Aaron Swartz : Un activiste du libre accès aux données

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Aaron Swartz : Un activiste du libre accès aux données

Message  09991 le Dim 20 Jan - 12:32

Aaron Swartz : Un activiste du libre accès aux données

La famille accuse les États-Unis d'avoir contribué au suicide d'Aaron Swartz






Aaron Swartz, pionnier de l’internet, militant en faveur de l’accès libre aux données sur internet et de la justice sociale, a été retrouvé mort vendredi 11 janvier, à Brooklyn, New York, apparemment par suicide. Bien que les détails précis sur sa mort à l’âge de 26 ans soient encore en train d’émerger, il est clair que Swartz était victime d’une procédure de mise en examen retorse et agressive de la part des autorités fédérales.

En juillet 2011, Swartz a été mis en examen pour des délits fédéraux d’accès illégal au service payant JSTOR en 2010 en passant par l’intermédiaire du réseau du Massachusetts Institute of Technology (MIT). Les autorités ont déclaré qu’il avait téléchargé illégalement 4,8 millions d’articles universitaires scientifiques et littéraires et s’apprêtait à distribuer ces textes protégés par le droit d’auteur gratuitement sur des sites de partages de données.

Swartz était confronté à des accusations fédérales de fraude informatique qui pouvaient le condamner au maximum à 35 ans de prison et 1 million de dollars d’amendes. Il était également accusé par le district du Middlesex d’être entré par effraction dans un local du MIT.

Swartz et ses défenseurs ont maintenu une position ferme en plaidant non coupable tout au long des deux dernières années, la bataille judiciaire se déroulant jusqu’au dernier jour de sa vie. D’après son principal avocat, Elliot Peters, Swartz avait récemment refusé une offre d’accord faite par la procureur Carmen Ortiz qui aurait évité un procès mais l’aurait mis derrière les barreaux pour six mois en échange d’une reconnaissance de culpabilité sur 13 chefs d’accusation fédéraux.

D’après une déclaration du bureau de la Médecine légale de New York, Swartz s’est pendu lui-même vendredi soir dans son appartement sur Crown Heights à Brooklyn. Le New York Times a indiqué qu’un oncle, Michael Wolf, avait confirmé que Swartz est apparemment mort par suicide et qu’un ami a découvert le corps.

M. Wolf a dit que son neveu, qui avait lutté contre la dépression et les pensées suicidaires par le passé et les avait même mises par écrit, « regardait le monde et avait une certaine logique dans son cerveau, et le monde ne correspondait pas nécessairement à cette logique, et c’était parfois difficile. »

Dans une déclaration publique, la famille de Swartz a dit, « la mort d’Aaron n’est pas simplement une tragédie personnelle. Elle est le produit d’un système judiciaire criminel qui suinte l’intimidation et les excès de pouvoir des procureurs. » Ils ont ajouté que, si JSTOR avait refusé de porter plainte contre Aaron, « des décisions prises par des responsables du bureau du procureur fédéral du Massachusetts et au MIT ont contribué à sa mort. »

Swartz avait 14 ans lorsqu’il avait co-écrit RSS (Really Simple Syndication) qui permet aux lecteurs de s’abonner à des journaux et autres sources d’information en ligne. Il était aussi le fondateur d’Infogami qui a ensuite fusionné avec le site d’information Reddit bien connu, qui classe les informations données par les membres d’après les recommandations des lecteurs.

Aaron a quitté Reddit en 2006, après que l’éditeur Condé Nast l’a racheté, et s’est consacré au libre accès aux informations sur internet et à l’opposition à la censure sur internet. Peu après, il a co-fondé Demand Progress, un groupe qui fait la promotion des campagnes sur internet contre les injustices sociales.

