Cette hystérie Occidentale collective qui vise à intimider la Russie...

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Cette hystérie Occidentale collective qui vise à intimider la Russie...

Message  Silver Wisdom le Mar 18 Oct - 12:43

Cette hystérie Occidentale collective qui vise à intimider la Russie...

L'impopularité de la Russie en Europe nordique et orientale
a quelque chose d'horrible mais elle est facile à comprendre...



~ L’Occident se dirige vers l’interdiction des médias russes (Finian Cunningham, SCF via LGS)(Octobre 2016) ~

Dmitry Orlov a écrit:
(...) La raison la plus commune qui laisse penser aux gens que la guerre avec la Russie est probable, voire inévitable, se résume à l’expression « hystérie anti-russe ». En effet, si vous prenez la peine de prêter attention à la presse grand public aux États-Unis (ce que je fais rarement), vous pouvez remarquer que les bruits hystériques commencent à dominer l’odeur habituelle de la désinformation. Mais pour moi, il semble que l’hystérie anti-russe est un effet de bord de l’hystérie anti-Trump. La presse officielle est toute derrière Clinton, vous voyez, et la stratégie de Clinton, aussi pathétique qu’elle soit, est de prétendre que Trump court pour Poutine, de sorte que la stratégie consiste à diaboliser Poutine, en espérant que cette diabolisation déteindra aussi sur Trump. (...)

~ Oups! Une guerre mondiale… (Club Orlov via Le Saker Francophone)(Octobre 2016) ~

Elle ne repose pas sur le passé ou sur d'anciens contentieux territoriaux ou historiques ; simplement sur le fait que peu à peu Washington remplace les élites européennes par des élites hostiles au service de Wall Street et du pentagone. Cela donne les Young leaders en France ou carrément des citoyens nord-américains formatés mentalement à l'université de Georgetown par exemple, pour le reste de l'Europe. L'Europe du sud, moins portée sur l'anglais et l’Amérique, est justement moins hostile à la Russie, et moins contrôlée par la CIA. On oubliera Barroso passé du Portugal à Goldman Sachs via la Commission de Bruxelles! Quel avocat du diable tout de même. Le 13 avril 2015, le président estonien, estimant son pays menacé par la Russie, avait réclamé une présence permanente de troupes de l’OTAN sur son territoire. L’imaginatif politicien nous mettait devant nos responsabilités : face à l’empire du mal qui, comme au temps des mongols, des tsars honnis, des Staline et autres Hitler, à qui Poutine est mécaniquement comparé, menace toute l’Europe, il va falloir se réarmer et préparer fût-ce au prix du nucléaire le salut démocratique du monde.


~ Hillary Clinton declares international information war (RT)(Mars 2011) ~

La question est : pourquoi cette folie picrocholine des petits présidents de ces petits pays ? Ont-ils perdu la tête ? Quant à Donald Tusk, ex-MP polonais et actuel boutefeu russophobe, a-t-il perdu la tête, lui dont le grand-père était soldat de la Wehrmacht ? Certainement pas. Simplement, ces présidents ne sont pas des citoyens de leur pays. Ils ne sont pas baltes, ils ne sont pas lettons, lituaniens, estoniens. Enfants de réfugiés ou autres élevés dans l’empire anglo-saxon, ils rêvent comme le vieux réfugié Brzeziński d’anéantir la Russie. Les hommes politiques des années 90 ont été remplacés par des agents internationaux bien plus obéissants. Sur la Vaira Vīķe-Freiberga, qui fit rentrer la Lettonie (où elle n’avait jamais vécu) dans l’OTAN, Wikipédia nous apprend sans le vouloir les faits suivants : « Vaira Vīķe-Freiberga enseigne à l’Université de Montréal en qualité de professeur de psychologie de 1965 à 1998. Durant cette période, elle a été membre et dirigeante de nombreux comités canadiens académiques, institutionnels et gouvernementaux, tant disciplinaires qu’interdisciplinaires, ainsi que d’organisations scientifiques nationales et internationales. Elle est titulaire de nombreux prix et distinctions honorifiques pour ses travaux… » En quoi consistèrent ses travaux, une fois élue ? « Elle fait adhérer son pays à l’OTAN et à l’Union européenne (le pays rejoint ces deux organisations en 2004), la Lettonie rejoint les accords de Schengen et met en œuvre les efforts nécessaires pour adhérer au plus vite à la zone euro. » On sait que l’OTAN et l’Union européenne sont une seule et même explosive chose. Mais continuons.


