Presse : Google verse un chèque de 60 millions d'euros

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Presse : Google verse un chèque de 60 millions d'euros

Message  09991 le Sam 2 Fév - 20:53

Presse : Google verse un chèque de 60 millions d'euros





La pression des médias français a contraint le géant américain à mettre la main à la poche. Est-ce un bon accord ?


Il y a deux façons de lire l'accord scellé, vendredi soir, entre Google et les éditeurs de presse français, sous le haut patronage du chef de l'État. La première consiste à célébrer un accord "mondial", "historique", par lequel le géant américain accepte d'alimenter à hauteur de 60 millions d'euros un fonds d'aide à la presse d'information politique et générale. La seconde consiste à regretter que l'accord n'ait pas mis en place un mécanisme dynamique, reproductible d'année en année et reposant, du moins en partie, sur le chiffre d'affaires publicitaire mirifique de Google dans l'Hexagone. Qu'est-ce que 60 millions d'euros pour une entreprise qui, rien qu'en France, récolte 1,5 milliard d'euros de revenus publicitaires par an ?... Des voix regrettent déjà que le gouvernement ait abandonné la lutte sur la crête du droit d'auteur et du droit voisin ("la lex Google") qui aurait permis aux éditeurs d'obtenir une rémunération proportionnelle.


Paris ne s'est pas fait en un jour et il convient de considérer que cet accord représente un "premier pas" vers une régulation des rapports entre Google et les éditeurs de presse. Le fonds mis en place par Google est destiné à financer les "investissements d'avenir". Sans doute faut-il comprendre qu'en aucun cas il ne saurait être question de puiser dans cette caisse pour boucler les fins de mois difficiles et payer les journalistes. Des dérives qui se sont déjà produites à l'occasion du versement des aides publiques à la presse...

La menace décisive de François Hollande

Quels journaux sont concernés ? Les sites internet d'information générale (Médiapart, Slate, Huffington Post...), tous les quotidiens nationaux, la presse magazine d'information générale et politique (dont Le Point) et la presse quotidienne régionale. En conséquence, l'accord exclut de son périmètre la presse dite de divertissement ou récréative, comme les hebdos télé, les magazines people, la presse sportive, les féminins, etc. Les titres concernés devront déposer des dossiers et justifier le versement de cette aide auprès d'un conseil d'administration. Eric Schmidt a précisé que Google était également disposé à aider les éditeurs à accroître leurs revenus publicitaires par la mise en place de partenariats qui se traduiraient, au besoin, par la fourniture d'une "aide technique".


François Hollande peut se féliciter de son rôle moteur dans ce processus. Le chef de l'État avait, en effet, posé les éléments du rapport de force en menaçant le moteur de recherche américain d'une loi coercitive si la médiation de Marc Schwartz n'aboutissait pas à un accord entre Google et les éditeurs représentés par Nathalie Collin... Avec cette épée dans le dos, Eric Schmidt a concédé 60 millions d'euros. "Google n'a pas eu peur de la loi mais d'un débat public", rectifie ce patron d'un grand quotidien. Qu'adviendra-t-il lorsque cette somme sera entièrement dépensée ? Le président de la République a répondu par une semi-boutade en donnant d'ores et déjà rendez-vous au patron de Google pour une "nouvelle conférence de presse". Cela voulait tout dire.

D'ailleurs, l'État n'en a pas fini avec le trésor de Google http://www.lepoint.fr/economie/google-amazon-kfc-les-trucs-des-multinationales-pour-echapper-a-l-impot-13-11-2012-1528387_28.php à l'encontre du moteur de recherche qui porte, quant à elle sur une somme de 1,7 milliard d'euros, pénalités comprises. http://www.lepoint.fr/chroniques/google-et-le-fisc-08-11-2012-1526540_2.php

http://www.lepoint.fr/chroniqueurs-du-point/emmanuel-berretta/presse-google-s-en-sort-par-un-cheque-de-60-millions-d-euros-01-02-2013-1622962_52.php

Louis Dreyfus : "L'accord avec Google ne sauvera pas la presse"



Le président du directoire du Monde commente le pacte passé entre le géant américain et les éditeurs de presse, qui selon lui n'est pas suffisant.


