La deuxième vague de la crise financière mondiale est juste au coin de la rue...

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La deuxième vague de la crise financière mondiale est juste au coin de la rue...

Message  Silver Wisdom le Ven 13 Mar - 9:50

La deuxième vague de la crise financière mondiale
est juste au coin de la rue...


L’examen par la Banque des règlements internationaux intitulé
"Global Liquidity: selected indicators" complète et précise l’image de la dette globale
présentée dans le rapport "Debt and (not much) deleveraging" publié par le cabinet de conseil McKinsey...




Bill Gross a écrit:
"Au cours des 20 ou 30 dernières années, le crédit s’est développé à de tels extrêmes, dans le monde entier, que les niveaux de dette et la capacité à rembourser cette dette sont en danger… Pourquoi le super-cycle de la dette ne continue-t-il pas de se développer ? Parce qu’il y a des limites".

~ De la Fed à la BCE… de la déflation à l’hyperinflation (Bill Bonner, La Chronique Agora) ~

Les conclusions des deux documents concordent: la dette mondiale croît et, selon de nombreux paramètres, la situation de la dette mondiale d’aujourd’hui est comparable à celle qui régnait à la veille de la crise financière de 2007-2009, ou même pire. Cela signifie que la deuxième vague de la crise financière pourrait frapper l’économie mondiale à tout moment. Les auteurs de l’analyse de la BRI ont concentré leur attention sur la partie des dettes générées par les transactions transfrontalières des banques dans l’octroi de crédits et de prêts. Les opérations de crédit interbancaires sont restées hors de la portée de l’examen en raison de leur spécificité et de leur grande complexité comptable. Les auteurs du rapport font référence à des crédits bancaires et à des prêts octroyés à des non-résidents comme transactions offshore. Selon la BRI, le montant total des crédits et des prêts consentis par les banques américaines à tous les types d’organisations non bancaires à l’automne 2014 atteignait près de $50 trillions  (le 1er octobre 2014 environ 49 trillions). En outre, les résidents américains ont représenté près de $40 trillions et les non-résidents (crédits et prêts offshore) environ $9 trillions. Le montant total des crédits et des prêts consentis par les banques dans la zone euro est estimé à $35 trillions, avec des crédits et des prêts offshore représentant près de $2 trillions. Enfin, le montant total des crédits et des prêts accordés par les banques du Japon a été estimé à $18 trillions, avec une proportion relativement insignifiante de crédits et de prêts offshore. Le volume des crédits et des prêts consentis par les banques chinoises est également impressionnant, puisqu’il s’est monté à plus de $16 trillions, tandis que la proportion des transactions offshore était négligeable.


~ Les systèmes bancaires offshores (Banque Offshore) ~

Le 1er octobre 2014, le montant total des crédits et des prêts émis par les banques aux États-Unis, en zone euro et au Japon à des organismes non bancaires était de $102 trillions, tandis que les crédits et les prêts offshore ont représenté un peu plus de $11 trillions de dollars. Il s’avère que la part du lion des crédits offshore et les prêts consentis par les banques dans les pays des milliardaires dorés (golden billion) revient aux banques américaines. Ce n’est pas surprenant. Après tout, depuis le début de cette décennie, les pays de l’UE ont vécu une crise de la dette, et la plupart des ressources des banques européennes ont été consacrées à résoudre les problèmes que cela entraîne. Le Japon poursuit traditionnellement une politique de crédit nationaliste, où le gouvernement n’encourage pas les activités de prêt de ses banques à l’offshore au lieu de diriger leurs ressources vers le développement économique national. Regardons de plus près les activités offshore des banques américaines en ce qui concerne les crédits et les prêts. Le 1er octobre 2014, les crédits et les prêts des banques américaines à des organisations non bancaires dans d’autres pays se sont élevés à $9.2 trillions. Incidemment, c’est 50% de plus qu’à la veille de la crise financière de 2007-2009. La croissance du volume des crédits et des prêts transfrontaliers consentis par les banques américaines sur un an (2013-2014) est assez impressionnant: près de $2 trillions en termes absolus, et 26% en termes relatifs.



Grégoire Fleurot a écrit:
(...) Un trust offshore est une structure juridique de gestion d’actifs basée dans un pays étranger, le plus souvent un paradis fiscal. La personne qui crée le trust transfère des capitaux au trust et identifie un fiduciaire («trustee» en anglais), qui va gérer les capitaux selon l’accord passé, et un bénéficiaire, qui peut inclure la personne qui a créé le trust. Cette opération permet de détacher légalement les capitaux transférés de la personne qui a créé le trust. Un trust peut notamment être utilisé pour protéger un patrimoine contre les jugements étrangers ou les ordonnances d’un tribunal ou encore effectuer une succession peu coûteuse. Il existe de nombreux types de trusts offshore, qui peuvent contenir des espèces, des biens immobiliers, un commerce, des investissements ou encore des polices d’assurances. (...)

~ Le guide des paradis fiscaux (Slate) ~

Le volume des prêts bancaires a augmenté dans une plus grande proportion par rapport aux crédits, et c’est compréhensible. Les opérations de placement (et l’achat d’obligations de sociétés est classé comme un investissement), compte tenu du fait que les autorités réglementaires n’ont pas autant de contrôle sur elles, assurent une meilleure rentabilité que les transactions de crédit. La plus grande part de la croissance s’explique par des prêts à des organisations financières étrangères non bancaires, à savoir les fonds d’investissement, les compagnies d’assurance, les fonds de pension, etc. Les taux de croissance élevé des transactions à offshore effectuées par les banques américaines ne sont pas surprenants non plus. Au plus fort de la crise financière, des programmes dits d’assouplissement quantitatif (QE) ont commencé à être mis en œuvre aux États-Unis, ce qui a augmenté considérablement la quantité de dollars émis par la Réserve fédérale américaine. Le troisième programme QE a été lancé en septembre 2012, et prévoyait l’achat par la Réserve fédérale de $45 milliards de titres du Trésor et de $40 milliards de titres adossés à des créances immobilières. À la fin du mois d’octobre 2014, la Réserve fédérale a annoncé que les objectifs du programme QE avaient été atteints (il y avait une amélioration notable de la situation économique de l’Amérique) et que l’imprimerie allait réduire sa production. Alors que les actifs de la Réserve fédérale atteignaient $0,9 trillions la veille de la crise mondiale (2007), vers octobre 2014, ils avaient déjà atteint $4,5 trillions. Autrement dit, ils avaient été multipliés par cinq. Ces émissions d’actifs par les banques fédérales de réserve ont créé les conditions d’une augmentation de la masse monétaire par les banques commerciales américaines qui sont membres de la Réserve fédérale (plusieurs milliers de banques). Comme mentionné précédemment, selon la BRI, le montant total des crédits et des prêts consentis par les banques américaines a atteint $50 trillions à l’automne 2014 (à l’exclusion des opérations sur le marché interbancaire, c’est-à-dire sans crédits et prêts à d’autres banques). Près d’un cinquième de ces crédits et de ces prêts ont été attribués hors des Etats-Unis.

Crédits et prêts à l’étranger représentent une activité très rentable pour les banques américaines, puisque les taux d’intérêt sur les transactions transfrontalières sont nettement plus élevés que les taux des transactions sur le marché intérieur américain. Le taux de base de la Réserve fédéral a été maintenu entre 0% et 0,25% des dernières années. Pour comparer, les entreprises et les organisations russes ont pris des crédits et des prêts auprès des banques américaines à des taux bas (entre guillemets) de 5% à 7%. Ces taux n’étaient bas que par comparaison avec les taux usuraires des banques commerciales russes, qui n’ont pas accès à l’argent bon marché à l’étranger. Mais par rapport aux taux d’intérêt nominaux sur le marché américain, les affaires des banques américaines en Russie étaient extrêmement lucratives. Dans l’ensemble, il y avait une tendance au cours des programmes du QE de transférer des capitaux des États-Unis vers d’autres pays à travers le monde, y compris ceux de la périphérie de l’économie mondiale, où la pénurie de capitaux était palpable et les marges de profit plus élevées. L’année dernière, cependant, quand il est apparu que le troisième programme QE était progressivement supprimé, on a pu observer que les flux de capitaux faisaient demi-tour. En particulier, une sortie nette de capitaux a été enregistrée dans tous les pays des BRICS qui, en quelques années, avaient réussi à devenir accros à l’argent bon marché des États-Unis. Selon la Banque de Russie, la fuite des capitaux de Russie s’est élevée à $151,5 milliards (une fuite de capitaux aussi importante a été beaucoup aidée par les sanctions économiques de l’Occident, le jeu des agences de notation concernant la rétrogradation de la Russie, etc. ). Tous les acteurs des marchés financiers s’attendent à une hausse des taux d’intérêts de la Réserve fédérale et du taux de rendement sur les titres de la dette, principalement les obligations du Trésor américain. La Réserve fédérale n’a toujours pas augmenté son taux de base (0,25%), mais prévoit de le faire au début de l’été. Les acteurs du marché se préparent à cet événement, mais il est lourd de conséquences graves. C’est aussi la conclusion à laquelle arrivent les auteurs de l’analyse de la BRI.