~ America the Illiterate (Chris Hedge, Truth Dig)(Août 2016) ~

Nikolai Starikov a écrit:
(...) Cela peut sembler étrange, mais la fragmentation est le fondement ultime du lavage de cerveau occidental. Ce n'est un secret pour personne de dire que le système éducatif dans les « démocraties avancées » est conçu pour créer artificiellement une vision très étroite du monde. Au contraire, le système scolaire soviétique tente de créer une vision globale du monde, également pour les plus paresseux, remplissant leurs têtes réticentes avec des mathématiques supérieures, de la physique, de la chimie et de l'astronomie, même s'il est peu probable qu'ils utilisent toutes ces connaissances. Comprendre la façon dont notre monde interagit, les causes et leurs effets, et être capable d'analyser différents faits s'appelle la « pensée analytique ». Ceci est la première étape de la créativité. (...)

~ How the Western Propaganda Machine Works (Russia Insider)(Octobre 2016) ~


~ De Hauts Fonctionnaires et des Personnalités Russes... (Thinker View via Le Dormeur doit se Réveiller)(Janvier 2016) ~

Bruno Guigue a écrit:
(...) Les capitales occidentales vocifèrent, elles fulminent, elles se déchaînent contre Moscou. Dans un accès de délire, Hillary Clinton accuse le Kremlin de saboter les élections américaines. Les matamores galonnés du Pentagone menacent la Russie de l’apocalypse nucléaire. Justicier planétaire, François Hollande veut traîner Vladimir Poutine devant les tribunaux. On s’imagine sans doute que cette hystérie collective va intimider la Russie, la discréditer, la faire plier. C’est exactement le contraire. Décidé à suivre son propre agenda, Moscou est à l’offensive. Comme d’habitude dans les situations de crise, Vladimir Poutine se montre actif, non réactif. Loin de se laisser mener par l’événement, il le préempte. La riposte russe se manifeste d’abord, évidemment, sur le terrain syrien. L’Occident fait feu de tout bois pour sauver la mise à ses protégés d’Alep-Est. Sa presse mobilise une opinion manipulée par des officines vêtues de blanc qui sont humanitaires le jour et terroristes la nuit. Washington menace l’Etat syrien de nouvelles bavures contre ses soldats qui luttent courageusement contre Daech. Le Département d’Etat se délecte à l’avance des pertes humaines que subira la Russie si elle s’entête à combattre les coupeurs de tête. Il brandit, sans vergogne, le spectre d’une sanglante offensive terroriste qui viendrait frapper au cœur des villes russes. (...)

~ La Riposte Russe (Arrêt sur Info)(Octobre 2016) ~

La présidente lituanienne, Dalia Grybauskaitė, est docteur honoris causa de l’Université de Georgetown. Cette Femen en tailleur compare Poutine à Hitler. Le président estonien se nomme Toomas Hendrick Ilves. Lui aussi n’a pas vécu dans son pays, lui aussi est bizarrement diplômé de psychologie, lui aussi est un candidat américain, lui aussi est viscéralement russophobe.

Je pourrais multiplier les exemples, alors qu’on parle de Trump comme candidat sibérien. Voyez Wikipédia, d’ailleurs peu avare sur ce sujet. Les politiciens obéissants sont récompensés, les hésitants châtiés (voyez Villepin). On comprendra pourquoi alors en France les Young Leaders ont pignon sur rue, pourquoi ils privatisent, pourquoi ils bradent usines ou nucléaire, pourquoi ils ouvrent le robinet à réfugiés, pourquoi ils s’en prennent sans rire au « terrorisme identitaire », pourquoi enfin ils veulent anéantir la Russie et ce qu’il reste de « Old Europe ». La réponse est élémentaire, mon cher… Wilson : pour faire plaisir à leur parrain.


