La chute du royaume des Saoud est devenue inévitable...

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La chute du royaume des Saoud est devenue inévitable...

Message  Silver Wisdom le Mar 12 Jan - 12:45

La chute du royaume des Saoud est devenue inévitable...

Alors que les Saoud jouissent des derniers moments de leur dictature,
la décapitation du chef de son opposition, Nimr al-Nimr, prive la moitié de la population saoudienne
de tout espoir. Pour Thierry Meyssan, cette chute devrait s’accompagner d’une longue période d’extrême violence...



~ Arabie Saoudite, Théâtre de Dupes, Stratégie planétaire... (Pierre Conessa, ThinkerView via FYI)(Octobre 2015) ~

En un an, le nouveau roi d’Arabie, Salmane, 25e fils du fondateur de la dynastie, est parvenu à consolider son autorité personnelle au détriment des autres branches de sa famille, dont le clan du prince Bandar ben Sultan et celui de l’ancien roi Abdallah. Cependant, on ignore ce que Washington a promis aux perdants afin qu’ils n’entreprennent rien pour récupérer leur pouvoir perdu. Quoi qu’il en soit, des lettres anonymes, parues dans la presse britannique, permettent de penser qu’ils n’ont pas abandonné leurs ambitions. Contraint par ses frères de nommer comme héritier le prince Mohamad ben Nayef, le roi Salmane l’a rapidement isolé et a limité ses compétences au profit de son propre fils, le prince Mohammed ben Salmane, dont l’impulsivité et la brutalité ne sont pas tempérées par le Conseil de famille qui ne se réunit plus. De facto, c’est désormais lui et son père qui gouvernent seuls, en autocrates, sans aucun contre-pouvoir dans un pays qui n’a jamais élu de Parlement et où les partis politiques sont interdits. Ainsi a-t-on vu le prince Mohammed ben Salmane prendre la présidence du Conseil pour les Affaires économiques et le Développement, imposer une nouvelle direction au Ben Laden Group et s’emparer de l’Aramco. Chaque fois, il s’agit pour lui d’écarter ses cousins et de placer des hommes liges à la tête des grandes sociétés du royaume.


~ Mohammed ben Salmane est-il «l'homme le plus dangereux du monde»? (The Idependant via Slate)(Janvier 2016) ~

En matière de politique intérieure, le régime ne repose que sur la moitié de la population sunnite ou wahhabite, et discrimine l’autre moitié de la population. Le prince Mohammed ben Salmane a conseillé à son père de faire décapiter le cheikh Nimr Baqir al-Nimr parce qu’il avait osé le défier. En d’autres termes, l’État a condamné à mort et exécuté le principal chef de son opposition dont le seul crime est d’avoir formulé et répété le slogan : « Le despotisme est illégitime ». Le fait que ce leader ait été un cheikh chiite ne fait que renforcer le sentiment d’apartheid des non-sunnites, qui sont interdits d’éducation religieuse, et qui sont tous interdits d’entrée dans la fonction publique. Quant aux non-musulmans, soit un tiers de la population, ils ne sont pas autorisés à pratiquer leur religion et ne peuvent pas espérer recevoir la nationalité saoudienne.

Au plan international, le prince Mohammed et son père le roi Salmane mènent une politique fondée sur les tribus bédouines du royaume. Ce n’est qu’ainsi qu’il est possible de comprendre à la fois la poursuite du financement des Talibans afghans et du Courant du Futur libanais, la répression saoudienne contre la Révolution au Bahreïn, le soutien aux jihadistes en Syrie et en Irak, l’invasion du Yémen. Toujours, les Saoud soutiennent des sunnites, qu’ils considèrent comme les plus proches de leur wahhabisme d’État, non pas contre les seuls chiites duodécimans, mais d’abord contre les sunnites éclairés, puis contre toutes les autres religions (ismaéliens, zaydites, alévis, alaouites, druzes, sikhs, catholiques, orthodoxes, sabatééns, yazidis, zoroastriens, hindous, etc.). Surtout, dans tous les cas, ils soutiennent exclusivement des leaders issus des grandes tribus sunnites saoudiennes.


~ La Maison des Saoud (Chaîne Tag Télé de Nologo) ~

Au passage, on notera que l’exécution du cheikh al-Nimr suit l’annonce de la création d’une vaste Coalition anti-terroriste de 34 États autour de Riyad. Sachant que le supplicié, qui a toujours récusé l’usage de la violence, a été condamné à mort pour « terrorisme » (sic), on doit comprendre que cette Coalition est en réalité une alliance sunnite contre les autres religions. Le prince Mohammed a pris sur lui de lancer la guerre au Yémen, prétendument pour secourir le président Abd Rabbo Mansour Hadi, renversé par une alliance entre les Houthis et l’armée de l’ancien président Ali Abdallah Saleh, en réalité pour s’emparer des champs de pétrole et les exploiter avec Israël. Comme on pouvait le prévoir, la guerre tourne mal et les insurgés lancent des incursions en Arabie saoudite où l’armée se débande, abandonnant son matériel.

L’Arabie saoudite est donc le seul État au monde propriété d’un seul homme, gouverné par cet autocrate et son fils, refusant tout débat idéologique, ne tolérant aucune forme d’opposition, et n’acceptant que la vassalité tribale.Ce qui a été longtemps considéré comme des résidus du passé appelés à s’adapter au monde moderne s’est donc sclérosé jusqu’à devenir l’identité même d’un royaume anachronique. La chute de la Maison des Saoud pourrait être provoquée par la baisse des cours du pétrole. Incapable de réformer son train de vie, le royaume emprunte à tout va, de sorte que, selon les analystes financiers, il devrait tomber en faillite d’ici deux ans. La vente partielle de l’Aramco pourrait accorder une prolongation à cette agonie, mais elle se fera au prix d’une perte d’autonomie.