Le Point.fr : Êtes-vous satisfait de la mise à disposition d'un fonds de 60 millions d'euros par Google en faveur de la presse d'information générale ?

Louis Dreyfus : Cet accord arrive au bon moment pour les quotidiens les plus faibles et des petits magazines particulièrement fragilisés par la décomposition du système de distribution de la presse en France. De ce point de vue, les pouvoirs publics ont été particulièrement efficaces. Mais il ne faut pas se leurrer, cet accord ne modifie en rien le modèle économique de la presse et ceux qui comptent sur les aides, qu'il s'agisse du fonds Google ou les aides publiques pour s'en sortir, se trompent. La presse ne pourra compter que sur elle-même et sur le renouvellement de son offre pour s'en sortir.


60 millions d'euros... Pour Google, c'est une obole, non ?


C'est un premier pas. Il faut se souvenir du point de départ des discussions. Tout est parti d'un constat économique : il y a eu un transfert de valeur supérieur à un milliard d'euros entre la baisse des revenus publicitaires de la presse et la valeur accaparée par les moteurs de recherche. Et à l'arrivée, un accord est conclu pour 60 millions d'euros. C'est donc très probablement une première étape. C'est bien, mais la dimension "historique" et "planétaire" de l'accord m'échappe un peu... Enfin, je note que les pouvoirs publics ont précisé que ce montant s'ajouterait aux aides à la presse. C'est évidemment essentiel.

Certains regrettent que le gouvernement ait abandonné la lutte contre Google sur le terrain du droit d'auteur et du droit voisin. Êtes-vous de ceux-là ?

Les éditeurs qui ont approuvé l'accord ont cherché à évaluer la probabilité qu'un dispositif type "lex Google" puisse être plus efficace tout en passant la rampe des autorités de Bruxelles... Je dirai que, plus que la menace d'une loi, Google a certainement préféré un accord contractuel pour éviter un débat parlementaire public qui lui aurait été inévitablement préjudiciable.

Étiez-vous associé aux négociations ?

Tous les grands éditeurs y étaient associés quasi quotidiennement, mais, dans les faits, c'est le médiateur, Marc Schwartz, qui fut moteur et force de propositions. Cet accord lui doit beaucoup.

Comment vont se répartir les 60 millions d'euros du fonds, et qui va répartir cette somme ? Est-ce Google ?

Non, ce n'est pas Google qui répartira les financements. Le conseil d'administration du fonds devrait être majoritairement composé d'éditeurs et de personnalités indépendantes. Très probablement, Marc Schwartz y jouera un rôle central afin de s'assurer que l'esprit et la lettre de l'accord seront respectés. Mais la clef de répartition est en effet la grande question quand on sait qu'il existe en France 140 titres répondant à la définition de la presse d'information politique et générale...

Le volet commercial de l'accord concerne la régie publicitaire de Google. Qu'est-ce que cela vient faire ici ?

Google a ouvert au passage la possibilité aux éditeurs de profiter de leurs serveurs publicitaires et de leurs outils afin d'optimiser leurs revenus publicitaires. On comprend l'intérêt de Google à faire du business avec les éditeurs de presse, mais nous sommes ici à des années-lumière du point de départ de la négociation. C'est tout le talent de Google !

http://www.lepoint.fr/chroniqueurs-du-point/emmanuel-berretta/louis-dreyfus-l-accord-avec-google-ne-sauvera-pas-la-presse-02-02-2013-1623139_52.php

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Re: Presse : Google verse un chèque de 60 millions d'euros

Message  09991 le Sam 9 Mar - 15:23

FBI « espionnage secrètement » sur les utilisateurs de Google, société révèle



5 Mars 2013: Google a révélé quelques informations sur l'utilisation du FBI de lettres nationales de sécurité pour obtenir des renseignements--une victoire sans précédent pour la vie privée, selon les experts.(Google


Le FBI utilise des lettres de sécurité nationale--une forme de surveillance que les chiens de garde de la vie privée appellent « effrayant et envahissantes »--pour subrepticement recherchent des informations sur les utilisateurs de Google, le géant du web vient de révéler.