Virginie Montet (AFP) a écrit:
(...) Mme Yellen a insisté sur le fait que cela ne signifiera pas que la Fed augmentera « nécessairement » les taux au cours des prochaines réunions après avoir modifié son indication d'orientation monétaire. Les taux d'intérêt sont maintenus proches de zéro depuis fin 2008. Une hausse initiale serait la première en près d'une décennie. (...) Évoquant la conjoncture à l'étranger, Mme Yellen a reconnu que le ralentissement de la croissance en Chine et la faible reprise assortie d'une inflation « très faible » en Europe pouvaient « poser des risques » pour la croissance américaine. Mais il n'est pas exclu, a-t-elle ajouté, qu'en zone euro l'activité économique réponde « mieux que prévu » au stimulus monétaire apporté par la Banque centrale européenne (BCE). (...)

~ Yellen veut voir la reprise s'affirmer avant de relever les taux (La Presse.ca) ~

Tout d’abord, le taux de change du dollar américain par rapport à d’autres devises a augmenté. Les entreprises non américaines et les organisations qui ont accumulé d’importants prêts et des crédits en dollars connaîtront (et connaissent déjà) des difficultés à assurer le service de leur dette et à rembourser leurs obligations libellées dans la monnaie des États-Unis. Deuxièmement, de nombreux prêts et crédits en dollars ont un taux d’intérêt variable. Par conséquent, on peut s’attendre à ce que la charge des emprunteurs pour assurer le service de ces dettes devienne plus lourde. Troisièmement, les fuites de capitaux vers les États-Unis vont augmenter, ce qui conduira à la détérioration de la situation économique dans les pays de la périphérie du capitalisme mondial, à un nouvel affaiblissement des taux de change des monnaies nationales de ces pays, et à d’autres complications dans le service et le remboursement des énormes dettes en dollars.

Les pays des BRICS sont parmi ceux qui peuvent souffrir de la suppression progressive du programme QE. Un des plus grands détenteurs de la dette en crédits et en prêts accordés par les banques en dollars américains est la Chine ($ 1,1 trillions selon la BRI). D’autres pays des BRICS sont sérieusement accablés par ces dettes. Le Brésil, par exemple, doit 300 milliards de dollars aux banques des États-Unis. Le coup ne sera toutefois pas ressenti seulement par les pays à la périphérie du capitalisme mondial, mais aussi par les pays d’Europe. L’assouplissement quantitatif annoncé par la Banque centrale européenne coïncide avec la fin du programme QE aux États-Unis. Cela entraînera une baisse rapide de l’euro par rapport au dollar américain et augmentera les fuites de capitaux. Le programme d’assouplissement quantitatif de la BCE pourrait conduire à une nouvelle escalade de la crise de la dette européenne. D’une manière générale, il est difficile de penser à un plus mauvais moment pour lancer le QE de la BCE, alors que certains pensent que cela n’a pas été fait dans l’intérêt de l’Europe, mais dans celui des États-Unis.

En même temps, il faut prendre un autre facteur en considération. L’élimination progressive des programme d’assouplissement quantitatif de la Réserve fédérale et de l’appréciation de la monnaie pourraient interrompre la tendance assez instable à la reprise du secteur réel de l’économie américaine. Même maintenant, la hausse du taux de change du dollar sape les positions déjà faibles des exportateurs américains. L’ancien chef de la Réserve fédérale, Alan Greenspan, note que l’économie américaine réelle se remet beaucoup plus lentement que le marché financier. Il y a un déséquilibre du développement qui pourrait se traduire par l’apparition d’une énorme bulle financière, que les banques et autres fonds américains, ainsi que des investisseurs à travers le monde, se chargeraient de gonfler. Actuellement, tout cela rappelle beaucoup la situation à la veille de la crise financière mondiale de 2007-2009.

Valentin Katasonov

~ Traduit par Diane, relu par jj pour le Saker Francophone ~

Source originale de l'article :
The Second Wave of the Global Financial Crisis Is Just around the Corner (Strategic Culture Foundation)

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Les avertissements sont de plus en plus nombreux qu’une nouvelle catastrophe financière se prépare...

Message  Silver Wisdom le Jeu 26 Mar - 13:32

Les avertissements sont de plus en plus nombreux
qu’une nouvelle catastrophe financière se prépare...


Les marchés financiers mondiaux se dirigent vers un nouveau krach
dont les conséquences seront encore plus graves que celles causées
par l’effondrement de septembre 2008...





Bill Bonner a écrit:
(...) A présent, les profits chutent. Les ventes sont moroses. La croissance est paresseuse, les Etats-Unis risquant d’entrer en récession plus tard dans l’année. Et puis des krachs et des marchés baissiers, ça arrive ; pourquoi pas maintenant ?  Lorsque la prochaine crise arrivera, les Etats-Unis auront le choix. Soit la Fed pourra admettre que ses politiques n’ont pas fonctionné, les éliminer, ramener les taux à la normale et laisser le marché faire le ménage. Ou bien elle peut emboîter le pas aux Européens et aux Japonais et mettre en place des interventions plus agressives, y compris un QE massif et des rachats directs d’actions. Il y a peu de doutes sur ce que la Fed choisira. Elle s’enfoncera plus avant au coeur de ces ténèbres. En fait, nous pensons que les banques centrales et les gouvernements ont désormais révélé toute la folie de leurs intentions. Enfin, peut-être pas l’intégralité… ils n’ont pas encore largué d’argent par hélicoptère… mais ça viendra probablement. (...) Lorsqu’on dit que la banque centrale "crée" de l’argent, ce qu’elle crée en fait, c’est du crédit. A partir de rien. Et contrairement à la devise papier traditionnelle elle-même, ce crédit peut disparaître aussi rapidement et facilement qu’il est apparu. On ne peut pas le stocker. On ne peut pas le mettre dans un coffre-fort. On ne peut pas l’amener par pleines brouettées pour acheter une baguette de pain. Le crédit dépend de la confiance. Lorsqu’un système financier implose, ce qui arrive toujours lorsqu’il y a trop de dette, la machinerie de l’emprunt et du prêt tombe en panne. Plus personne ne croit pouvoir être payé un jour. Le crédit disparaîtra simplement, par milliers de milliards de dollars, du jour au lendemain. Ceci n’est pas, bien entendu, la fin du monde. Ni même le début de la fin. Mais ce sera la fin du début du monde monétaire 1971-2015. Ensuite, la fin pourra commencer…

~ Le crédit, le maillon faible des banques centrales (La Chronique Agora) ~

La classe dirigeante elle-même a lancé une suite d’avertissements sévères que la politique monétaire pratiquée actuellement avait créé des bulles financières massives aux effets dévastateurs. Dans une interview accordée au Financial Times, James Bullard, le patron de la Réserve fédérale américaine de St Louis et membre sans droit de vote du Federal Open Market Committee (FOMC), a dit que la Fed devait entamer le plus rapidement possible le processus de la normalisation des taux d’intérêt. Une poursuite des taux quasi nuls actuels alimenterait une bulle des prix des actifs qui « risque d’éclater hors de tout contrôle. » Bullard, et d’autres, signalent ce qui est maintenant devenu une évidence, à savoir que les effets conjugués de l’assouplissement quantitatif (AQ, la planche à billets) et de la baisse des taux d’intérêts par les banques centrales sont en train de causer une frénésie autour du capital-investissement et des marchés obligataires.