Nicolas Bonnal

Source de l'article : Les raisons cachées de la russophobie en Europe (De Defensa)(Octobre 2016)

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Les délires des médias occidentaux...

Message  Silver Wisdom le Mar 10 Jan - 12:07

Les délires des médias occidentaux...

Les médias d’information traditionnels américains souvent se considèrent eux-mêmes
comme la référence mondiale incontournable, un temple pour les informations sérieuses
et la diversité des opinions en comparaison avec la propagande russe massive,
mais la réalité est bien différente...



~ Florilège d'articles en Français et en Anglais sur la page d'accueil du Dormeur doit se Réveiller ~

Gilbert Doctorow a écrit:
(...) Les accusations, selon lesquelles les médias russes sont uniquement un outil au service de la propagande étatique dirigé d’une part vers la population du pays pour que les russes continuent à filer droit, et d’autre part vers le public étranger pour semer le trouble parmi les voisins de la Russie et au sein de l’Union Européenne, sont prises pour argent comptant alors que quasiment aucune preuve n’a été apportée. Quiconque ose remettre en question ce “mode de pensée” est immédiatement taxé de “pantin de Poutine”, voire pire. (...)

~ Demonizing Russian Media (Consortium News)(Novembre 2016) ~

Le docteur Doctorow a lancé une importante discussion à la suite d’un nouveau rapport alarmant sur les médias, publié cette fois par un groupe néo-conservateur britannique baptisé (bizarrement) du nom d’un sénateur démocrate de l’État de Washington mort depuis longtemps (Henry “Scoop” Jackson), qui cherche à étouffer le débat sur la politique russe en Occident, en traitant d'”idiots utiles de Poutine” ceux qui s’opposent à la sagesse répandue consistant à dénigrer Poutine. Par conséquent, l’expérience de Doctorow avec les médias russes a une double utilité : combattre les idées fausses intentionnellement répandues en Occident à propos du paysage médiatique russe, mais aussi servir de point de comparaison utile avec les médias américains et leur couverture de la Russie. Si on prend l’exemple de la chaine d’actualité câblée MSNBC prétendument libérale, on trouve paradoxalement que la position de “droite dure” néo-conservatrice vis-à-vis de la Russie se retrouve pratiquement sans opposition. A propos de la Russie, en comparaison avec sa principale rivale la chaine d’actualité de centre-gauche CNN, qui, à son crédit, laisse parfois de la place aux opinions minoritaires visant à apaiser le débat, MSNBC laisse à peu près autant de place pour les opinions contraires que ne l’aurait fait la Pravda à l’époque soviétique, en fait, peut-être même moins.

Il se trouve qu’il y eu la même différence quant à la façon dont les deux chaînes ont couvert les élections présidentielles américaines. Tandis que CNN cherchait à apporter un équilibre des plus nécessaires à sa couverture médiatique, quoique de la façon la plus inepte possible, en recrutant des agents de presse rémunérés par chacune des deux équipes de campagne pour apparaître aux côtés des vrais journalistes, MSNBC (comme sa rivale républicaine Fox News) n’a même pas cherché à faire semblant d’être objective et a plutôt servi comme un porte-parole de la campagne désastreuse de Clinton. En tant que tel, la chaîne “libérale” s’est retrouvée à l’avant-garde du nouveau maccarthysme qui a balayé la campagne de 2016, mais qui, en fait, était une composante du débat américain sur la politique russe depuis au moins le début de la crise ukrainienne fin 2013, voire plus tôt. Il y a de très nombreux exemples, mais le cas le plus frappant de cette hystérie néo-maccarthyste, que MSNBC a tenté de dissimuler derrière sa préoccupation légitime de sécurité nationale, fut la diatribe que Rachel Maddow a déchainée en juin devant son public, en commençant son émission par un monologue consacré à l’idée selon laquelle Donal Trump serait de mèche avec Vladimir Poutine. Maddow, dans son style caractéristique, l’air de dire “je suis plus maligne que vous”, a informé les lecteurs que l'”admiration” entre Poutine et Trump était vraiment réciproque. Maddow raconte : “Ce que je veux dire, non mais regardez ce titre, “Poutine fait l’éloge de Trump. C’est une personne brillante et talentueuse.” “Poutine fait l’éloge du brillant et talentueux Trump.” “Vladimir Poutine fait l’éloge de l’exceptionnel et talentueux Trump.” Il y a eu quelques polémiques sur la manière de traduire avec exactitude la remarque de Poutine, mais Poutine prend soin de flatter Donald Trump en public, exactement de la manière dont Donald Trump aime être flatté, et c’est apparemment suffisant pour Donald Trump, c’est tout ce qu’il a besoin d’entendre, c’est tout ce qu’il a besoin de savoir pour lui dire à son tour, à quel point Vladimir Poutine est grand.



