Le Dormeur doit se Réveiller
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Le gouvernement invisible

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Message  Silver Wisdom Dim 19 Aoû - 9:25

Bonjour à tous,

C‘est à la suite d’une longue entrevue avec ce grand homme que fut Henry Coston,
que nous avons décidé de créer la lettre confidentielle LIESI, en juillet 2001.
Il fut rédacteur sur le tard de la Revue Internationale des Sociétés Secrètes
et ses travaux sont une mine d’informations sur le mondialisme et la finance anonyme et vagabonde.

Le gouvernement invisible Coston_Henry
Henry Coston
http://fr.wikipedia.org/wiki/Henry_Coston

L’opinion commune considère l’Histoire comme une succession discontinue de tranches d’événements
sans liaisons entre elles. On parle d’Empire babylonien, d’Empire égyptien, d’Empire chinois, d’Empire perse, d’Empire grec, d’Empire romain, etc., comme d’entités intrinsèques, disparues à jamais, sans autres conséquences que celles d’épiphénomènes, et de paradigmes. D’où le principe : « L’Histoire est un perpétuel recommencement ».

Rien n’est plus faux. Quoi qu’il paraisse, l’Histoire n’est pas formée d’accidents successifs juxtaposés en chapelet
au hasard des circonstances : elle est une formation continue, dont les événements s’enchaînent
logiquement au long des générations. Sur la chaîne sans fin des siècles, l’homme, tisserand infatigable,
dessine d’une navette hésitante, la trame bariolée de l’Histoire, qui retrace ses espoirs, ses efforts, ses souffrances.

Si nous ne discernons pas cet enchaînement logique, c’est qu’il nous manque des maillons,
oubliés ou, trop souvent, tenus cachés par des forces occultes à tendance messianique.

De nos jours, un certain nombre de sociologues, plus ou moins désintéressés, refusent d’admettre l’importance
de ces forces occultes, voire même leur existence. Or voici ce qu’écrivait en 1961,
dans un livre intitulé Vols de vautours sur le Congo, M. Pierre Nord
(colonel André Brouillard, ancien chef des Services de Renseignement français) :

« Toute votre instruction est à refaire si vous n’avez pas compris à travers vos manuels d’histoire
pour le passé, et en ouvrant vos yeux dans le présent, que tout bouleversement politique a commencé
par les palabres secrètes de quelques hommes réunis dans une société de pensée – a continué par
l’action secrète de leurs disciples – et que si cela n’a pas toujours, pas souvent réussi, s’il y a eu infiniment plus
de conspirations que de révolutions triomphantes, en tout cas il n’y a jamais, jamais de grand, de vrai,
de profond changement politique sans société secrète au départ ».


Cela est vrai même des révolutions dites « populaires » comme la Révolution française de 1789, trop longtemps attribuée à une révolte d’une population indigente contre les classes privilégiées. Dans son ouvrage magistral,
La Révolution Française, Pierre Glaxote s’inscrit en faux contre cette opinion :
« La misère peut susciter des émeutes. Elle ne cause point de révolutions.
Celles-ci ont des causes plus profondes et, en 1789, les Français n’étaient pas malheureux ».


Un historien aussi engagé à gauche que le Pr. Albert Soboul affirme dans son Histoire de la Révolution française :

Le gouvernement invisible Img-2
Le 11 septembre 1982 disparaissait Albert Soboul, titulaire de la chaire d’histoire
de la Révolution française à l’Université Paris 1 depuis la rentrée de l’année universitaire 1967-1968.

http://www.espacestemps.net/document603.html

« La Révolution française constitue, avec les révolutions hollandaise et anglaise du XVIIème siècle,
le couronnement d’une longue évolution économique et sociale qui a fait de la bourgeoisie la maîtresse du monde ».

« Cette vérité qui peut passer aujourd’hui pour commune, les doctrinaires les plus conscients de la bourgeoisie l’avaient proclamé dès le XIXème siècle… Guizot démontrait que l’originalité de la société française, comme de la société anglaise, consistait essentiellement dans l’existence, entre le peuple et l’aristocratie, d’une forte classe bourgeoise qui lentement avait précisé l’idéologie et créé les cadres d’uns société nouvelle, dont 1789 avait été la consécration. Tocqueville après lui, puis Taine soutinrent cette même opinion. Tocqueville a parlé avec une sorte
de terreur religieuse, de cette révolution irrésistible qui marche depuis tant de siècles à travers tous les obstacles,
et qu’on voit encore aujourd’hui s’avancer au milieu des ruines qu’elle a faites ».


Ainsi : une révolution n’est jamais spontanée :
elle demande une préparation plus ou moins longue
suivant les circonstances, qui exige :


- la formulation d’une idéologie subversive ;

- la mise ne place d’un réseau de diffusion, accompagnée de mouvements de foule sous des prétextes divers ;

- un financement suffisant pour assurer l’exécution d’un programme sujet à aléas, rémunérer l’état-major,
les meneurs, les agents provocateurs, les indicateurs, etc., et acheter les compromissions nécessaires ;

- des interventions de l’étranger ;

- le déclenchement d’une première émeute télécommandée, suivie de journées ou
de manifestations obligatoirement sanglantes.