Pepe Escobar a écrit:
(...) Du point de vue de la Maison des Saoud, trois facteurs sont primordiaux :
• Un sentiment général d’alerte rouge, par la disparition de sa relation exclusive avec Washington, la rendant ainsi incapable de façonner la politique étrangère américaine au Moyen-Orient ;
• Ils ont été fortement impressionnés par l’opération coup de poing de contre-terrorisme menée par Moscou en Syrie ;
• Ils craignent comme la peste l’alliance actuelle entre la Russie et l’Iran s’ils n’ont aucun moyen pour l’influencer.


Cela explique pourquoi les conseillers du roi Salman ont insisté sur le fait que la Maison des Saoud a une bien meilleure chance de contrôler l’Iran sur tous les sujets (de Syraq au Yémen) si elle se forge une relation plus étroite avec Moscou. En fait, le roi Salman pourrait rencontrer Poutine avant la fin de l’année à Moscou. (...)


~ Quel est le gros marché passé entre la Russie et la Maison des Saoud (RT via LSF)(Novembre 2015) ~

La décapitation du cheikh al-Nimr aura été le caprice de trop. La chute est désormais inévitable en Arabie parce qu’il n’y a plus aucun espoir pour ceux qui y vivent. Le pays se trouvera alors précipité dans un mélange de révoltes tribales et de révolutions sociales qui sera bien plus meurtrier que les conflits proche-orientaux précédents. Loin de s’opposer à cette fin tragique, les protecteurs états-uniens du royaume l’attendent avec impatience. Ils ne cessent de célébrer la « sagesse » du prince Mohammed comme pour l’encourager à plus d’erreurs. Déjà en septembre 2001, le Comité des chefs d’état-major travaillait sur une carte de remodelage du « Moyen-Orient élargi » qui prévoyait la partition du pays en cinq États. Tandis qu’en juillet 2002, Washington envisageait la manière de se débarrasser des Saoud, lors d’une célèbre séance du Defense Policy Board. Désormais, ce n’est plus qu’une question de temps.

Thierry Meyssan a écrit:
À retenir :
- Les États-Unis sont parvenus à régler la question de la succession du roi Abdallah, mais poussent aujourd’hui l’Arabie saoudite à la faute. Leur objectif est désormais de diviser le pays en cinq.
- Le wahhabisme est religion d’État, mais les Saoud s’appuient à l’intérieur et à l’extérieur sur les seules tribus sunnites et tiennent les autres populations en apartheid.
- Le roi Salmane (80 ans) laisse l’exercice du pouvoir à l’un de ses enfants, le prince Mohammed (30 ans). Celui-ci s’est emparé des grandes sociétés du pays, a déclaré la guerre au Yémen, et vient de faire exécuter le chef de son opposition, cheikh al-Nimr



Thierry Meyssan

Source de l'article : Vers l’effondrement de l’Arabie saoudite (Réseau Voltaire)(Janvier 2016)

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Washington s'apprête-t-il à lâcher la maison des Saoud?

Message  Silver Wisdom le Ven 15 Jan - 13:34

Washington s'apprête-t-il à lâcher la maison des Saoud?

La fragile insécurité des dirigeants saoudiens a reçu un coup supplémentaire
la semaine dernière, lorsque l’establishment politique américain a ouvertement appelé
à remettre en question l’alliance historique entre les deux pays...




Karim Akouche a écrit:
(...) Il existe de flagrantes contradictions entre les agissements de l'Arabie saoudite et du Qatar et la Déclaration universelle des droits de l'homme de l'ONU, en particulier en ce qui concerne la liberté de conscience et d'expression, et le droit des femmes. La situation de celles-ci est désastreuse. La ségrégation des sexes étant de rigueur, soumises à l'autorité de leur tuteur, elles ne peuvent sortir que couvertes d'une tunique noire les isolant du reste de la société. À l'inverse du wahhabisme et du salafisme érigés là-bas en doctrine d'État, les démocraties occidentales reconnaissent l'égalité des sexes, elles ont séparé les affaires religieuses des affaires de l'État, et elles valorisent l'esprit critique et la libre pensée.

Le problème auquel nous sommes confrontés aujourd'hui est celui de la puissance démesurée acquise par des monarchies obscurantistes (l'Arabie saoudite détient, à elle seule, le cinquième des réserves de pétrole de la planète). Elles se sont enrichies grâce aux pétrodollars et profitent de la dépendance énergétique des autres nations pour leur faire accepter des idéologies contraires aux principes démocratiques et aux valeurs humanistes. (...)


~ Mettons fin aux relations toxiques des démocraties occidentales avec... (The Huffington Post du Québec)(Janvier 2016) ~

L’Arabie saoudite a été dénoncée dans les principales pages éditoriales du New York Times, du Washington Post et des principaux journaux américains pour sa « politique sectaire dangereuse » et pour son « régime dangereux ». Cet incroyable vague de condamnations a fait suite à l’exécution d’un haut dignitaire religieux chiite le week-end dernier. Le Washington Post a qualifié le fait de tuer le Cheikh Nimr Baqer al-Nimr de « mesure aussi risquée et impitoyable qu’injustifiée ». Pour l’autocratique maison des Saoud, ce rare criticisme venant des Etats-Unis va accroître son insécurité, alors que son emprise sur le pouvoir dans le royaume est déjà fragilisée.