En 2008, il a publié « le manifeste de la guérilla de l’accès libre, » qui s’opposait à la propriété privée sur les informations et défendait le partage libre des revues scientifiques. Le manifeste de Swartz déclarait, « Il n’y a pas de justice à suivre des lois injustes. Il est temps de prendre la parole et, dans la grande tradition de la désobéissance civile, de déclarer notre opposition à cet accaparement privé de la culture publique. »

Dans le cadre de cette campagne, Swartz a écrit un programme pour télécharger le contenu d’une base de données de documents judiciaires fédéraux appelée PACER, près de 20 millions de pages en une fois, gratuitement [contre 10 dollars par page sur le système du gouvernement, ndt]. Le gouvernement a interdit ce programme gratuit et enquêté, mais n’a pas lancé de procédure. Les autorités, cependant, ont réagi très différemment en 2011 après le téléchargement de JSTOR au MIT.

Si les problèmes émotionnels d’Aaron Swartz ont pu jouer un rôle dans son suicide, sa mort tragique est la conséquence directe des actions répressives du ministère de la Justice américain.

Au cours de l’année écoulée, il est devenu évident que le procureur fédéral était déterminé à faire un exemple de Swartz. Il était poursuivi d’une manière agressive sans commune mesure avec la gravité du crime qui lui était imputé ou ses conséquences.

Alors qu’aucun représentant du gouvernement ou financier de haut niveau n’a été accusé, et encore moins poursuivi, pour les crimes liés aux guerres illégales de la décennie passée ou à la crise financière de 2008, le ministère de la Justice d’Obama était déterminé à punir un individu pour avoir tenté de rendre des informations accessibles au grand public et a fini par le persécuter jusqu’à sa mort.

Avec ses activités dans le domaine du libre accès aux informations, Swartz représente les couches de plus en plus importantes de la société qui sont écoeurées par la corruption, le mensonge et le vol courants parmi les cercles dirigeants aux États-Unis comme partout ailleurs.

L’an dernier, il avait critiqué le programme d’assassinats du gouvernement Obama, écrivant :


« Chaque semaine ou presque, plus de 100 membres de l’équipe de la sécurité nationale américaine se réunissent en téléconférence sécurisée organisée parle Pentagone et passent en revue la biographie de suspects au Yémen, en Somalie et au Pakistan, et “nomment” ceux qui devraient être visés par leurs attaques. »

Comme Julian Assange et le soldat Bradley Manning, la campagne d’Aaron Swartz pour l’accès libre aux informations et, surtout, sa détermination à ne pas plier devant l’intimidation, ont été considérés comme intolérables par l’Etat.

Article original, WSWS, paru le 15 janvier 2013

http://www.mondialisation.ca/aaron-swartz-un-activiste-du-libre-acces-aux-donnees/5319541


A Bientôt

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Ils complotèrent, mais Allah a fait échouer leur complot, et Allah est le meilleur en stratagèmes . Coran sourate 8, verset 30
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La liberté de l’internet et la réforme des droits d’auteur: La mort suspicieuse d’Aaron Schwartz

Message  Silver Wisdom le Lun 21 Jan - 14:48

Bonjour à tous,

La liberté de l’internet et la réforme des droits d’auteur :
La mort suspicieuse d’Aaron Schwartz



Internet Activist, a Creator of RSS, Is Dead at 26, Apparently a Suicide
http://www.nytimes.com/2013/01/13/technology/aaron-swartz-internet-activist-dies-at-26.html?_r=0

Le Wall Street Journal titrait “Un activiste de l’internet se suicide”. Le médecin examinateur de New York
a annoncé la mort par un laconique: “s’est pendu dans son appartement de Brooklyn”. Des suspicions demeurent.
Pourquoi quelqu’un ayant tant à donner en finirait-il de la sorte ? Il était un des meilleurs et des plus intelligents
de la génération internet. Il était le défenseur de la liberté en ligne. Il recherchait de manière altruiste un monde ouvert et libre meilleur. L’information se devait d’être libre, d’accès libre, croyait-il. Il avait une légion de supporteurs dans le monde entier.
Vivant, il symbolisait une lutte vitale à poursuivre. La mort va sans doute l’élever au rang de martyr,
mais cela enlève une figure clé qui se devait de rester en vie.



