Al-Qaida et les Etats-Unis face à face au Yémen

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Al-Qaida et les Etats-Unis face à face au Yémen

Message  09991 le Mar 13 Aoû - 20:37

Al-Qaida et les Etats-Unis face à face au Yémen




Les autorités américaines multiplient les annonces alarmistes concernant le Yémen. | AP/Hani Mohammed


Selon Washington, le coeur du mouvement djihadiste Al-Qaida bat désormais au Yémen. C'est là qu'opère sa franchise la plus opérationnelle et c'est là que les Etats-Unis sont les plus menacés. Les autorités américaines ont multiplié, ces derniers jours, les annonces alarmistes. Le département d'Etat a confirmé, mardi 6 août, avoir évacué les fonctionnaires "non essentiels" à la représentation de ses intérêts. Un avion a quitté le pays pour une base militaire en Allemagne avec près de 70 personnes à bord.


Une vingtaine de missions diplomatiques américaines ont été fermées, depuis le 4 août, au Moyen-Orient et en Afrique. Des mesures reprises, en ce qui concerne le Yémen, par la Grande-Bretagne, la France, l'Allemagne et la Norvège, mais selon des modalités très variées.
"Nous sommes davantage sur un principe de précaution que sur une menace identifiée"
, confiait-on, à l'Elysée, lundi.

Du côté américain, on justifie cette mobilisation par un "ensemble d'éléments" collectés par les services de renseignement sur des projets d'Al-Qaida dans la péninsule Arabique (AQPA). Parmi ceux-ci figurent notamment des messages échangés entre le chef d'Al-Qaida, Ayman Al-Zawahiri, et Nasser Al-Whahichi, le numéro un d'AQPA, faisant état, selon le Pentagone, de projets d'attentat.




Dutch Ruppersberger


C'est très sérieux, j'ai vu les renseignements, il s'agit d'une menace venant des plus hauts niveaux d'Al-Qaida et particulièrement ciblée sur la péninsule Arabique", a renchéri, sur CNN, Dutch Ruppersberger, membre (démocrate) de la commission du renseignement de la Chambre des représentants.

UN COUP RUDE PORTÉ À AQPA


Les sites islamistes radicaux, notamment ceux utilisés comme canaux habituels de communication par Al-Qaida et ses alliés, ont été fort prolixes depuis quelques semaines, notamment après l'annonce officielle, fin juillet, de la mort du cheikh Saïd Al-Chehri, alias Sofiane Al-Azdi, chef de la branche militaire d'AQPA.

Tué par un tir de drone américain, en octobre 2012, il était considéré comme le cofondateur, en janvier 2009, des branches saoudienne et yéménite d'Al-Qaida. Al-Chehri était un ancien détenu de Guantanamo. Il avait été remis, en 2007, aux autorités saoudiennes dans le cadre d'un programme de réhabilitation mis en place par Riyad, avant de s'échapper et de rejoindre les rangs djihadistes.

Sa disparition, qui avait été dévoilée par le Yémen dès le 24 janvier, constitue un coup sévère pour l'organisation terroriste. Il incarnait aux yeux des services antiterroristes occidentaux la menace la plus professionnelle en termes d'action clandestine. Il était également suspecté d'avoir orchestré, en mars 2012, l'enlèvement du vice-consul d'Arabie saoudite à Aden, toujours entre les mains d'AQPA.

Ce coup rude porté à l'organisation djihadiste s'inscrit dans un contexte de plus en plus hostile et périlleux pour AQPA, confronté à une campagne de frappes de drones américains continue et meurtrière dans ses rangs. D'autres cadres d'AQPA ont été éliminés depuis. Mardi, à l'aube, selon Sanaa, quatre hommes ont été tués par un tir dans un véhicule, parmi eux se seraient trouvés Saleh Ali Gouti et Saleh Al-Taïs Al-Waïlï. Il s'agissait de la quatrième attaque en deux semaines.



DES FRAPPES DE DRONES MULTIPLIÉES PAR TROIS DEPUIS 2011


Face à ces succès, Al-Qaida se devait de réagir, au moins sur le terrain de la propagande, en menaçant de se venger. Car l'adversité n'a cessé de se renforcer. Selon la New American Foundation, un groupe américain qui les comptabilise, les frappes de drones ont été multipliées par trois depuis 2011.

Après avoir profité de l'affaiblissement du régime yéménite lors du départ, en 2012, du président Ali Abdallah Saleh, et pris le contrôle de villes dans le sud du pays, AQPA a dû reculer devant l'offensive du nouveau pouvoir soutenu par les Américains et a trouvé refuge dans des zones montagneuses très accidentées.

Le 1er août, lors d'une visite officielle aux Etats-Unis, le nouveau président yéménite, Abd Rabbo Mansour Hadi, a, de plus, réaffirmé, aux côtés de Barack Obama, "la solide coopération" entre leurs deux pays dans la lutte contre Al-Qaida. Dans la nuit de lundi, le ministère de la défense yéménite a diffusé une liste des 25 personnes recherchées dans le pays pour leur appartenance à Al-Qaida.

Réduite à une stratégie d'actes de sabotage et d'assassinats ciblés commis par des commandos d'hommes à moto et visant des officiers yéménites, l'organisation est aujourd'hui sur le recul mais pas sans capacité de réaction.

"Il y a toujours des éléments très déterminés (...) et, financièrement, ils ont récupéré beaucoup d'argent en mettant la main sur des secteurs entiers de l'économie du sud du Yémen", estime Dominique Thomas, chercheur à l'EHESS.

Paradoxalement, le discours alarmiste américain intervient à un moment où "AQPA n'a jamais été aussi faible depuis sa création", souligne un membre de la communauté du renseignement français, qui ajoute aussi que le risque n'est pas nul pour autant. "Tous les services cherchent un ancien étudiant chimiste, Al-Assiri, qui offre à AQPA un savoir-faire assez pointu et innovant en matière d'explosifs."



L'HÔTEL SHERATON TRANSFORMÉ EN BUNKER PAR LES AMÉRICAINS


La fin prochaine du ramadan, période traditionnellement propice à la reprise d'actions terroristes à travers le monde, s'ajoute enfin aux motifs d'inquiétude dans le camp occidental. Sur la scène politique yéménite, les derniers jours du Dialogue national ouvert par le pouvoir pour regagner des franges du pays qui ont pu soutenir un temps le camp islamiste radical constitueraient, par ailleurs, une autre occasion pour AQPA de marquer symboliquement sa résistance.