Les Saoud ont peut-être acquis leur Etat moderne après le colonialisme britannique en 1932, mais depuis lors, c’est sur le parrainage des Etats-Unis que se sont appuyés les dirigeants autocratiques de ce royaume désertique gorgé de pétrole pour continuer à exister. Ce parrainage est à présent minutieusement surveillé en raison des tensions régionales déclenchées par l’exécution du Cheikh Nimr Baqer al-Nimr par l’Arabie saoudite. L’Iran, la puissance chiite du Moyen-Orient, a réagi à l’exécution de manière furieuse, en poussant les alliés arabes de l’Arabie saoudite, dominée par le courant sunnite, à couper leurs liens diplomatiques avec Téhéran.



Moon of Alabama a écrit:
(...) Le plus grand danger pour la famille al-Saoud qui règne en dictateur sur l’Arabie saoudite, c’est que son peuple puisse comparer son régime avec un autre système de gouvernement islamique qui a fait ses preuves. C’est le cas de la République islamique d’Iran, et sa réintégration dans le monde, après l’accord sur le nucléaire, met au grand jour la qualité de son mode de gouvernance. Cela pourrait l’idée à des gens et des érudits islamiques en Arabie Saoudite d’avoir, eux aussi, un système où tous les votes comptent et où les décisions politiques sont prises en votant. Et cela sans une famille dictatoriale et cupide et, surtout, sans renoncer à leurs valeurs islamiques fondamentales. C’est pour cela, et non à cause de la religion, que les Saoudiens combattent l’Iran depuis sa révolution en 1979 et qu’ils tenter d’endiguer son influence partout où ils peuvent. Les Al-Saoud craignent pour leur famille et leurs sinécures. (...)

~ La guerre saoudienne contre l'Iran pourrait lui revenir en pleine figure... (LGS)(Janvier 2016) ~

A Washington, l’explosion d’actions incendiaires a amené les principaux leaders d’opinion à tirer des conclusions radicales concernant l’Arabie saoudite et son rôle en tant qu’allié des Etats-Unis dans cette région vitale au plan stratégique. Dans sa partie principale éditoriale, le New York Times a ouvertement accusé les Saoudiens de « barbarie » et de commettre des « actions qui propagent de manière flagrante une haine sectaire, discréditent les efforts de stabilisation de la région et violent grossièrement les droits de l’homme ». Dans un article d’opinion du Times, Toby Craig Jones, professeur à Rutgers University, blâme les dirigeants saoudiens pour avoir « adopté le sectarisme », ajoutant que « cela doit aussi éclairer ceux qui croient que l’Arabie saoudite est une force de stabilité au Moyen Orient. Elle ne l’est pas ». L’influent chroniqueur du Washington Post, David Ignatius, a exprimé sa frustration pour l’indulgence américaine envers les dirigeants saoudiens. « Les insécurités de l’Arabie saoudite sont le moteur des conflits depuis 40 ans », a-t-il tranché. En outre, et c’est une reconnaissance brûlante par l’establishment américain, Ignatius a accusé l’élite saoudienne d’avoir « financé les fondateurs d’Al-Qaeda et les seigneurs de guerre en Syrie ».

Revenons au Times, un article analytique de David Sanger révèle un trésor au sujet de l’amitié américano-saoudite vielle de plusieurs décennies : « Les Etats-Unis ont souvent regardé dans un sens opposé ou ont émis des avertissements soigneusement calibrés dans des rapports qui traitent des droits de l’homme alors que la famille royale saoudienne a réprimé la contestation et liberté d’expression, autorisant son élite à financer les extrémistes islamiques. En échange, l’Arabie saoudite est devenue la station de remplissage la plus fiable des Etats-Unis, un fournisseur régulier de renseignements et un contrepoids précieux contre l’Iran ». Attendez ! On nous dit que les Etats-Unis ont permis à l’élite saoudienne de « financer les terroristes islamiques » dans un sordide marchandage pour ses intérêts nationaux, son approvisionnement en pétrole, principalement. C’est une chose dont la majorité de la planète suspectait depuis longtemps, mais aujourd’hui, les deux principaux quotidiens américains le disent ouvertement !



RT France a écrit:
(...) Officiellement, l'Iran n'envoie pas de soldats en Syrie, où les troupes restées fidèles au gouvernement de Bachar el-Assad luttent contre les terroristes de Daesh, qui sont également actifs sur le territoire irakien. En septembre 2015, la Russie, l’Iran, l’Irak et la Syrie ont créé un «centre d’information» conjoint, situé à Bagdad, pour combattre Daesh. S’agissant de l’Arabie saoudite, les autorités semblent plus se préoccuper de renverser le président Bachar el-Assad que de la menace terroriste dans la région. D’après certains services de renseignement, Riyad fournirait depuis 2013 des missiles à l’opposition modérée syrienne pour qu’elle combatte les troupes gouvernementales. Pourtant, en décembre dernier, l’Arabie saoudite a organisé une alliance militaire islamique antiterroriste rassemblant 34 Etats du Proche et du Moyen-Orient, ainsi que de l'Afrique mais sans l’Iran. Le but de cette coalition est de «protéger les nations contre tous les groupes et organisations terroristes, quels que soient leur religion ou leur nom». Riyad a aussi souligné que Daesh ne serait pas la seule cible. (...)