La semaine passée, une analyse de l’indice S&P 500 par le Bureau de la recherche financière, rattaché au Département du Trésor américain, avait conclu que le marché boursier américain se trouvait dans une situation comparable à celle observée en 1929, en 2000 et en 2007. C’est-à-dire qu’une importante récession, sinon un krach, était imminente. L’auteur qui a intitulé son rapport « Quicksilver Markets » (Marchés vif-argent), remarque: « Les marchés vif-argent peuvent passer en rien de temps du calme à la turbulence. » Les craintes se multiplient quant à une « crise de liquidités » si tous les principaux investisseurs et spéculateurs, qui opèrent selon des modèles pratiquement identiques, tentaient de sortir des actifs en même temps, pour constater ensuite qu’il n’y a pas d’acheteurs. Selon un rapport publié mardi par le Financial Times, certains gestionnaires de fonds ont averti qu’il « n’y avait pas eu d’inquiétudes aussi répandues quant à la structure des marchés des titres à revenu fixe (c’est-à-dire, des obligations) depuis l’effondrement de Lehman Brothers en septembre 2008 et le gel des marchés financiers en août 2007. » Le rapport précise que les cours des obligations avaient sensiblement augmenté car les investisseurs s’étaient « gavés » d’argent bon marché dû aux taux d’intérêt faibles des banques centrales et prévient qu’il pourrait y avoir une « crise de liquidités » s’ils se ruaient « tous ensemble vers un retrait. »



~ D’une crise à l’autre : Des subprimes à la crise mondiale (pdf, La Documentation Française) ~

La même situation s’est développée sur les marchés des obligations privées et gouvernementales qui ont fortement augmenté grâce à l’argent bon marché et ont banalisé le phénomène autrefois extrêmement rare du rendement négatif (le prix d’une action évolue dans la direction opposée à son rendement). Les rendements négatifs signifient que les investisseurs payent effectivement les gouvernements pour le privilège de leur prêter de l’argent. Le phénomène est dû à une situation où en dépit du fait que les actionnaires feraient des pertes s’ils détenaient jusqu’à leur maturité les obligations chères, ils sont tout de même en mesure de réaliser un gain en capital parce que les sorties de liquidités de la banque centrale fera grimper davantage le cours des obligations. Ils peuvent tout simplement vendre les obligations à un autre investisseur qui lui aussi s’appuie sur l’hypothèse qu’il peut en faire autant. En effet, les marchés des affaires et des obligations se sont transformés en une énorme chaîne de Ponzi où des profits pourront continuer d’être faits tant que l’argent continue d’arriver. En d’autres termes, le mode opératoire de ce qui avait débuté comme une activité criminelle aux Etats-Unis durant les années 1920 est actuellement devenu le premier principe opératoire des marchés financiers mondiaux, évalués à plusieurs milliers de milliards de dollars.

La justification officielle présentée pour ce système par ses promoteurs est que ces mesures sont nécessaires afin de stimuler la croissance économique. De telles affirmations sont réfutées à la fois par les faits et les chiffres. L’économie mondiale en général est caractérisée par des tendances déflationnistes croissantes combinées à des taux de croissance faibles ou en stagnation. Hier, on a annoncé qu’en février, en Grande-Bretagne, les prix à la consommation n’avaient pas enregistré d’augmentation pour la première fois depuis 55 ans, le signe certain d’une contraction économique. Parallèlement, un indicateur clé de l’activité manufacturière en Chine a chuté à son niveau le plus bas depuis 11 mois. Des baisses se sont produites dans les secteurs clé des nouvelles commandes, des commandes à l’exportation, de l’emploi et des prix à la production. La veille, en Europe, des prévisions de la Banque centrale européenne avaient établi que son programme d’assouplissement quantitatif, visant à injecter plus d’un millier de milliards d’euros dans les marchés financiers au cours des 18 prochains mois, n’allait pratiquement pas encourager l’emploi. Le taux de chômage restera au-dessus de 10 pour cent même après la fin du programme.




Rémi Barroux a écrit:
(...) Le chômage va continuer sa progression dans le monde dans les cinq années à venir, prévient l’Organisation internationale du travail (OIT) dans son rapport annuel, intitulé « Perspectives emploi social monde » 2015, publié mardi 20 janvier. La planète devrait compter plus de 212 millions de chômeurs à l’horizon 2019, soit onze millions de plus qu’aujourd’hui, anticipe l’organisation, qui rappelle que « plus de 61 millions d’emplois ont été perdus depuis le début de la crise mondiale, en 2008. » « La crise de l’emploi est donc loin d’être terminée », relève, dans un entretien au Monde, le directeur général de l’OIT, Guy Ryder, qui prévient : « Si nous continuons ainsi, les inégalités mondiales vont encore se creuser. » (...) Soulignant que « le redressement des finances publiques, ces dernières années, a été la priorité » dans bon nombre de pays, tout particulièrement en Europe, mais que « cela n’a pas marché », M. Ryder estime qu’« il faut se rendre à l’évidence : il est illusoire de croire que le même remède permettra de guérir la maladie. » « La prise en compte des seuls impératifs budgétaires ne marche pas, il faut un équilibre plus juste entre les objectifs financiers et les politiques de l’emploi, investir dans la formation professionnelle, les services de l’emploi », prône le dirigeant de l’OIT. (...)

~ Le monde « fabrique » toujours plus de chômeurs (Le Monde) ~

Le principal effet de l’AQ a été de stimuler les marchés obligataires européens qui ont augmenté cette année à un rythme plus élevé qu’aux Etats-Unis, alors même que le rendement économique européen reste inférieur à son niveau de 2007 et que les investissements dans l’économie réelle ont diminué de plus de 25 pour cent par rapport aux niveaux d’avant la crise. Les dictats de l’oligarchie financière relatifs à la Grèce sont l’expression consommée de ce qui est un programme mondial: l’appauvrissement et la famine forcés de secteurs de plus en plus importants de la population. Après la catastrophe de la Grande dépression des années 1930, les représentants politiques des classes dirigeantes, craignant la révolution socialiste au-dessus de tout, affirmaient pouvoir réglementer les pires effets du système de profit grâce à des mesures dites keynésiennes, basées sur les dépenses publiques, dans le but de favoriser la croissance et de garantir un retour à la « normalité. »

Durant un court laps de temps, en termes historiques, cette politique avait semblé avoir du succès. Elle reposait, cependant, sur le capitalisme américain et l’élan que ses méthodes plus productives ont fourni à l’économie mondiale en général. De nos jours, la situation est tout autre. L’économie américaine n’est plus le centre de l’expansion économique mais le siège du parasitisme mondial. La position centrale de l’économie mondiale n’est plus occupée par des entreprises comme Ford et General Motors, mais par Goldman Sachs, JPMorgan Chase et leurs homologues, tout aussi parasitaires au plan international, qui ne s’occupent pas de créer de nouvelles richesses mais de se les approprier et ce, souvent par des méthodes tout à fait criminelles.

La faillite absolue de l’ensemble du système de profit est illustrée par le débat politique ayant actuellement lieu dans les milieux financiers et économiques. Il se déroule entre ceux qui soutiennent que la politique de l’argent bon marché pratiquée par les banques centrales doit continuer, par crainte des conséquences catastrophiques, et ceux qui insistent pour dire que les robinets doivent être fermés, et le système purgé, si nécessaire grâce à des faillites et des effondrements financiers, dans le but de prévenir une catastrophe encore plus grande. Les divers défenseurs du système de profit, au sein des médias, des milieux universitaires et des organisations de la pseudo-gauche comme Syriza en Grèce, soutiennent que la perspective d’une économie mondiale planifiée est impossible et que la seule alternative est donc d’essayer de « sauver le capitalisme de lui-même. »

Nick Beams

Source de l'article :
Les avertissements sont de plus en plus nombreux qu’une nouvelle catastrophe financière se prépare (WSWS)

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Comment savoir quand votre société est au milieu d’un effondrement?

Message  Silver Wisdom le Jeu 31 Mar - 10:51

Comment savoir quand votre société
est au milieu d’un effondrement?


Qu’est-ce qu’un effondrement?
Comment le définissons-nous?
Et est-ce que la notion d’effondrement est totalement incomprise dans la conscience publique?




Pepe Escobar a écrit:
(...) Après tout, dans sa réponse à la crise, la Fed, suivie par la Banque centrale européenne (BCE) et la Banque du Japon, se sont lancées dans une frénésie d’assouplissement quantitatif (QE), transfert de milliards de dollars pour soutenir, avec l’argent des contribuables, des banques insolvables à l’époque et qui le sont toujours. Ce tsunami d’argent n’est évidemment pas resté les bras croisés, mais a été canalisé dans des escroqueries vertigineuses de maximisation du rendement, en gonflant artificiellement les cours de bourses (via le rachat par les sociétés de leurs propres actions) et en fournissant de l’argent ultra-bon marché aux investisseurs immobiliers. L’état des lieux aux États-Unis, que le Généralissime Trump décrit savamment par un laconique « rien ne fonctionne dans ce pays », énonce un taux de chômage élevé ; une croissance de l’emploi anémique (90% des nouveaux emplois sont précaires avec des salaires de misère, peu d’avantages et aucune sécurité de l’emploi) ; et une explosion des déficits. (...) La myriade de problèmes économiques qui se posent au turbo-capitalisme américain sont structurels et absolument insolubles dans le cadre du système économico-politique en place, qui est en fait un crypto-consensus incestueux entre Washington et Wall Street. Les fissures entre les Maîtres de l’Univers eux-mêmes sont proches d’apparaître avec éclat au grand jour alors que la planète s’embarque dans un changement tectonique vers un ordre économique et politique plus multipolaire centré sur l’Eurasie. (...)

