Etats-Unis : une note justifie l'assassinat d'Américains constituant une menace terroriste

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Etats-Unis : une note justifie l'assassinat d'Américains constituant une menace terroriste

Message  Geoff le Mer 6 Fév - 11:47

Etats-Unis : une note justifie l'assassinat d'Américains constituant une menace terroriste



C'est un mode d'emploi d'un genre très particulier, celui qui permet au gouvernement des Etats-Unis de tuer en toute légalité l'un de ses ressortissants lorsqu'il représente "une menace imminente d'attaque violente" de type terroriste.

Le document, que Barack Obama avait refusé de rendre public, a été révélé mardi 5 février par la chaîne NBC News. Cette publication intervient peu avant l'audition, jeudi, par le Sénat, de John Brennan, ordonnateur de la politique antiterroriste de Barack Obama, en vue de sa confirmation en tant que nouveau chef de la CIA. Onze sénateurs républicains et démocrates viennent d'ailleurs d'écrire à M. Obama pour réclamer la publication de l'ensemble des documents sur le sujet.

Sur seize pages rédigées par le ministère de la justice, sont développés les arguments juridiques censés donner une base légale à des exécutions ciblées par drone, telle que celle qui, le 30 septembre 2012, au Yémen, a visé Anouar Al-Aulaqi. Cet imam radical, citoyen des Etats-Unis et du Yémen, était le responsable de la branche yéménite d'Al-Qaida et considéré comme l'instigateur de plusieurs tueries.

LA NOTION DE "MENACE IMMINENTE" APPARAÎT TRÈS LARGE

Le document, intitulé "Légalité d'une opération meurtrière visant un citoyen américain haut responsable opérationnel d'Al-Qaida ou d'une de ses filiales", fournit une définition extensive du "droit à l'autodéfense", dont M. Brennan se prévaut publiquement.

Il tend à légaliser l'assassinat, dans le cas où " un haut responsable informé" décide que la personne ciblée constitue "une menace imminente d'attaque violente contre les Etats-Unis", à condition que la capture de cette personne soit "impossible" et que l'attaque soit menée conformément aux "lois ou principes de la guerre".

La notion de "menace imminente" apparaît particulièrement large : la preuve de la préparation en cours d'une attaque n'est pas nécessaire si la personne visée est engagée dans des activités terroristes contre les Etats-Unis.

"CELA RÉSUME LA TOUTE-PUISSANCE STUPÉFIANTE DE L'EXÉCUTIF"

Le document rejette toute intervention d'une instance judiciaire pour contrôler pareilles décisions. Une telle vérification, allègue-t-il, reviendrait à faire contrôler par les juges une décision de l'exécutif visant à faire usage de la force contre un ennemi vis-à-vis duquel le recours à la force a précisément été autorisé par le Congrès.

Pareille légalisation d'exécutions extrajudiciaires de citoyens américains remplit d'effroi les organisations de défense des droits de l'homme. "Ce document est glaçant", a commenté Jamel Jaafer, directeur juridique adjoint de l'American Civil Liberties Union (ACLU). "Le texte pose des limites au pouvoir qu'il instaure, mais elles sont élastiques et peuvent facilement être manipulées." "Il est difficile de croire que cela a été rédigé dans une démocratie bâtie sur un système d'équilibre et de contrôle des pouvoirs. Il résume en des termes froids la toute-puissance stupéfiante de l'exécutif", fulmine un autre responsable de l'organisation.

Pour la Maison Blanche, en revanche, qui a réagi mardi aux révélations de NBC News, les frappes de drones sont "nécessaires pour empêcher les menaces en cours, arrêter des projets d'attentats (...), et sauver des vies américaines". Elles sont "légales, éthiques et sages", a martelé Jay Carney, le porte-parole de la présidence.