Dans ce contexte, Washington a donc opté pour une communication accentuant les risques potentiels en passant sous silence la réalité de l'affaiblissement d'AQPA.

"Cet épisode permet aussi aux Etats-Unis d'insister sur l'utilité de ses moyens de lutte contre le terrorisme à un moment où ils sont accusés de s'en servir contre leurs alliés avec Prism", note la même source au sein du renseignement français.

Si quelques personnels américains ont quitté le Yémen, l'hôtel Sheraton, à Sanaa, transformé en bunker par les Américains, n'a pas désempli. Et, à l'instar de Kaboul ou de Bagdad, voilà longtemps qu'aucun ressortissant américain, au Yémen, ne vit à l'extérieur d'une zone extrêmement sécurisée. Les déplacements des Occidentaux obéissent à des normes très strictes qui n'ont pas changé depuis dimanche. En 2012, la fin du ramadan avait déjà donné lieu à un vaste déploiement de forces de sécurité dans le pays pour prévenir toute attaque.



Hôtel Sheraton, Aden,Yémen



http://www.lemonde.fr/international/article/2013/08/07/al-qaida-et-les-etats-unis-face-a-face-au-yemen_3458532_3210.html






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Yémen : La menace terroriste est une pure fabrication selon le diplomate français Gilles Gauthier

Message  09991 le Mar 13 Aoû - 20:49

Yémen : La menace terroriste est une pure fabrication selon le diplomate français Gilles Gauthier




Au sujet de la menace terroriste présentée par les États-Unis comme imminente au Yémen et des fermetures d’ambassades occidentales, M. Gilles Gauthier (*), ancien ambassadeur de France au Yémen, a déclaré sur les ondes de France Culture, que les dirigeants européens se sont couverts de ridicule.


Au journaliste Lors de l’émission « Les Matins d’été » de France Culture, du 8 (…) qui demandait si les éléments qui ont permis aux États-Unis de faire état d’une menace imminente au Yémen étaient crédibles et si la fermeture des ambassades et l’évacuation des ressortissants américains ne servaient pas à justifier les écoutes généralisées dénoncées par Edward Snowden M. Gilles Gauthier a répondu :


Je voulais d’abord vous dire que j’ai beaucoup aimé votre présentation. Nous avions nous aussi été agréablement surpris par l’honnêteté rare de la (…)parce que depuis quelques jours je suis ahuri par la présentation des évènements […] touchant le Yémen par la presse, par tous les médias.


Effectivement on a un évènement totalement fabriqué ; une communication américaine qui devient un évènement […] et à ce moment là tout le monde commence à s’affoler [...]. Je crois qu’il y a un emballement ; c’est-à-dire que nos chancelleries à nous, nos dirigeants européens, sont pris dans le mouvement, ne savent plus trop ce qu’ils font et ils suivent et ils ferment eux aussi les ambassades […]. C’est un peu dérisoire tout ça…Je suis très content que votre radio, votre émission remette un peu les choses d’aplomb… ».


J’étais ambassadeur au Yémen jusqu’à il y a 3 ans ; et j’y suis retourné au mois de janvier [...] Il y avait eu un moment où le mouvement d’Al-Qaïda avait entièrement contrôlé une assez importante région proche d’Aden. Depuis, le président yéménite a réussi très intelligemment à la récupérer entièrement. On n’en a pas beaucoup parlé ; c’était un évènement positif. […] Les Américains avec leurs drones ne sont pas capables de faire ça. Cela a été fait en coopération avec le président et les tribus du sud. Du coup les gens d’Al-Qaïda se sont trouvés dispersés […] Donc effectivement il y a un danger de ce type … pour les Américains, mais ils sont en danger aussi à cause de leur politique… »

la question de savoir si la méthode des États-Unis – l’usage des drones pour combattre le terrorisme – n’est pas contreproductive et si on ne créé pas du terrorisme avec les drones, Obama étant sur la même ligne que George Bush junior, Gilles Gauthier a répondu :


Bien sûr, la politique des drones est une façon de fabriquer les terroristes […] Oui c’est dommage, c’est regrettable. Il (Obama) est totalement sur la même ligne ; il l’a même accentuée […] ; les États-Unis, un pays qui a des valeurs démocratiques, sont totalement en dehors de tout droit international ; l’usage des drones en dehors des situations de guerre […] les opérations de guerre sur un territoire étranger, sont une monstruosité. […] Le Yémen n’est pas les État-Unis ; ils n’ont aucun accord militaire officiel qui les autorise à faire cela ; ils sont dans un cadre tout à fait illégitime qui peut être qualifié d’opération terroriste […] ce sont des opérations qui n’entrent dans le cadre d’aucune légitimité internationale. »

(*) Après plusieurs postes au Liban, en Tunisie, en Algérie, au Bahreïn et en Egypte, Gilles Gauthier devient ambassadeur de France au Yémen en octobre 2006.

Notes

[1] Lors de l’émission « Les Matins d’été » de France Culture, du 8 août.

[2] Nous avions nous aussi été agréablement surpris par l’honnêteté rare de la part du journaliste




http://www.mondialisation.ca/yemen-la-menace-terroriste-est-une-pure-fabrication-selon-le-diplomate-francais-gilles-gauthier/5345526





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L’invincibilité des troupes émiraties a du plomb dans l’aile (Yémen)...

Message  Silver Wisdom le Mar 22 Sep - 9:27

L’invincibilité des troupes émiraties a du plomb dans l’aile (Yémen)...

Le matin du 4 septembre 2015, les combattants d’Ansarullah
ont tiré une salve de missiles balistiques OTR-21 Tochka
sur les forces de la Coalition arabe, dans la ville de Maarib...




Pauline Hofmann a écrit:
(...) Des rebelles chiites, historiquement installés dans le nord du pays, ont avancé vers la capitale en quelques mois. D’intenses combats se sont déroulés dans la capitale yéménite, entre les rebelles et leurs opposants sunnites soutenus par l’armée. (...) Les rebelles chiites ont refusé de signer une annexe d'un accord sur le désarmement des milices dans la capitale et ses provinces. (...) Le président yéménite Abd Rabbo Mansour Hadi, visiblement inquiet de cette déstabilisation, a dénoncé un "complot" fomenté de l’étranger et promet de "rétablir l’autorité de l’Etat". Les rebelles chiites tentent maintenant de tendre une large main, pour rassembler le pays derrière leur cause. (...)