Aaron Swartz and the Assault on Open Information
http://www.counterpunch.org/2013/01/15/aaron-swartz-and-the-assault-on-open-information/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=aaron-swartz-and-the-assault-on-open-information

Le New York Times a titré “Un activiste de l’internet, créateur du RSS, retrouvé mort à 26 ans, apparemment dû à un suicide”.
Il était un héros populaire de l’internet. Il soutenait la liberté en ligne et une réforme des droits d’auteur.
Il soutenait des sites internet libres et ouverts. Il était le champion d’une cause vitale. Il travaillait sans relâche à cette fin.
Le fondateur d’Internet Archive Brewster Kahle l’a appelé “inébranlable dans sa motivation à bâtir un monde meilleur et plus ouvert.
Il est parmi les meilleurs esprits de cette génération internet”. Qui va le remplacer maintenant qu’il n’est plus ?
Il disait que vérouiller le domaine public était un pêché. Il travailla sans relâche pour prévenir cela.

En Juillet 2011, il fut arrêté. A cette époque, il téléchargeait de vieux articles universitaires. Il fut accusé de violer les lois fédérales
sur le hacking. Le Massachussets Institute of Technology (MIT) lui avait donné un compte sur invitation pour qu’il le fasse.
Il a développé RSS et fut un co-fondateur de Reddit, site internet d’information de réseau social. Il fut retrouvé mort quelques semaines
avant son procès. Il fut ciblé parce qu’il faisait ce qu’il fallait faire. Il ne volait pas et ne faisait aucun bénéfice.
C’était un partageur. Son activisme était au delà des mots.


Farewell to Aaron Swartz, an Extraordinary Hacker and Activist
https://www.eff.org/deeplinks/2013/01/farewell-aaron-swartz

L’Electronic Frontier Foundation (EFF) défend la liberté sur l’internet, la liberté de parole, la vie privée, l’inovation
et les droits des consommateurs. Elle est la championne de l’intérêt public dans chaque bataille critique qui s’applique
aux droits digitaux. Le 12 Janvier, elle titrait “Adieu Aaron Schwartz, activiste et hacker extraordinaire”.
Elle l’appela “un ami cher et collaborateur”. Une tragédie mit fin à sa vie. Des questions vitales demeurent sans réponses.
Les supporteurs demandent des réponses, ainsi que les membres de sa famille. Ils accusent les procureurs pour ce qu’il s’est passé.

“La mort d’Aaron n’est pas simplement une tragédie personnelle. C’est le produit d’un système de justice criminel
pourri d’intimidation et d’abus de pouvoir procédurier. Les décisions prises par les officiels du bureau du procureur
du Massachussetts et du MIT ont contribué à sa mort.”
Schwartz a fait autant si ce n’est plus que quiconque pour rendre l’internet ce qu’il est :
un écosystème de connaissance libre et excitant. Il s’est battu pour le garder de la sorte.
Il a défié des lois répressives concernant l’internet.

Il créa DemandProgress, qui “travaille pour gagner des changement de politiques progressistes pour les gens ordinaires
en organisant un lobbying populaire”, disait-il. DemandProgress met en priorité “les libertés civiques, les droits civiques
et les réformes du gouvernement”. Il développe des campagnes en ligne pour la justice. C’est un avocat de l’intérêt public
et il défie les politiques qui lui font du tort. Le groupe mobilise plus d’un million d’activistes en ligne. D’autres projets incluent
des spécifications pour RSS, web.py, tor2web, The Open Library et le Chrome Port of HTTPS Everywhere.
Il lança Creative Commons. Il fut un co-fondateur de Reddit, d’autres lui firent son succès. Le blog d’Aaron “Raw Thought”
discute de “politique et de parodie.” Il avait beaucoup à dire et cela valait la peine d’être entendu. En 2011, il utilisa le réseau
du campus du MIT. Il téléchargea des millions d’articles de journaux. Il utilisait la base de données JSTOR.
Les autorités ont affirmé qu’il avait changé l’IP de son ordinateur portable et ses adresses Mac.
Elles ont dit qu’il l’avait fait pour circonvenir les bloccages JSTOR/MIT.




