.

Les secrets de propriété industrielle bloquent les informations sur plus de cinq ingrédients utilisés pour chacun des puits fracturés au Texas, sapent l’objectif de la loi d’informer les gens sur les substances chimiques qui sont transportées sur leurs territoires et injectées des centaines de mètres sous leurs maisons et leurs fermes, dit Lon Burnam, un élu Démocrate et co-auteur de la Loi.

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Secret industriel sur les produits utilisés dans le fracturation hydraulique


La loi a une lacune de la grosseur d’un camion

« Ce projet de loi a un trou suffisamment grand pour y enfouir un camion Mack, » commente Lon Burnam à propos de la loi qu’il baptisa de "législation très compromise". « Est-elle dénuée de sens du fait qu’il y a tellement de dispenses ? » demande-t-il. « J’ai peur qu’il en soit ainsi » Le projet de loi du Texas marque un effort croissant de l’industrie pétrolière et gazière pour répondre aux préoccupations publiques concernant la fracturation hydraulique, une technique de forage dans laquelle des millions de gallons d’eau, de sable et de produits chimiques sont pompés sous terre pour libérer plus d’hydrocarbures. Alors que ce procédé a débloqué de vastes ressources d’énergie, des questions de sécurité se posent au sujet des centaines de produits chimiques utilisés - bon nombre d’entre eux sont identifiés comme cancérigènes. L’agence fédérale Environmental Protection Agency a peu de pouvoir pour réglementer la fracturation hydraulique ; Le Congrès a décidé en 2005 (Loi nommée « l’entourloupe d’Halliburton » NDLR) que l’EPA ne serait pas autorisée à superviser la pratique de la fracturation hydraulique.


Robinets d’eau en flamme

En 2010 le film documentaire « Gasland » a montré des propriétaires, d’une maison proche de puits fracturés, enflammer l’eau qui coulait de leurs robinets. Un an plus tard, l’EPA a lié la fracturation hydraulique à l’eau potable contaminée dans le village de Pavillon, Wyoming. L’EPA a testé de nouveau les puits du Wyoming. Un rapport distinct de l’US Geological Survey [1] a confirmé les conclusions initiales de l’EPA ; il a détecté des niveaux de méthane, d’éthane, de composés de diesel et de phénol que l’EPA avait identifié en 2011.

Les entreprises y compris Halliburton basée à Houston ont adopté la loi du Texas comme un modèle qui "fournit une énorme quantité d’information au public" tout en protégeant les secrets commerciaux de la concurrence, dit Susie McMichael, une porte-parole de l’entreprise. « Sans cette protection, les entreprises n’auraient aucune incitation à la conception et l’utilisation des technologies nouvelles qui sont bénéfiques pour l’environnement et plus efficaces » a déclaré dans un e-mail, Susie McMichael.


Importante rétention d’informations

En août, les plus grandes sociétés de Services Pétroliers qui ont travaillé au Texas sont celles qui ont refusé de divulguer le plus d’informations sur les jobs de fracturation. Les puits fracturés par Halliburton et par Baker Hughes, les 2ieme et 3ieme compagnies mondiales de services pétroliers, contenaient plus de 9 exemptions par puits selon les rapports déposés par les compagnies. Pour les jobs de fracturation effectués par Superior Well Services, la filiale de Nabors a omis de nombreuses informations avec plus de 32 exemptions par puits.
Pour les voisins de puits fracturés, les omissions signifient qu’ils ne peuvent utiliser les informations des fluides de fracturation qui migrent dans les ruisseaux, rivières et les aquifères, parce qu’ils ne savent pas quoi chercher, dit Adam Briggle, président du groupe de citoyens à Denton, Texas, appelé Denton Stakeholder Drilling Advisory Group.

« Nous ne pouvons pas faire de tests pour voir ce qui arrive à l’environnement, » dit Adam Briggle, 35 ans, qui travaille également comme professeur adjoint de philosophie à l’University of North Texas, Denton. « Si les fluides de fracturation sont si inoffensifs, pourquoi les compagnies retiennent-elles ces secrets commerciaux avec autant d’obstination ? »


Droits de propriété industrielle

Dennis Smith, un porte-parole de Nabors, n’a pas répondu à plusieurs courriels et à des messages téléphoniques demandant des précisions. Baker Hughes fournit des informations sur ses fluides de fracturation hydraulique « dans un langage qui minimalise les risques sur les droits de propriété intellectuelle de nos produits, » selon un communiqué envoyé par courriel par le porte-parole de la société, Pamela Easton.
McMichael de Halliburton a fait remarquer que les règlements du Texas ont été rédigés avec la collaboration de groupes environnementaux, dont l’Environmental Defense Fund , un groupe de défense de l’environnement basé à New York dont le Président, Fred Krupp, a défini la production de gaz naturel qui peut être libéré par fracturation hydraulique comme ayant le « potentiel de changer la donne ».