~ TBS News Report (Spécial Conflit au Yémen)(FYI, Avril 2015) ~

Ces puissants missiles ont causé de terribles dégâts à leurs cibles, la majorité des morts appartenant aux forces des Émirats arabes unis. Les médias saoudiens et occidentaux, aux ordres, ont fortement minoré le nombre de morts et de blessés. Au Yémen, on dit qu’Ansarullah aurait dépassé toutes ses prévisions avec cette attaque. On dit aussi que Mansour Hadi et le Général Alkathiri, respectivement chef d’état-major et commandant des troupes des Émirats, ont été blessés. On compte plus de 300 morts et plus de 1 000 blessés. Les troupes saoudiennes, composées de combattants originaires des pays de la coalition et d’al-Qaïda, sont maintenant renforcées par 800 soldats égyptiens. Le Soudan pourrait aussi avoir envoyé des troupes, mais les nombres annoncés varient tellement que ce pourrait être une rumeur. Les Emiratis ont subi de lourdes pertes. Selon Ansarullah, cette attaque a sonné les troupes saoudiennes. Elle a révélé leur faiblesse sur le terrain et les amenés à craindre une infiltration de leurs collaborateurs yéménites par Ansarullah, qui expliquerait la précision millimétrique des frappes qui ont décimé leur centre de commandement à Maarib.

Leur croyance en l’invincibilité des troupes émiraties a du plomb dans l’aile, c’est pour cela qu’ils ont appelé à élargir la coalition. Conséquence de cette attaque réussie : les forces aériennes saoudiennes se sont remises à bombarder intensément Sanaa, la capitale du Yémen. On signale des explosions de l’ordre de la mégatonne et l’utilisation de bombes et de missiles inhabituels. Un hôpital accueillant des prématurés a été bombardé, causant on ne sait combien de dégâts, ni combien de morts et de blessés, et obligeant à évacuer des nourrissons particulièrement faibles et fragiles, qui ne peuvent survivre sans incubateurs ni soins 24 heures sur 24. D’énormes boules de feu ont été filmées et des rapports parlent de chocs post-traumatiques qui pourraient corroborer les preuves que les Saoudiens utilisent des MOABs sur Sanaa.



René Naba a écrit:
(...) Les dernières manœuvres militaires saoudiennes viseraient à encercler Sanaa, la capitale, pour emporter une victoire symbolique, à l’effet de gommer dans l’opinion les revers répétitifs de leur folle équipée du Yémen. L’attentat de Daesh contre une mosquée chiite de la capitale yéménite, faisant une vingtaine de morts, a retenti comme un message de l’Etat Islamique aux protagonistes leur signifiant qu’il se pose en partie prenante au conflit. Sur fond d’attentats terroristes revendiqués par Daesh, [url=quatre depuis la nouvelle guerre du Yémen]quatre depuis la nouvelle guerre du Yémen[/url], la flambée de violence interne saoudienne tend à justifier le bien-fondé de la mise en garde du président Barack Obama adressée aux pétromonarchies lors de leur rencontre de Camp David, au printemps 2015, pointant le fait que « le plus grand danger qui guette les pétromonarchies est le front intérieur », avec une jeunesse désœuvrée et maintenue à l’écart de toute participation à la vie politique. Elle tend de surcroît à démentir la guerre psychologique menée depuis trente ans par la famille royale saoudienne visant à diaboliser l’Iran et les Chiites. (...)

~ Le conflit au Yémen entre dans une nouvelle dimension (En point de Mire)(Septembre 2015) ~

Ces bombardements n’ont pas été une action de représailles contre les forces de la Résistance mais une vengeance vicieuse sur des civils sans défense. On peut comparer cette attaque au massacre de civils gazaouis en 2014, soi-disant pour cibler des positions du Hamas, une affirmation ridiculisée par le nombre énorme de civils tués ou blessés. Atan, province de Sanaa, le 7 septembre. Nous avons la preuve qu’une MOAB a été larguée sur Sanaa, d’après des rapports sur le terrain. Le Prof. Michel Chossudovsky a aussi examiné ces témoignages et a publié un rapport intitulé Possible Tactical Nuclear Strike (Neutron Bomb) in Yemen ? La preuve suivante est le témoignage, posté sur sa page Facebook, d’un citoyen yéménite obligé de fuir son pays avant le blocus. Un blocus qui aujourd’hui condamne des gens affamés, privés d’eau et terrifiés à n’avoir même pas la possibilité de s’enfuir quelque part ou de se mettre à l’abri sous la pluie de destructions et de mort qui leur tombe dessus, depuis un ciel infesté d’avions saoudiens. « Les images horribles en provenance du Yémen ont choqué le monde entier, et pourtant l’Arabie saoudite et ses alliés avaient seulement intensifié leurs raids aériens. Maintenant ils ciblent les civils dans leurs maisons, en plein centre de Sanaa, une ville où vivent plus de 3 millions de Yéménites. Quand donc le monde sera-t-il solidaire du peuple du Yémen ? Comment les gens peuvent-ils dormir la conscience tranquille… sachant que des femmes et des enfants sont massacrés dans leur sommeil, enterrés sont les décombres de leurs maisons? C’est à Sanaa… Ces victimes sont des enfants… Des enfants comme ceux que vous aimez et sur lesquels vous veillez. Nous vous en supplions, mettez fin au silence du monde sur le génocide des civils yéménites innocents, dont le seul crime est de chercher une vie meilleure. »

Moon of Alabama a écrit:
(...) « Le blocus continue d’étrangler le Yémen. Hier un bateau de pêche indien qui faisait un peu de contrebande de carburant près du port de Hudaydah a été attaqué par les Saoudiens et leurs alliés. Vingt Indiens sont morts. Onze camions apportant de la nourriture, déjà inspectés, ont été bombardés et détruits sur la route entre Aden libérée et Mocha. Ces derniers mois, le Yémen a reçu seulement 10% du carburant dont il a besoin pour les générateurs de secours, les ambulances et les stations de pompage d’eau. Dans plusieurs régions, la malnutrition touche maintenant plus de 30% des enfants. Sur les 26 millions de Yéménites, la moitié risquent la famine. Le patrimoine culturel et religieux du Yémen a été quasiment détruit. » (...)