(...)
Aaron Swartz avait en effet décidé en 2011 de hacker la base JSTOR à partir d’une connexion du MIT afin de libérer
plus de 4 millions d’articles scientifiques, dont une part notable appartenait au domaine public. Un peu plus tard,
un autre activiste du nom de Greg Maxwell avait récupéré 18 952 articles appartenant au domaine public
pour les diffuser en torrent sur The Pirate Bay, accompagnés d’un texte traduit en français par Marlène Delhaye sur son son blog :


Le droit d’auteur est une fiction juridique qui représente un compromis étroit : nous abandonnons une partie
de notre droit naturel à échanger de l’information contre la création d’une incitation économique pour les auteurs,
afin que nous puissions tous bénéficier de plus de contenus. Lorsque les éditeurs abusent du système pour justifier
leur propre existence, lorsqu’ils déforment les limites de la zone de validité du droit d’auteur, lorsqu’ils usent de menaces
de contentieux sans fondement pour supprimer la diffusion de travaux appartenant au domaine public,
c’est toute la communauté qu’ils dépossèdent.
(...)

Aaron Swartz, qui avait défié JSTOR en libérant des articles du domaine public, s’est suicidé
http://scinfolex.wordpress.com/2013/01/12/aaron-swartz-qui-avait-defie-jstor-en-liberant-des-articles-du-domaine-public-sest-suicide/
Il fut accusé “d’accès non autorisé” sous le coup de la loi Computer and Abuse Act. Ce qu’il fit correspond à sortir trop de livres
de bibliothèques en même temps. Les procureurs d’Obama clâment que procéder de la sorte est un acte criminel. Ils ont déclaré
la guerre à la liberté de l’internet. Ils veulent que la neutralité de l’internet et l’expression libre soient abolies. Ils veulent que
des lois fascistes les remplacent. Ils usurpent le diktat du pouvoir, ils rejettent les principes de la règle de la loi
et autres valeurs démocratiques. Ils renforcent l’autorité de l’état policier. Ils mettent en priorité ce qu’aucune société civile
ne devrait tolérer. Ils disent qu’Aaron avait l’intention de distribuer des matériaux sur les réseaux Peer to Peer (P2P).
Il ne l’a jamais fait. Aucune importance. Les documents qu’ils sécurisaient étaient retournés, sans dommages, sans dégâts.
Les autorités fédérales l’ont quand même mis en accusation.

En Juillet 2011, un grand jury du Massachussetts le convoqua. Il fut assigné à la cour de district de Boston.
Il plaida non coupable à toutes les charges à son encontre. Il fut libéré sous caution non sécurisée de 100 000 US$.


S’il était condamné, il faisait face à une peine d’emprisonnement de 35 ans et une amende de 1 million de dollars.
Il voulait que les articles scientifiques publiés par les universités et les journaux académiques soient libérés de toute contraintes,
qu’ils appartiennent au domaine public. Ils désirait que tout le monde y ait accès. C’est le droit de tout le monde.
Il voulait qu’une base de données gigantesque soit établie. Il l’avait fait auparavant. Il ne fut alors pas mis en accusation.
Pourquoi donc maintenant ? “Bien que ses méthodes furent provocantes, ses buts étaient de libérer la littérature scientifique
financée avec des fonds publics d’un système qui rend impossible leur accès à la vaste majorité de ceux qui en fin de compte
paient pour que ces recherches soient réalisées”, a dit l’EEF. L’EFF l’appelle une cause que tout le monde devrait soutenir.
Aaron était politiquement actif. Il se battait pour ce qu’il pensait être juste, Il avait des supporteur dans le monde entier.
Dans le “monde physique”, il aurait dû faire face au pire à des charges mineures, a dit l’EFF.
Du même registre qu’ “empiéter sur une propriété lors d’une manifestation politique”.

Le faire en ligne a changé quelque chose. Il devait faire face à une incarcération de longue durée possible.
Pendant des années, l’EFF s’est battue contre cette forme d’injustice. L’activiste politique et universitaire Lawrence Lessig
a déclaré la mort d’Aaron une cause juste pour une réforme des lois criminelles informatiques. Les procureurs trop zélés
sont des brutes épaisses de cours de récré. Ils en font trop et font du tort.

L’EFF a dit en signe de deuil::
“Aaron, ton amitié nous manquera durement, ainsi que ton aide pour construire un monde meilleur.”
Beaucoup pensent la même chose. Est-ce qu’Aaron s’est suicidé ou a t’il été tué ?