~ L’Iran et l’Arabie saoudite: les plus grands rivaux de la décennie ? Pourquoi ? (RT France)(Janvier 2016) ~

Alors que l’administration Obama n’a pas condamné publiquement l’exécution par les Saoudiens du Cheikh Nimr Baqer al-Nimr, on dit que les hauts fonctionnaires étaient très en colère contre la maison des Saoud qui a ignoré le conseil prodigué par des voies détournée de commuer la peine de mort en une autre peine. Le fait que le New York Times et le Washington Post remettent en question les relations avec le royaume démontre qu’il y a un débat sur les relations bilatérales au sommet de l’establishment politique américain. Ce que stimule l’impatience croissante de Washington à l’égard des Saoudiens, c’est que l’instabilité régionale compromet les efforts diplomatiques des Etats-Unis pour lancer un processus politique en Syrie, au moyen duquel l’administration Obama tente d’orchestrer son objectif de longue date qui est de parvenir à un changement de régime dans ce pays arabe. Les discussions politiques doivent commencer plus tard dans le mois à Genève et impliquent la participation de la Russie et de l’Iran, ainsi que celle des Saoudiens.

Il est clair que Washington souhaite que ces discussions sur la Syrie servent de cadre qui conduise à l’éventuel départ du président syrien Bachar al-Assad alors que la Russie et l’Iran soutiennent tous deux que le destin d’Assad est la prérogative du peuple syrien. Cependant, le régime saoudien « téméraire » met, de toute évidence, en péril le projet politique soigneusement cultivé par Washington, en attisant les tensions régionales et, en particulier, en contrariant l’Iran, l’allié clé de la Syrie d’Assad. Donc, est-ce que Washington s’oriente vers un réalignement fondamental à l’égard de l’Arabie saoudite ? Comme le note le New York Times : « Depuis des années, le pétrole a servi de ciment pour une relation entre deux nations qui partagent peu de valeurs communes… Aujourd’hui, avec l’augmentation de la production de pétrole américain et l’étiolement du leadership saoudien, l’interdépendance qui remonte au début des années 1930, avec les premiers investissements américains dans les champs pétroliers du royaume, le pétrole ne relie plus ces nations comme c’était le cas auparavant ». L’idée que Washington cesse de parrainer les dirigeants saoudiens est séduisante mais elle est plutôt naïve. Car un tel concept ne permet pas de comprendre le lien de dépendance profond et essentiel existant entre la puissance mondiale américaine et le régime saoudien.



Pepe Escobar a écrit:
(...) La Maison des Saoud croit qu’en attisant les flammes d’une confrontation Riyad–Téhéran, elle peut augmenter la peur dans le domaine de l’approvisionnement en pétrole, conduisant à des prix plus élevés (dont elle a besoin), tout en maintenant le Saint-Graal wahhabite consistant à garder hors du marché le pétrole iranien dont l’arrivée est imminente. Dès le début, Riyad a parié sur la possibilité de sanctions supplémentaires contre l’Iran, liées à l’énergie, au cas où Téhéran réagirait énergiquement à sa provocation de décapitation. Pourtant, les Iraniens sont trop sophistiqués pour s’affaisser suite à un grossier petit coup comme celui-là. Les négociants du golfe Persique ont confirmé que le budget 2016 de l’Arabie était basé sur un prix moyen de seulement $29 le baril, comme évoqué pour la première fois par Jadwa Investment à Riyad. (...) On peut dire, sans se tromper, que la stratégie de bas prix du pétrole, ourdie par la Maison des Saoud, a été un lent mouvement de hara-kiri wahhabite depuis le début (ce qui, soit dit en passant, n’est sûrement pas une mauvaise chose). Le budget de la Maison des Saoud s’est effondré. Riyad finance une guerre très chère et perdue d’avance contre le Yémen, elle entretient aussi la militarisation de toutes sortes de salafistes-djihadistes en Syrie, et dépense des fortunes pour protéger al-Sisi, en Égypte, contre toute offensive possible de Daech (État islamique) et / ou des Frères musulmans. Comme si cela ne suffisait pas, la succession chez eux est un gâchis royal, avec le commandant en chef du roi Salman, Mohammad bin Salman, âgé de trente ans, qui exhibe bruyamment sur une base quotidienne un mélange toxique d’arrogance et d’incompétence.

~ Une extraordinaire course contre la montre... (Russia Insider via LSF)(Janvier 2016) ~

Sur la question du pétrole, ce plus que le simple approvisionnement de ce liquide noir. Le plus important, c’est le système des pétrodollars sur lequel fonctionne le marché mondial du pétrole. Lorsque le président des Etats-Unis Franklin D. Roosevelt a tenu son sommet marquant avec le fondateur de la monarchie saoudienne, Ibn Saud, au début de 1945, les deux dirigeants ont institué l’arrangement « pétrodollar », en vertu duquel celui qui allait devenir le premier producteur mondial d’or noir vendrait sa matière première uniquement en dollars américains uniquement, et ce, à perpétuité. Pendant les sept décennies qui ont suivi, l’Arabie saoudite et les autres pétromonarchies arabo-sunnites du Golfe ont aidé à maintenir le système des pétrodollars. Sans ce système, la monnaie des Etats-Unis aurait cessé d’être la monnaie de réserve mondiale. Sans ce statut, les Etats-Unis se seraient effondrés et auraient fait faillite.