~ En attente de l’ultime tempête… (Strategic Culture Foundation via Global Research)(Janvier 2016) ~

Comme la crise économique dans le monde devient de plus en plus apparente, je reçois des messages de lecteurs exprimant certaines préoccupations sur la perception publique de l’effondrement. Cela revient à dire qu’on peut se poser des questions sur le concept de l’effondrement perçu par une personne moyenne par rapport à la réalité de cet effondrement. C’est une question vitale dont j’ai parlé brièvement dans le passé, mais cela mérite une analyse plus en profondeur. C’est drôle, parce que les sceptiques qui se sont opposés à l’idée d’un effondrement des États-Unis en particulier m’ont le plus souvent rétorqué avec une question à laquelle ils pensaient que je ne pouvais ou ne voulais pas répondre : « Alors, Monsieur Smith, quand précisément cet effondrement supposé va-t-il avoir lieu? Quel jour et à quelle l’heure? » Ma réponse a toujours été : « Nous sommes au milieu d’un effondrement en ce moment; ne pouvez vous vraiment pas le voir exactement devant vos yeux sarcastiques? »

Mickael Snyder a écrit:(...) En plus de la Deutsche Bank, la liste des autres banques en Europe “trop grosses pour faire faillite” qui semblent être en très grave difficulté comprend la Commerzbank, Crédit Suisse, HSBC et BNP Paribas. A peu près toutes les grandes banques en Italie pourraient se retrouver sur cette liste, et les banques grecques ont perdu près 25 % de leur valeur sur la seule journée de lundi. L’Apocalypse arrive en Europe, et la planète entière va ressentir l’onde de choc. L’effondrement des banques en Europe fait chuter le cours des actions sur tout le continent. A ce stade, plus d’un cinquième de toute la richesse du marché boursier en Europe s’est déjà volatilisée depuis le milieu de l’année dernière. (...)

~ L’effondrement des banques dites “Too Bif to Fail” est arrivé !… (The Economic Collapse via Business Bourse)(Février 2016) ~

La raison pour laquelle ces gens sont incapables de saisir le sens de ce genre de réponse est en grande partie due aux conceptions traditionnelles populaires sur l’effondrement systémique. Ce sont des conceptions délirantes pour la plupart et qui ne sont pas en phase avec les faits. L’idée du public sur l’effondrement vient principalement de Hollywood et ne se base pas sur une expérience personnelle. Pour les masses (et quelques survivalistes, malheureusement), un effondrement est un événement qui se produit de manière visible et en général rapidement. Vous vous réveillez un matin et vous le voyez; la télévision et les téléphones ne fonctionnent plus et les zombies sont à votre porte! Oui, c’est enfantin et caricatural, mais ce n’est rien de moins qu’un scénario à la Walking Dead / Mad Max et beaucoup de gens agissent comme si toutes les autres menaces étaient bénignes. C’est la raison qui explique la conduite de nombreux Américains, absolument inconscients de l’instabilité économique qui sévit de façon flagrante au sein de notre système ces derniers mois. Ils peuvent voir les mêmes signaux que les analystes alternatifs, mais ils ne s’impriment pas dans leur cerveau comme des signaux de dangers.

Voyez-le de cette façon; disons que vous racontez à une personne pendant toute sa vie qu’un tigre est un géant de 10 pieds avec quatre têtes, qui souffle le feu en urinant de l’acide qui brûle les chairs. Disons que vous faites des films et des émissions de télévision à ce sujet et que personne n’a jamais fait l’expérience du contraire. Quand les gens vont finalement tomber sur un vrai tigre, ils pourraient essayer de caresser la fichue bestiole au lieu de courir terrorisés ou à la recherche d’un moyen de défense. Pour utiliser une autre analogie animalière vicieuse, quand je rencontre les sceptiques qui font de fausses hypothèses sur ce qu’est un effondrement, je me rappelle souvent de cette femme à Anchorage, en Alaska, qui a sauté une clôture d’enceinte au zoo pour obtenir une image plus rapprochée de Binky, l’ours polaire. Ces personnes ont été rendues si hermétiques à l’identification des menaces qu’elles continueront à argumenter avec vous alors que l’animal sera en train de s’offrir une large bouchée de leur cuisse charnue. Alors, quelle est la racine du problème au-delà des fantasmes hollywoodiens? Eh bien, le problème est que l’effondrement social et économique n’est pas un événement singulier, c’est un processus. Un effondrement est une série d’événements qui s’étendent parfois sur des années. Chaque événement augmente la volatilité depuis la dernière épreuve, mais comme le temps passe, ces événements ont tendance à conditionner les masses. Le public développe un biais de normalité envers cette crise (comme la vieille image de la grenouille dans une casserole d’eau bouillante). Ils perdent tout sens de ce qu’est un système sain.



Egon von Greyerz a écrit:
(...) Le grand effondrement de l'économie mondiale a déjà commencé. Les marchés émergents sont désormais en réelles difficultés, avec la chute des prix des matières premières, des devises et des marchés. L'inflation est également en progression rapide dans les pays émergents. Nous allons bientôt voir le dollar baisser, provoquant un choc sur l'économie américaine. Aux États-Unis cela déclenchera une forte inflation, qui va se transformer en hyperinflation. Ce que nous allons voir maintenant, c’est de savoir comment les entreprises, les banques et les gouvernements ont triché. Pendant les périodes de vaches grasses, cette corruption a été planquée sous le tapis. Volkswagen et les autres tricheurs n’en sont que les prémices. Les banques vont découvrir des trous noirs dans leurs bilans et les gouvernements auront dissimulé la vérité à leurs peuples à travers la propagande et des mensonges éhontés. S’il y a bien un moment où les investisseurs devraient s’inquiéter de la préservation du patrimoine, c’est maintenant. Les avoirs des banques vont disparaître à mesure que les bails-ins deviennent monnaie courante et que les défauts de paiement de nombreuses banques deviennent banals. (...)

~ Tout ce que vous devez savoir avant l'effondrement économique (Objectif Eco)(Septembre 2015) ~

Il n’est pas rare pour une société de parcourir presque une décennie ou plus de déclin violent avant de finalement reconnaître que le système implose à un niveau fondamental. Il n’est également pas rare pour les sociétés d’endurer des années d’abus par des gouvernements corrompus avant soit de s’organiser efficacement pour se rebeller soit de passer en mode spéléologie en se soumettant au totalitarisme. Mais comment reconnaît-on un système défaillant? Comment peut-on savoir si on se trouve au milieu d’un effondrement plutôt qu’au bord de l’effondrement? Voici quelques signaux que j’ai récoltés lors de la recherche de pannes diverses dans les nations modernes et pourquoi ils indiquent que nous vivons en ce moment… un effondrement. Le plus sûr moyen de savoir si votre société est en cours de désintégration est de voir si les criminels qui ont créé l’instabilité discutent ouvertement d’un scénario d’effondrement ou avertissent qu’il est imminent. Il y a un an, les banquiers centraux ont communiqué de façon concertée par une propagande visant à leur réhabilitation. Plus maintenant. La Royal Bank of Scotland avertit maintenant les investisseurs de « tout vendre », promettant une année cataclysmique sur les marchés.