Les règlements du Texas « permettraient à l’industrie de faire ce que l’industrie a du mal à faire pour elle-même, gagner la confiance du public, » a écrit Scott Anderson, un conseiller principal de EDF, dans une lettre datée d’octobre 2011 à la Texas Railroad Commission qui réglemente le forage des hydrocarbures au Texas.


Législation édulcorée

Pourtant, les règlements « pourraient saper la confiance du public plutôt que d’aider à la gagner, » surtout si les entreprises mentionnent moins de produits chimiques que ce qu’attend le public, écrit Anderson. Cette semaine, dans une interview, Anderson a déclaré que même si EDF considère le règlement du Texas comme « mesure législative majeure » ayant gagné le soutien de l’industrie pour la divulgation des produits chimiques, le groupe ne supporte pas la version finale parce qu’il a été édulcoré.

Les lobbyistes de l’industrie pétrolière montrent clairement qu’ils voulaient une solide protection des secrets commerciaux, « mais ils n’ont pas dit qu’il serait largement fait appel à cette protection »,a dit Cyrus Reed, directeur par intérim de Sierra Club’s Lone Star chapter, qui a travaillé avec les entreprises pour développer ce règlement. « Il est décevant de constater que de trop nombreux secrets commerciaux font l’objet d’exemption ».

La loi, signée par le gouverneur du Texas, Rick Perry, un républicain, en juin 2011, oblige les entreprises à divulguer leurs produits chimiques utilisés pour la fracturation hydraulique sur http://fracfocus.org/ un site Web national que le secteur de l’énergie a contribué à créer en 2011 afin de permettre une divulgation volontaire. Bloomberg News a signalé en août que plus de 40% des puits fracturés dans les 8 plus importants états pétroliers des USA, l’an dernier, n’avaient pas été enregistrés sur le site FracFocus.( se référer à l’exemple de « Hydraulic Fracturing Fluid Product Component Information Disclosure » joint à la fin de ce document).


Secrets industriels autorisés

Les sociétés pétrolières et gazières sont autorisées à refuser la communication des composants chimiques et de leurs concentrations dans n’importe quel produit qu’ils prétendent être secret industriel aux termes de la loi du Texas. Ces déclarations d’exemption peuvent être contestées par les agences de régulations gouvernementales et les propriétaires des puits ou des parcelles adjacentes.

Plusieurs autres états qui exigent la divulgation des informations sur la composition chimique des produits utilisés pour la fracturation hydraulique, y compris la Louisiane, le Montana, le Nouveau-Mexique et le Dakota du Nord, laissent aux bons soins des sociétés énergétiques le droit de déterminer quels produits chimiques peuvent être étiquetés « Secret Commercial ». Le Règlement du Dakota du Nord exige des compagnies pétrolières pratiquant la fracturation hydraulique de renseigner le site FracFocus depuis avril 2012.

« Nous exigeons des compagnies ce que FracFocus leur demande », a déclaré Alison Ritter, un porte-parole du ministère des ressources minérales de l’Etat, Division pétrole et gaz.

Le site FracFocus affirme que tous les produits chimiques devraient être divulgués à moins qu’ils ne soient classifiés « Secret Commercial », tel que défini par le U.S. Occupational Safety and Health Administration. Les opérateurs de FracFocus, qui sont sponsorisés par l’industrie, ne contrôlent pas les revendications des secrets industriels/commerciaux et n’offrent pas la possibilité de contester une exemption.


Tous les ingrédients

Mike Paque, directeur exécutif du Conseil pour la Protection des eaux souterraines (Groundwater Protection Council), un groupe de fonctionnaires de gestion de l’eau qui est l’un des opérateurs de FracFocus, n’a pas répondu aux demandes pour une entrevue.