Bien que la position de l’Arabie saoudite en tant que fournisseur de pétrole des Etats-Unis puisse être devenue moins importante dans les dernières années, ce royaume ainsi que les autres émirats pétroliers du Golfe sont malgré tout vitaux pour appuyer le système des pétrodollars. Si on imagine que l’Arabie saoudite avaient commercé en Yuan chinois ou en euros, cela aurait ruiné le dollar. Pour résumer, les Etats-Unis doivent leur survie économique et financière aux Saoudiens. Un autre facteur vital est la vente d’armes. Au cours de la seule année dernière, les Etats-Unis ont retiré quelque 20 milliards de dollars de leurs ventes d’armes à l’Arabie saoudite, soit près de 12,5% de l’ensemble de leurs exportations d’armement. Peut-être, au-dessus de tout se trouve le principe de « Deterring Democracy » (empêcher la démocratie) selon la formule inventée par l’écrivain américain Noam Chomsky : malgré le prétendu soutien des Etats-Unis aux valeurs démocratiques et aux droits de l’homme, en réalité, la politique étrangère américaine contribue à réprimer la démocratie, afin de faire en sorte que le monde « ne puisse pas présenter de danger » pour le capital américain et l’exploration des ressources naturelles. Washington a ainsi fermé les yeux sur le despotisme saoudien au cours des sept dernières décennies, car il comptait sur l’Arabie saoudite pour réprimer tous les mouvements démocratiques au Moyen Orient riche en pétrole. Ainsi, la maison des Saoud est l'autre face de la pièce de monnaie américaine sur laquelle figure le régime sioniste en Israël. Les deux sont essentiels à l’hégémonie américaine.

La classe dirigeante des Etats-Unis est peut-être contrariée par la despotique Maison des Souad pour avoir attisé les tensions régionales et en particulier, pour avoir jeté du sable dans les rouages de son programme politique de changement de régime en Syrie. Mais les relations avec le régime saoudien absolutiste qui procède par décapitation, signifient que les Etats-Unis ne pourront jamais se permettre de jeter le manche après la cognée.

Finian Cunningham

~ Traduction de RT France ~

Source originale de l'article :
Saudi Execution Sword Takes Swipe at Washington (Information Clearing House)(Janvier 2016)

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La communauté internationale réagit aux crimes de Riyad au Yémen...

Message  Silver Wisdom le Mer 3 Fév - 14:34

La communauté internationale
réagit aux crimes de Riyad au Yémen...


« Mieux veut tard que jamais » a dit un homme sage…
Dans le cas du Yémen, « tard » s’est transformé en une campagne militaire punitive
longue de 10 mois, menée par l’Arabie saoudite au nom de la légitimité politique
et de la supériorité hégémonique...




Vanessa Beeley a écrit:
(...) La preuve suivante est le témoignage, posté sur sa page Facebook, d’un citoyen yéménite obligé de fuir son pays avant le blocus. Un blocus qui aujourd’hui condamne des gens affamés, privés d’eau et terrifiés à n’avoir même pas la possibilité de s’enfuir quelque part ou de se mettre à l’abri sous la pluie de destructions et de mort qui leur tombe dessus, depuis un ciel infesté d’avions saoudiens. « Les images horribles en provenance du Yémen ont choqué le monde entier, et pourtant l’Arabie saoudite et ses alliés avaient seulement intensifié leurs raids aériens. Maintenant ils ciblent les civils dans leurs maisons, en plein centre de Sanaa, une ville où vivent plus de 3 millions de Yéménites. Quand donc le monde sera-t-il solidaire du peuple du Yémen ? Comment les gens peuvent-ils dormir la conscience tranquille… sachant que des femmes et des enfants sont massacrés dans leur sommeil, enterrés sont les décombres de leurs maisons? C’est à Sanaa… Ces victimes sont des enfants… Des enfants comme ceux que vous aimez et sur lesquels vous veillez. Nous vous en supplions, mettez fin au silence du monde sur le génocide des civils yéménites innocents, dont le seul crime est de chercher une vie meilleure. » (...)

~ L’invincibilité des troupes émiraties a du plomb dans l’aile (Yémen)... (FYI)(Septembre 2015) ~

Voué à la destruction en mars 2015 par l’hostilité de l’Arabie saoudite, le Yémen a souffert et s’est effondré sous le poids de la guerre qui a systématiquement cherché l’annihilation pour mieux élever la maison des Saoud comme le maître impérial de l’Arabie du Sud. Et pendant que la guerre au Yémen a été vendue aux médias comme une grande bataille contre le despotisme des Houthis, ce groupe tribal, qualifié de faction dissidente pour avoir osé imaginer qu’il pourrait défendre la volonté populaire contre celle de l’oligarchie auto-proclamée sponsorisée par les Saoudiens ; c’est évident que cette lutte opposant le magnat pétrolier qu’est l’Arabie saoudite à un Yémen appauvri a toujours été celle du contrôle et du féodalisme. Aujourd’hui, le Yémen est devenu le nouveau Spartacus qui s’oppose à l’Empire.



