BRICS : un nouveau système en marche

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BRICS : un nouveau système en marche

Message  Silver Wisdom le Ven 29 Mar - 13:11

Bonjour à tous,

BRICS : un nouveau système en marche



Les pays sous-développés n’existent plus.
Cette expression qui désignait globalement les pays du Sud, a été discrètement
mise au rencart, emportant avec elle toutes les connotations qu’elle renfermait.


Dans les années 80, comme pour récompenser ces pays d’avoir courageusement supporté leur ancienne dénomination
et d’avoir résolument choisi le chemin du libéralisme imposé par le FMI, on décida de leur octroyer le terme « en voie de développement ».
Leur situation n’avait en rien changé, pour la plupart, mais leur nouveau nom entretenait un certain espoir. Ils restaient toujours
dans un tiers-monde déshérité et mal délimité, mais avec une petite lueur d’espoir au bout.


Les BRIC (Brésil, Russie, Inde, Chine) rejoints en 2011 par l'Afrique du Sud sont au coeur d'un mouvement séculaire
de rééquilibrage de la puissance et de la richesse qui met fin à la domination de l'Occident sur le reste du monde.
Mais que sait-on au juste des BRIC ? Faut-il en avoir peur ou favoriser leur émergence ?




En 2001, l’économiste Jim O’Neill de la banque Goldman Sachs forgeait l’acronyme BRIC pour désigner un ensemble
formé de quatre pays : le Brésil, la Russie, l’Inde et la Chine. Ces quatre pays, très différents par leur histoire et par leur culture,
devaient selon Jim O’Neill être associés au G7, le club des économies industrialisées, en raison de leur importance économique,
démographique et territoriale, dans le but de traiter de manière plus efficace les grandes questions de gouvernance mondiale.
En contrepartie, O’Neill préconisait de réduire la représentation des pays européens à une seule voix au sein
d’un nouveau directoire économique mondial, le G9.

En 2003, reprenant l’acronyme forgé par Jim O’Neill, deux autres économistes de la banque Goldman Sachs ont réalisé une étude
prospective dans laquelle ils prédisaient que le produit intérieur brut combiné des BRIC allait dépasser celui du G6
(États-Unis, Japon, Allemagne, Grande-Bretagne, France, Italie) à l’horizon 2050.


Les nouvelles puissances mondiales. Pourquoi les BRIC changent le monde
http://lecercle.lesechos.fr/livres/bonnes-feuilles/221135352/nouvelles-puissances-mondiales-pourquoi-bric-changent-monde-dalexan
Vingt à trente ans plus tard, au début du 21ème siècle, la situation du monde était devenue beaucoup plus complexe.
La dislocation de l’URSS et l’émergence foudroyante de la Chine venaient semer le trouble et brouiller les cartes.
Les expressions « sous-développé » et « en voie de développement » n’avaient de signification que dans la mesure
où elles étaient opposées au mot « développé ». On pouvait ainsi, sans trop se casser la tête, diviser le monde en deux :
les pays développés d’un côté, tous ceux qui ne le sont pas, de l’autre. Les pays développés, c’est l’occident.
Après la chute du Mur de Berlin, tous les anciens états de l’Europe de l’Est ont été phagocytés dans le bloc de l’Ouest.

Mais où classer la Fédération de Russie et les anciens Etats de l’URSS ?
Où pourrait-on placer la Chine que l’on ne peut plus ne pas voir, même avec la meilleure volonté du monde.
Comme si cela ne suffisait pas, l’Amérique du Sud vient en rajouter une couche avec un Brésil en plein essor.
D’autres encore s’y mettent : l’Inde, le Nigéria, l’Afrique du Sud, les pays arabes, etc. Il faut trouver une désignation
plus appropriée pour tous ces pays. On parlera désormais de pays émergeants pour tous ces pays dont les croissances
feraient rêver n’importe quel ministre des finances occidental (ou lui donnerait des cauchemars, c’est selon).




(...)

La montée en puissance des BRICS est inexorable

C’est vrai, mais leur croissance marque le pas. Les prévisions de Goldman Sachs, entre autres,
estiment que la Chine dépassera les États-Unis en termes de PIB avant 2030. En attendant, l’Empire du milieu éclipse
les autres BRICS, dont le poids économique global ne devrait pas pouvoir rattraper le sien pendant cette période.
Les BRICS vont approcher du poids total des sept économies les plus développées d’ici à 2030, et vers le milieu du siècle,
ils devraient pratiquement faire le double.