~ Foreign Invasion Force In Yemen Grows (Moon of Alabama)(Septembre 2015) ~

Hanan al-Harazi a écrit:
(...) « On dit qu’il y a du pétrole et, plus important encore, des réserves de gaz dans la province d’Al-Jawf, frontalière avec l’Arabie saoudite, réserves sur lesquelles les Saoudiens veillent depuis des années. En 2011, quand le peuple est descendu dans la rue pour réclamer une vie meilleure, le président Saleh a été forcé de reconnaître son existence publiquement pour la première fois. Et donc nous sommes maudits, nous sommes maudits parce que nous avons du pétrole et du gaz. Chaque pays qui a des ressources naturelles est maudit et devient la cible d’une intervention impérialiste. » (...)

~ Yemen: A Voice in the Wilderness (Vanessa Beeley, Dissident Voice)(Juillet 2015) ~

Ansarullah a déclaré que les attaques de Tochka sont « une vengeance pour les crimes et la guerre d’extermination menée par l’agresseur saoudien et ses mercenaires ». La réponse de la coalition a été de pousser plus avant ses forces et ses blindés. Les États-Unis, tandis qu’ils maintiennent leur rhétorique habituelle sur la réduction des dommages collatéraux et la protection de la vie des civils, continuent à entraîner, armer et soutenir ouvertement leur banquier et allié dans la région, participant ainsi au nettoyage ethnique de toute une nation. La résistance yéménite ne va pas plier et elle ne va pas céder. Elle a vécu trop d’horreurs et s’est battue avec trop d’acharnement pour renoncer à la dernière liberté du Yémen sous l’oppression saoudienne. Tout l’arsenal de l’Arabie saoudite, aussi bien ses armes que sa religion, ne suffira pas pour battre le courage et l’inébranlable esprit de résistance du peuple du Yémen.



Sayed Hasan a écrit:
(...) Ces images difficiles, qui mettent des visages et des noms sur les innombrables victimes civiles, peuvent contribuer à donner une idée de l'ampleur des massacres indicibles que perpètrent quotidiennement les forces de la coalition saoudo-US contre la population du Yémen, avec une barbarie sans exemple dans l'histoire récente et qui éclipse même les crimes sionistes à Gaza, et de l'incroyable esprit de résistance du peuple yéménite malgré l'abandon de la communauté internationale. (...)

~ Guerre sans merci au Yémen... (Vidéo et Transcript)(Août 2015) ~

Vanessa Beeley

~ Traduit par Ludovic, relu par jj et Diane pour le Saker Francophone ~

Source originale de l'article :
Yemen: Ansarullah victory on the ground, Mareb province (The Wall will Fall)(Septembre 2015)


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Au Yémen, les frappes des drones tuent plus de civils que les attaques d'Al-Qaïda...

Message  Silver Wisdom le Ven 25 Sep - 7:44

Au Yémen, les frappes des drones
tuent plus de civils que les attaques d'Al-Qaïda...


Un récent rapport des Nations-Unies comptabilise sur un an
plus de pertes civiles dans les frappes de drones américains visant Al-Qaïda
que dans les attaques revendiquées par l'organisation terroriste...



~ La guerre des drones... (Documentaire via FYI)(Septembre 2014) ~

Mardi dernier, un drone américain tuait deux combattants présumés d'Al-Qaïda à l'est de Sanaa. Mais ces succès militaires au Yémen cachent de nombreuses victimes collatérales. Dans un nouveau rapport annuel remis le 7 septembre, l'ONU recense une série d'atteintes aux droits de l'homme du 1er juillet 2014 à juin 2015, une période marquée par une "aggravation de la sécurité" des habitants de ce pays de la péninsule arabique. L'une des données n'a pas échappé au site d'information Vice News : les décès de civils tués par des frappes de drones dépassent largement ceux survenus dans le cadre d'attaques terroristes menées par Al-Qaïda. Selon le rapport de l'ONU (pages 8 et 11), le deuxième cas de figure aurait même été deux fois plus meurtrier que le premier.



Human Rights Watch a écrit:
(...)  Au moins 24 civils ont été tués, et 65 blessés dans des attaques revendiquées par Al-Qaïda dans la péninsule Arabique (AQPA), principalement à Sanaa, Aden et Taez. Le Haut-Commissariat aux droits de l'homme (HCDH) a été informé de plusieurs cas de frappes de drones dans plusieurs régions du pays, avec des allégations de l'existence de victimes civiles. Les attaques auraient été conduites par les forces conjointes des États-Unis et du Yémen dans le cadre d'une campagne contre Al-Qaïda dans la péninsule Arabique. Le HCDH a reçu des informations fiables indiquant que jusqu'à 40 civils, dont un enfant, pourraient avoir été tués au cours de la période étudiée (du 1er juillet 2014 au 30 juin 2015) en raison d'attaques de drones à Al-Baida, Al-Jawf, Marib et Shabwah. (...)

~ Situation of human rights in Yemen (pdf) ~

Selon les données compilées par le Bureau du Journalisme d'Enquête, en treize années, ce sont plus d'une centaine de frappes de drones qui ont visé le sol yéménite. Une série d'attaques responsables, selon le Bureau, d'une fourchette de 485 à 714 morts, dont 65 à 97 civils. Si bien que, le Yémen est devenu le premier théâtre de ces "véhicules aériens télépilotés" juste derrière le Pakistan. L'essentiel des victimes est même relativement récent. Car si la première frappe confirmée par Washington remonte à novembre 2002, ce n'est qu'à partir de 2009-2010 que le rythme des attaques de drones s'est emballé. En 2013, un sénateur américain (républicain) estimait que, sur tous leurs théâtres d'opération en Moyen-Orient, les drones américains étaient responsables de la mort de 4.700 personnes.