Rori Donaghy a écrit:
(...) Le New York Times annonçait en 2011 qu’il aurait été proposé des salaires élevés à des soldats Colombiens expérimentés pour qu’ils rejoignent une force secrète des EAU mise sur pied en réponse aux soulèvements du Printemps arabe. Nous ne savons pas si les Colombiens combattant au Yémen sont liés à la Garde présidentielle. Toutefois, la force secrète créée en 2011 et la Garde dépendent directement de Mohammed bin Zayed. De nombreux rapports font référence à des Colombiens comme étant employés de Blackwater, une société militaire américaine controversée dont les gardes ont tué 17 civils irakiens à Baghdad en 2007. Cependant, comme l’a écrit Brian Whitaker, ancien rédacteur en chef pour la section Moyen-Orient du Guardian, une société appelée Reflex Responses a mis sur pied cette force des EAU. Reflex Responses, également connue sous le nom de R2, a nié qu’Erik Prince, ancien dirigeant de Blackwater, soit derrière leur entreprise. (...)

~ Qui sont les mercenaires à la tête des forces des Émirats arabes unis au Yémen ? (Middle East Eye)(Décembre 2015) ~

Après dix mois de bombardements incessants, de tueries, de raids, d’attaques par drones sans oublier le blocus inhumain à l’encontre de la population chiite du Yémen, un panel d’experts des Nations unies a finalement reconnu en janvier l’odeur nauséabonde des crimes de guerre de l’Arabie saoudite, appelant le Conseil de sécurité de l’ONU à « enquêter sur les violations du droit humanitaire international et des droits de l’Homme au Yémen par toutes les parties prenantes et identifier les auteurs de telles violations ». On lit dans le rapport que « les enquêteurs ont certifié que la coalition a menée des frappes aériennes visant des civils et des cibles civiles, en violation du droit humanitaire international, y compris des camps de personnes déplacées et de réfugiés ; des rassemblement de civils, y compris des mariages ; des voitures civiles, y compris des bus ; des zones résidentielles; des établissement médicaux ; des écoles, des mosquées ; des marchés ; des usines et des entrepôts de stockage d’aliments, et d’autres infrastructures civiles essentielles tel que l’aéroport de Sanaa, le port de Hudaydah et des axes routiers. »

Bien que ce rapport offre peu de surprises, les responsables occidentaux peuvent difficilement prétendre qu’ils n’étaient pas au courant, alors qu’en effet, leurs armes, leurs services de renseignement, leurs experts qui ont équipé le Royaume contre un Yémen exsangue, la démarche en elle-même représente un changement radical de stratégie politique vis-à-vis de l’Arabie saoudite wahhabite. Riyad cesse d’être le chouchou intouchable des capitales occidentales, on lui a annoncé en janvier que son immunité n’est pas éternelle. Permettez-moi d’être claire sur ce point, c’est extrêmement improbable, pour ne pas dire impossible, que le Conseil de sécurité de l’ONU fasse plus que des remontrances symboliques à Al Saoud, malgré les horreurs de son engagement militaire au Yémen. Rappelons-nous que la reconnaissante totale de leur faute entrainerait les protégés de la Grande-Bretagne et des Etats-Unis à répondre devant la Justice. A la fois Londres et Washington ont fourni de l’assistance militaire à Riyad, au point qu’une grande partie du sang versé sous l’impulsion du Royaume tache aussi les mains du Premier ministre britannique David Cameron et du président des Etats-Unis Barack Obama.



Daniel D. a écrit:
(...) Déjà en mai, on a appris que les Saoudiens avaient mis en action au Yémen des bombes à sous-munitions – aussi appelées Cluster-bombs –. Les bombes à sous-munitions contiennent des centaines de particules explosives de munition, qui sont dispersées sur une surface étendue. La raison pour laquelle elles sont tellement dangereuses, c’est que toutes les particules de munition n’explosent pas tout de suite, mais qu’elles peuvent rester explosives encore des dizaines d’années, si bien que d’autres explosions seront possibles à tout moment. 116 pays du monde ont signé une convention internationale pour refuser les bombes à sous-munitions. Les Etats-Unis, plusieurs membres de la coalition dirigée par les Saoudiens et le Yémen n’y participent pas. 98% des victimes des bombes à sous-munitions au Yémen sont des civils, dont beaucoup d’enfants, atteste Human Rights Watch. Son directeur Steve Goose, qui est responsable de la recherche des armes, a insisté, je cite : « L’Arabie Saoudite et d’autres membres de la coalition, ainsi que leurs financiers, les Etats-Unis, contournent le standard global, qui interdit la munition de dispersion, parce qu’elle représente un danger à long terme pour les civils. »

Amnesty International a donné des preuves bouleversantes de crimes de guerre commis au Yémen par les troupes saoudiennes, qui sont soutenues par les Etats-Unis ; et elle réclame des enquêtes indépendantes et l’arrêt des livraisons d’armes. Friedhelm Klinkhammer et Volker Bräutigam ont écrit à ce sujet, je cite : « On peut partir du principe que dans le rapport d’Amnesty International il ne s’agit pas de propagande, mais de preuves de crimes d’une dimension telle que même une organisation proche de l’administration américaine comme l’est Amnesty International ne pouvait que les dénoncer. » (...)


~ Yémen : L’Occident accusé d’aide au génocide (Réseau International)(Janvier 2016) ~

Après tout, l’Arabie saoudite reste le plus grand acheteur d’armes du Royaume-Uni et des Etats-Unis et si Riyad était en mesure de larguer des bombes à sous-munitions sur des civils qui ne se doutaient de rien, c’est seulement parce que les Etats-Unis ont satisfait leurs exigences. Par ailleurs, plus tôt ce mois-ci, le Royaume-Uni a confirmé que les forces britanniques ont été dans le centre de commandement et de contrôle de l’Arabie saoudite des frappes sur le Yémen. De telles implications et les répercussions qui en découlent impliquent que la responsabilité de Riyad sera finalement étouffée. Pire encore, c’est grâce à la soumission silencieuse des Nations unies due au chantage financier d’Al Saoud au sujet des donations à leurs agences que le Yémen a été mis sous blocus humanitaire et que son peuple a été affamé de la sorte. Vice News a annoncé en juin 2015 que les autorités d’Arabie saoudite ont fait pression sur les fonctionnaires de l’ONU pour saboter des convois humanitaires, en menaçant de fermer le chéquier du royaume si les agences de l’ONU ne se pliaient pas aux requêtes de Riyad.