Les consommateurs des BRICS commencent aussi à rivaliser avec leurs homologues américains
en termes de pouvoir d’achat total. Il se vend aujourd’hui plus de voitures, de téléphones portables, de télévisions,
de réfrigérateurs et de cognac en Chine qu’aux États-Unis. Même avec une croissance plus lente, le moteur économique
des BRICS devrait être plus important que celui des États-Unis ou de l’Union européenne pendant la plus grande partie du XXIe siècle.

Là encore, rien ne garantit que les BRICS puissent maintenir leurs taux de croissance enflammés.
Tout comme le développement de leurs économies a pris le monde par surprise ces dix dernières années,
le grand choc de la décennie à venir pourrait bien être une croissance moins rapide que prévue.
Le Japon, la Corée du Sud et Taïwan ont déjà démontré que les taux de croissance ralentissent une fois un niveau
d’industrialisation de base atteint. L’inextinguible soif de «biens» a tendance à se modérer quand les infrastructures de base
sont en place et que les consommateurs se mettent à vouloir davantage de soins de santé, d’éducation et de temps libre.

Dans une certaine mesure, c’est déjà ce qui est en train de se passer. Les principaux économistes chinois estiment désormais
que la croissance annuelle de la Chine va tomber de 10 à 12% actuellement à 6 à 8% d’ici à la fin de la décennie.
Les espoirs de voir l’Inde atteindre une croissance annuelle durable de 8% ou davantage ont été rabaissés à 5 à 6% après
que le pays s’est heurté à la barrière de l’inflation et que la production de gaz offshore a déçu les attentes.
Le Brésil lutte aussi pour retrouver son exubérante croissance d’avant la crise, tandis que la Russie a été déséquilibrée
par les problèmes économiques de l’Europe. Les projections réalisées entre autres par Goldman Sachs ont toujours
annoncé des croissances plus lentes pour l’avenir, mais certains enthousiastes n’ont pas lu le contrat jusqu’au bout.


(...)

Les BRICS, ces puissances mutantes de la mondialisation
http://lesmoutonsenrages.fr/2012/11/26/les-brics-ces-puissances-mutantes-de-la-mondialisation/
Une nouvelle étape semble se profiler à l’horizon. Certains de ces pays émergeants ont eu la bonne idée de se regrouper,
d’abord à quatre, puis à cinq, pour tisser des relations économiques au sein d’un ensemble : le BRICS : Brésil, Russie, Inde,
Chine, Afrique du Sud. Progressivement les relations entre ces pays se sont renforcées et ont débordé le cadre strictement économique.
La situation géopolitique du monde ne pouvait que les souder un peu plus, ne serait-ce que pour coordonner leurs décisions
dans les cas où leurs intérêts se rejoignaient. Avec la crise, cette association de cinq pays représentant 40% de la population mondiale
et dont le PIB total avoisine 30% du PIB mondial, s’est avérée être un moyen efficace pour limiter les dégâts.

Un nouveau pas vient d’être franchi lors de leur 5ème sommet qui s’est tenu à Durban les 26 et 27 Mars, par le renforcement
de leurs partenariats dans différents secteurs de développement et le lancement d’une idée de banque mondiale complètement
indépendante de l’UE et des USA. En attendant cette banque mondiale bis, des mécanismes de transfert (swap) de devises
ont pu être mis en place entre les banques centrales de certains des partenaires.




(...)

«C’est fait», a déclaré le ministre sud-africain des Finances Pravin Gordhan, quand l’AFP lui demandait si les cinq pays
(Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) étaient parvenus à un accord sur la création de cette banque,
lors des discussions ministérielles précédant leur cinquième sommet annuel.

Les détails devraient être annoncés mercredi par les chefs d’Etat et de gouvernement des cinq pays, selon M. Gordhan.
Mais il devrait ne s’agir que d’un accord de principe, le règlement des questions techniques étant remis à plus tard.
«Il y a encore beaucoup de détails à discuter (...) et il va y avoir un processus pour le reste de ces détails»,
a indiqué à l’AFP le ministre du Commerce et de l’Industrie sud-africain Rob Davies.


(...)

