Planète à vendre

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Planète à vendre

Message  Silver Wisdom le Jeu 28 Mar - 13:10

Bonjour à tous,

Planète à vendre



Les crises alimentaire et financière qui ont secoué le monde
en 2008 ont eu un effet méconnu du public.
Elles ont provoqué une incroyable course pour la mainmise
sur les terres cultivables partout dans le monde.


En deux ans, plus de cinquante millions d’hectares ont déjà changé de mains. Et des dizaines de millions d’autres sont en voie d’être cédés.
À tel point que l’ONU s’en est alarmé : le patron de la FAO, Jacques Diouf, a dénoncé « le risque d’un néo-colonialisme agraire »…

Les acquéreurs : des investisseurs et des industriels des pays riches
ou émergents (Japon, Chine, Inde, et de nombreux pays du Golfe), soutenus par leurs gouvernements,
qui cherchent à garantir la sécurité alimentaire de leur pays. Mais aussi des acteurs purement financiers
(Banques, fonds spéculatifs), qui ont compris que la terre sera le placement le plus juteux du XXIe siècle.


Résultat : une ruée sans précédent vers les meilleures terres
des pays sous-développés. Ces mêmes pays, comme le Soudan, le Sénégal, les Philippines ou le Pakistan,
qui ont connu en 2008 des émeutes de la faim. Pire, certains d’entre eux, comme le Cambodge ou l’Ethiopie,
doivent avoir recours à l’aide internationale pour nourrir leurs peuples…


Ce film est une enquête sur trois continents, parce que la question de l’accaparement des terres est globale.
Trois continents et trois cas emblématiques pour raconter à hauteur d’homme une seule et même histoire :
celle du Grand Monopoly en cours, et des conséquences dramatiques qu’il pourrait avoir si rien n’est fait
pour protéger les intérêts des petits paysans et des pays en développement.



Si le lien venait à dispaître : Cliquez Ici

Source de l'article
Planète à vendre
http://www.arte.tv/fr/planete-a-vendre/3788434.html

Bien Amicalement.


Dernière édition par Silver Wisdom le Mar 1 Avr - 13:04, édité 1 fois (Raison : Modification lien vidéo)

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Esther Vivas : La terre à ceux qui la travaillent…

Message  Silver Wisdom le Jeu 28 Mar - 16:32

Bonjour à tous,

Esther Vivas : La terre à ceux qui la travaillent…



La terre est une source de profit pour quelques uns,
que ce soit ici ou à l’autre bout de la planète.


Dans l’État espagnol, le boom immobilier a laissé un héritage d’urbanisations en ruines, d’aéroports pratiquement sans avions,
de villages fantômes, de grandes infrastructures en désuétude… Une réalité dont la photographe Julia Schulz-Dornburg
a brillamment tiré le portrait dans son livre/inventaire « Ruines modernes, une topographie du profit ».
Dans les pays du Sud, la soif du profit avec la terre expulse des paysans, des peuples indigènes et impose la monoculture
pour l’exportation, de grandes infrastructures au service du capital ou la spoliation des ressources naturelles.


Récupération de terres. Hacienda Cobaló, Cauca, 1974. Photo de Jorge Silva.

L’oligarchie au pouvoir en tire profit et négocie dans l’ombre des combines urbanistique, signe des projets d’aménagement du territoire
et transforme le sol rustique en sol urbanisable. Les cas de corruption se multiplient. La culture du pot-de-vin est à la mode.
Il se développe ainsi un nouveau caciquisme qui réalise de grandes affaires sur le dos et aux dépens des citoyens et du territoire.
Sous d’autres latitudes, l’histoire se répète. Les gouvernements corrompus sont les meilleurs alliés des investisseurs qui veulent acquérir rapidement des terres bon marché. D’après un rapport d’Intermón Oxfam, on vend à des investisseurs étrangers
tous les six jours une superficie équivalente à la taille de la ville de Londres. C’est la fièvre de la terre.