Lorsqu’il s’agit du Yémen, peu de grandes puissances peuvent revendiquer de grands principes moraux, parce que la plupart ont participé de manière très active à l’assassinat de gens, au nom du profit, de l’intérêt et de l’hégémonie géopolitique. Mais, encore une fois, cela n’a rien de surprenant. Je doute que quiconque soit dupe face à une telle naïveté politique, la tendance des leaders mondiaux à commettre des crimes abominables au nom de l’insaisissable « idéal démocratique » devrait depuis longtemps avoir balayé une telle suffisance enfantine. Plutôt que nous demander dans quelle mesure Riyad sera tenu pour responsable, essayons de traduire ce qu’un tel changement politique implique sur le long terme, en d’autre mots : pourquoi la communauté internationale pointe soudain du doigt Al Saoud ? Pourquoi maintenant, et selon quel agenda, puisque la connaissance de la situation n’a jamais était le problème ?


~ « Les Saoudiens hors de contrôle, il faut les arrêter » (Hooshang Amirahmadi, RT France)(Janvier 2016) ~

Voici une hypothèse probable : l’Arabie saoudite devient un vrai boulet politique, étant donné la nouvelle tendance du Royaume à dépasser les frontières politiques en agissant comme un enfant rebelle face à ses tuteurs occidentaux. Le lobbying de Riyad aux Etats-Unis n’a par exemple pas échappés aux autorités, en provoquant un certain malaise. Si les milliards d’Al Saoud lui ont permis de s’acheter un certain crédit politique, les puissances occidentales ne sont pas tout à fait intéressées de devenir les serviteurs de Riyad. Un autre point à considérer avec attention est le retour de l’Iran sur la scène internationale. Superpuissance en devenir, l’Iran est aussi la réponse à l’un des plus grands casse-têtes pétroliers des Etats-Unis, la dépendance au pétrole, ou plutôt la dépendance au pétrole saoudien. Les Etats-Unis et la plupart des capitales occidentales restent piégées par leur soif de pétrole saoudien, ce qui les oblige à tolérer les caprices politiques de Riyad, les grandes réserves de pétrole de l’Iran offrant la promesse d’une émancipation. Selon le ministère du pétrole iranien, les réserves naturelles avérées de gaz de l’Iran sont de l’ordre de 29 600 milliards de mètres cubes soit près de 15,8% des réserves totales mondiales, dont 33% de gaz associé et 67% de gaz non-associé. L’Iran possède la deuxième plus grande réserve du monde après la Russie, et se classe en quatrième position par rapport à ses réserves. De toute évidence, l’Iran est un géant du pétrole et du gaz, un titan qui pourrait bientôt éclipser et surpasser l’Arabie saoudite.

Si le soudain réveil des experts de l’ONU n’offre rien de plus qu’une posture politique, le message que leur déclaration porte contre le régime despotique de Riyad ne peut être ignoré. e dirais que ce changement est dû à la résistance du Yémen face à l’impérialisme. Si ce n’était pour cette Résistance obstinée et déterminée face aux pressions, le monde n’aurait jamais été forcé de reconnaître la brutalité de l’absolutisme théocratique d’Al Saoud. Si le Yémen avait tremblé face à la coalition militaire saoudienne, le temps n’aurait pas permis à une autre voie politique et économique d’être forgée.

Catherine Shakdam

Source de l'article :
Une posture politique ? La communauté internationale réagit aux crimes de Riyad au Yémen (RT France)(Janvier 2016)

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Re: La chute du royaume des Saoud est devenue inévitable...

Message  Silver Wisdom le Jeu 13 Oct - 12:30

Pour la première fois,
l’Arabie Saoudite sous les feux des dirigeants Sunnites et Chiites...


« For the first time,
Saudi Arabia is being attacked by both Sunni and Shia leaders »
est un article du journaliste britannique Robert Fisk,
paru le 22 septembre dans The Independent. Débriefing...




Al Manar a écrit:
(...) Depuis 1932 (la proclamation du Royaume d'Arabie Saoudite après le contrôle de l'ensemble du territoire de Najd et Hedjaz), le monde islamique est désormais ouvert devant  l'expansion du wahhabisme-saoudien. L’Arabie a utilisé le  "wahhabisme" comme arme pour renforcer son influence dans le monde musulman.  Grâce à ses pétrodollars, elle  a construit une multitude d'écoles religieuses  et de mosquées dans le monde entier, afin de convertir le plus grand nombre de musulmans au wahhabisme-takfiriste. Dans cet ordre idées, on comprend la colère de l'Arabie à l'égard de ce congrès islamique, qui a en quelques heures, réduit à néant des décennies d'efforts pour s'accaparer du monde islamique. (...)