« Nous avons réalisé avec succès notre engagement... pour veiller à ce que les Texans puissent connaitre chacun des ingrédients utilisés dans le processus de la fracturation hydraulique, » a déclaré Elizabeth Jones de Ames, alors présidente de la Commission du Texas Railroad, lorsque la loi a été signée l’année dernière. « Les Texans peuvent être assurés qu’ils en savent plus au sujet de ce qui se passe dans le sol du à la fracturation hydraulique que ce qui rentre dans la composition d’une canette de soda » dit-elle.

Ce mois-ci, Jones a déclaré qu’elle est fière de ce que fait le Texas. « Il y a des gens qui veulent utiliser des tactiques alarmistes pour entrainer un programme de contestation qui n’est pas bon pour l’Amérique », a-t-elle déclaré dans un e-mail.


Descriptions non communiquées

Les 19 000 revendications pour secret industriel faites au Texas cette année jusqu’en août, cachaient les informations comprenant la description des ingrédients ainsi que les numéros d’identification et les concentrations des produits chimiques utilisés. Dans l’ensemble, les sociétés pétrolières et gazières n’ont pas communiqué les informations relatives de 1 à 7 ingrédients pompés dans 3639 puits.

Pour 5 000 autres cas, les opérateurs pétroliers texans ont omis de divulguer des renseignements sans donner d’explications, soit en remplissant les cases des formulaires avec les mentions « N/A » (Non Applicable) ou « mélange », par exemple, soit en laissant les cases vides. De telles omissions font monter le total de presque 7 secrets par puits au lieu de 5.

Aux USA, pour 22% des produits utilisés, les sociétés ont réclamé des secrets commerciaux, ou autrement n’ont pas identifié les produits chimiques qu’elles ont employés, selon une analyse de Bloomberg News à partir des données de FracFocus pour 18 états. Les données ont été compilées et publiées ce mois-ci par SkyTruth.org , un site internet qui utilise ces données et la cartographie numérique pour étudier les problèmes environnementaux.

Parmi les états ayant eu au moins 250 puits fracturés, l’Oklahoma a eu le record de composants non identifiés ; près d’un tiers des composants ont été répertoriés comme des secrets commerciaux ou n’ont eu aucun numéro d’identification valide qui leur soit rattaché.


Echantillonnage sur le mois d’août

Un échantillonnage provenant du Texas, portant sur les 370 puits qui ont été enregistrés en août 2012, montre que le nombre de secrets commerciaux par puits a grimpé jusqu’à presque 8 quand on exclut les petits jobs de fracturation, ceux utilisant moins de 378.000 litres d’eau. Bien que les sociétés pétrolières et gazières soumettent des divulgations, les compagnies de services pétroliers, à qui elles contractent les jobs de fracturation, décident quels produits chimiques seront divulgués ou gardés secret, nous ont dit McMichael d’Halliburton et d’autres représentants. Le nombre d’ingrédients qui ne sont pas divulgués peut varier considérablement, selon les données enregistrées en août.

Les puits opérés par l’Américano-suisse Weatherford ont une moyenne de 0,1 secret / puits, tandis que ceux opérés par Baker Hughes ont une moyenne de 9,1 ; Halliburton, 9.3 ; et Superior Well Services, 32,5. Melanie Kania, une porte-parole de Weatherford, a refusé de commenter. La plupart des produits chimiques secrets sont décrits uniquement en termes généraux, tels que « polymère » ou « agent tensio-actif »,ce qui offre peu d’indice sur leur contenu, a déclaré Theo Colborn, président d’ Endocrine Disruption Exchange . Le Paonia, basé au Colorado, qui est composé de scientifiques, étudie les produits chimiques qui interfèrent avec le développement humain et critique les mesures de réglementation de la fracturation hydraulique.


Approbations du Wyoming

Le Texas n’était pas le premier Etat à exiger la divulgation des ingrédients utilisés dans la fracturation hydraulique. En septembre 2010, l’état du Wyoming a décrété une loi semblable, qui exige une étape supplémentaire pour réclamer un secret commercial. Les sociétés doivent dialoguer avec les organismes de règlementation gouvernementaux pour expliquer pourquoi elles ont besoin de la protection du secret commercial pour des ingrédients spécifiques.

Depuis que cette loi est entrée en vigueur, le Wyoming Oil and Gas Conservation Commission a approuvé 78 additifs comme des secrets commerciaux et rejeté seulement 6 de ces demandes, selon Lori McCoy, spécialiste et consultant de l’Office Publique.