Daniel Espinosa a écrit:
(...) The Countering Disinformation and Propaganda Act (CDPA) a été adopté le 8 décembre dernier par Barack Obama. Il avait été présenté pour la première fois au Congrès américain le 16 mars 2016. Cet effort en matière de guerre de l'information a été lancé bien avant que la campagne médiatique contre les « fausses nouvelles » (ou de graves allégations d'ingérence de la Russie dans les élections américaines) ait commencé. (...) On pourrait penser que cette initiative s'est « développée » suite au projet de loi rédigé en mars mais cette initiative et ce projet de loi sont bien une seule et même chose. ce texte a été légèrement modifié en juillet pour éliminer un petit paragraphe concernant l'Ukraine étant présent principalement comme un exemple du genre de situation que ce texte traiterait. Ce projet de loi a également été écrit sur des informations jugées pour le moins douteuses par son propre rédacteur. Après cette dernière version de juillet 2016, aucune autre modification n'est apparue. (...)

~ From Official Policy To Mainstream Discourse: Propaganda In The Making (Activist Post)(Janvier 2017) ~

"C’est donc un contexte très, très inhabituel, d’avoir un candidat à la présidentiel républicain qui est très, très sensible à la flatterie. C’est la chose au monde qui marche le mieux sur lui. Si vous le complimentez, il ne l’oubliera jamais et c’est tout ce qu’il a besoin de savoir sur vous." Maddow a continué sur le même ton encore pendant un bon moment (c’est-à-dire avec peu de contenu factuel, mais beaucoup de “très, très” et les yeux qui roulent). Mais son idée principale, en réalité, n’était guère plus que le rabâchage des éléments de langage du comité national démocrate. Sans surprise pour personne, les accusations de Maddow ont été reprises quasiment mot pour mot dans les communiqués de presse de la campagne de Clinton, accusant Trump de n’être rien de moins qu’un partisan caché de la Russie. La diatribe de Maddow, vide de preuve, mais lourde d’insinuations, prononcée en juin, a pris une importance supplémentaire car elle en était le messager. Après que le risible et prétentieux journaliste sportif Keith Olbermann eut quitté la chaîne en 2011, Maddow a pris la relève comme intellectuelle de service de la chaîne. Donc, ses paroles ont du poids vis-à-vis de ses spectateurs, un poids que n’ont pas les paroles de Mika Brzezinki (une autre présentatrice de MSNBC), par exemple. Cependant, à ma connaissance, Maddow n’a à aucun moment invité quelqu’un qui réfuterait les accusations, toujours sans fondement, selon lesquelles le gouvernement russe aurait interféré sur l’élection américaine ou selon lesquelles Donald Trump serait, d’après les mots de l’ancien fonctionnaire de la CIA Mike Morell, un “agent du Kremlin malgré lui”, peu importe si le président du comité des relations extérieures du sénat Bob Corker a reconnu pas plus tard que le 15 novembre qu’il n’avait “aucune preuve” de l’ingérence de Moscou sur l’élection américaine.