UNE ÉTAPE DANS LA BATAILLE POUR LA TRANSPARENCE

La publication de la note du ministère de la justice – NBC l'a diffusée sur Internet – constitue aussi une étape dans la bataille pour la transparence que livrent les associations et la presse.

L'ACLU, le New York Times et le Centre pour la défense des droits constitutionnels ont attaqué en justice l'administration Obama pour obtenir la communication du document ayant justifié à ses yeux l'assassinat au Yémen d'Anouar Al-Aulaqi ainsi que celui, à présent divulgué, qui avait été communiqué à une commission spécialisée du Sénat. Un "mémo" selon lequel "un meurtre légal au titre de l'autodéfense n'est pas un assassinat".


Source : http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2013/02/06/etats-unis-une-note-justifie-l-assassinat-d-americains-constituant-une-menace-terroriste_1827697_3222.html#ens_id=1550858&xtor=RSS-3208

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La Politique utilisant les frappes de Drones d'Obama

Message  Silver Wisdom le Ven 8 Fév - 15:36

Bonjour à tous,

La Politique utilisant les frappes de Drones d'Obama :
«Tel est le Pouvoir revendiqué par les Rois et les Tyrans»


Le juge Andrew Napolitano a déclaré, sur Fox Business Network, que le ministère de la Justice (DoJ)
a empêché toutes tentatives d'accès aux avis juridiques basés sur la politique des drones. Il a indiqué que le gouvernement
a persuadé des juges que la publication de l'information pourrait menacer la sécurité nationale.




'Soudainement ce document apparaît dans une salle de presse de NBC durant la semaine !
Cela ne pouvait provenir que d'une source gouvernementale. Ainsi ils ont vraiment ridiculisé les Juges Fédéraux qui ont étudié
des heures, des jours et des semaines tant bien que mal les lois impliquées ici, ' a affirmé Napolitano, qui a appelé
le document lui-même « stupéfiant et refroidissant » en raison de la puissance qu'il accorde au gouvernement.


Visit NBCNews.com for breaking news, world news, and news about the economy



Pour consulter ou télécharger le dit-document
The OLC memo on drones (16 pages en anglais)
http://msnbcmedia.msn.com/i/msnbc/sections/news/020413_DOJ_White_Paper.pdf
'Ce document stipule que 'n'importe quel haut fonctionnaire américain informé peut dépouiller un américain
de ses protections constitutionnelles et ordonner le meurtre de cet américain si la personne se trouve à l'étranger,
ou s'il est difficile d'arrêter cette personne,' a dit Napolitano, en expliquant que le mémorandum ne définit pas clairement
le terme de 'danger imminent' pour les États-Unis.


Tel est le Pouvoir revendiqué par les Rois et les Tyrans.
Une puissance étrangère n'aurait pas pu imaginer être aussi anti-américaine


Judge Napolitano on Obama's Drone Strike Policy:
'This Is the Power Claimed by Kings and Tyrants'

Pour les sous titres, touche en forma d'écran en bas de la vidéo



Publiée le 7 févr. 2013 par Eduardo89rp

Source de l'article
Obama's Drone Strike Policy: 'This Is the Power Claimed by Kings and Tyrants'
http://www.activistpost.com/2013/02/obamas-drone-strike-policy-this-is.html
Traduction de Golden Awaken

Bien Amicalement.

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Re: Etats-Unis : une note justifie l'assassinat d'Américains constituant une menace terroriste

Message  09991 le Sam 9 Fév - 7:56


Publiée le 7 févr. 2013







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Re: Etats-Unis : une note justifie l'assassinat d'Américains constituant une menace terroriste

Message  09991 le Sam 9 Fév - 15:03

CIA : John Brennan défend les assassinats ciblés par drones


"Les Etats-Unis sont toujours en guerre contre Al-Qaida et les forces qui lui sont associées".... Durant son audition, jeudi 7 février, par les sénateurs de la commission du renseignement, John Brennan, 57 ans, que Barack Obama souhaite voir accéder à la direction de la CIA, a estimé nécessaire de procéder à ce rappel, dès lors qu'un "large débat", a-t-il admis, se développe aux Etats-Unis sur les méthodes utilisées pour mener cette "guerre".