Récemment, plusieurs états ont suivi le modèle du Texas avec l’aide de l’industrie pétrolière. En décembre 2011, l’American Legislative Exchange Council (ALEC) [2] , un organisme indépendant de politique publique basé à Washington qui réunit les entreprises et les législateurs pour élaborer des lois pour les états, a fait adopter un modèle législatif presque identique à la loi du Texas.


Parrainage d’Exxon

Ce projet de loi type a été inspiré au sein de l’ALEC par EXXON MOBIL qui a un siège dans son “private enterprise board” selon les documents de l’ALEC obtenus par Common Cause, un groupe sans but lucratif situé à Washington.

Jusqu’ici, les législateurs de huit états ont déposé des projets de loi basés en partie sur le modèle de l’ALEC, selon Todd Wynn, le directeur du groupe de travail de Common Cause sur l’énergie, l’environnement et l’agriculture. Le principal auteur du projet de loi texan dit que les autres états sauront adapter la loi à leurs besoins. « Peut-il être meilleur et devrait-il être meilleur ? » demande le représentant d’état Jim Keffer, un Républicain. « Oui, et je pense que ce sera mieux. Les gens vont utiliser ce projet de loi comme une base et ensuite faire jouer le point de vue de leur état ou de leur industrie. » Son co-auteur, Démocrate, était en désaccord. Ce serait « une erreur monumentale » pour d’autres états d’utiliser la loi du Texas comme un plan directeur, dit Burnam.

« Le Gouvernement de l’état du Texas est une filiale en propriété exclusive des compagnies nationales de pétrole et de gaz depuis plus d’un siècle », dit-il. « Ne considérez pas cette loi comme une référence pour obtenir des conseils sur tout ce qui touche à la protection de la santé publique et à la sécurité ».


Document joint : http://www.stopaugazdeschiste07.org/IMG/pdf/State_Wilmot_1-21_389545_7.pdf


Source : http://www.stopaugazdeschiste07.org/spip.php?article399

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Re: Secret industriel sur les produits utilisés dans la fracturation hydraulique pour obtenir du gaz de schiste

Message  09991 le Mar 22 Jan - 19:36

Gaz de schiste : un rapport censuré aux Etats-Unis sous la pression de l’industrie


L’Agence américaine de protection de l’environnement est sous le feu des critiques, accusée d’avoir censuré un rapport sur les dangers de la fracturation hydraulique. Cette technique, nécessaire à l’extraction des gaz et pétrole de schiste, constituerait bien une menace directe dans l’approvisionnement en eau potable. Les organisations écologistes reprochent à l’Agence américaine d’avoir plié sous la pression de l’industrie.


L’Agence de Protection Environnementale des Etats-Unis (EPA) a t-elle censuré un rapport mettant en cause la fracturation hydraulique, sous la pression de l’industrie gazière et pétrolière ? C’est ce qu’assure l’agence Associated Press qui s’est procuré le rapport de l’EPA révélant que la fracturation hydraulique, technique nécessaire à l’extraction des gaz et pétrole de schiste, constitue une menace directe dans l’approvisionnement en eau potable.

Des bulles dans l’eau, « comme du champagne »

L’affaire débute en 2010 à Weatherfod au Texas. La famille Lipsky constate que l’eau « potable » de la maison commence à « faire des bulles comme du champagne ». « Au début, l’EPA a estimé la situation si grave qu’elle a émis une ordonnance d’urgence fin 2010 établissant qu’au moins deux propriétaires étaient en danger immédiat du fait d’un puits saturé de méthane inflammable », écrit l’Associated Press (AP). La compagnie Range Resources, propriétaire de plusieurs puits de gaz au Texas, dont l’un situé à moins de deux kilomètres de la maison des Lipsky, est pointée du doigt.

L’agence environnementale ordonne à la société de prendre des mesures pour nettoyer leurs puits et fournir de l’eau sûre aux propriétaires affectés. Range Resources menace alors de ne pas prendre part à une étude menée par l’EPA concernant le lien entre la fracturation hydraulique et la contamination de l’eau, ni d’autoriser les scientifiques du gouvernement à accéder à ses sites de forage. Sans explication officielle, l’EPA opère en mars 2012 un revirement en retirant son ordonnance d’urgence et en décidant de mettre fin à la bataille judiciaire.

Preuves dissimulées ?