Pays émergents: les Brics veulent créer une banque de développement
http://www.liberation.fr/economie/2013/03/26/afrique-du-sud-les-pays-emergents-des-brics-en-sommet-a-durban_891305
Une manière de s’affranchir des devises étrangères pour toutes les transactions entre les signataires. Dans l’ensemble, tout est fait
pour créer des mécanismes internes au groupe qui leur permettront de booster leurs économies et leurs investissements.
L’Afrique du Sud semble, pour la première fois, être vue concrètement comme une tête de pont pour une participation conjointe
des cinq au développement de l’Afrique dans son ensemble, dans une approche plus globale.



Il apparait également, à travers les discours des uns et des autres, une volonté d’entente commune au sein des organismes internationaux.
Leur objectif affiché et clairement exprimé est de remettre la légalité internationale au sein des relations entre états,
pour garantir la souveraineté des peuples. Pour eux, la prospérité mondiale passe par des rapports d’égal à égal entre les nations.

A Durban, c’est un bloc qui s’affirme. Ses membres répètent à l’envie que leur bloc n’est dirigé contre personne
et n’a aucune visée hostile. C’est évident dans la mesure où leurs économies respectives sont totalement imbriquées
avec les autres économies du monde. Mais à y regarder de plus près, les choses se présentent d’une tout autre manière.

En effet, s’émanciper de l’ordre économique mondial, c’est s’émanciper de l’ordre occidental et donc l’affaiblir.
Chercher à instaurer des rapports d’égal à égal entre les états, c’est saper toutes les bases hégémoniques de l’occident
qui sont le fondement même de son économie. Dans un cas comme dans l’autre, les objectifs du nouveau bloc
sont antagonistes des intérêts du bloc occidental.



A terme, on risque de voir s’installer une rivalité bloc contre bloc, comme au bon vieux temps de l’URSS.
C’est la nature même du bloc occidental qui le veut. Jusqu’ici, l’Occident n’a pu fonctionner que
sur la base de ses acquis historiques caractérisée par l’hégémonie pour laquelle le dialogue d’égal à égal n’a pas sa place.
Nécessité fait loi, telle a toujours été la règle, et personne ne s’y est jamais opposé.
A moins d’un bouleversement modifiant les rapports internationaux, cette vision du monde ne risque pas de changer.

Si les pays du BRICS arrivent à leurs fins, ce sera le début d’une nouvelle ère de bras de fer.
D’un côté il y aura ceux pour lesquels nécessité fait loi,
et de l’autre les défenseurs de la loi internationale et rien que la loi internationale.


Avic
Source de l'article
BRICS : un nouveau système en marche
http://avicennesy.wordpress.com/2013/03/28/brics-un-nouveau-systeme-en-marche/

Bien Amicalement.


Dernière édition par Silver Wisdom le Sam 20 Avr - 8:59, édité 1 fois (Raison : Corrections de coquilles)

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La Banque mondiale toujours "utile" malgré la concurrence des Brics

Message  Silver Wisdom le Sam 20 Avr - 8:58

Bonjour à tous,

La Banque mondiale toujours "utile" malgré la concurrence des Brics



La Banque mondiale reste "utile" en dépit de la concurrence
des pays émergents des Brics qui souhaitent créer leur propre banque de développement,
a déclaré jeudi son président Jim Yong Kim à Washington.





Cette intervention survient moins d'un mois après que les pays du BRICS
(soit le Brésil, la Russie, l'Inde, la Chine et l'Afrique du Sud) eurent révélé leur intention
de créer leur propre banque de développement. Ces pays reprochent à la Banque mondiale,
de même qu'au Fonds monétaire international de ne pas s'occuper de manière adéquate
des besoins des pays émergents. Les membres du BRICS s'insurgent aussi contre le contrôle qu'exercent,
à leur avis, les pays occidentaux, sur ces deux institutions.


La Banque mondiale a encore sa place, assure son président, Jim Yong Kim
http://www.radio-canada.ca/nouvelles/Economie/2013/04/18/005-banquemondiale-brics-utilite.shtml
"Je n'ai vraiment aucun doute sur le fait que nous resterons utiles pendant très longtemps (...).
Nous sommes de plus en plus sollicités"
,
a assuré M. Kim lors d'une conférence de presse en ouverture de l'assemblée générale FMI-Banque mondiale.