Moti Nissani, professeur émérite de biologie de l’université d’état Wayne a demandé:
“Qui a tué Aaron Schwartz ?”
Il cita Bob Marley : “Pendant encore combien de temps tueront-ils nos prophètes tandis que nous contemplons à bonne distance ?”
Il a listé des raisons pour lesquelles le gouvernement d’Obama le voulait mort. “Sa mort a été précédée par une campagne vicieuse
et totallement injustifiée de surveillance, de harcèlement, de diabolisation et d’intimidation.”


Des personnalités puissantes du gouvernement et du monde des affaires déploraient sa présence. En 2009, des éléments du FBI
firent une enquête sur lui. Il n’y eut pas de mise en accusation. Malgré de grosses pressions, il continua. Il défia les autorités de justice.
En Octobre 2009, il posta son propore dossier au FBI en ligne. Ceci “signa probablement son arrêt pour le lynchage”, a dit Nissani.

Deux jours avant sa mort, JSTOR, sa supposée victime, retira sa plainte.
Mieux encore, ils annoncèrent “que les archives de plus de 1200 articles de son journal seraient accessibles librement au public.”

Aaron avait une très bonne raison de célébrer. Devons-nous vraiment croire qu’il se soit suicidé au lieu de cela ?
“Il était jeune et beaucoup l’admiraient.” Le “gouvernement invisible” l’a t’il tué ? “Ils l’ont fait même de manière indirecte,
au travers d’un harcèlement constant… tout ceci soulève un dilemne pour ceux d’entre nous qui ont à la fois un conscience
et un peu de cervelle.” Combien de temps allons-nous continuer à rester sans agir ? Combien de temps encore allons-nous tolérer
ce qui demande une condamnation véhémente ? Quand défendrons-nous nos propres intérêts ?

La liberté est trop précieuse pour être perdue.

Aaron’s Guerrilla Open Access Manifesto

“L’information c’est le pouvoir, mais comme tout pouvoir, il y a ceux qui veulent le garder pour eux-mêmes.” Disait-il.

“L’héritage entier culturel et scientifique, publié au cours des siècles que ce soit sous forme de livres,
d’articles de journaux est de plus en plus digitalisé et vérouillé par une poignée de corporations privées…”

“Vous voulez lire des articles au sujet des résultats les plus célèbres de la science ?
Vous devrez envoyer de grosses sommes d’argent à des maisons de publication comme Reed Elsevier.”

“Il y a ceux qui veulent changer tout ceci. L’Open Access Movement s’est vaillamment battu pour assurer que les scientifiques
ne signent pas de décharges de leurs droits d’auteurs mais qu’ils s’assurent au contraire que leur travail soit publié en ligne sur la toile,
sous des termes et conditions qui permettent à tout le monde d’y avoir accès.”

“Mais même sous les meilleurs scénarii, leur travail ne s’appliquera qu’à des choses publiées dans le futur.
Tout ce qui a été fait jusque maintenant aura été perdu.”

“Ceci est un prix trop élevé à payer. Forcer des universitaires de payer de l’argent pour lire le travail de leurs collègues ?
Scanner des librairies entières mais ne permettre qu’aux personnels de Google de pouvoir les lire ?”

“Fournir des articles scientifiques à ceux des universités des pays développés, mais pas aux enfants du sud global ?
C’est honteux et inacceptable.”

“Je suis d’accord disent bon nombre de personnes, mais que pouvons-nous y faire ? Les entreprises tiennent les droits d’auteurs.
Ils font beaucoup d’argent en faisant payer pour l’accès et cela est parfaitement légal, il n’y a rien que nous puissions faire
pour les en empêcher. Mais il y a quelque chose que nous pouvons faire, quelque chose qui a déjà été fait: nous pouvons les combattre.”

“Ceux qui ont accès à ces ressources, élèves, libraires, scientifiques, on vous a donné un privilège.
Vous pouvez vous empiffrez au banquet de la connaissance tandis que le reste du monde est enfermé dehors.”