Henry Coston – Ce qui fait écrire à Sylvain Bonmariage, dans Aux Carrefours de l’Histoire, d’avril 1958 : « Il n’y a pas une sottise plus mensongère que de prétendre que les révolutions soient faites par la misère. Elles sont l’œuvre de gens repus ».

Ce sont des gens repus qui ont transmis et précisé l’idéologie multiséculaire de la révolution : Fénelon, avec son Télémaque (1699), son Examen de conscience sur les devoirs de la royauté et ses Tables de Chaulnes (1711) ; Montesquieu, avec ses Lettres persanes (1721) et son Esprit des Lois (1748) ; Voltaire avec ses Lettres philosophiques sur les Anglais (1734), son Dictionnaire philosophique (1764), etc.

C’est un repu s’il en fut, Philippe d’Orléans, la plus grosse fortune de son époque, Grand Maître du Grand Orient de France, futur Philippe-Egalité, qui subventionnait le Club des Trente et tout un réseau de sociétés de pensée et de clubs associés pour la diffusion de l’idéologie révolutionnaire ; en même temps, il rétribuait une meute de pamphlétaires, dont les libelles étaient distribuées par colporteurs jusque dans les campagne les plus arriérées ; et il fut convaincu d’avoir stipendié les meneurs de sanglantes « journées » révolutionnaires ; en attendant de voter l’exécution de son cousin Louis XVI.

L’ouvrage Le procès de Louis XVI et de Marie-Antoinette (1981) de Henry Coston est très pertinent. C’est le compte-rendu établi d’après les documents originaux pour un ouvrage publié pour la première fois en 1798 et qui disparut aussitôt à l’instigation des coupables peu soucieux de voir ainsi rappelés leurs violences et leurs crimes. Ce gros volume de 840 pages, à tirage limité, reproduit toutes les pièces du dossier relative à : l’arrestation, l’incarcération, l’exécution du roi et de la reine, avec leurs interrogatoires, les témoignages , l’acte d’accusation, les dépositions, le réquisitoire, le tableau des votes des conventionnels, ainsi que les déclarations et observations faites par les membres de la Convention pour justifier ou exprimer leur vote.

Il ne faudrait pas croire que le schéma révolutionnaire ait été particulier à la France. On le retrouve dans tous les mouvements subversifs à l’étranger, quel qu’en soit le titre : révolution, indépendance, coup d’Etat, pronunciamento ou autre. Ainsi en fut-il de l’Indépendance des Etats-Unis, dont le principal promoteur fut le très riche Benjamin Franklin. Ainsi de la Révolution d’Octobre russe de 1917, subventionnée à la fois par la Reichsbank allemande, par les banques américaines Kuhn, Loeb and Co, Rockefeller et Morgan, par la Nya Banken suédoise et d’autres financiers. Et ce sont ces mêmes repus qui créent plus ou moins artificiellement la misère pour l’exploiter à leur profit.

Si les trois premiers points du schéma révolutionnaire sont évidents, les deux derniers mérites quelques explications.

Les interventions de l’étranger sont-elles indispensables ? Il faut bien admettre que tout mouvement révolutionnaire ne peut manquer d’avoir des conséquences pour les autres Etats, et il en est peu qui resteront neutres. Certains montreront une hostilité, soit à cause de leurs relations avec le gouvernement menacé, soit par crainte que la subversion, faisant tache d’huile, ne cause des troubles chez eux. Tout au contraire, certains Etats, par intérêt ou par idéologie, souhaitent le renversement du système de gouvernement du pays intéressé. Les mouvements révolutionnaires ne peuvent que se réjouir de leurs interventions, lors même qu’ils ne les sollicitent pas. Faut-il citer les ingérences sont dissimulées du Big Business ou de la CIA dans les agitations de plusieurs pays du monde ?

D’autre part, pourquoi les effusions de sang seraient-elles considérées comme obligatoire ? Pour deux motifs. Le premier, créer des liens de complicité entre les conjurés. L’expérience a montré que dans les rangs révolutionnaires, de nombreux idéologues reculent au moment de passer à l’action. En les impliquant dans les exécutions légales ou surtout illégales, le mouvement se garantit contre leur défection. Il est établi, par exemple, que c’est le lien du « régicide » qui a permis à la Convention d’établir le régime de la Terreur.

Le second motif est de présenter à l’étranger le pouvoir révolutionnaire comme ayant l’acquiescement de la majorité du pays, ces victimes n’étant que des comploteurs contre la volonté du peuple. Et l’on a même vu les armées de la Convention envahir la Belgique et l’Allemagne parce que “tyrannicides”.

Et que dire aujourd’hui à la lumière de ce qui se passe en SYRIE et peu avant, en LIBYE ?
Cette analyse est toujours d’une actualité brûlante.


L.I.E.S.I.
Source
Le gouvernement invisible

Le gouvernement invisible Bordiotgvtinvisible2

http://liesidotorg.wordpress.com/2012/08/16/le-gouvernement-invisible-partie-1/
http://liesidotorg.wordpress.com/2012/08/17/le-gouvernement-invisible-partie-2/
http://liesidotorg.wordpress.com/2012/08/18/le-gouvernement-invisible-partie-3/

Si quelqu'un pouvait trouver ce livre au format pdf, je vous en serais reconnaissant.

Bien Amicalement.

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