L’Agence états-unienne ne rend pas non plus public le rapport commandé quelques mois plus tôt à un scientifique indépendant, Geoffrey Thine. Après avoir fait analyser les échantillons d’eau prélevés dans 32 puits, le chercheur conclut que le gaz présent dans l’eau potable de la famille Lipsky pourrait bien provenir de l’opération de fracturation hydraulique. « Je ne peux pas croire qu’un organisme qui connait la vérité sur quelque chose comme ça, ou dispose de telles preuves, ne les utiliserait pas », a déclaré Lipsky auprès de l’AP. Cet habitant est désormais contraint de payer 1 000 $ par mois pour avoir de l’eau potable acheminée jusqu’à sa maison. Les autorités de l’État ayant déclaré que Range Resources n’était pas responsable, la compagnie a cessé ses opérations de nettoyage des puits.

« Il est inadmissible que l’EPA, qui est en charge de la protection des ressources vitales de notre pays, se replie sous la pression de l’industrie gazière et pétrolière, s’insurge la coalition Americans Against Fracking. Cette affaire montre que la fracturation hydraulique ne peut être réglementée de manière sûre quand l’industrie du pétrole et du gaz peut user de son influence considérable pour contourner les règles en sa faveur. » La coalition demande l’interdiction de la fracturation hydraulique. En 2012, 200 mesures locales visant à interdire la fracturation ont été prises à travers les États-Unis.

Sophie Chapelle
http://www.bastamag.net/article2894.html
http://www.foodandwaterwatch.org/pressreleases/epa-should-live-up-to-its-name-not-kowtow-to-the-oil-and-gas-industry/
http://news.yahoo.com/epa-changed-course-oil-company-protested-082012084.html

A Bientôt

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La bulle des gaz et pétrole de schiste va bientôt éclater

Message  Silver Wisdom le Mer 20 Fév - 10:11

Bonjour à tous,

La bulle des gaz et pétrole de schiste va bientôt éclater



L’extraordinaire progression de la production de gaz et pétrole de schiste
aux États-Unis génère un questionnement dans tous les pays
qui disposent de grandes quantités de cet hydrocarbure :
faut-il se lancer dans ce nouveau type de production
pour réduire notre facture énergétique ?


En 5 ans, la production d'hydrocarbures de schiste y a été multipliée par 14 pour le gaz et par 5 pour le pétrole.
Cela représente une progression considérable qui ne manque pas d’attirer les regards et de provoquer une frénésie
dans de nombreuses régions du monde. Mais l’expérience américaine offre de bonnes indications sur ce qu’implique
une telle politique énergétique et sur sa durabilité. En effet, il est déjà question d’une «bulle» prête à éclater et nous allons voir pourquoi.


Évolution de la production de tight oil aux États-Unis

Il y a un an, j’écrivais un article donnant quelques éléments techniques pour comprendre les contraintes d’exploitation
de ces hydrocarbures. Aucun des problèmes évoqués alors n’a été vraiment résolu. Bien au contraire, de nouveaux sont apparus,
remettant en cause de manière quasi certaine les perspectives optimistes que l’on trouve dans les communications officielles sur le sujet.


Quel avenir pour les gaz de schiste ? (1ère partie)
http://www.avenir-sans-petrole.org/article-quel-avenir-pour-les-gaz-de-schiste-1ere-partie-67733471.html
Quel avenir pour les gaz de schiste ? (2ème partie)
http://www.avenir-sans-petrole.org/article-quel-avenir-pour-les-gaz-de-schiste-2eme-partie-69152303.html

L’eau de fracturation

J’avais déjà commenté le problème de l’eau en juillet 2012, pendant qu’une terrible sécheresse sévissait aux États Unis.
En 2012, 150 millions de tonnes d’eau douce ont été utilisées pour la fracturation, soit la consommation annuelle de 3 millions de personnes (moyenne de consommation mondiale). Aujourd’hui, l’utilisation d’eaux toxiques, contaminées ou d’eau désalinisée est envisagée.


Fracking With Bad Water
http://www.forbes.com/sites/jamesconca/2013/02/04/fracking-with-bad-water/

Le sable

C’est fin septembre 2012 qu’ont été réunis tous les acteurs impliqués dans la production, la logistique et la consommation
du sable de fracturation pour tenter de répondre aux enjeux auxquels ils sont confrontés. La consommation de sable est passée
de 6,5 à 30 Millions de tonnes entre 2009 et 2011 et la demande pourrait atteindre 38 à 50 millions de tonnes en 2017
(voir graphique ci-dessous). Le défi est colossal et les infrastructures à mettre en place également.
Près de 100 carrières ont été ouvertes à travers les États-Unis en deux ans. Le nombre important de convois routiers abîme les routes,
augmente le nombre d’accidents et la pollution. Enfin, les investissements nécessaires pour un transport ferroviaire adéquat
vont coûter 148 Milliards de dollars avant 2028 pour remplir les objectifs.