La directrice générale du FMI Christine Lagarde et le président de la Banque mondiale Jim Yong Kim
lors d'une réunion le 18 avril 2013 à Washington afp.com/Saul Loeb


Si ces fonds demeurent, cependant, «vitaux», il ne faudrait en aucun cas perdre de vue qu'ils sont «insuffisants».
Ils doivent en effet, être accompagnés d'autres mesures comme annoncé par M. Michel Camdessus, directeur général du FMI :


- alléger le service de la dette des pays les plus pauvres et les plus endettés;
- soutenir les P.V.D. fortement endettés et ayant évité le rééchelonnement de leurs dettes;
- étendre aux pays à faibles revenus, la réduction de dette récemment accordée à l'Egypte et à la Pologne;
- réduire des 2/3 la dette des pays africains les plus pauvres;
- appeler les pays industrialisés à lever leurs barrières protectionnistes;
- réduire, voire supprimer, les dépenses militaires et fournir des efforts dans les investissements plus productifs.

Assemblée générale du FMI et la Banque Mondiale : L'aide au développement en panne
http://www.leconomiste.com/article/assemblee-generale-du-fmi-et-la-banque-mondiale-laide-au-developpement-en-panne
"Il est vrai que beaucoup des pays des Brics sont extrêmement bien financés et qu'ils ont de l'argent,
mais ils continuent de venir nous voir pour des raisons précises"

en raison de l'expertise de la BM et de sa capacité à "tenir ses promesses", a indiqué M. Kim.




"J'ai visité tous les pays des la zone BRICS, chacun d'eux a un besoin énorme d'infrastructure à court,
moyen et long terme. La banque des BRICS permettra d'élargir le potentiel d'obtention des investissements,
nous saluons sa création", a indiqué M.Yong Kim.

"Chaque pays des BRICS a un grand déficit d'investissements dans les infrastructures
qui ne peut pas être comblé par une seule institution financière comme la Banque mondiale", a-t-il ajouté.


La BM soutient la création d'une banque des BRICS
http://fr.rian.ru/world/20130418/198113736.html
Alors que certains pays, comme la Chine et le Qatar, posent moins de conditions avant d'accorder des prêts aux pays en développement,
le président de la Banque mondiale a défendu l'approche plus sourcilleuse de son institution.


"Nous pensons que l'attention que nous portons à la corruption,
à la qualité des projets (que nous finançons) est un formidable atout",

"Au fur et à mesure que davantage d'organisations, de pays et de fonds émergent
et se mettent à accorder des prêts aux pays en développement,
j'ai le sentiment que (ces pays) commencent à comprendre la valeur de cette approche prudente".
Source de l'article
La Banque mondiale toujours "utile" malgré la concurrence des Brics (Kim)
http://www.lesechos.fr/economie-politique/monde/actu/afp-00515346-la-banque-mondiale-toujours-utile-malgre-la-concurrence-des-brics-kim-559598.php

Une manière de se rassurer?!
Le vent tournerait-il?!


Bien Amicalement.

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Les BRICS examine la demande d’adhésion de l’Argentine...

Message  Silver Wisdom le Lun 19 Mai - 6:18

Les BRICS examine la demande d’adhésion de l’Argentine...

Il semblerait qu’une position puisse être dégagée
pour la réunion des cinq pays le 15 juillet dans la ville brésilienne de Fortaleza



~ Guerre des devises : les BRICS s’organisent face au dollar (Oscar Ugarteche & Ariel Noyola Rodríguez, Alai-Amlatina) ~

Le Brésil, l’Inde et l’Afrique du Sud soutiennent cette demande d’adhésion, la Chine et la Russie ont une position plus attentiste tout en étant très ouvertes à la perspective. Quatre autres pays sont proches d’être candidats : l’Iran, le Kazakhstan, l’Indonésie et le Mexique. La Voix de la Russie explique quelques éléments de la situation en fonction de cette demande d’adhésion et aussi dans le contexte de la situation générale... A cet égard, un argument apparaît clairement, qui rend la situation propice pour les BRICS, dans leur organisation, leur développement, leurs ambitions, etc. : la situation de tension entre la Russie et le bloc BAO favorise évidemment des rassemblements de pays non membres du bloc, tentés par la formule des BRICS. Les aventures du bloc BAO continuent en toute logique à rendre plus aisé de creuser la tombe du monde pseudo-unipolaire et suprématiste qu'il affectionne... Il est par conséquent possible que l’acronyme BRICS, devenant peut-être dans quelques semaines BRICSA ou BARICS, ou etc., succombe sous le poids des lettres nouvelles et demande une nouvelle dénomination qui ne se compose plus des initiales de ses membres.
Sergei Duz a écrit:
Les experts reconnaissent que du point de vue politique le potentiel déjà considérable du BRICS ne fera que gagner en force avec l’adhésion de l’Argentine. “Je pense que l’élargissement du BRICS est un pas dans la bonne direction. Si cette question est discutée à la rencontre du BRICS et les pays membres se prononcent ‘pour’, cela profitera à tous. L’entrée de l’Argentine au BRICS va concourir à l’affermissement des rapports entre la Russie et l’Argentine, qui est un grand pays d’Amérique du Sud avec un énorme potentiel économique”, dit le rédacteur en chef de la revue ‘Amérique latine’ Vladimir Travkine.