“Mais vous n’avez pas besoin, en fait, moralement, vous ne pouvez pas garder ce privilège juste pour vous. Vous avez le devoir
de partager avec le reste du monde et vous l’avez fait: échangé des mots de passe avec des collègues,
rempli des demandes de téléchargement pour des amis.”

“En même temps, ceux qui sont enfermés dehors ne sont pas restés les bras croisés. Vous vous êtes infiltrés dans les trous
et escaladé des barrières, libérant l’information vérouillée par les maisons de publication et vous les avez partagé avec vos amis.”

“Mais toutes ces actions se font dans l’obscurité, cachées en sous-sol. Cela s’appelle du vol, du piratage comme si partager
une montagne de connaissance était l’équivalent moral que de piller un navire en mer et de massacrer son équipage.
Mais partager n’est pas immoral, c’est un impératif moral. Seuls ceux aveuglés par la veulerie refuseraient de laisser un ami avoir une copie.”

“De grandes entreprises, bien sûr, sont aveuglées par l’appât exclusif du gain. Les lois sous lesquelles elles opèrent le requierent,
leurs actionnaires se révolteraient à moins. Et les politiciens qu’ils ont achetés les soutiennent, faisant passer des lois leur donnant
le pouvoir exclusif de décider qui peut faire des copies ou pas.”

“Il n’y a aucune justice à suivre des lois injustes. Il est temps de venir à la lumière du jour et,
dans une grande tradition de désobéissance civile, de déclarer notre opposition à ces grands vols de la culture et du patrimoine public.”

“Nous devons nous saisir de l’information où qu’elle soit stockée, faire nos propres copies et les partager avec le monde.
Nous devons nous emparer de ce qui n’est plus dans le domaine des droits d’auteur et l’ajouter dans les archives.”

“Nous devons acheter des bases de données secrètes et les mettre en ligne. Nous devons télécharger des journaux scientifiques
et les charger sur des réseaux de partage de fichiers. Nous devons nous battre pour la Guerilla de l’Open Access ou accès libre.”

“Lorsqu’il y aura assez d’entre nous dans le monde, nous ne ferons pas qu’envoyer un message fort d’opposition à la privatisation
de la connaissance, nous en ferons une chose du passé. Nous rejoindrez-vous ?”

Ce manifeste d’Aaron Schwartz a-t-il l’air d’après vous
d’un manifeste de quelqu’un planifiant de se suicider ?


~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

Source originale de l'article
Internet Freedom and Copyright Reform: Aaron Swartz’s Suspicious Death
http://www.globalresearch.ca/internet-freedom-aaron-swartzs-suspicious-death/5319000

Stephen Lendman lives in Chicago and can be reached at lendmanstephen@sbcglobal.net.
His new book is titled “Banker Occupation: Waging Financial War on Humanity.”
http://www.claritypress.com/LendmanII.html

Visit his blog site at sjlendman.blogspot.com and listen to cutting-edge discussions with distinguished guests
on the Progressive Radio News Hour on the Progressive Radio Network Thursdays at 10AM US Central time
and Saturdays and Sundays at noon. All programs are archived for easy listening.
http://www.progressiveradionetwork.com/the-progressive-news-hour
http://www.dailycensored.com/aaron-swartzs-suspicious-death/

Bien Amicalement.

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La raison du décès d'Aaron Swartz?!

Message  Silver Wisdom le Lun 21 Jan - 17:42

Bonjour à tous,

La raison du décès d'Aaron Swartz?!

Aaron Swartz keynote - "How we stopped SOPA"
Pour les sous titre, touche en forme d'écran en bas de la vidéo


Publiée le 22 mai 2012 par F2C2012

Source de la vidéo
S'il y a une raison pour laquelle Aaron Swartz est mort, c'est celle là
http://www.brujitafr.fr/article-un-jeune-prodige-du-net-s-est-suicide-a-26-ans-114355646.html

Bien Amicalement.

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Le dossier du FBI sur Aaron Swartz sur Scribd avec deux pages manquantes

Message  Silver Wisdom le Ven 22 Fév - 14:30

Bonjour à tous,

Le dossier du FBI sur Aaron Swartz
sur Scribd avec deux pages manquantes




La police fédérale américaine a déclassifié le dossier concernant Aaron Swartz,
décédé en janvier. Accessible en ligne, le document met en lumière
des méthodes d'investigation un peu étranges...