La plus controversée, récemment, a été l'usage de drones pour procéder à la "liquidation ciblée" de responsables avérés ou soupçonnés d'appartenir à Al-Qaida. Actuel conseiller au contre-terrorisme à la Maison Blanche, M. Brennan en a été l'un des maîtres d'œuvre, coordonnant les listes de personnes à abattre. Le début de son audition a été perturbé par des manifestants qui, disséminés dans l'auditoire et brandissant des pancartes "Stop aux meurtres de la CIA", l'ont vite interrompu aux cris d'"Assassin, as-tu pensé aux enfants afghans ?", avant d'être évacués.

"SAUVER DES VIES"

Les sénateurs, eux, ont été moins véhéments. Aucun n'a proposé que les fameux "mémos" juridiques autorisant les assassinats extrajudiciaires – y compris de citoyens américains – ou portant sur d'autres sujets sensibles, dont 6 000 pages leur avaient été remises la veille, soient accessibles au public. Aucune question n'a été posée sur la définition précise de "l'imminence" de la menace autorisant à assassiner quelqu'un. Aucune non plus sur le nombre exact de signature strikes, ces assassinats fondés sur de seuls "indices concordants". Aucune enfin sur le nombre des "victimes collatérales" et les conséquences politiques de ces opérations – M. Brennan aurait plutôt modéré l'ardeur de ses collaborateurs à les mener.

Ce dernier a assuré que ces victimes sont "bien plus rares que la plupart ne l'imaginent". Les assassinats ciblés, a-t-il assuré, ne sont "menés qu'en dernier ressort, pour sauver des vies", et les forces américaines font "extraordinairement attention" à préserver les civils. Les opposants à cette stratégie estiment, au contraire, que la CIA minimise amplement le nombre des victimes innocentes des drones.

Les sénateurs se sont enquis de la disposition de M. Brennan à mieux respecter que ses prédécesseurs leur accès à l'information. La CIA, a-t-il admis, a été "trop refermée" sur elle-même, assurant que la transparence et la coopération avec les élus sont de l'intérêt même de l'agence. Mais lorsque le sénateur indépendant Angus King a estimé que, dans les assassinats ciblés, la CIA joue "le rôle du procureur, du juge et du bourreau", et proposé une instance de contrôle externe pour valider toute opération de ce type, M. Brennan a rétorqué que les conditions de la lutte antiterroriste sont "spécifiques"...

CANDIDAT PRÉFÉRÉ D'OBAMA

John Brennan était déjà le candidat préféré de Barack Obama pour diriger la CIA il y a quatre ans. Mais il y avait vite renoncé. Cet agent expérimenté (chef de station en Arabie saoudite de 1996 à 1999) avait en particulier claqué la porte de la CIA en 2005 sans cacher son hostilité à la stratégie de l'administration Bush. Il prônait aussi un changement d'attitude vis-à-vis de Téhéran et du Hamas palestinien. Mais le nouveau président avait dû y renoncer. Ses engagements de campagne étaient trop frais. Car M. Brennan, une fois parti de la CIA, avait fondé une firme de sécurité, Analysis Corp., soupçonnée d'avoir trempé dans les interrogatoires menés dans les prisons secrètes de la CIA, où la torture était pratiquée.

Interrogé à ce sujet, M. Brennan s'est refusé à caractériser le waterboarding (interrogatoire avec simulacre de noyade) de torture, prétextant qu'il n'est "pas juriste". Mais il a aussi systématiquement dénoncé cette méthode comme illégitime, infructueuse et "non conforme aux valeurs américaines", récusant les assertions de sénateurs républicains selon lesquelles il l'avait soutenue en son temps.