Il reste pourtant à trouver des solutions à de nombreux problèmes, liés aux multiples concertations avec les pays membres, vu l'immensité du territoire de ce pays, la force de son économie et l'importance de sa population. C’est pour cela, peut-être que Pékin et Moscou font preuve de retenue dans cette question. Néanmoins, Buenos Aires aspire à accélérer ce processus. Pour l’Argentine son adhésion au BRICS peut signifier l’octroi d’un financement à des conditions plus avantageuses que celles proposées par d’autres institutions internationales. [...]

La période des rapports tendus entre la Russie et l’Occident peut s’avérer bénéfique pour l’essor de la coopération dans le cadre du BRICS. De nombreux pays en développement suivent la situation, tirent leurs conclusions, prennent leurs décisions stratégiques afin de protéger leurs actifs. Et dans ce sens la crise en cours peut donner un coup d’envoi à un élargissement du BRICS et à l’aménagement d’une zone de libre échange.
~ BRICS : la stratégie d'élargissement du groupe (La Voix de la Russie) ~



~ La dynamique des BRICS (Yann Echinard) ~

Philippe Grasset
Source de l'article : Les BRICS vers les BRICSA (ou les BARICS, etc....)


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Les Etats Unis se prépare activement à une guerre totale contre les BRICS...

Message  Silver Wisdom le Mar 11 Nov - 16:28

Les Etats Unis se prépare activement
à une guerre totale contre les BRICS...


Attachez votre ceinture : la guerre de l’information
déjà lancée contre la Russie devrait s’étendre au Brésil, à l’Inde et à la Chine...




Agence TASS a écrit:
Des experts russes ont déclaré mercredi que des tentatives sont faites pour supprimer de la scène internationale non seulement la Russie, mais l'ensemble des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud). " La situation actuelle montre que il ya des tentatives pour supprimer non seulement la Russie, mais aussi les BRICS étant donné que le rôle mondial de cette association n'a fait que s'intensifier, " Vladimir Davydov, directeur de l'Académie russe de l'Institut des sciences de l'Amérique latine, lors d'une vidéoconférence Moscou - Brasilia. " La période à venir devrait apporter la preuve ", a déclaré Davydov, ajoutant qu'une guerre de l'information déchaînée contre la Russie pourrait également frapper le Brésil, l'Inde et la Chine...

~ “Tuer la Russie”, mais encore plus : “tuer les BRICS”... (Philippe Grasset, DeDefensa) ~

Il est maintenant de notoriété publique que le Brésil, la Russie, l’Inde et la Chine sont les quatre puissances émergentes à l’origine du groupe des BRICS, qui comprend aussi l’Afrique du Sud et qui accueillera dans un proche avenir d’autres pays du Grand Sud. Les BRICS sont cordialement détestés par Washington et son royaume du baratin peuplé de groupes de réflexion, car ils incarnent les efforts menés de concert dans le Grand Sud pour parvenir à un monde multipolaire. On pourrait miser quelques bouteilles de champagne de Crimée que les USA répondront à ces efforts par une sorte de guerre de l’information totale, dont la nature ne sera pas très différente du système de veille totale mis en place par la NSA, cet État occulte, et qui constitue un élément crucial de la doctrine de domination tous azimuts du Pentagone. Les BRICS sont perçus comme une menace sérieuse. Pour la contrer, une domination des réseaux de l’information s’impose.