Silvia Arana a écrit:
(...) Au Pakistan, au Yémen et en Somalie, le gouvernement d’Obama a attaqué 390 fois avec des drones en 5 ans, depuis la première attaque où Fahim Qureshi fut blessé, huit fois plus que le total des opérations lancées pendant le gouvernement de Bush. Les attaques de drones du gouvernement Obama ont tué presque 6 fois plus de personnes que le gouvernement de Bush, et ça continue. (...) Le gouvernement des Etats- Unis justifie les attaques de drones par son droit à se défendre d’Al Qaeda et des autres groupes djihadistes. Les Nations Unies de même qu’Amnistie International et d’autres organismes internationaux des Droits de l’homme, ont dénoncé l’illégalité des attaques de drones, mettant l’accent sur le pourcentage élevé de morts de civils et la faiblesse légale du droit à l’autodéfense invoqué par les Etats- Unis. (...) Le journaliste reconnu Robert Fisk, correspondant de ’The Independent’ au Moyen Orient, remarque qu’il existe un ’syndrome des drones’ qui affecte principalement le Pakistan, le Yémen et la Palestine. Il souligne que le malheur éthique de ce ’syndrome’ n’est pas seulement dans le fait que le président Obama décide qui doit vivre ou mourir mais que la plus grande honte est que la guerre des drones se soit convertie en quelque chose de ’normal, habituel, prosaïque’. (...)

~ La scandaleuse impunité de l’assassinat par drones (Le Grand Soir)(Février 2014) ~

L'attaque du 17 décembre 2009 sur le hameau d'al-Maajala, dans le sud du pays, est devenu le symbole des dommages collatéraux de la politique des drones. Ce jour-là, 41 civils, périssent dans l'explosion des missiles tirés par un Tomahawk. La frappe visait un camp d'entraînement d'Al-Qaïda, 14 combattants présumés ont été atteints, mais également un campement bédouin qui se trouvait à proximité. Le gouvernement yéménite s'était attribué la paternité de l'opération, mais WikiLeaks a révélé plus tard, grâce à ses fameux câbles diplomatiques, que le missile était bien d'origine américaine. En écoutant les témoignages de la population, mais également de plusieurs spécialistes du pays, ces attaques aveugles et répétées viennent nourrir un sentiment anti-américain, un terreau dans lequel va prospérer le terrorisme. Une tribune publiée dans le New York Times en 2012 avait fait grand bruit. Publiée sous la forme d'une lettre à Barack Obama, le jeune activiste yéménite Ibrahim Mothana avait écrit que "les frappes américaines n'étaient dans l'intérêt, ni du Yémen, ni des États-Unis".

François-Xavier Trégan a écrit:
(...) Depuis 2009, le Yémen est devenu de moins en moins sûr. Al-Qaïda a étendu ses fiefs. L'approche anti-terroriste a créé plus de militants. Les drones tuent souvent des civils, et cela nourrit un sentiment anti-américain dans une population qui n'a pourtant rien contre eux. Nous devons nous concentrer sur le développement et sur l'économie. Oui, les drones aident Al-Qaïda. (...)

~ Au Yémen, les Etats-unis mènent la guerre des drones (L'Express)(Avril 2013) ~

En 2012, une étude menée par l'institut PewResearch Center confirme l'état de l'opinion publique face aux drones. Celle-ci indiquait pour le cas du Pakistan, que seulement 17% de la population approuvait les frappes de drones américains, même si ces derniers étaient menés avec l'appui du gouvernement d'Islamadad. L'escalade de la violence au Yémen depuis avril ne risque pas d'apaiser un pays déchiré par une lutte entre la rébellion des houthis et le gouvernement, sur fond de terrorisme. AQPA profite du désordre pour se renforcer dans plusieurs régions du pays.

Editorial de The Guardian a écrit:
(...) Le vidé sécuritaire créé au Yémen, et la radicalisation du conflit a accentué et a ouvert plus d'espace pour les groupes affiliés à Al-Qaïda. Les récentes frappes de drones américains soulignent bien que le Yémen est face à une escalade militaire, et non une stabilisation. (...)

~ Remember the forgotten war (Editorial, The Guardian)(Septembre 2015) ~

L'exécutif yéménite considérait encore en mars 2014 que les frappes de drones étaient l'unique moyen "pour limiter les activités d'Al-Qaïda et les mouvements de ses membres". Un soutien que ne partageait pas à l'époque le parlement national. Dans une résolution en décembre 2013, adoptée à une quasi unanimité, les députés réclamaient la fin des frappes de drones. "L'opinion publique yéménite est en colère contre ces attaques. Les représentants du peuple reflètent ce que pense la rue", avait expliqué une source au gouvernement, anonyme, tant la question est sensible.

i Tele

Source de l'article : Au Yémen, les frappes des drones tuent plus de civils que les attaques d'Al-Qaïda (i Tele)(Septembre 2015)


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Amnesty demande l’arrêt des ventes d’armes à l’Arabie Saoudite, suspectée de crimes de guerres au Yémen...

Message  Silver Wisdom le Ven 23 Oct - 9:55

Amnesty demande l’arrêt des ventes d’armes à l’Arabie Saoudite,
suspectée de crimes de guerres au Yémen...


Amnesty international accuse l’Arabie Saoudite et les forces de la coalition arabe
qui interviennent au Yémen de bombarder délibérément les villes densément peuplées,
et donc les populations civiles...




Martha Mundy a écrit:
(...) En d’autres termes, à travers son silence et son soutien à cette coalition qui bombarde le Yémen, la communauté internationale entérine la disparition de toute référence légale en matière de guerre. C’est un lourd tribut à payer pour triompher dans un conflit en apparence si secondaire qu’il ne fait l’objet de quasiment aucune couverture médiatique. (...) Mais on nous rappelle rarement qu’il y a un an, sous l’égide de l’ONU, un accord politique (‘Paix et Partenariat National’) avait été co-signé par Ansarallah et d’autres partis Yéménites, pour que finalement le représentant des Nations Unies soit congédié, qu’un autre soit mis en place, que les négociations politiques avec Ansarallah soient interrompues, et qu’une coalition militaire soit assemblée pour rétablir la “légitimité” au Yémen. La Coalition étant partie pour détruire non seulement le Yémen mais aussi le droit proprement dit, il est certain que la poursuite des négociations politiques aurait représenté un prix bien moindre à payer. (...)