Richard Fisher de la Réserve fédérale a admis que la Fed manipulait les marchés boursiers par pré-alimentation, provoquant ainsi une bulle, et que l’addition est sur le point d’arriver à échéance sous la forme d’une grave instabilité économique (jusqu’à 20% de baisse dans les actions). La Banque des règlements internationaux, la banque centrale des banques centrales, a émis un nombre record d’avertissements au public sur les conditions de l’effondrement, juste avant qu’il ne se produise, laissant peu ou pas de temps aux gens pour se préparer. Ils ont suivi leur habitude en avertissant en septembre et en décembre qu’une hausse de taux de la Fed allait « briser » le calme précaire sur les marchés. L’ancien économiste en chef de la BRI dit maintenant que l’économie est dans une situation pire qu’elle ne l’était en 2008 et que l’on se dirige vers une baisse plus importante. Qu’est-il arrivé entre l’année dernière et cette année et pourquoi ces internationalistes sont-ils soudain si prophétiques concernant notre réalité économique? Le fait que les banquiers centraux soient la cause de notre effondrement actuel me porte à croire que ces aveux sont conçus pour détourner la culpabilité. S’ils ont lancé quelques avertissements maintenant, ils peuvent ensuite prétendre plus tard qu’ils étaient des lanceurs d’alerte plutôt que les coupables et qu’ils essayaient de nous aider. Au-delà de cela, la réalité est que notre situation était tout aussi désastreuse en 2014/2015 qu’elle ne l’est aujourd’hui; la différence est que maintenant nous sommes sur le point d’entrer dans une nouvelle phase de l’effondrement en cours, beaucoup plus préjudiciable, mais une phase de cette démolition qui progresse depuis au moins 2008.



Michael Snyder a écrit:
(...) Chaque fois que le prix du pétrole tombe vraiment bas par rapport au prix de l’or, il y a une crise mondiale majeure. En ce moment une once d’or permet d’acheter plus de pétrole que jamais auparavant, et beaucoup pensent que cela indique qu’une nouvelle grande crise est sur nous… Le nombre de barils de pétrole qu’une seule once d’or peut acheter n’a jamais, jamais été aussi élevé. Sur toute la planète, les grandes banques regorgent absolument de mauvais prêts. Et pour être honnête, les grandes banques aux États-Unis sont probablement en meilleure forme que certaines des grandes banques en Europe et en Asie. Mais une fois que les dominos vont commencer à tomber, très peu d’institutions financières vont s’en sortir indemnes. Dans les prochains jours, je m’attends à voir plus de gros titres en provenance d’Italie. Apparemment, les banques italiennes sont en voie d’effondrement total, et la vente à découvert a été interdite temporairement. Pour moi, il semble que nous ne sommes qu’à quelques pas d’une panique financière à part entière en Europe. (...)

~ L’effondrement des prix du pétrole en 2016 affole les grosses banques (The Economic Collaspe via Vers où va-t-on)(Janvier 2016) ~

Les gouvernements et les banques centrales ne disposent pas de la capacité de créer artificiellement la demande de biens ou une offre d’emplois bien rémunérés dans une économie qui s’effondre. Ce qu’ils peuvent faire, cependant, c’est de cacher les problèmes visibles de l’offre et de la demande avec de fausses statistiques. J’ai examiné ces fausses statistiques économiques en détail l’année dernière dans une série en six parties, intitulée Un dernier regard sur l’économie réelle avant qu’elle n’implose. Je ne vais pas en traiter de nouveau ici. Je voudrais seulement souligner que, récemment, les fondamentaux de l’offre et de la demande ont commencé à briser la tromperie des chiffres manipulés, et c’est un signe que l’effondrement est sur le point de passer d’une étape à l’autre. Avec le transport mondial, notamment par camion, en forte baisse, les stocks de détail en équilibre et la consommation actuelle de pétrole chutant à des niveaux jamais vus depuis 1997 malgré une population plus importante, les médias grand public ne peuvent plus nier que la demande des consommateurs est en berne. Si la demande est en chute libre, le système financier est aussi sur la voie d’une chute spectaculaire; il n’y a tout simplement aucun moyen de contourner cette vérité.

Soyons clairs, si les marchés boursiers représentent tout, ils sont simplement à la traîne des indicateurs d’instabilité économique. Les marchés boursiers ne sont pas des indicateurs prédictifs de quelque chose d’utile. Par conséquent, toute personne qui ne fait rien d’autre que de pister les actions chaque jour, sera complètement inconsciente de l’image globale derrière l’économie, jusqu’à ce qu’il soit trop tard. Elle sera si fascinée par les numéros verts et les numéros rouges et les lignes sur des graphiques en temps réels qu’elle perdra tout sens de la réalité. Les embardées violentes sur les marchés boursiers sont le signe d’un système financier qui est au milieu ou à la fin du processus d’effondrement, pas au début. Il est également important de noter que les variations extrêmes de la valeur des actions et des produits de base à la hausse sont tout autant un signal d’instabilité que les changements à la baisse. Par exemple, si vous avez été témoin de la récente explosion de 9% sur les marchés du pétrole et que vous avez pensé en vous même « Ah, les marchés sont de nouveau stabilisés, rien n’est différent cette fois encore… », alors vous êtes un idiot.

Bien sûr, les marchés pétroliers ont perdu le lendemain presque tous les gains de la veille. Et voilà comment les marchés se comportent quand ils sont sur le point de mourir; ils se dilatent et implosent de manière chaotique chaque jour sans autres résultats que des titres absurdes dans les news, mais pas de données fiables. Cette attaque cardiaque sur les marchés boursiers pousse inévitablement les tendances vers le bas, au fil des mois. Gardez à l’esprit que les actions sont en baisse de près de 10% par rapport à leurs récents sommets, et le pétrole a baissé d’environ 50% au cours des six derniers mois. Chaque fois qu’il y a un rebond du chat mort dans les actions, les sceptiques sortent du bois pour traiter les analystes alternatifs d’annonciateurs d’apocalypse, mais ils ne sont plus nulle part lorsque les marchés tendent vers le bas. Ils ne cherchent pas la tendance générale, car leur faible durée d’attention les limite. Encore une fois, les sauts extrêmes sur les marchés, que ce soit vers le haut ou vers le bas, sont un signe que l’effondrement progresse.


~ L’effondrement des banques italiennes menace de faire plonger... (Michael Snyder via Business Bourse)(Mars 2016) ~

J’ai beaucoup écrit au cours des années au sujet de la stratégie Cloward-Piven; une stratégie utilisée par les collectivistes pour déstabiliser les systèmes sociaux par le déversement, au grand jour, d’immigrants étrangers dans la population sans prévoir aucune intégration. Ce processus est devenu évident aux États-Unis et en Europe depuis un certain temps, mais c’est seulement maintenant, alors qu’il atteint un point culminant, que l’effondrement est considéré comme un résultat inévitable par le public. L’Europe est dans une situation pire que les États-Unis à cet égard, alors que des millions et des millions d’immigrés musulmans sont injectés dans le corps social mourant de l’UE; les migrants ont l’intention de transplanter la culture de leurs propres sociétés en faillite plutôt que d’adopter les valeurs et les principes des sociétés qui les ont invités. Les Américains nés sur place et les immigrants légaux aspirant à s’intégrer devraient pouvoir riposter avec un certain succès contre la stratégie Cloward-Piven, en soutenant les valeurs traditionnelles américaines, même si elles sont étiquetées barbares et racistes. L’immigration illégale, cependant, est encore complètement incontrôlée. Dans l’Union européenne, la longue campagne des marxistes culturels a fait des Européens de souche des gens ayant peut-être la plus grande haine d’eux-même de toute la planète ainsi que le comportement le plus passif et le plus faible. L’opposition organisée aux programmes d’immigration massives dans l’UE aurait dû se manifester il y a des années. Maintenant, il est trop tard, et le système européen termine une implosion sociale qui aurait déjà dû être évidente pour les citoyens moyens.

Lorsque les dirigeants corrompus passent d’un totalitarisme doux à un totalitarisme plus sévère, votre société est dans les étapes finales de l’effondrement, pas au début. Les États-Unis en particulier ont été lentement étranglés par les directives juridiques et politiques subversives depuis le début de la prétendue guerre contre le terrorisme. Cependant, il y a maintenant plusieurs signaux qu’une tyrannie beaucoup plus profonde et sévère est en œuvre. Ces actions ont été progressivement mises en scène pour la suppression des contrôles et des contrepoids, tout cela au nom de la gestion de crise. Elles sont si larges dans leur nature et si vagues dans leurs définitions et leurs champs d’application, qu’elles pourraient être interprétées par les autorités fédérales pour signifier à peu près tout dans une situation donnée. Si les actions exécutoires ne sont pas assez effrayantes, des politiciens corrompus sont maintenant sans limites dans leurs revendications pour la domination. La raison en est, bien sûr, la menace d’ISIS, ce même groupe de terroristes que le gouvernement américain a contribué à créer. Et enfin, si vous souhaitez savoir qui a admis de la façon la  plus nonchalante la tyrannie à venir, consultez l’appel de l’ancien général Wesley Clark visant à placer les Américains déloyaux dans des camps d’internement pendant la durée de la guerre contre le terrorisme, une guerre qui pourrait ostensiblement durer éternellement.