Retrouvé mort le 11 janvier dernier, Aaron Swartz était poursuivi par le FBI en 2009 pour avoir piraté les archives
de la cour fédérale américaine (PACER, Public Access to Court Electronic Records). Aux Etats-Unis, lorsqu’une personne décède,
son dossier FBI est automatiquement déclassifié. Le bloggeur Daniel Wright a donc réclamé au « Bureau » le dossier d’Aaron Swartz.
Il reçut 21 pages (sur 23) dans lesquelles on peut suivre les différentes étapes des investigations.


Aaron Swartz’s FBI File
http://news.firedoglake.com/2013/02/19/aaron-swartzs-fbi-file/

En février 2009, les agents fédéraux commencent à se pencher sur M. Swartz suite au piratage du système PACER.
Plus de 18 millions de pages ont été siphonnées en septembre 2008, sans aucun versement d’argent,
alors que chaque page coûtait normalement 8 cents. Préjudice évalué par le FBI : "1,5 million de dollars".

Les limiers du FBI analysent alors les connexions informatiques du système pour finalement tomber sur l’adresse IP d’Aaron Swartz,
domicilié près de Chicago. Mais la surveillance physique se révèle difficile : la rue du hacktiviste est "une impasse très boisée
avec peu de véhicules garés sur le bas-côté". Le risque de se faire repérer était trop élevé.

Du coup les "agents spéciaux" se sont rabattus sur… le web. Ils ont inspecté le profil LinkedIn et Facebook du suspect,
ainsi que son site perso sur lequel ils relèvent qu’en 2007 "il travaillait à temps plein en tant que membre du Comité
de Planification à Long Terme pour la Race Humaine". Attention, c’est peut-être une piste ultra-sérieuse…

Ils tombent également sur un article du New York Times, puis passent quelques coups de fil.
Et c’est tout. L’enquête n’aboutissant sur rien de tangible, elle est close en avril 2009.

Aaron H. Swartz FBI File by Daniel Wright



Source de l'article
Adresse IP, page Facebook... Comment le FBI guettait Aaron Swartz
http://www.bfmtv.com/high-tech/adresse-ip-page-facebook-fbi-guettait-aaron-swartz-454838.html

Vu en premier sur : The Intel Hub

Bien Amicalement.

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Le dernier projet D'Aaron Swartz (avant sa mort) : La Strongbox

Message  Silver Wisdom le Ven 17 Mai - 7:33

Bonjour à tous,

Le dernier projet D'Aaron Swartz (avant sa mort) : La Strongbox


Aaron Swartz’s Last Project: Open Source System To Securely & Anonymously Submit Documents To The Press
http://intellihub.com/2013/05/17/aaron-swartzs-last-project-open-source-system-to-securely-anonymously-submit-documents-to-the-press/

Un coffre-fort numérique pour protéger les sources des journalistes.
The New Yorker a lancé une boîte informatique sécurisée afin de recevoir
des documents sensibles tout en préservant l'identité de ses sources.


Le magazine américain The New Yorker a annoncé mercredi la création d'une boîte informatique sécurisée.
Appelée «Strongbox» (le coffre-fort), elle permettra aux internautes d'envoyer des documents sensibles
à la rédaction du journal dans le plus grand anonymat. À l'origine de ce projet on retrouve Kevin Poulsen,
journaliste au magazine Wired, et Aaron Swartz, célèbre militant de l'Internet qui s'est suicidé en janvier dernier.

Des sources totalement anonymes

L'efficacité de Strongbox repose avant tout sur son utilisation de Tor («The Onion Router», littéralement le routage en oignon).
Il s'agit d'un réseau mondial décentralisé qui permet d'anonymiser les connexions. Ce logiciel libre est notamment utilisé par des militants,
par exemple en Chine, qui peuvent ainsi communiquer plus en sécurité. En envoyant des documents via Strongbox,
l'internaute a donc la garantie que les journalistes du New Yorker ne pourront pas accéder à son adresse IP
ou à toute autre information qui permettrait de l'identifier.