Évolution de la demande de sable de fracturation aux États Unis

L’amplification du phénomène «shale oil&gas» va coûter très cher en infrastructures, en coûts environnementaux et en nuisances diverses.

Déclin imminent de la production

Le boom des hydrocarbures de schiste commence à montrer ses premiers signes de faiblesses. Au-delà des différentes contraintes
que nous venons d’évoquer, une autre semble encore plus importante et problématique : réussir à stabiliser la production nationale,
alors que le taux de déclin ne cesse d’augmenter.

Contrairement aux hydrocarbures conventionnels, les pétroles et gaz de schistes doivent être considérés comme non-conventionnels,
car ils doivent être extraits grâce à la technique de fracturation hydraulique. Or, avec ce procédé, la production est maximale au moment
de la fracturation puis elle diminue généralement de 70% à 80% la première année (voir graphique ci-dessous). Au bout de quatre années,
elle ne représente plus que 5% à 15% de la production initiale. Autrement dit, le taux de déclin de chaque puits est extrêmement élevé.


Évolution typique de la production d’un puits du Bakken.

A cause de la généralisation de ce type d’exploitation, le taux de déclin de la production américaine de gaz est passé
de 23 % à 32 % par an, en 10 ans. Il faut donc forer davantage de puits chaque année, simplement pour compenser
le déclin des puits qui produisent actuellement.


Hausses des besoins en investissements

La conséquence directe de ce phénomène, c’est une croissance exponentielle des investissements nécessaires pour simplement
stabiliser la production et un risque accru de voir la production décliner rapidement en cas de diminution des forages par certains opérateurs.
Or, c’est ce qui risque de se passer dans les mois qui viennent puisque, selon Arthur E. Berman, le prix actuel du gaz ne permet pas
de supporter l’ensemble des coûts réels et certains opérateurs devront ralentir leur activité.


After The Gold Rush: A Perspective on Future U.S. Natural Gas Supply and Price (pdf en anglais)
http://www.aspo2012.at/wp-content/uploads/2012/06/Berman_aspo2012.pdf

Exagération des chiffres

Berman, après avoir modélisé la production de milliers de puits dans les régions productrices, a également déterminé
que les réserves exploitables ne représentaient en réalité que la moitié des chiffres annoncés par les opérateurs,
car ceux-ci ont été gonflés par un taux de récupération bien supérieur à ce qui est constaté sur le terrain.
D’après ses travaux, la durée de vie moyenne d’un puits dans le Barnett (Texas) est de 12 ans et non pas de 50 ans comme annoncé,
là-encore, par les opérateurs.






Is there really 100 years’ worth of natural gas beneath the United States?
http://www.slate.com/articles/health_and_science/future_tense/2011/12/is_there_really_100_years_worth_of_natural_gas_beneath_the_united_states_.html
Limitation du nombre de forages

A tout cela, s’ajoute la contrainte spatiale, puisque sur un territoire donné, il n’est pas possible de dépasser un certain nombre de forages.
Une fois ce nombre atteint, le maximum de la production est atteint et celle-ci s’effondre. Pour le Bakken par exemple, qui représente
la moitié de la production totale de pétrole de schiste aux US, le pic pourrait être atteint entre 2013 et 2017 (voir p45).


Shale Gas and Tight Oil: A Panacea for the Energy Woes of America? (pdf en anglais)
http://aspousa.org/wp-content/uploads/2012/12/ASPO-Conference-HUGHES-Nov-30-2012.pdf


Emplacement des forages dans le Bakken

Comment aggraver une situation déjà catastrophique

Des centaines de milliards auront été investis dans cette aventure et comme le reste de la dette américaine, ils ne seront jamais remboursés.
Les investissements sont réalisés sur la base d'une production qui va s'amplifier or, le prix de vente du gaz est inférieur au coût réel
et la production va probablement décliner dans les mois qui viennent. Nous pouvons donc craindre l'éclatement de cette nouvelle bulle,
basée sur une exagération de tous les paramètres et une sous-estimation des contraintes globales.

Malheureusement, la perspective (mensongère) de 100 années d’approvisionnement en gaz provoque déjà une modification structurelle
avec un renouvellement des véhicules pour des moteurs fonctionnant au gaz, l’équipement des stations services,
le remplacement des chaudières etc.