La diabolisation de la Russie s’est rapidement intensifiée aux USA avec l’imposition de sanctions liées à l’Ukraine, quand Poutine est devenu le nouvel Hitler et qu’on a ressorti des boules à mites de la Guerre froide cette bonne vieille crainte que les Russes arrivent. Dans le cas du Brésil, la guerre de l’information a déjà commencé bien avant la réélection de la présidente Dilma Rousseff. Wall Street et les élites locales dépensières ont tout fait pour faire couler ce qu’ils appellent une économie étatiste, en diabolisant personnellement Delma au passage. Il n’est pas exagéré d’affirmer que des sanctions pourraient être imposées à la Chine dans un proche avenir en raison de sa position agressive dans la mer de Chine méridionale, à Hong Kong ou au Tibet ; à l’Inde par rapport au Cachemire ; et au Brésil pour cause de violations des droits de la personne ou de déforestation excessive. Officieusement, des diplomates indiens craignent que le premier pays des BRICS à céder aux pressions sera l’Inde.

Tony Cartalucci a écrit:
(...) Au cours d’un entretien avec ce dernier, et après avoir discuté de la nature peu scrupuleuse de ses stratégies, il a finalement admis qu’en effet, la Fondation Nationale pour la Démocratie (National Endowment for Democracy – NED) procurait des fonds à certains groupes politiques pour qu’ils puissent mener à bien leurs activités à Hong-Kong. À l’idée que « Occupy Central » accepterait des fonds des États-Unis serait synonyme de rébellion, Griffiths affirmerait en réponse : Si vous trouvez suspect qu’une ONG prodémocrate procure des fonds à une organisation prodémocrate, alors, oui, vous avez raison ! Seulement voilà, la fondation nationale pour la démocratie n’est pas une ONG « prodémocrate ». Elle est un organe du gouvernement des États-Unis, et plus encore, elle est l’organe du département d’État des États-Unis, dont l’existence même est de servir les intérêts américains, et non ceux des nombreux pays et de leurs diverses sources de financement, y compris l’Agence des États-Unis pour le Développement International (USAID) et la Fondation Nationale pour la Démocratie. (...) James T. Griffiths du South China Morning Post et supporters de l' « Occupy Central » ont su concilier la nature insidieuse de la Fondation, de ses filiales et les dirigeants d’ « Occupy Central » ont librement accepté ce soutien qui leur a été proposé. Tous ceux qui procurent une aide à « Occupy Central » avec des fonds qui lui servent à financer ses activités politiques ont tout intérêt à manipuler le paysage économique et sociopolitique de Hong-Kong et de la Chine. Et c’est exactement ce qui se passe : ce n’est pas la démocratie ou le bien-être de la population de Hong-Kong et de la Chine continentale qui est visé, mais bien les intérêts de Wall Street et de tous ceux qui la servent. (...)

~ Neo-Cons and Corporate Fascists for Hong Kong Democracy? (Land Destroyer) ~

Comme les BRICS sont de facto les briques servant à la construction d’un système mondial plus démocratique et inclusif au chapitre des relations internationales et sur le plan financier (il n’y en a pas d’autres), les pays membres semblent maintenir leur vigilance. Sans quoi ils seront mis KO l’un après l’autre. Georgy Toloraya, le directeur exécutif du Comité national pour l’Étude des BRICS en Russie, fait remarquer que « de plus en plus de communications ont cours aujourd’hui par l’entremise des canaux des BRICS ». Les Brésiliens, par exemple, s’intéressent vivement à la coopération en matière d’investissement. La Banque de développement des BRICS deviendra réalité en 2015. Une équipe russe prépare aussi un rapport détaillé sur les perspectives d’avenir de la coopération des BRICS, qui sera examiné en profondeur à Beijing la semaine prochaine, en marge du sommet de l’APEC (Coopération économique Asie-Pacifique).

Le nouveau choc pétrolier saoudien, qui a reçu le feu vert de l’administration Obama, a tout d’une offensive digne du système de veille totale portée contre les BRICS, dont les principaux membres visés sont la Russie et le Brésil. Plus de 50 % des revenus prévus au budget de la Russie proviennent du pétrole et du gaz naturel. Chaque baisse de 10 $ du prix du baril de pétrole équivaut pour la Russie à un manque à gagner pouvant atteindre 14,6 milliards de dollars par an. Cette perte pourrait être compensée quelque peu par la faiblesse du rouble, qui a perdu 25 % de sa valeur par rapport au dollar US depuis le début de 2014. La Russie dispose encore d’une réserve d’environ 450 milliards de dollars. L’on s’attend toutefois à une faible croissance de l’économie russe en 2015, de l’ordre de 0,5 % à 2 %. Chaque fois que les prix du pétrole brut reculent d’un dollar, Petrobras, la plus grande société du Brésil, perd plus de 900 millions de dollars. Si les prix se maintiennent aux niveaux actuels, Petrobras perdra quelque 14 milliards de dollars par année. La chute des prix entrave donc l’expansion à long terme de Petrobas et sa capacité à financer de nouveaux projets d’infrastructure et d’exploration liés à ses précieux gisements de pétrole pré‑salifère. Petrobras était une cible de choix pendant la campagne de diabolisation de Roussef.