« NOTRE TERRE, NOTRE VIE » Halte à la ruée mondiale sur les terres (pdf)
http://www.oxfam.org/sites/www.oxfam.org/files/bn-land-lives-freeze-041012-fr.pdf

La privatisation et l’accaparement des terres sont à l’ordre du jour.
Qu’y a-t-il de plus profitable que ce dont nous avons besoin pour vivre et pour manger ?
Comme l’a amplement documenté l’organisation internationale GRAIN, la crise alimentaire et financière qui a éclaté en 2008
a donné lieu à un nouveau cycle d’appropriation des terres à l’échelle globale. Dans l’objectif d’assurer au-delà de leurs frontières
la production de nourriture pour leurs populations, des gouvernements, des entreprises de l’agro-industrie et des investisseurs
(fonds de pensions, banques), avides d’investissements nouveaux et rentables, achètent depuis lors des terres fertiles dans les pays du Sud.

Une dynamique qui menace l’agriculture paysanne
et la sécurité alimentaire des pays concernés.


Les peuples indigènes expulsés de leurs territoires constituent le fer de lance du combat contre la privatisation de la terre.
Une lutte qui n’est pas nouvelle et dont Chico Mendes, « seringueiro » (ouvrier cueilleur de latex), célèbre pour son combat en défense
de l’Amazonie et assassiné en 1988 par des latifundistes brésiliens, fut une des principales figures emblématiques.


Chico Mendes

Chico Mendes impulsa l’Alliance des Peuples de la Forêt, rassemblant des indigènes, des seringueiros, des écologistes
et des paysans contre les multinationales du bois et revendiqua une réforme agraire accordant la propriété communautaire de la terre
et son exploitation en usufruit par les familles paysannes.

Comme il le disait souvent :
« Il n’y a pas de défense de la forêt sans défense des peuples de la forêt ».


Sans aller plus loin, ici, dans l’Etat espagnol, le Syndicat des Ouvriers de la Campagne (SOC),
qui fait partie du Syndicat Andalou des Travailleurs (SAT), est l’une des principales références
quant à la lutte pour la terre et en défense des droits des travailleurs agricoles journaliers.
Depuis plus d’un an, ils occupent et exploitent la propriété de Somonte, à Palma del Río (Cordoue), une terre que la Junta
de Andalucía se disposait à vendre en dépit du fait que 1.700 personnes sont au chômage dans cette localité.
L’objectif des occupants est que cette propriété soit exploitée par des coopératives de journaliers au chômage
au lieu de passer dans les mains de banquiers et de grands propriétaires terriens. Somonte est un symbole
de la lutte du SOC et du SAT, tout comme l’est également la municipalité de Marinaleda
et tant d’autres projets dont ils sont à l’initiative.


Alors que toute l'Espagne, et plus particulièrement l'Andalousie, battent des records de chômage et d'expulsions,
une ville a décidé depuis 30 ans de suivre une autre expérience politique. Une ville vécue comme une immense coopérative militante.



Carnets d'utopies n°2 de M. Mompontet / Version... par 13h15_France2
En Catalogne, aujourd’hui, un exemple très éclairant de la manière dont les intérêts privés s’imposent au détriment des besoins sociaux
et collectifs dans l’utilisation de la terre est offert par la masía (ferme traditionnelle catalane, NdT) Can Piella, avec ses terres attenantes
et qui se situe dans les rares zones rurales qui subsistent dans la région métropolitaine de Barcelone. Abandonnée depuis plus de dix ans,
elle a été occupée par un groupe de jeune qui a créé une association qui compte aujourd’hui 2.000 associés. Ils ont restauré la ferme,
relancé l’activité agraire avec un potager communautaire, revitalisé son environnement et l’ont ouverte aux villages voisins ;
La Llagosta, Santa Perpètua de Mogoda et Montcada i Reixac. Actuellement, après trois ans et demi de fonctionnement, un ordre d’expulsion menace le projet. La compagnie immobilière qui, pendant une décennie a abandonné la ferme et qui n’a aucun projet pour elle, la réclame.

Au début du XXe siècle, Emiliano Zapata, paysan et symbole de la Révolution mexicaine,
exigeait « La terre à ceux qui la travaillent ».
Plus de cent ans ont passé et ce mot d’ordre conserve toute son actualité.


~ Traduction française d’Ataulfo Riera ~

Source originale de l'article
La tierra para quien la trabaja
http://esthervivas.com/2013/03/11/la-tierra-para-quien-la-trabaja/

Bien Amicalement.

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