Cette situation présente un très fort risque pour les Étasuniens, car lorsque la bulle va éclater,
la production va rapidement décliner, les prix du gaz vont augmenter très fortement et de nombreux investissements
auront été effectués, principalement financés par l’endettement, pour s’adapter à une énergie qui ne sera plus disponible.
Le fantasme d’une indépendance énergétique qui n’interviendra probablement pas, risque d’entraîner les citoyens américains
dans une impasse et une situation encore plus grave qu’elle ne l’est actuellement.



Benoît Thévard : Ingénieur indépendant Energie et Résilience des territoires Préparation de l'après pétrole,
Recherche sur la résilience territoriale et la gestion des biens communs, membre de l'institut Momentum
Source de l'article
La bulle des gaz et pétrole de schiste va bientôt éclater
http://www.avenir-sans-petrole.org/article-la-bulle-des-gaz-et-petrole-de-schiste-va-bientot-eclater-115274530.html

Vu sur : Les Moutons Enragés

A voir également sur ce forum


Gaz de Schiste : Un enfer écologique pour les uns, un eldorado économique pour les autres (Documentaires et articles)
http://ledormeur.forumgratuit.org/t794-gaz-de-schiste-un-enfer-ecologique-pour-les-uns-un-eldorado-economique-pour-les-autres#1875

Bien Amicalement.

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Sables bitumineux et pétrole de schiste - Une «onde de choc» mondiale est en vue

Message  09991 le Ven 17 Mai - 20:19

Sables bitumineux et pétrole de schiste - Une «onde de choc» mondiale est en vue



Photo : Jacques Grenier - Le DevoirUniquement en Amérique du Nord, la croissance de la production devrait atteindre 4 millions de barils sur une base quotidienne. Au cours de la présente décennie, les pétrolières exploitant les ressources canadiennes comptent pour leur part doubler leur production quotidienne, à 3,5 millions de barils.



La surproduction de pétrole est une mauvaise nouvelle pour l’environnement


L’augmentation de la production pétrolière nord-américaine est telle qu’elle provoque une véritable « onde de choc » planétaire, qui aura pour conséquence de freiner la hausse du cours de l’or noir au cours des prochaines années. Un scénario qui tranche avec ce qu’on prévoyait il y a à peine quelques années. Mais cette ruée vers l’énergie fossile risque aussi de mettre à mal la recherche de sources énergétiques moins destructrices.

L’Amérique du Nord a déclenché une onde de choc qui se répercute dans le monde entier », a résumé mardi la directrice exécutive de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), Maria van der Hoeven, dans un communiqué présentant le dernier rapport semestriel de l’organisation sur l’évolution du marché pétrolier.


L’AIE prévoit ainsi que la capacité de production de pétrole brut planétaire augmentera de 8,3 millions de barils par jour entre 2012 et 2018, pour atteindre 103 millions de barils, des projections globalement plus élevées que dans son précédent rapport semestriel. Parallèlement, la demande devrait augmenter de 6,9 millions de barils par jour, à 96,68 millions.

Uniquement en Amérique du Nord, la croissance de la production devrait atteindre 4 millions de barils sur une base quotidienne. Au cours de la présente décennie, les pétrolières exploitant les ressources canadiennes comptent pour leur part doubler leur production quotidienne, à 3,5 millions de barils. Ce nouveau boom d’exploitation d’énergies fossiles est essentiellement le fait des multinationales qui tirent profit du pétrole de schiste - notamment dans le Dakota du Nord - et des sables bitumineux de l’Ouest canadien. L’extraction de ces deux types d’or noir est réputée plus polluante que celle du pétrole conventionnel, et on en connaît encore mal les impacts environnementaux à long terme.


Les projections de l’AIE s’inscrivent dans les tendances déjà relevées dans ses précédents rapports, et notamment dans sa grande étude annuelle sur le marché pétrolier, présentée en novembre dernier. Elle y avait prédit que les États-Unis deviendraient le premier producteur de brut de la planète vers 2017, dépassant les champions actuels, la Russie et l’Arabie Saoudite, grâce aux hydrocarbures dits « non conventionnels ».


Un frein aux énergies propres




Selon Maria van der Hoeven, ce bouleversement des prévisions de production des dernières années pour le marché pétrolier mondial est comparable dans ses effets à la hausse de la demande chinoise pour l’or noir. Sauf que cette fois, l’accroissement significatif de l’offre pétrolière mondiale menée par les États-Unis et le Canada devrait « aider à calmer un marché pétrolier qui était relativement tendu depuis plusieurs années.