~ Pourquoi l’Occident est-il silencieux sur la guerre du Yémen ? (Réseau Voltaire)(Octobre 2015) ~

Plus de 2000 civils et des centaines d’enfants auraient péri depuis le début des opérations, il y a sept mois. Le royaume saoudien utilise également des bombes à sous-munitions interdites par une convention internationale. Cela ne semble pas empêcher l’Allemagne, les Etats-Unis ou la France de continuer de lui vendre des armes, en violation des traités signés. Depuis mars 2015, l’Arabie Saoudite mène une opération militaire au Yémen pour contrer les rebelles houthistes et soutenir le gouvernement régulier. Amnesty International avait déjà alerté avant l’été sur les nombreuses victimes civiles du conflit, touchées à la fois par des tirs de la coalition et par ceux des insurgés houthistes. Le 6 octobre, l’ONG a publié un nouveau rapport sur les victimes civiles de cette guerre oubliée du Yémen. « Depuis le 25 mars 2015, plus de 4000 personnes ont été tuées dans le conflit yéménite. La moitié d’entre eux sont des civils, dont des centaines d’enfants », rappelle Amnesty. Dans ce ce nouveau rapport, l’ONG documente plus précisément treize bombardements menés par la coalition menée par l’Arabie saoudite. Ceux-ci ont eu lieu entre mai et juillet. Selon l’enquête réalisée sur place par Amnesty, ces frappes ont tué quelque 100 civils, dont plus de 50 enfants.



Michel Cabirol a écrit:
(...) Accompagné du ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, le Premier ministre Manuel Valls, est depuis lundi soir en Arabie Saoudite, qui souffre actuellement de la faiblesse du prix du baril et de son effort de guerre au Yémen. Un royaume où beaucoup de dossiers de défense avec la France sont en suspens depuis des mois pour certains, des années pour d'autres. A priori, la visite de Manuel Valls ne devrait pas faire l'objet de signature de contrats dans le domaine de la défense. A défaut, peut-être les Saoudiens pourraient-ils annoncer leur volonté d'acheter de nouveaux hélicoptères après les 23 appareils H145 fabriqués en Allemagne pour une valeur d'environ 500 millions d'euros. Selon des sources concordantes, les Saoudiens seraient prêts à acheter à Airbus Helicopters une trentaine de Super Puma AS332 C1e, un appareil lancé en 2012 et acheté par la Bolivie fin 2013. (...)

~ Défense : les neuf dossiers en suspens entre la France et l'Arabie Saoudite (La Tribune)(Octobre 2015) ~

« J’étais près de la rivière et revenais chez moi quand nos maisons ont été bombardées, à environ 10 heures du matin. Ça a été un massacre », a témoigné à Amnesty Ali Qassem Salah al-Shayba, marchand d’animaux et père de quatre enfants. « J’ai perdu mon fils de quatre ans Hassan, et ma fille de 12 ans Taysir ; ma mère Munawwar, ma sœur Aziza et sa fille de six ans Salsabil ; le fils et la fille de mon frère, Mohammed et Yousea, âgés de neuf et 16 ans, et ma cousine Shama’a et ses trois filles, Atkaf, Zahra et Batul, âgés d’un, trois et six ans. Ma femme et mon autre fils de quatre ans ont été blessés, comme ma nièce de 16 ans. » La famille al-Shayba vivait dans un groupe d’habitation au nord-ouest de la ville de Saada. Le 4 juin, quatre frappes aériennes consécutives ont touché leurs maisons. Onze membres de la famille sont morts, dont huit enfants et trois femmes.

Dans les décombres des habitations, Amnesty a trouvé des fragments de bombes de type MK 80, fabriqué par l’entreprise états-unienne General Dynamics. « Ces bombes ont été systématiquement utilisées par les forces de la coalition saoudienne », précise l’ONG. « Comme pour beaucoup d’autres frappes aériennes de la coalition, il n’y avait pas d’objectif militaire évident sur le site ou dans les environs du lieu touché par ces frappes multiples, dont les victimes étaient toutes des enfants et des femmes », indique le rapport. Selon les conclusions de l’ONG, ce sont les frappes aériennes de la coalition qui ont causé le plus grand nombre de victimes parmi la population civile durant le conflit au Yémen. Le rapport dénonce « le mépris pour la vie des civils » dont fait preuve la coalition militaire conduite par l’Arabie saoudite. Celle-ci « a désigné comme cibles militaires, en violation du droit international, les villes de Saada et de Marran, où vivent des dizaines de milliers de civils ».


~ Breaking the Silence on the Destruction of Yemen (James Corbett via Global Research)(October 2015) ~

« Le fait que de larges zones à forte densité de population soient désignées comme cibles militaires et que des habitations civiles soient ciblées de manière répétée montre que les forces de la coalition ne prennent pas les précautions nécessaires pour épargner les civils, comme l’exige le droit international humanitaire », a déclaré Donatella Rovera, qui a conduit la mission d’Amnesty au Yémen. Selon l’ONG, de nombreuses frappes de la coalition saoudienne sont donc illégales. Certaines pourraient même constituer des crimes de guerre. Amnesty accuse aussi la coalition d’utiliser des bombes à sous-munitions, également fabriquées par des firmes états-uniennes (Aerojet et Honeywell) : « Les chercheurs d’Amnesty International ont retrouvé les restes de deux types de bombes à sous-munitions, les sous-munitions BLU-97 et leurs disperseurs (CBU-97), et les CBU-105, armes sophistiquées amorcées par capteur. Les bombes à sous-munitions, prohibées par le droit international, dispersent d’innombrables petites bombes sur une large zone. ». L’utilisation des armes à sous-munitions est interdite par une convention de l’ONU depuis 2010.



Silver Wisdom a écrit:
(...) Le commerce des armes de guerre ne connaît pas la crise. Partout dans le monde, il fait vivre des familles entières, en France 160 000 personnes travaillent pour les usines d’armement. Une industrie qui cultive le secret, et qui n’a pas toujours bonne réputation. Mitrailleuses, bazookas, fusils d’assaut : des lignes d’assemblage jusqu’aux foires internationales de la guerre, les employés de ces entreprises se battent pour décrocher de nouveaux contrats. Quels sont les secrets de cette profession si particulière ? Des missiles aux avions de combats, peuvent-ils vendre leur dangereux arsenal à tous les États ? En marge des ventes légales prospèrent aussi des filières parallèles : le marché noir des armes de guerre. L’une de ses figures la plus célèbre s’appelle Viktor Bout. Ce Russe longtemps insaisissable a inspiré à Hollywood le film Lord of war. (...)