Bien que l’on ne sache pas clairement si la voix de Joy Reid de MSNBC soit considérée comme aussi “sérieuse” que celle de Maddow, il est en revanche indiscutable qu’elle s’est révélée comme l’une des plus ferventes adeptes du nouveau maccarthysme. Plusieurs jours avant l’élection, Reid a invité le plus en plus perturbé Kurt Eichanwald de Newsweek et l’ancien officier naval Malcom Nance qui a, à plusieurs reprises et sans preuve, prétendu que les emails de Podesta révélés par Wikileaks étaient faux. John Podesta, ancien chef de cabinet de la Maison-Blanche et président de la campagne de Clinton en 2016, se serait fait piraté sa boite mail (contenant des e-mails professionnels) par des hackers russes. Wikileaks aurait ensuite publié une grande partie de ces e-mails. Reid a demandé pourquoi les russes soutiennent Trump. Comme si cette affirmation était incontestable. Eh bien, Eichenwald a répondu, “Ils détestent Hillary Clinton…” D’accord. Ensuite Reid a continué en se demandant pourquoi le FBI minimisait la soi-disant profonde inquiétude des services de renseignement selon laquelle la Russie était en train d’interférer sur l’élection. Quelques jours plus tard, juste après l’élection, Reid a de nouveau réuni une assemblée comprenant Nance, l’adversaire convaincue de Poutine Nina Khrushcheva et Charles Pierce du magazine Esquire, pour réaffirmer le message que MSNBC avait soutenu depuis l’été, à savoir que le gouvernement russe avait mis la main sur l’élection américaine. Pierce, en particulier, était apoplectique. Le fait que Pierce soit présent à l’émission de Reid était tout à fait logique. Tout au long de la campagne, Pierce s’est efforcé d’établir un lien direct entre Poutine et la campagne de Trump. Un échantillon de ses articles aide à en faire le récit. Le 24 juillet, Pierce publia “Le programme partagé par Donald Trump et Vladimir Poutine devrait alarmer quiconque se préoccupe de la démocratie”, où Pierce supposait que “Trump semble de plus en plus dépendant de l’argent de la Russie ou des anciennes républiques socialistes, au sein de sa sphère d’influence de plus en plus active.”


~ Trump attacks U.S. foreign policy, ... (Jose A. DelReal, Washington Post)(September 2016) ~

Dans son édition du 9 septembre, Pierce protesta : “Ce n’est pas “une chasse aux rouges” que de se préoccuper de l’ingérence russe sur notre élection.” Pierce, peut-être poussé à la folie par l’éditorial de The Nation intitulé “Contre le nouveau maccarthysme”, avait l’air d’être habité par le fantôme de James Jesus Angleton (acteur américain connu pour un rôle de “chasseur d’espions” de la CIA), en demandant “Devrions-nous croire que Donald Trump est vraiment allé à RT par accident ? Personne dans son équipe ne savait que la chaîne américaine du gouvernement russe reprenait les enregistrements de Larry King ?” A peu près un mois avant l’élection, le 11 octobre, Pierce informa les lecteurs du magnifique magazine Esquire, que “Vladimir Putin Is Determined to See Trump in the Oval Office.” Pire encore, selon Pierce, “Il y a peu de doutes désormais que Poutine, rusé comme un singe, tire les ficelles de l’élection présidentielle américaine, et que Trump en est le principal bénéficiaire.”

Tous les exemples précédents tendent à démontrer que le pluralisme tant vanté des médias américains n’est rien de moins qu’une fiction quand il s’agit d’aborder la Russie. La diversité des voix de gauche et de droite du spectre politique que Doctorow a rencontré à Moscou indique que la perception largement répandue selon laquelle la culture politique de Moscou est monolithique comparé à celle de Washington est au moins contestable.

James W Carden

~ Traduit par les lecteurs du site Les Crises ~

Source originale de l'article : The West’s Media Delusions (Consortium News)(Novembre 2016)

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Quand la société de cyber-sécurité Crowdstrike présente deux cas de « piratage russe »...

Message  Silver Wisdom le Ven 31 Mar - 8:02

Quand la société de cyber-sécurité Crowdstrike
présente deux cas de « piratage russe »...


La société de cyber-sécurité Crowdstrike a affirmé
que la « Russie » a piraté le Comité national démocrate (DNC). Elle a également prétendu
que la « Russie » avait piraté des unités d’artillerie de l’armée ukrainienne.
La deuxième allégation a d’ores et déjà été jugée complètement sans fondement.
C’est probablement le cas des mêmes allégations relatives au DNC...