Peu avant le début de la crise financière de 2008, le baril de brut avait atteint 147 $. Certains économistes prévoyaient même que celui-ci grimperait à plus de 225 $ en 2012. La hausse devait être telle qu’elle aurait pu compromettre, à terme, l’importation de produits de consommation comme le café. Or, le prix du pétrole tourne plutôt autour des 100 $ ces jours-ci. Et à moins de chambardements majeurs sur l’échiquier géopolitique mondial, il est probable que les prix se maintiennent à ce niveau au cours des prochaines années, selon Pierre-Olivier Pineau, professeur à HEC Montréal et spécialiste des politiques énergétiques.


Une mauvaise nouvelle pour ceux qui espéraient que la hausse continue des prix de l’or noir sur les marchés contribuerait à rendre plus attrayant le développement d’énergies moins polluantes.
Au prix actuel, il n’y a pas d’incitatif économique, donc pas de changement. Une stabilité de prix signifie en fait qu’il y a une baisse des prix, parce que le monde devient plus riche par ailleurs, donc le pétrole devient plus abordable », a fait valoir M. Pineau. Il est donc clair, selon lui, que « rien ne semble vouloir détrôner le pétrole à court terme

Ce qui est déprimant, pour ceux qui s’intéressent aux conséquences climatiques de l’exploitation pétrolière, c’est que tous les scénarios de frein de la hausse du climat à 2 °C sont incompatibles avec une consommation de pétrole qui continue de croître à ce rythme », a ajouté cet expert du domaine énergétique. La concentration de CO2 dans l’atmosphère terrestre a atteint 400 particules par million, un sommet historique qui semble indiquer que la Terre se dirige désormais vers une hausse de 3 à 5 °C au cours du présent siècle. Une situation qui pourrait déclencher des « changements cataclysmiques », selon la Banque mondiale.

Mauvais pour le Canada

]b]La stabilisation des prix du brut risque par ailleurs de désavantager les producteurs canadiens, qui souhaitent obtenir plus pour leur pétrole. Qui plus est, le ministre conservateur de l’Environnement, Peter Kent, a soutenu dimanche qu’une croissance des prix était nécessaire pour permettre aux pétrolières d’investir dans les technologies de lutte contre les changements climatiques.

Une logique tout simplement « tordue », a répété Pierre-Olivier Pineau. « Ce ne sont pas les prix plus élevés qui permettent de diminuer les gaz à effet de serre. Évidemment, les producteurs pétroliers s’enrichissent, donc ils pourraient être tentés de mener quelques activités de réduction des gaz à effet de serre. Mais la logique du ministre Kent est déficiente. En fait, il faudrait baisser le prix du pétrole pour diminuer les émissions de gaz à effet de serre, parce qu’il y aurait moins de production. Et la meilleure façon de baisser les prix, c’est d’imposer des contraintes sur les émissions de gaz à effet de serre, qui rendent le produit moins attrayant. Le prix baisse alors de lui-même.[/b]



Le gouvernement Harper, qui a qualifié les sables bitumineux d’« énergie renouvelable » dans un document officiel, tente au contraire de trouver des débouchés pour le pétrole canadien. Certains ministres mènent d’ailleurs une intense campagne en faveur de la construction de pipelines, qui permettraient d’exporter quotidiennement des millions de barils de brut.


M. Pineau estime que le projet d’inversion du flux dans un pipeline d’Enbridge pour acheminer du pétrole jusqu’au Québec est le plus susceptible de se réaliser à court terme. L’Office national de l’énergie étudie déjà ce projet. Le gouvernement Marois, qui s’est montré ouvert à l’inversion, a toutefois promis de mener sa propre évaluation environnementale. Rien n’a encore été annoncé. « Les modalités de la consultation devraient satisfaire les attentes des citoyens, et être annoncées dans quelques jours », a simplement indiqué mardi au Devoir le cabinet du ministre Yves-François Blanchet.


Avec l’Agence France-Presse



Source Original : http://www.ledevoir.com/environnement/actualites-sur-l-environnement/378246/une-onde-de-choc-mondiale-est-en-vue

Vue sur : http://www.wikistrike.com/article-petrole-de-schiste-et-sables-bitumineux-une-onde-de-choc-mondiale-est-en-vue-117840596.html



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