~ Le wahhabisme exclu du Sunnisme lors du congrès de Grozny (AlManar)(Septembre 2016) ~

L’attaque ne vient pas des leaders chiites traditionnellement hostiles à l’Arabie saoudite, pas même de l’Ayatollah Ali Khamenei, le leader de la révolution islamique d’Iran, mais de quelques deux cent prélats sunnites réunis en conclave les 25 et 26 août dernier, au premier Congrès islamique de Grozny, capitale de la Tchétchénie. Cette conférence s’est tenue en présence de l’ex-recteur de l’université d’Al-Azhar d’Egypte, la plus haute autorité de l’islam sunnite au monde. Elle a exclu le wahhabisme salafiste de la définition du sunnisme, voire du cadre de la communauté sunnite. L’Arabie saoudite, grande prêtresse du camp sunnite, berceau du pèlerinage de la Mecque, y a été désignée par ses propres coreligionnaires comme « dangereuse déviante » à la confession sunnite. « Il était temps que cette doctrine criminelle du wahhabisme soit rejetée de la oumma, de la jama’a etant donné le mal qu’elle produit sur terre, en massacrant des centaines de milliers de musulmans », rappelle Pierrick Tillet, dans une chronique du Yéti.



Neilla Free mind a écrit:
(...) Grâce à un ouvrage turque, Mir'at al-Haramain, par Ayyub Sabri Pasha entre 1933-1938, il a été mentionné qu'un espion britannique du nom de Hempher était responsable de l'élaboration des principes extrémistes du wahhabisme. La politique britannique dans ses colonies s'est souvent impliquée dans la création de sectes déviantes, afin de diviser pour mieux régner, comme ce fut le cas avec la secte déviante de l'islam, la Ahmadiyya, en Inde au XIXe siècle. Les détails de ce complot sont décrits dans un petit document connu sous "Les Mémoires de M. Hempher" publié par épisodes dans le journal allemand Spiegel, et plus tard dans un important journal français. Un médecin libanais traduit le document de la langue arabe. Dès lors, il a été traduit en anglais et dans d'autres langues. (...)

~ Les Mondialistes ont créé le terrorisme wahhabite pour détruire l'Islam et justifier un État mondial (Fourberie)(Juin 2016) ~

Dans son article, Robert Fisk souligne que la conférence de Grozny qui n’a retenu l’attention d’aucun grand média international, a donné le signal de l’avènement d’une tragédie encore plus répugnante que celle que traverse la Syrie. Dans leur déclaration finale, approuvée au passage par le président russe Vladimir Poutine, les leaders sunnites ont tacitement qualifié le régime de Riyad de takfiriste. L’anathème a laissé les autorités saoudiennes complètement interloquées, d’autant que ces dernières ont déversé des millions de dollars pour assurer leur mainmise sur des milliers de mosquées, d’écoles et de religieux sunnites à travers le monde. « Le monde est prêt à nous brûler ! », s’est écrié, abasourdi, l’imam de la mosquée du roi Khaled ben Abdelaziz Al Saoud à Ryad, en apprenant la sentence sans appel de ses coreligionnaires.


~ Trois manières dont l’Arabie saoudite porte atteinte aux droits humains... (Amnesty International)(Juin 2016) ~

Hervé Gardette a écrit:
(...) En Arabie Saoudite, les droits humains sont régulièrement bafoués. Exécutions arbitraires, tortures, discriminations religieuses, répression contre les dissidents : gare à celles et ceux qui ne respectent pas la loi saoudienne. Loi islamique (cela va de soi), qui se caractérise par son haut niveau d’intolérance. C’est cette vision de l’Islam, le salafisme, qui alimente, avec des nuances bien sûr, des groupes comme Daech. (...)



~ L'Arabie Saoudite est-elle infréquentable ? (Du Grain à Moudre, France Culture)(Septembre 2016) ~



Daech, al-Qaïda et les talibans sont les factions étrangères, affiliées au wahhabisme hors de l’Arabie saoudite et du Qatar, écrit R. Fisk. Il fait aussi référence à un numéro du quotidien libanais Al Akhbar citant le ministère saoudien de la Santé qui avait annoncé que ces quatorze dernières années, le nombre des pèlerins ayant trouvé la mort lors des cérémonies du Hadj avoisinait les 90 000. Chiffre démenti par les autorités saoudiennes mais confirmé par l’Iran qui pleure encore la disparition de centaines de ses pèlerins à Mina en 2015. Par ailleurs, Fisk évoque les récentes déclarations de l’Ayatollah Khamenei qui avait sévèrement fustigé les Saoudiens. Au Congrès sur les préparatifs du Hadj 2016, le leader iranien les avait considérés de « piteux criminels » qui avaient jeté les corps des pèlerins dans des containers. Faute de garanties et en réaction à l’incompétence des autorités saoudiennes dans la gestion des cérémonies du pèlerinage de La Mecque, les Iraniens ont boycotté le Hadj de cette année.

Le journaliste britannique s’étonne du fait que pour la première fois, l’Arabie saoudite ait été réprimandée aussi bien par les leaders sunnites que les leaders chiites. Alors que, suite au coup d’Etat d’Abdel Fattah al-Sissi en Egypte, Riyad a dépensé des millions de dollars pour relancer l’économie de ce pays, la présence d’une personnalité comme celle d’Ahmad el-Tayeb, l’ancien recteur de l’université d’Al-Azhar, au Congrès de Grozny, porte un coup dur et irréversible au régime saoudien.

Sara Saïdi B.

Source de l'article :
Pour la première fois, l’Arabie saoudite sous les feux des dirigeants sunnites et chiites (Press TV)(Septembre 2016) via Les Brindherbes

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