Alexis Orsini a écrit:
(...) Le CND, qui a recruté une société de cybersécurité, CrowdStrike, au mois de mai, après de premiers soupçons d’intrusion, affirme que les pirates ont tous été expulsés le week-end dernier grâce à l’intervention de ce prestataire. CrowdStrike soupçonne les pirates de s’être introduits dans les ordinateurs du CND grâce à des courriels « piégés », qui semblent provenir de collègues ou de personnes de confiance, mais qui contiennent des liens ou pièces jointes permettant d’installer un logiciel d’accès à distance. Le groupe de cybersécurité reste toutefois prudent sur le mode opératoire des pirates : « Nous n’avons aucune preuve concrète », reconnaît son cofondateur, Dmitri Alperovitch. (...)

~ Des hackers russes s’emparent de renseignements sur Donald Trump compilés par les démocrates (Le Monde)(Juin 2016) ~

Vers le mois de mai 2016, le Comité national démocrate a perdu le contrôle de ses archives électroniques. Il a affirmé que ses serveurs avaient été « piratés » par quelqu’un lié aux intérêts russes. Les courriels du DNC, publiés par WikiLeaks, montraient que le DNC avait enfreint ses propres statuts pendant les primaires et agit en faveur d’une candidate à la présidentielle, Hillary Clinton. La présidente du DNC a été contrainte de démissionner. Le DNC avait fait appel à Crowdstrike, une société dirigée par un certain Dimitry Alperovich, un Senior Fellow du « groupe de réflexion » Atlantic Council. Après une courte enquête, Crowdstrike a affirmé avoir trouvé un logiciel intrus dans les serveurs du DNC qui, dit-on, est exclusivement utilisé par les services de renseignements russes. De là, ont découlé les affirmations médiatiques disant que « la Russie a piraté les élections américaines ». Lorsque le DNC a rendu publics les résultats de l’enquête de Crowdstrike, le FBI n’a pas demandé l’accès aux serveurs pour déterminer si un crime avait vraiment été commis et en trouver le coupable. L’accès aux serveurs avait été informellement refusé par la DNC. Le FBI a simplement adhéré, sans aucune enquête de sa part, aux conclusions de Crowdstrike.


~ A Cyber-Gulf of Tonkin (Justin Raimondo, AntiWar)(Mars 2017) ~

John Solomon et Sara Carter a écrit:
(...) Alfa Bank a insisté, depuis que des reportages médiatiques ont commencé à apparaître, l’automne dernier, sur des communications informatiques connues sous le nom de Domain Name Server lookups, sur le fait qu’elle n’a jamais eu de relation à Trump ou à ses entreprises et que toutes les connexions informatiques entre les ordinateurs des deux parties étaient inoffensives. La reprise des pings d’ordinateur a recommencé le mois dernier, et les experts en cybersécurité d’Alfa ont trouvé la preuve que l’activité a été effectivement provoquée, ou piratée, par un tiers, à partir d’une adresse masquée d’un ordinateur situé à l’intérieur des États-Unis, nous a dit la source. Les attaques ont tenté de déclencher des signaux de vérification entre Alfa Bank et un serveur associé à l’organisation Trump, a indiqué la source. La source a déclaré que la tentative d’usurpation d’identité équivaut à ce qu’une personne aux États-Unis envoie une enveloppe vide aux Trump Towers, mais en mettant sur l’enveloppe une adresse de retour en Russie, ce qui amène le serveur de Trump à retourner incorrectement la communication à Moscou. (...)