Divulgation de Google est "une victoire sans précédent pour la transparence", les experts de la vie privée a déclaré mercredi. Mais c'est juste un petit pas en avant.



Questions et préoccupations sérieuses demeurent sur l'usage des NSL, » a écrit de l'Electronic Frontier Foundation Dan Auerbach et Eva Galperin. D'une part, l'Office a délivré 16 511 lettres nationales de sécurité en 2011, la dernière année pour laquelle des données étaient disponibles. Mais Google a été bâillonné de dire combien de lettres il a reçu--laissant les principales questions sans réponse.

"Les terroristes apparemment gagnerait si Google vous dit le nombre exact de fois le Federal Bureau of Investigation a invoqué un processus secret pour extraire des données sur le client du géant des médias," David Kravets a écrit Wired. Il a décrit l'utilisation du FBI de NSL en guise de « secret d'espionnage » sur les visiteurs de Google.

Lettres de sécurité nationale sont un moyen pour le FBI obtenir des informations sur les personnes des entreprises de télécommunications, autorisée par la loi électronique de confidentialité Communications (LPCE) et élargi en vertu du Patriot Act. Il permet l'Agence recherchent des informations sur un abonné à un fil ou un service de communications électroniques, bien que pas de choses comme le contenu de leurs courriels ou les requêtes de recherche, Google a dit.

Et grâce à des contraintes de secret construits en NSL, les sociétés qui les reçoivent habituellement ne sont pas encore autorisées à reconnaître la demande de renseignements. Citant ce secret extrême, spécialistes de la vie privée ont dénoncé l'utilisation de ces lettres dans le passé.


De tous les pouvoirs de surveillance de gouvernement dangereux qui ont été élargies par la USA PATRIOT Act, le pouvoir de la lettre de la sécurité nationale (NSL)... est un du plus effrayant et envahissant, » a écrit l'EFF. « Ces lettres... permettre le FBI à secrètement les données de demande concernant des citoyens américains ordinaires des communications privées et activité d'Internet sans véritable contrôle ou contrôle judiciaire préalable.

Grâce à des négociations avec le gouvernement, Google enfin ouvert la moindre faille dans l'armure, permettant le géant de la recherche révéler le fait qu'il avait reçu ces requêtes pour les données, ainsi que des renseignements généraux à leur sujet.

Visitez notre page sur les demandes de données des utilisateurs aux États-Unis et vous verrez, à grands traits, NSL combien pour les données utilisateur Google reçoit, ainsi que le nombre de comptes en question, » Richard Salgado, le directeur juridique de Google de loi sécurité de mise en application et d'information, a écrit dans un blog de mardi http://googleblog.blogspot.ch/2013/03/transparency-report-shedding-more-light.html http://www.google.com/transparencyreport/userdatarequests/US/

Une nouvelle table affectée sur rapport de transparence Google site présente les détails ; Il compile le nombre de demandes de renseignements, la société a reçu au cours de chacune des quatre dernières années : certains non-nombre compris entre 0 et 999. Avec ces NSL, le FBI renseigné sur quelque part entre 1 000 et 1 999 utilisateurs/comptes. http://www.google.com/transparencyreport/userdatarequests/US/

Les personnes ne toujours utilisent nos services pour bon et il est important que les application de la loi pouvoir d'enquêter sur les activités illégales », a écrit Salgado.

Aucune autre société de technologie a actuellement ne divulguer ces informations de base sur les demandes du gouvernement, les experts ont noté.

http://www.foxnews.com/tech/2013/03/06/fbi-ecretly-spying-on-google-users-company-reveals/
Texte traduit par google.



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