Présidente de la commission, la sénatrice démocrate Dianne Feinstein a indiqué qu'une audition à huis clos, le 12 février, porterait sur les opérations en cours de la CIA, "en Tunisie, en Libye et au Mali". M. Brennan semble parti pour obtenir l'aval du Sénat. S'il accède à la direction de la CIA, celle-ci pourrait bien ne plus être à la pointe des assassinats par drone. M. Brennan a déclaré aux sénateurs qu'il mettrait fin aux missions "qui peuvent être menées par les militaires".
http://www.lemonde.fr/international/article/2013/02/08/cia-john-brennan-defend-les-assassinats-cibles-par-drones_1829043_3210.html




Publiée le 8 févr. 2013
Aujourd'hui a commencé des auditions de confirmation pour John Brennan nommé par Obama pour le directeur de la CIA. Dans la perspective de l'audience, plusieurs articles ont été divulgués cette semaine en offrant plus de détails sur les listes kill Brennan créés pour l'administration Obama, ainsi que des détails sur la torture et «restitution extraordinaire» que Brennan défendu. Nous regardons comment l'administration, les tribunaux et le Congrès ont consulté ces activités.


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Re: Etats-Unis : une note justifie l'assassinat d'Américains constituant une menace terroriste

Message  09991 le Sam 16 Fév - 17:59

Le programme d’assassinats d’Obama et l’État policier



Le « livre blanc » de l’administration Obama sur l’assassinat de citoyens américains, ainsi que les actions commises sur la base des arguments que ce document avance, sont une sérieuse mise en garde pour la classe ouvrière aux États-Unis et à travers le monde. Les droits démocratiques de la population sont en grave danger. La classe dirigeante américaine, qui baigne dans l’illégalité et la violence, se dirige tout droit vers la dictature.

L’assaut frontal de l’administration sur les droits démocratiques et les protections constitutionnelles – un assaut qui affirme le « droit » du président d’ordonner unilatéralement et secrètement le meurtre de citoyens américains par l’État – est sans aucun doute une base suffisante pour l’impeachment. Les crimes de Richard Nixon, qui avait démissionné de la présidence il y a près de 40 ans afin d’éviter l’impeachment et le renvoi, semblent légers comparés à la défense par Obama de pouvoirs exécutifs illimités.

Les arguments pseudo-légaux du communiqué du département de la Justice, rappelant le fameux mémo de l’administration Bush sur la torture, se résument à ceci :

Le président ainsi que l’appareil militaire et de renseignements ont le pouvoir d’assassiner tout citoyen américain qu’ils auraient désigné comme membre dirigeant d’Al-Qaïda ou de « forces associées », sur la seule base de leurs propres délibérations internes. Ce pouvoir n’a pas de frontières géographiques. Il ne peut pas non plus être limité par une surveillance du Congrès ou du pouvoir judiciaire. La Maison blanche et ses conseillers de l’armée et des services du renseignement sont juge, jury et bourreau.


Tout le document n’est que double langage et sophismes. Bien qu’il soit écrit, par exemple, que ceux qui sont ciblés pour un assassinat doivent représenter « une menace imminente d’une attaque violente », le terme « imminente » est ensuite décrit comme son contraire. Le gouvernement n’a pas à avoir la preuve qu’une action précise est planifiée ou que quelque chose doit se produire dans un avenir immédiat.

Au final, il ne reste rien des droits démocratiques fondamentaux. Le principe du jugement en bon et due forme – qui remonte jusqu’au 13e siècle et qui est enchâssé dans le Cinquième amendement de la constitution des États-Unis, qui affirme que nul ne pourra être « privé de sa vie, de sa liberté ou de ses biens sans procédure légale régulière » – est jeté aux poubelles.

Les justificatifs qui sont présentés pour justifier ces pouvoirs dictatoriaux – la sécurité nationale et les exigences de la guerre (dans ce cas-ci, la « guerre contre le terrorisme ») – sont les mêmes qui ont été utilisés par tous les régimes militaires et fascistes, de Hitler à Pinochet.