On pourrait dire que l’ensemble de ces mesures n’est prévu que pour dissuader l’extrémisme islamique. Je tiens à souligner que les responsables gouvernementaux auraient pu contrôler la marée à tout moment par l’application des lois en matière d’immigration ou en arrêtant toute immigration pour une période de plusieurs années jusqu’à ce que le problème soit traité. Au lieu de cela, ils ont laissé les frontières ouvertes, et ont même importé des terroristes potentiels tout en concentrant les efforts du Département de la sécurité intérieure sur les mauvais gars blancs avec des fusils. Si nous acceptons la violation des droits constitutionnels de tout groupe de citoyens, si nous permettons à la notion de crime de pensée de devenir monnaie courante, alors nous laissons la porte ouverte à la violation, un jour, de nos propres droits. Et voilà comment les tyrans manipulent les populations grâce à un effondrement progressif; en appliquant le despotisme à une minorité dangereuse revendiquée, puis en l’étendant à tout le monde.

Bien que les événements les plus violents soient certainement en gestation et susceptibles d’être déclenchés à court terme, nous ne devrions pas négliger la réalité d’un effondrement qui progresse à des degrés divers tout autour de nous. Ce processus nous donne au moins un certain temps. Tout n’est pas encore perdu, et les mesures que nous prenons pour nous organiser et nous préparer aujourd’hui auront une incidence sur la façon dont le processus d’effondrement se déroulera demain. Les gens qui continuent à ignorer purement et simplement les preuves de l’effondrement en se basant sur de fausses hypothèses sont seulement en train de s’empêcher de prendre des mesures appropriées avant qu’il ne soit trop tard. Ne vous méprenez pas, notre système est en train de mourir. Nous ne pouvons pas permettre à nos fausses perceptions de cette mort d’obscurcir sa réalité ou de ne pas y répondre.

Brandon Smith

~ Traduction de Hervé Kergoulay (Vers où va-t-on) ~

Source originale de l'article :
How Do You Know When Your Society Is In The Midst Of Collapse? (Alt Market)(Janvier 2016)

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Se préparer à un effondrement économique mondial massif..

Message  Silver Wisdom le Jeu 14 Avr - 11:23

Se préparer à un effondrement économique mondial massif...

Après un début d’année complètement fou sur les marchés financiers,
aujourd’hui l’homme, qui est devenu une légende pour ses anticipations de Quantitative Easing,
vient d’avertir que les gens doivent maintenant se préparer à un effondrement économique mondial massif...



~ Why Are Thousands Of Millionaires Fleeing Major Cities Around The World? (Michael Snyder, The Economic Collapse)(Avril 2016) ~

Brandon Smith a écrit:
(...) Le problème est que l’effondrement social et économique n’est pas un événement singulier, c’est un processus. Un effondrement est une série d’événements qui s’étendent parfois sur des années. Chaque événement augmente la volatilité depuis la dernière épreuve, mais comme le temps passe, ces événements ont tendance à conditionner les masses. Le public développe un biais de normalité envers cette crise (comme la vieille image de la grenouille dans une casserole d’eau bouillante). Ils perdent tout sens de ce qu’est un système sain. (...) Il n’est pas rare pour une société de parcourir presque une décennie ou plus de déclin violent avant de finalement reconnaître que le système implose à un niveau fondamental. Il n’est également pas rare pour les sociétés d’endurer des années d’abus par des gouvernements corrompus avant soit de s’organiser efficacement pour se rebeller soit de passer en mode spéléologie en se soumettant au totalitarisme. Mais comment reconnaît-on un système défaillant? Comment peut-on savoir si on se trouve au milieu d’un effondrement plutôt qu’au bord de l’effondrement? Voici quelques signaux que j’ai récoltés lors de la recherche de pannes diverses dans les nations modernes et pourquoi ils indiquent que nous vivons en ce moment… un effondrement. Le plus sûr moyen de savoir si votre société est en cours de désintégration est de voir si les criminels qui ont créé l’instabilité discutent ouvertement d’un scénario d’effondrement ou avertissent qu’il est imminent. (...)

Voir message Précédent...

Les valeurs bancaires indiquent dorénavant aux investisseurs que le temps est venu de retirer l’argent et les actifs du système bancaire. Nous avions averti les investisseurs bien avant la crise de 2006-2009 à sortir du système bancaire. A cette époque, les banques avaient été sauvées par un plan de sauvetage global de 25.000 milliards de dollars, mais cela ne se reproduira pas. Le crédit à travers le monde a augmenté de 70% depuis 2006 et le système bancaire ainsi que l’économie mondiale se retrouvent maintenant dans une situation bien pire qu’ils ne l’étaient à cette époque là. Lors de la dernière crise, les gouvernements ont sauvé le système financier avec le plus grand programme de renflouement externe des banques (bail-out) par l’État (le contribuable) de toute l’histoire. Ainsi, les déposants bancaires comme les banquiers ont été sauvés par des programmes massifs d’impressions monétaires et de crédit.

Tout ceci s’est fait bien sûr au détriment des citoyens ordinaires qui supportent dorénavant l’augmentation massive de la dette publique. Bien que tous les gouvernements dans le monde augmentent de façon exponentielle leur dette, personne ne s’est jamais posé la question quant à son remboursement. Et bien sûr, la dette ne sera jamais remboursée. Au lieu de cela, au cours des prochaines années, elle implosera au travers d’une vague de défauts souverains. Dans le même temps, tous les actifs qui ont été gonflés par cette dette imploseront également comme les actions, les biens immobiliers et les obligations. La prochaine fois, les banques ne seront pas sauvées par les gouvernements. Au lieu de cela, on assistera à un renflouement interne (Bail-in). Cela signifie que l’argent et les actifs des déposants seront utilisés pour sauver les banques. Mais puisque la plupart des banques ont un effet de levier de 20 à 50 fois ce qu’ils possèdent voire beaucoup plus si l’on prend en compte les dérivés, les actifs des clients ne seront pas suffisants pour sauver les banques. Par conséquent, je m’attends à ce que l’on assiste au plus grand programme mondial d’impression monétaire de tous les temps. Bien entendu, cette stratégie ne sauvera pas le monde, mais cela aura pour conséquence de provoquer une onde de choc hyperinflationniste dans premier temps qui sera ensuite suivi d’une implosion déflationniste.


~ Olivier Blanchard eyes ugly 'end game' for Japan on debt spiral (Ambrose Evans-Pritchard, The Telegraph)(Avril 2016) ~

Pour en revenir aux valeurs bancaires, actuellement, elles s’effondrent à la fois aux États-Unis et en Europe. Aux Etats-Unis, elles viennent d’atteindre un plus bas de plusieurs années par rapport aux autres valeurs du marché et en Europe les valeurs bancaires ont chuté de 20% en quatre semaines. Les actions Deutsche Bank et Credit Suisse sont maintenant revenus à leur plus bas de 2009. L’augmentation récente de l’impression monétaire par la BCE n’a eu qu’un effet très court terme, et maintenant, c’est bien l’odeur du sang que l’on renifle un peu partout. C’est une certitude absolue que la plupart des banques sont insolvables si l’on prend en compte leurs actifs toxiques au prix actuel du marché. Un quantitative Easing ne changera rien à la situation, mais cela pourrait donner un répit de quelques mois aux banques.

Il est très clair pour moi que les valorisations des valeurs bancaires nous montrent ce que certains d’entre nous ont vu depuis un certain temps, à savoir que nous entrons maintenant dans une période où le marché commence à reconnaître que d’importants risques menacent le système financier. Ironie du sort, la politique des taux d’intérêts à zéro ou négatifs des banques centrales contribue également à la mort des banques. Tout d’abord les banques ne peuvent pas gagner une véritable marge sur les dépôts. Deuxièmement, les faibles taux tuent totalement toute incitation à déposer de l’argent. Sans épargne importante, les investissements diminueront également. Et dans une économie déflationniste avec des taux bas, il est impossible d’obtenir un réel retour sur investissement sans prendre de gros risques.



Vladimir Vodarevski a écrit:
(...) Le problème auquel les économies ont été confrontées a plutôt été l’inflation. Pour rester au 20ème et au 21ème siècle, les guerres mondiales ont été financées par la planche à billets et ont provoqué une inflation importante (dans le sens keynésien de hausse des prix à la consommation comme dans l’acception d’origine de hausse généralisée des prix). Dans les années 1970, les pays occidentaux ont été confrontés à la stagflation : une stagnation de la production (c’est-à-dire pas de croissance ni de récession) et de l’inflation, au sens d’augmentation des prix à la consommation. Chose impossible selon la théorie keynésienne. Un pays comme le Brésil a également connu l’hyperinflation. Comme l’Allemagne de l’entre-deux-guerres. D’autre part, la situation du Japon est présentée comme étant celle que doit éviter l’Europe : la déflation. Or, cela fait des années que ce pays essaie de se redresser par la dépense publique, les déficits publics, et des taux d’intérêt très bas, voire nuls. Sans résultat. Et c’est cette politique qu’on nous propose d’imiter. (...)