Strongbox est « conçue pour vous assurer un degré d’anonymat et de sécurité plus élevé que les emails classiques »,
souligne le magazine. Le système est proche de celui qu’utilisait Wikileaks pour recevoir en toute discrétion des documents fuités
de la part d’internautes souhaitant les dévoiler au grand jour. Techniquement, Strongbox est accessible par le réseau Tor.
Quand le New Yorker l’utilise, il n’enregistre pas les adresses IP des internautes, ni les informations sur l’ordinateur,
le navigateur ou le système d’exploitation de la source, et n’envoie pas non plus de mouchards sur le navigateur de la source.


« Strongbox » : le New Yorker protège ses sources comme Wikileaks
http://www.ecrans.fr/Strongbox-le-New-Yorker-protege,16374.html

Avec la mise en place de cette boîte sécurisée, The New Yorker veut s'inscrire dans la lignée de ses fondateurs.
Déjà en 1925, date de sa création, on pouvait trouver une adresse postale destinée à l'envoi de documents sensibles
et imprimée en petits caractères à l'intérieur du magazine. «Nous avons hâte de découvrir ce que contient Strongbox,
avec la même curiosité dont nos premiers rédacteurs en chef faisaient preuve il y a presque 90 ans», explique Amy Davidson du New Yorker.

Une initiative qui pourrait faire des émules

Strongbox était l'un des derniers projets d'Aaron Swartz. Il avait achevé d'écrire son code - DeadDrop - à peine un mois avant sa mort.
Le cofondateur de Reddit était aussi un farouche défenseur des libertés sur Internet. Il s'est suicidé en janvier,
peu avant son procès fédéral pour avoir volé et mis à disposition 4,8 millions d'articles scientifiques universitaires.

«Je le connaissais en tant que programmeur et militant, membre d'une petite tribu avec les capacités de transformer
leurs idées en code et suffisamment de sensibilité pour comprendre ce que je cherchais:
un moyen de communication un peu plus sûr pour les journalistes et leurs sources anonymes»,
se souvient Kevin Poulsen.
Fidèle aux principes de Swartz, DeadDrop est en open source et donc accessible à tous.
Cela signifie que les médias qui le souhaitent peuvent dorénavant installer une boîte similaire.




Ce nouvel outil, présenté au moment où le gouvernement américain est critiqué pour la saisie sans précédent
de relevés téléphoniques de l'agence de presse AP, vise à protéger les sources d'informations sensibles.
En début d’année déjà, l’administration Obama avait été décriée pour la chasse qu’elle livrait aux officiels
qui avaient dévoilé des informations sur la création du ver Stuxnet, dans laquelle les Etats-Unis ont été très actifs.
Désormais, le gouvernement américain semble s’en prendre aux sources de la presse,
SafeHouse et StrongBox devraient faire des émules…


Protection des sources, le New Yorker crée StrongBox, un espace anonymisé avec Tor
http://www.01net.com/editorial/595167/protection-des-sources-le-new-yorker-cree-strongbox-un-espace-anonymise-avec-tor/
En France, Mediapart avait lancé une initiative de ce genre en 2011, FrenchLeaks. Directement inspiré de WikiLeaks,
le site propose aux internautes d'y déposer leurs documents d'«intérêt public» en ligne. Mais il n'a pas rencontré le succès
de son grand frère anglo-saxon. FrenchLeaks n'a en effet plus rien publié depuis août 2011. Interrogé à ce sujet en mars dernier,
Edwy Plenel admettait ce semi-échec. Il estimait alors que la France était moins réceptive à la culture de «lanceur d'alertes»
que les pays anglophones. «Le succès de WikiLeaks repose peut être sur le fait d'être dans une langue universelle»,
concluait le cofondateur de Mediapart.

Source de l'article
Un coffre-fort numérique pour protéger les sources des journalistes
http://www.lefigaro.fr/hightech/2013/05/16/01007-20130516ARTFIG00548-un-coffre-fort-numerique-pour-proteger-les-sources-des-journalistes.php

Bien Amicalement.

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