Mais ces développements n’ont pas suscité de véritable opposition au sein de l’établissement politique ou médiatique.

La réaction du New York Times, le principal représentant du libéralisme américain, est particulièrement importante. Dans un éditorial publié le 6 février, le Times dit regretter que le mépris de l’administration pour les règles constitutionnelles soit si flagrant et propose certaines mesures pour que les opérations d’assassinat, y compris celles qui visent des citoyens américains, aient davantage un air de légalité. Le journal propose la création d’un « tribunal spécial [c.-à-d. secret] qui réglerait ces questions épineuses, comme celui qui avait été mis en place pour le programme d’écoute électronique ». Autrement dit, une véritable chambre étoilée pour autoriser les meurtres d’État de la même façon que le tribunal FISA approuve l’espionnage des citoyens américains.

Le Times ne demande pas la fin du programme d’assassinats extrajudiciaires, pas plus qu’il ne propose qu’Obama et ses complices soient jugés pour ces crimes.

Dans une section du Times publiée sur le Web et intitulée « Place au débat » (« Room for Debate »), le quotidien présente diverses opinions sur la doctrine d’assassinat, dont la plupart sont en faveur. Saikrishna Prakash, de l’école de Droit de l’Université de Virginie (qui a aussi été clerc pour le juge de la Cour suprême des États-Unis, Clarence Thomas), affirme que les arguments légaux amenés dans le livre blanc sont « rigoureux ».

Gregory McNeal de l’Université Pepperdine (et ancien haut conseiller pour les commissions militaires sur Guantanamo Bay sous l’administration Bush) soutient que « les cibles établies en temps de guerre relèvent de la décision du pouvoir politique, et non de celle de juges non élus qui n’ont pas à répondre de leurs actes ».

Les critiques du programme que présente le Times sont timides. Jameel Jafeer de l’Union américaine pour les libertés civiles s’inquiète que de telles actions soient une responsabilité qui incombe seulement à l’exécutif, car « des erreurs sont possibles ».

Voilà à quoi ressemble le « débat » officiel.

Le soutien que donne l’établissement libéral américain au programme présidentiel d’assassinat, y compris celui de citoyens américains, est le résultat d’une longue évolution vers la droite. Pendant que la Parti démocrate abandonnait tout lien avec les réformes sociales, il soutenait et défendait du même coup les attaques sur les droits démocratiques fondamentaux : la dissimulation du scandale des contras en Iran dans les années 1980; la tentative de coup d’État dans l’enquête de Kenneth Starr et l’impeachment de Clinton dans les années 1990; le vol des élections de 2000; la série de lois antidémocratiques votées dans la foulée du 11-Septembre et le déclenchement de guerres sur la base de mensonges dans les années 2000.

A présent, sous l’égide de l’administration Obama, le Parti démocrate et la classe moyenne aisée libérale qui compose son personnel et sa périphérie mettent en oeuvre des politiques criminelles aux États-Unis comme ailleurs qui vont encore plus loin que celles de l’administration Bush.

Cela ne s’explique pas par la « guerre contre le terrorisme » et la campagne contre Al-Qaïda. Derrière ces prétextes idéologiques se cachent de profonds processus politiques et sociaux.

Cette politique d’assassinats extralégaux de citoyens américains montre clairement le lien inextricable entre le militarisme à l’étranger et la destruction de la démocratie aux États-Unis. En réaction à sa position économique en déclin, la classe dirigeante américaine cherche à tirer profit de sa puissance militaire prépondérante afin de maintenir sa position mondiale dominante. Surtout depuis la chute de l’Union soviétique, les États-Unis ont lancé une guerre après l’autre, et maintenant une campagne d’assassinats par drone.