~ La déflation, un danger pour l’économie ? (Contrepoints)(Novembre 2013) ~

Le FMI met désormais en garde contre le risque systémique sur le marché de l’assurance-vie. Avec des taux aussi faibles, ces sociétés ne peuvent pas obtenir un rendement suffisant pour leurs clients. Ainsi, cette industrie qui pèse 24.000 milliards de dollars prend des paris très risqués dans le but d’obtenir des rendements plus élevés. La même chose se passe sur le marché des pensions de retraite. La plupart des fonds de pension, à la fois privés et publics, sont sévèrement sous-financés. Lorsque cette crise aura pris fin, il ne restera plus grand chose pour les retraités pauvres. Un grand nombre d’indicateurs dans le monde entier nous indiquent que l’économie mondiale rentre maintenant dans une grave récession. Le commerce mondial décline rapidement comme les bénéfices dans de nombreux pays. La production industrielle est en train de chuter également et au Japon par exemple, elle est maintenant tombée à son plus faible niveau depuis 2011. Les problèmes de la Grèce ne sont toujours pas résolus, leurs banques sont dans le pétrin, le taux de chômage est de 25% et le PIB est en baisse de 27% depuis le début de la crise.

Réseau Authentique a écrit:
(...) Les membres du personnel du FMI sont pris sur en flagrant délit en train de planifier de dire à l’Allemagne que l’organisation abandonnerait la troïka si le FMI et la commission ne parvenait pas à un accord sur l’allégement de la dette grecque. Plus précisément, les responsables du FMI disent que la menace d’une catastrophe financière imminente comme le Guardian le dit, est nécessaire pour forcer les autres joueurs à accepter ses mesures telles que couper les pensions grecques et s’attaquer aux conditions de travail, ou comme Bloomberg le précise, il s’agit d’élaborer un plan pour provoquer un événement de crédit en Grèce et déstabiliser l’Europe. (...)

~ Le plan du FMI : « provoquer un événement de crédit en Grèce et de déstabiliser l’Europe » (Résistance Authentique)(Avril 2016) ~

Rappelez-vous que pendant la grande dépression des années 1930 aux États-Unis, le PIB avait chuté de 32% et la Grèce n’est pas loin de ce niveau. Le problème est que la Grèce est en faillite et la seule solution consiste pour elle à faire défaut, à quitter l’Union européenne et à mettre en place une nouvelle monnaie. La situation n’est pas meilleure en Italie, en Espagne, au Portugal voire même en France. Les marchés émergents étaient le moteur de la croissance pour l’économie mondiale. La Chine, l’Inde, le Brésil et la Russie représentaient 50% de la croissance mondiale au cours des 15 dernières années. Mais avec l’effondrement du prix des matières premières, tous ces pays assistent maintenant à un effondrement sévère de leur économie. Avec tous ces pays dont on voit l’économie se détériorer, la Banque mondiale ne cesse de réviser à la baisse le PIB mondial. Pour l’année 2015, ses prévisions sont passées de 4% l’an dernier à 2% en Janvier, et aujourd’hui elle anticipe 2,5% de croissance pour l’année 2016. Je m’attends à ce qu’elle anticipe une croissance négative pour 2017.


~ Global Economic Prospects - World Bank (pdf)(Janvier 2016) ~

Avec un système financier extrêmement fragile et une économie mondiale qui décline rapidement, la préservation de son patrimoine devient un enjeu majeur. Dans certains pays, les marchés actions ont considérablement rebondi après la chute à laquelle nous avions assisté en début d’année, mais je m’attends à ce que la crise reprenne bientôt. Et quasiment chaque marché financier a chuté par rapport au cours de l’or en 2016. Depuis le début de l’année, l’or se comporte bien, ayant progressé de 7 à 18 % en fonction de la devise. C’est en dollars que l’or a le plus grimpé, de 18 % depuis le début de l’année, alors que le billet vert se déprécie par rapport aux autres monnaies. Par rapport au Franc suisse, par exemple, le dollar a baissé de 5 % depuis janvier. Je pense que la baisse du billet vert va s’accélérer dans les mois à venir alors que ce dollar surévalué démarre sa descente vers sa valeur intrinsèque, qui est de zéro. La plupart des autres devises suivront dans son sillage. Vu la dévaluation continue des devises, mesurer un rendement ou un patrimoine en euros ou en dollar n’a aucun sens. L’or est bien sûr le meilleur étalon, car il s’agit de la seule monnaie qui a survécu à l’épreuve du temps.

Je pense qu’il est essentiel de posséder de l’or physique et de la conserver en dehors du système bancaire et à l’extérieur de votre pays de résidence. Ne pas le stocker dans des banques est évident parce que si le système bancaire vient à s’effondrer, votre or ne sera plus accessible et ce pour longtemps. Plus vraisemblablement, si une banque fait faillite, les clients découvriront alors que leur banque a donné leur or à quelqu’un d’autre ou qu’elle l’aura vendu. La raison pour laquelle il doit être stocké en dehors de votre pays de résidence a été prouvé à maintes reprises dans l’histoire. Lorsque les gouvernements sont sous pression, ils deviennent oppressants. A de nombreuses reprises dans l’histoire, beaucoup de gens voulaient quitter leur pays. Ce fut le cas par exemple avec les Juifs en Allemagne et les Asiatiques en Ouganda. Beaucoup d’entre eux avaient placé leur or dans un autre pays comme la Suisse, ce qui leur avait permis d’avoir des fonds pour redémarrer après la guerre. En outre, quand une monnaie est sous pression comme le dollar le sera, il y aura un contrôle des changes. A ce moment là, votre argent sera bloqué. Il est également probable que les gouvernements forceront les gens à utiliser leur épargne pour acheter des obligations d’Etat pour soutenir l’économie en faillite du pays. Ces obligations d’Etat seront bien sûr devenues sans valeur une fois que les gouvernements en auront émis une quantité illimitée. Un avantage pour les résidents américains est que l’or physique stocké sous leur propre contrôle aux Etats-Unis n’a pas à être déclarés à l’IRS. Tout gain en raison d’une vente doit être naturellement déclaré.

Nous avons acheté beaucoup d’or pour nos clients en 2002, lorsqu’il était à 300 dollars l’once. Il s’est ensuite envolé jusqu’à 1900 dollars pour valoir aujourd’hui 1240 dollars. À ce niveau, son prix ajusté à l’inflation réelle est quasi le même qu’en 2002. Non seulement l’or n’est pas aujourd’hui en odeur de sainteté, mais il est aussi sous-évalué. En outre, l’or a maintenant terminé sa correction et reprend une tendance haussière à long terme vers de nouveaux sommets. Ainsi, non seulement l’Or est la meilleure garantie permettant de protéger son patrimoine, mais c’est également un excellent investissement au niveau du cours actuel.

Egon von Greyerz

~ Traduction de Business Bourse ~

Source originale de l'article :
Legend Warns That People Must Now Prepare For A Massive Global Collapse (King World News)(Avril 2016)

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La catastrophe finale du système monétaire...

Message  Silver Wisdom le Lun 29 Aoû - 9:23

La catastrophe finale du système monétaire...

Le destin de l’économie mondiale a été décide il y a quelques décennies,
quand les déficits, les dettes et les produits dérivés ont débuté leur croissance exponentielle
pour devenir la bombe à retardement que nous avons aujourd'hui...



~ L'épée de Damoclès qui pèse sur les marchés mondiaux (Dr. Eberhardt Unger via FYI)(Juillet 2013) ~

Le chapitre final de cette ère de cent ans se terminera en « catastrophe finale et totale du système monétaire », comme von Mises l’a succinctement défini. Tout cela a débuté en 1910, lorsque quelques sénateurs et banquiers, menés par J.P. Morgan, se sont rencontrés en secret sur Jekyll Island dans le but de créer la Réserve fédérale, prenant ainsi le contrôle du système bancaire. La Fed est une création de banquiers privés pour leur propre bénéfice. Peu d’entre eux auraient pu imaginer l’énorme succès de leur entreprise. Le contrôle du système financier a crée de vastes fortunes à une toute petite élite. Le revers de ces fortunes est une dette globale de 230 000 milliards $, à laquelle il faut ajouter le passif non capitalisé et les produits dérivés. Le total, dans les milliards de milliards de dollars, représente ce que doivent supporter les pauvres gens du monde entier. Ils ne pourront jamais rembourser, et l’implosion de toutes ces dettes mènera à la misère pour une grande majorité des gens ainsi que les générations futures.