~ Les surprenants VRP de la guerre (Le Dormeur doit se Réveiller)(Avril 2013) ~

L’ONG demande l’ouverture d’une enquête internationale indépendante sur le conflit au Yémen. Et appelle à suspendre les transferts d’armes vers l’Arabie saoudite, notamment ceux de bombes, d’avions de chasse, d’hélicoptères de combat et de pièces et composants associés. « Les États qui exportent des armes à l’une des parties du conflit au Yémen sont tenus de veiller à ce que les transferts qu’ils autorisent ne facilitent pas de graves violations du droit international humanitaire », souligne Amnesty. L’Arabie saoudite est l’un des plus grands importateurs d’armes au monde. Parmi ses plus gros fournisseurs se trouvent les États-Unis et le Royaume Uni, mais aussi l’Allemagne et la France.



Rachel Knaebel a écrit:
(...) L’Arabie Saoudite est le plus gros client des fabricants d’armes français en terme de volume financier des contrats. À lui seul, le royaume saoudien a passé plus de 3 milliards d’euros de commandes en 2014. C’est aussi le deuxième plus gros importateur d’armements au monde. Rappelons que depuis le printemps, le royaume saoudien mène une intervention militaire au Yémen, pour soutenir le président en exil et contrer la rébellion houthiste. Le Yémen n’est pas l’Ukraine. Si la livraison des porte-hélicoptères Mistral à la Russie a été annulée pour cause d’interventionnisme russe contre Kiev, pas question de s’interroger en France sur ce qui se passe à la pointe de la péninsule arabique. (...)

~ Ces pays vendeurs d’armes qui profitent bien de l’instabilité du monde et du regain des tensions (Basta!)(Juin 2015 )~

L’Arabie Saoudite est le plus gros client des fabricants d’armes français en terme de volume financier des contrats. À lui seul, le royaume saoudien a passé plus de 3 milliards d’euros de commandes en 2014. Entre 2013 et 2014, l’Arabie saoudite a par exemple importé ou commandé à la France des missiles anti-aériens, des canons, des missiles anti-chars ou encore des blindés. Les exportations d’armes vers l’Arabie saoudite se sont-elles poursuivies depuis le début du conflit yéménite ? Oui, si l’on en croit les réponses des gouvernements britannique et allemand aux inquiétudes de leurs parlementaires. Entre le 15 mars et le 1er juillet 2015, le Royaume Uni a approuvé 37 licences d’exportations d’armes à l’Arabie saoudite. En avril 2015, l’Allemagne a de son côté autorisé la vente à l’Arabie Saoudite de diverses composantes d’équipements militaires pour un montant de plus de 12 millions d’euros, selon la réponse apportée par le gouvernement allemand à un député de Die Linke (gauche) en mai dernier.

« Tous les États ont la responsabilité légale de contrôler les transferts d’armes et de les prohiber dans certaines circonstances », rappelle Amnesty. L’article 6 du Traité sur le commerce des armes, qui est entré en vigueur fin 2014, stipule en effet qu’un État ne doit autoriser aucun transfert d’armes « s’il a connaissance que ces armes pourraient servir à commettre des attaques dirigées contre des civils ou des biens de caractère civil et protégés comme tels ».

Rachel Knaebel

Source de l'article :
Amnesty demande l’arrêt des ventes d’armes à l’Arabie Saoudite, suspectée de crimes de guerres au Yémen (Basta!)(Octobre 2015)


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La guerre contre le Yémen est une guerre de domination politique et d’endoctrinement religieux...

Message  Silver Wisdom le Mar 20 Sep - 11:31

La guerre contre le Yémen est une guerre de domination politique
et d’endoctrinement religieux...


La guerre au Yémen est en train de tourner à la révolution...
La guerre au Yémen est en train de prendre une tournure sans précédent…
La guerre au Yémen est en train de prendre une tournure
que ni Riyad ni ses alliés occidentaux n’avaient anticipée et encore moins planifiée...



Un désastre est en cours au Yémen (Il est temps que le monde en prenne conscience)(Nawal al-Maghafi & Peter Oborne, MEE)(Août 2016)

Je dirais que le Destin, pour ne pas utiliser un autre mot, a le sens de l’humour. Après avoir vécu dix-huit mois dans ce que l’on pourrait qualifier comme l’une des interventions militaires la plus violente, cruelle et vicieuse de notre génération, le pauvre Yémen est un train de donner une leçon de résistance à la riche Arabie saoudite, leçon qu’elle n’est pas prête d’oublier. Alors que je suis assis devant mon ordinateur à écrire sur les prouesses militaires du Yémen, ce sont deux provinces méridionales d’Arabie saoudite qui sont déjà sous le contrôle du mouvement de résistance yéménite : Asir et Najran. Malgré la pression politique, financière, militaire et humanitaire, le Yémen a réussi à lever une vague révolutionnaire contre la tyrannie qui a caché le soleil d’Arabie pendant de trop longs siècles. Cette même guerre, faite pour empêcher les autres (oui, cette guerre était faite pour servir d’avertissement à toutes les autres nations assez folles pour se croire libres alors qu’elles sont sous le couperet des wahhabites d’Arabie saoudite et des néoconservateurs américains) cette guerre, donc, s’est complètement retournée contre les agresseurs et le loup est en train de devenir la proie.


~ Death in Yemen: British Weapons Sales to Saudi Arabia, ... (Felicity Arbuthnot, Global Research)(Septembre 2016) ~

Alors que le Yémen brûle encore sous le feu nourri des al-Saoud… par simple vengeance, sentiment venant facilement aux al-Saoud, même si cela doit impliquer le massacre de civils innocents, le pays a répondu à ce génocide par une résistance farouche. Loin de se soumettre à la volonté des puissants, le Yémen s’est taillé un chemin dans le royaume, à la fois source d’inspiration et d’espoir et preuve que la force siège dans le cœur de ceux qui chérissent le courage plutôt que l’argent. Je pense que le public ne se rend pas compte de l’étendue de la souffrance yéménite, sa destruction systématique, le chantage auquel est soumise toute une population pour que les al-Saoud puissent revendiquer le contrôle de l’Arabie et des routes pétrolières. Il aurait été bien plus facile d’abandonner ! Il faut rappeler que le Yémen aurait pu, depuis bien longtemps, se vendre et se soumettre à la théocratie wahhabite des al-Saoud et devenir une monarchie du Golfe de plus.