Le déclin du capitalisme américain s’accompagne au même moment d’une concentration accrue de la richesse dans les mains d’une aristocratie financière parasitaire, un processus qui n’a fait que s’accélérer depuis le début de la crise économique en 2008.

La classe dirigeante est très consciente que les attaques sans fin contre les emplois, les salaires et les programmes sociaux sont en train de générer une opposition de masse. La mise en place d’un État policier est dirigée contre l’éruption inévitable de luttes sociales de masse.

Il n’y a pas de base véritable pour la démocratie dans la classe dirigeante américaine et ses représentants politiques parmi les démocrates et les républicains. Les droits démocratiques sont de plus en plus incompatibles avec l’aristocratie financière et le système social sur lequel elle repose : le capitalisme.


http://www.mondialisation.ca/le-programme-dassassinats-dobama-et-letat-policier/5322856

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Re: Etats-Unis : une note justifie l'assassinat d'Américains constituant une menace terroriste

Message  09991 le Sam 23 Mar - 18:10

Des drones surveillent tous les New-Yorkais




Les avions sans pilote vont surveiller la sécurité dans les rues de grande ville américaine New York prochainement, a déclaré le maire Michael Bloomberg. À son avis, il n'y a pas de différence si une caméra de sécurité est attachée au bâtiment ou placée sur un drone volant.

Il est prévu que New York sera entièrement contrôlée par les caméras dans 5 ans. Le maire a également noté qu'à l'heure actuelle, les programmes informatiques spéciaux, qui permettront d'établir l'identité d'un passant par son image, se trouvent sur le stade de développement.



P.S. Sommes-nous entrain de voir un Etat Policier?


http://french.ruvr.ru/2013_03_23/Des-drones-surveillent-tous-les-New-Yorkais/



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Re: Etats-Unis : une note justifie l'assassinat d'Américains constituant une menace terroriste

Message  09991 le Mer 27 Mar - 21:19

Un militaire avertit que le gouvernement américain prépare une guerre contre sa population




Ce qui suit est une lettre du capitaine Terry M. Hestilow l' (à la retraite) adressée au sénateur du Texas John Cornyn qui concerne la course aux armements du ministère de la Sécurité intérieure (DHS) et spécifiant qu'il n'a pas le pouvoir de faire la guerre aux Américains ou à n'importe qui d'autre. Hestilow, qui a publié la lettre sur Facebook, affirme que le DHS doit remettre immédiatement ses armes au ministère de la Défense.


Voici La lettre :



"Re: Departement of Homeland Security (DHS) et la préparation à la guerre contre les agences des citoyens des États-Unis d'Amérique.

Monsieur le sénateur Cornyn,

C'est avec une profonde inquiétude que je vous écris aujourd'hui concernant la récente acquisition d'armes par le "Department of Homeland Security " (DHS) qui ne peut être comprise que comme une grave menace de guerre par cet organisme et l'administration Obama envers les citoyens des États-Unis d'Amérique.

À ce jour, le DHS a refusé de fournir à vous, les représentants élus du peuple, une justification pour les achats récents de près de 3.000 véhicules blindés antimines (MRAP), 1,6 milliard de munitions (et les armes qui vont avec ), et d'autres systèmes d'armement, alors qu'en fait, le DHS n'a ni la vocation ni l'autorité pour faire la guerre à l'intérieur des États-Unis d'Amérique.

Dans le même temps, il est signifiant que l'administration Obama est en train d'armer le DHS pour une guerre dans les limites des frontières et contre le peuple des États-Unis conformément à son discours de campagne de 2008 :



"Nous ne pouvons pas continuer à compter uniquement sur nos forces armées en vue d'atteindre les objectifs de sécurité nationale que nous nous sommes fixés. On doit (sic) avoir une force de sécurité civile nationale toute aussi puissante, toute aussi forte et aussi bien financée que l'armée des États-Unis "
Le candidat Barack Obama en 2008.