~ L'Action humaine, traité d'économie (Ludwig von Mises)(1949)(pdf, Institut Coppet) ~
Aller au Chapitre XX : L'intérêt, l'expansion de crédit et le cycle des échanges (p. 623)

Malheureusement, les choses sont allées trop loin pour arrêter l’effondrement inévitable des devises et l’implosion du système financier, mais cela ne veut pas dire qu’il est trop tard pour que les individus se protègent eux-mêmes. Alors que nous entrons dans cette phase finale, il y aura de la panique sur les marchés financiers, tandis que les gouvernements et les banques centrales prendront des mesures draconiennes. Ci-dessous quelques-uns des risques potentiels contre lesquels les investisseurs doivent se protéger aujourd’hui :

• Effondrement des devises – menant à la destruction du capital
• Contrôles de capitaux – rendant impossible de sortir de l’argent d'une banque ou d'un pays
• Les renflouements internes ou bail-in – la banque volera votre argent pour essayer de se sauver elle-même
• Investissements forcés – vous devrez acheter des bons du Trésor avec vos avoirs bancaires ou de retraite
• Risques liés à la garde – les actions et obligations seront hypothéquées par votre banque, vous laissant avec rien
• Faillites bancaires – tous vos investissements disparaîtront, étant donné que votre banque deviendra insolvable



~ Charles Gave : 70% des banques européennes en état de quasi faillite (Chaîne YT de BFMBusiness)(Octobre 2014) ~

La liste ci-dessus n’est pas exhaustive, mais elle comprend les événements les plus probables qui se produiront d’ici quelques années. La plupart des investisseurs privés ne voient pas ces risques et n’ont pris aucune protection contre eux. Les gestionnaires financiers professionnels n’ont pas idée des risques réels, et ne voient pas le besoin de se protéger ni de se s'assurer. Quand vous gérez l’argent des autres, vous prenez le maximum de risques afin d'accentuer vos gains. Mais les pertes ne sont pas votre affaire, alors vous les ignorez. Cette stratégie fonctionne merveilleusement bien, jusqu’à ce que la musique s’arrête. De toute façon, tant que l’impression monétaire et la création de crédit gonfleront les marchés, ces professionnels ne perdront pas une seule seconde à s'inquiéter de la destruction totale des avoirs de leurs clients. Quelle est la probabilité de ces risques, et comment s’en protège-t-on ? Ceux qui suivent mes articles savent qu’il est pour moi certain que les risques mentionnés plus haut se matérialiseront.

• L’effondrement des devises est déjà en cours, avec toutes les devises ayant perdu 97-99% de leur valeur, ces cent dernières années. Le 1-3% qui reste y passera dans les prochaines années, vu que les gouvernements imprimeront des quantités illimitées de monnaie. Mais pensez-y bien, car ce dernier 1-3%, pour nous, représente 100% en réalité, une destruction totale de la monnaie. Alors, tout l'argent que vous avez perdra entièrement sa valeur dans la phase d’hyperinflation à venir.

• Les contrôles de capitaux devraient débuter d’ici 12 à 18 mois dans plusieurs pays, incluant les États-Unis. Comme les déficits augmentent et que les devises chutent, les gouvernements empêcheront les gens de retirer de l’argent de la banque, ou même du pays. Ce n’est qu’une étape supplémentaire vers le contrôle total des capitaux. Nous avons vu apparaître, récemment, FATCA (Foreign Account Tax Compliance), des interdictions d’utiliser le cash, et l’AEOI (Automatic Exchange of bank Information) de l’OCDE. Les contrôles de capitaux seront la prochaine étape logique dans cette tentative de virtuellement confisquer l’argent. Les gouvernements, qui se dirigent vers la faillite, prendront désespérément toutes les mesures pour contrôler les gens et leurs capitaux.


~ Conserver votre or en dehors du système bancaire... (Keiser Report via FYI)(Avril 2015) ~

• Le renflouement interne (bail-in) est chose certaine et fait partie de la législation de la plupart des pays occidentaux. Le citoyen lambda n’a aucune idée de ce qu’est un bail-in, ni de ses conséquences. Cela signifie que les gouvernements ne viendront pas à la rescousse des banques insolvables, ce qui sera le cas de la plupart d’entre elles; l’argent des déposants et leurs actifs seront utilisés pour couvrir les pertes de la banque. Vu que les banques ont utilisé un effet de levier de 10 à 50 fois leurs fonds propres, tout l’argent appartenant aux clients de la banque sera perdu. À ce moment-là, après le bail-in, le gouvernement devra intervenir avec un renflouement externe (bail-out). Mais toute intervention gouvernementale sera futile, puisqu’ils ne feront que créer plus de dette… pour régler un problème de dette.

• Les investissements forcés dans les bons du Trésor auront lieu à mesure que les gouvernements émettront de plus en plus de dette. À ce moment-là, le gouvernement sera le seul acheteur d’obligations, comme nous le voyons au Japon. Les gouvernements forceront les gens à investir leurs actifs bancaires dans des bons du Trésor, afin de renflouer les finances du pays. Mais il sera évidemment trop tard, et tout cet argent qui ira dans les obligations du gouvernement perdra toute sa valeur, car ces obligations ne vaudront plus rien.


~ Tensions autour des bons du trésor japonais (Philippe Mesmer (Tokyo, correspondance), Le Monde)(Juin 2016)(Edition Abonnés) ~

• Les risques liés à la garde : cela signifie qu’il n’y a pas que l’argent des clients qui soit en danger. Tout actif déposé à la banque comporte le même risque que le cash. En théorie, les actions, les obligations et l’or physique ne devraient pas faire partie du bilan de la banque et, donc, d’une faillite. Premièrement, cela pourrait prendre des années à l’administrateur judiciaire pour démêler tout cela. Mais plus important encore, les banques sous pression se serviront des actifs de leurs clients afin de consolider leurs propres actifs. Cela fut le cas avec MF Global, par exemple. Nous voyons souvent des banques qui ne détiennent pas vraiment l’or alloué à un client. Une fois sous pression, les banques prennent des mesures désespérées pour se sauver, et cela inclut définitivement les actifs des clients. Ne croyez surtout pas que le gouvernement vous aidera, puisqu’il est aussi en faillite.

• Les faillites bancaires seront chose courante dans les années à venir, lorsque les créances douteuses des banques seront exposées. L’effondrement des prix des actifs exacerbera ce problème. La plupart des gens croient que l’argent ou les actifs détenus dans les banques sont en sécurité. Personnellement, je ne déposerais pas de gros montants d’argent ou d’actifs dans une banque. Et si je le faisais, j’exigerais une garantie. Les banques sont des emprunteurs de l’argent des déposants totalement indignes de confiance, et quiconque espère revoir son argent apprendra bientôt qu’il ne le reverra pas.

Si vous ne pouvez pas faire confiance aux banques, que pouvez-vous faire de votre argent ? En période d’incertitude, il est essentiel d’éviter les risques de contrepartie. Donc, aucun actif ne doit être détenu par une contrepartie fortement exposée financièrement. La meilleure façon de contrôler ses investissements est d’avoir le contrôle direct de ses actifs. Il pourrait s’agir de biens immobiliers, d'un terrain, ou encore de sociétés contrôlées avec des parts enregistrées directement. La meilleure et la moins coûteuse assurance contre les risques mentionnés plus haut est de détenir de l’or physique et de l’argent (métal). Mais il ne suffit pas de détenir de l’or et de l’argent, il faut le faire correctement. Il faut détenir ces métaux sous forme physique, hors du système financier et hors de votre pays de résidence. Il est aussi essentiel d’avoir un accès direct à votre actif de préservation de richesse, qui ne devrait pas être détenu par une contrepartie. L’or et l’argent ne protégeront pas les investisseurs de tous les problèmes que le monde connaîtra dans les années à venir. Mais s’ils sont détenus correctement, et au bon endroit, les métaux précieux constitueront la meilleure assurance qui soit contre la destruction massive de richesse qui surviendra d’ici quelques années.

Egon von Greyerz

Source de l'article : La catastrophe finale et totale du système monétaire (Gold Broker)(Août 2016)

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