Laissez-moi être très clair la dessus, la guerre contre le Yémen est une guerre de domination politique et d’endoctrinement religieux. Les blablas à propos de démocratie et de légitimité institutionnelle ne sont que pures distractions jetées à un public crédule par des médias accommodants. Après avoir été par deux fois démis de ses fonctions, le président en fuite Abdo Rabbo Mansour Hadi ne peut pas vraiment être la justification d’une telle tempête militaire. Pourquoi des puissances étrangères essaieraient-elles de porter secours à ce piètre président, si ce n’était pour servir leurs propres intérêts ? Selon le Shafaqna Institute for Middle Eastern Studies et le Mona Relief Organization, plus de 12 000 civils ont été tués depuis mars 2015, sans compter plus de 70 000 blessés… Pas de quoi pavoiser pour les Nations Unies.


~ Bombed: A Potato Chip Factory, a School, a Doctors Without Borders Facility, ... (Andrea Germanos, Common Dreams)(Septembre 2016) ~

Dois-je rappeler au lecteur comment Riyad a utilisé ses milliards de dollars pour se blanchir de ses crimes et faire porter la faute à ceux qui ne font que se défendre ? Toute critique du mouvement de résistance yéménite revient à une négation du droit du Yémen à protéger sa souveraineté et son intégrité territoriale. Comment pouvons-nous remettre en question le droit d’un pays à protéger ses territoires et le futur de ses institutions alors que nous-mêmes considérons de tels droits comme acquis ? Si dingue et ridicule que cela puisse paraître, c’est exactement ce que la communauté internationale demande au Yémen. En écho à l’impérialisme saoudien, la communauté internationale a fait campagne et demandé que le Yémen se rende, cherchant à travestir une telle injustice en droiture politique. Mais le Yémen n’est pas du genre à se courber face a la tyrannie. Le Yémen a combattu et combat encore là où tous les autres auraient déjà abandonné… Pourquoi, vous demanderez-vous ? Pourquoi combattre une guerre impossible ? Pourquoi résister contre la multitude ? Parce que ne pas le faire serait contre la nature profonde du pays. Valeur dont nous devrions tirer enseignement et qui ne peut se comparer à aucune richesse… Si vous pensez encore que le Mouvement de résistance du Yémen, ces guerriers que la presse occidentale traite de rebelles pour vous manipuler afin que vous les dénigriez, est un mouvement rebelle, demandez-vous ce que vous feriez pour défendre votre terre, votre peuple et votre identité nationale ?

Laurent Bonnefoy a écrit:
(...) Au moment du déclenchement de l’opération « Tempête décisive », les houthistes occupaient militairement la capitale, Sanaa, depuis septembre 2014 ; surtout, ils venaient de prendre Aden, la principale ville du Sud. L’objectif affiché par les Saoudiens et leurs soutiens était de rétablir, officiellement à sa demande, le pouvoir de M. Hadi, revenu sur l’annonce de sa démission et exilé à Riyad. Il s’agissait de repousser les miliciens houthistes hors des villes, dans leur berceau septentrional de Saada. Ce projet avait reçu le blanc-seing de la « communauté internationale » à travers la résolution 2216 votée par le Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations unies. Le Royaume-Uni, la France et les Etats-Unis fournissaient la coalition en armes et lui apportaient une aide en matière de renseignement militaire. (...)

~ Au Yémen, une année de guerre pour rien (Enlisement de l’Arabie saoudite et de sa coalition)(Le Monde Diplomatique)(Mars 2016) ~


En Complément : L'hypocrisie de la Diplomatie Française au Moyen Orient... (RT France via FYI)(Octobre 2015)

Enfin, demandez-vous pourquoi, une fois de plus, vos médias préférés vous inondent d’idées sectaires, jouant tel un chef d’orchestre avec vos préjugés. Vos gouvernements ne veulent tout simplement pas que vous compatissiez avec les Houthis, les représentants de l’indépendance yéménite. Ils ne veulent pas que vous reconnaissiez dans la résistance yéménite l’expression de votre propre nationalisme… parce qu’alors vous pourriez demander que l’Arabie saoudite se retire. Alors, sûrement, vous auriez qualifié les massacres saoudiens contre des civils sans armes d’actes de Terreur, ce qu’ils sont en réalité, et demandé à votre gouvernement de mettre fin à tous les accords passés avec de tels criminels de guerre. Hélas, le voile du mensonge reste aussi épais que l’avidité des capitales occidentales. Mais n’imaginez pas que le Yémen soit en train d’être vaincu ! Comme le professeur Mohammad Marandi de l’université de Téhéran l’a remarqué au cours d’une interview avec moi pour l’Institut Shafaqna d’études moyen-orientales : « Aussi difficile à concevoir que cela puisse paraître, l’Arabie saoudite a rendu service au Yémen en réunissant son peuple sous un même drapeau. » En vérité, suite au colonialisme meurtrier de Riyad, le Yémen s’est réuni grâce à son mouvement de résistance. Plus fragmenté, plus opposés les uns aux autres, un autre Yémen renaît des cendres de la guerre. Aujourd’hui ce Phénix réclame son dû. Aujourd’hui, le Yémen demande que ses terres lui soient rendues et lutte pour que la maison des Saoud s’écroule. Aujourd’hui, le Yémen a repris le contrôle de deux de ses trois anciennes provinces : Asir et Najran… Alors peut être bientôt Jizan.

Le mouvement de résistance yéménite ne combat plus une bataille perdue d’avance. Et même si de nombreuses nations se tiennent à l’écart du champ de bataille, le Yémen n’est certainement pas seul. Les tribus d’Azir, de Jizan et de Najran ont depuis longtemps déclaré leur loyauté au Yémen, leur patrie. Et pourquoi ne le feraient-elles pas alors qu’elles souffrent dans leur chair et dans leur foi l’intolérance brutale du wahhabisme, ce culte qui appelle au meurtre de toutes les religions sauf la sienne ?

Catherine Shakdam

~ Traduit par Wayan, relu par Cat pour le Saker Francophone ~

Source originale de l'article :
The March for Riyadh – Yemen’s War Takes on the Colour of Revolution (New Eastern Outlook)(Septembre 2016)


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Re: Al-Qaida et les Etats-Unis face à face au Yémen

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