L'administration Obama est délibérément en train de sous-financer et de disperser le département de la Défense, le seul organisme légitime du gouvernement américain ayant mission de mener la guerre.

Cette action de l'administration Obama se dresse comme une menace flagrante de guerre envers les citoyens de notre pays ! Elle ne peut être comprise que comme une menace tyrannique contre la Constitution des États-Unis d'Amérique ! Dans l'état actuel des choses, les citoyens épris de paix qui ont juré de défendre la Constitution américaine "contre tous les ennemis, tant étrangers que nationaux" n'auront aucune autre option que de se préparer à défendre la Constitution américaine contre le coup d'état de cette Administration contre la population et les fondements de la liberté pour lesquels ils se sont battus depuis 238 ans. Nous n'aurons pas d'autre choix si nous décidons d'honorer nos serments.

La seule réponse appropriée à cette menace contre le peuple américain est que les représentants du peuple, les membres de la Chambre et du Sénat, exigent en termes clairs que l'administration ne peut pas ignorer, que le DHS restitue immédiatement ses nouvelles acquisitions d'armes de guerre au Département de la Defense (DoD).

En outre, depuis que dans cette administration le DHS a pris le parti de faire respecter les lois tyranniques de ce président contre le peuple des États-Unis et contre les limites de la Constitution des États-Unis, le Congrès des États-Unis doit exercer son pouvoir de limitation dans le cadre de l'équilibre des pouvoirs établis par nos pères fondateurs et dissoudre le DHS dès que possible.

Il suffit d'observer l'ascension d'Adolf Hitler et de ses organismes associés, les SA et les SS, de 1932-1934, pour voir le résultat quand on permet à un organisme gouvernemental ce genre de contrôle sur les citoyens libres d'une nation . Le peuple allemand n'aurait pas pu imaginer, jusqu'à ce qu'il soit trop tard, le danger de laisser à un tyran ce genre de pouvoir. Nous ne devons pas être naïfs au point de penser que cela n'arrivera pas aussi pour nous si nous restons passifs envers cette prise de pouvoir par l'administration marxiste d'Obama !

Enfin, depuis plus de deux siècles, la nation a vécu en paix chez elle à cause de la protection de notre armée légitime et des divers et nombreux organismes fédéraux chargés de l'application des lois et soutenus par les Cours constitutionnelles. Nous sommes aujourd'hui à la croisée des chemins. Allons-nous laisser cette administration actuelle renverser notre Constitution américaine et ses procédures juridiques visant à réparer les injustices, ou allons-nous honorer nos obligations de défendre la Constitution contre un ennemi domestique ?

Notre Constitution énonce les méthodes appropriées de règlement de nos divergences, et elles ne comprennent pas son renversement par une agence renégate à la solde d'une direction marxiste. Vous monsieur, êtes notre agent constitutionnellement élu pour défendre notre Constitution. Nous comptons sur vous. Nous restons toutefois conscients de la menace présente et nous ne nous exposerons pas comme une proie facile pour les auteurs de la destruction de notre nation.


Je sais que cette lettre exige beaucoup de vous. Nous vous avons élu parce que nous, les citoyens de l'état du Texas, croyons que vous êtes capable d'accomplir cette tache et que, malgré toutes les menaces, vous ferez honneur à votre serment et à votre mission.
Nous avons également écrit à vos collègues de la Chambre et du Sénat pour leur demander de défendre l'intégrité de la Constitution contre cette menace actuelle de l'administration Obama et du DHS.

Nous refusons de renoncer à notre Constitution et à notre nation!



Le capitaine Terry M. Hestilow
United States Army, retraité
Fort Worth, Texas
23 mars 2013

https://www.facebook.com/notes/terry-michael-hestilow/re-department-of-homeland-security-dhs-and-that-agencies-preparation-for-war-aga/10151339181433869

http://leschroniquesderorschach.blogspot.fr/2013/03/un-militaire-averti-que-le-gouvernement.html




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