~ Les attaques sous fausses bannières peuvent aussi prendre la forme d’attaques informatiques (Circa via LSF)(Mars 2017) ~

Un mois plus tard et pour un cas différent, les mêmes enquêteurs de Crowdstrike ont déclaré que les unités d’artillerie de l’armée ukrainienne avait eu des « pertes excessives au combat  », jusqu’à 80%, dans leur combat avec les séparatistes ukrainiens. Crowdstrike a affirmé que les renseignements russes avaient piraté une application utilisée par les Ukrainiens pour pouvoir mieux viser avec leurs canons. Le piratage, affirme cette société, a permis un contre-feu bien ciblé qui a détruit les canons ukrainiens. L’auteur de l’application a nié qu’un tel piratage avait eu lieu. Il a fourni directement son logiciel aux unités de l’armée ukrainienne. Des chercheurs indépendants en cybersécurité ont également mis en doute ces allégations. Crowdstrike avait basé ses chiffres de « pertes excessives» d’unités d’artillerie ukrainiennes, sur les statistiques recueillies par l’Institut international d’études stratégiques (IISS). L’IISS affirme que ses statistiques ne soutiennent pas ce que Crowdstrike a prétendu. Il n’y a pas eu de « pertes excessives » dans l’artillerie ukrainienne.

Oleksiy Kuzmenko et Pete Cobu a écrit:
(...) Voice of America (VOA) a d’abord contacté l’IISS en février, pour vérifier les prétendues pertes d’artillerie. Les officiels n’étaient au courant des assertions de CrowdStrike. Après avoir enquêté, ils ont déterminé que CrowdStrike avait mal interprété leurs données et ne les avaient pas contactés pour obtenir des commentaires ou des éclaircissements de leur part. Dans une déclaration à VOA, l’institut a catégoriquement rejeté l’assertion sur les pertes d’artillerie au combat. (...)

~ Think Tank: Cyber Firm at Center of Russian Hacking Charges Misread Data (Voice of America)(Mars 2017) ~

Il semble que toutes les revendications de « piratage de l’artillerie ukrainienne » par Crowdstrike ont tout simplement été fabriquées. Il n’y a pas eu de « piratage », ni de dommages provoqués par ce « piratage ». Crowdstrike a consciencieusement trouvé un « crime » et un « piratage russe », là où rien ne s’était passé. Dans le cas du piratage de la DNC, Crowdstrike a également allégué un « crime » et un « piratage russe ». Aucune preuve solide n’a jamais été fournie pour supporter cette allégation, aucune force policière compétente n’a jamais enquêté sur la scène du crime, et de sérieux chercheurs en sécurité ont découvert que les allégations de Crowdstrike n’étaient probablement que du vent. Le DNC n’a probablement pas été piraté du tout. Certains initiés ayant accès à ses serveurs ont peut-être pris les emails pour les publier. Le 10 juillet 2016, l’administrateur du DNC, Sean Rich, a été tué dans les rues de Washington DC. A ce jour, aucun coupable n’a été trouvé. Le crime n’est pas résolu. Cinq membres du personnel du Comité et administrateurs informatiques du Pakistan, dont certains travaillaient également pour la présidente du DNC, Debbie Wasserman-Schultz, font l’objet d’une enquête criminelle pour accès non autorisé aux ordinateurs du Comité. Ils avaient le mot de passe de Wasserman-Schultz et ont pu avoir accès aux serveurs du DNC.

Les affirmations de Crowdstrike sur le « piratage russe » sont visiblement fausses, en ce qui concerne l’artillerie ukrainienne. Les affirmations de Crowdstrike sur le « piratage russe » dans le cas du DNC n’ont jamais été étayées ou confirmées par des preuves indépendantes. Il y a des raisons de croire que la perte de contrôle des archives de courrier électronique de la DNC était un cas d’accès interne non autorisé et pas du tout un cas de « piratage ». Une société liée à un « groupe de réflexion » aligné à l’OTAN, qui est financé par des producteurs d’armes et d’autres intérêts particuliers, soulève des allégations contre la Russie qui sont sans doute sans fondement. Ces allégations sont ensuite utilisées par l’OTAN pour faire de l’« ennemi russe » un épouvantail public. En conséquence, les budgets des armées de l’OTAN et les profits des producteurs d’armes augmentent. C’est un simple racket, mais avec des conséquences potentiellement très mauvaises pour nous tous.

Moon of Alabama

~ Traduit par Wayan, relu par nadine pour le Saker Francophone ~

Source originale de l'article :
Fool Me Once ... DNC Ally Crowdstrike Claimed Two Cases Of "Russian Hacking" (Moon of Alabama)(Mars 2017)

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