~ La Chine se prépare à briser le blocus visant la Russie imposé par les États-Unis (Valentin Vasilescu via SLT) ~

L’Iran ne fait pas partie des BRICS, mais tout comme ses membres, il favorise l’émergence d’un monde multipolaire. Pour que l’Iran atteigne l’équilibre budgétaire, le prix du baril de pétrole doit s’établir à 136 $. La conclusion d’un accord sur le nucléaire avec les pays du P5+1 dans trois semaines (le 24 novembre) pourrait entraîner un allègement des sanctions (du moins en Europe) et permettre à l’Iran de stimuler ses exportations de pétrole. Téhéran ne se fait toutefois pas d’illusions sur la façon dont la manipulation des prix du pétrole a été manigancée pour déstabiliser davantage l’économie de l’Iran et affaiblir sa position dans le cadre des négociations sur le nucléaire. Sur le front économique, le système de veille totale se manifeste par la mise au rancart, par la Réserve fédérale des États-Unis, de son programme d’assouplissement quantitatif. Résultat : la montée du dollar US se poursuivra et cette devise sera moins présente sur les marchés émergents. L’article de Xinhua a bien cerné la question. Le dollar US et le yuan sont en fait liés. Lorsque le dollar est à la hausse, le yuan l’est aussi. Sauf que l’économie chinoise en souffre.

Ce qui inquiète Beijing, c’est que l’industrie chinoise de la fabrication pourrait devenir trop coûteuse dans bien des secteurs commerciaux où les marges de profits sont déjà très minces. Ce qui va sûrement se produire, c’est que la Banque centrale de Chine va arranger une chute contrôlée du yuan, tout en mettant en place des mécanismes pour lutter contre la sortie de capitaux fébriles, notamment vers Hong Kong. La Chine pourrait être relativement épargnée des effets de la levée du programme d’assouplissement quantitatif. Sauf que personne en Asie n’a oublié la crise financière de 1997, qui a débordé jusqu’en Russie en 1998. Seuls les intérêts des grandes sociétés US et l’hégémonie de Washington en sont sortis gagnants.


~ Fed ends stimulus: Risks for emerging markets, warns IMF (The Brics Post) ~

La diabolisation des BRICS va continuer sans relâche à divers degrés, en étant principalement axée sur la Russie qui, soit dit en passant, va déclencher la Troisième Guerre mondiale. Pourquoi ? Parce que les Usaméricains l’ont dit. La plus récente pièce à conviction concerne le service du renseignement du ministère de la Défense danois (DDIS), qui a révélé la semaine dernière que la Russie a simulé une attaque avec des avions de chasse et des missiles sur l’île de Bornholm en juin. Le DDIS n’a divulgué aucun détail concret au sujet de l’attaque simulée. Il a toutefois souligné qu’il s’agissait de l’exercice militaire russe le plus imposant sur la mer Baltique depuis 1991. Le DDIS a publié son évaluation du risque pour 2014, qui prévoit que « dans les prochaines années, il est fort probable que la situation dans l’est de l’Ukraine se transformera en nouveau conflit larvé en Europe ». Les Danois sont toutefois très clairs : « Rien n’indique que la Russie constitue davantage une menace militaire directe contre le territoire danois ». Ce qui n’a pas mis fin au baratin des responsables militaires des USA voulant que la Russie s’apprête à lancer la Troisième Guerre mondiale.

Absolument rien n’indique que Washington est disposé à même discuter de la possibilité de modifier le système mondial actuel en faveur d’une gestion plus démocratisée, comme le propose la théorie d’Immanuel Wallerstein. Le prochain sommet du G20 en Australie en sera une nouvelle fois l’illustration très claire. La réalité, c’est que le système, qui est de plus en plus fragmenté, penche inexorablement vers un point de rupture catastrophique. Le système de veille totale, avec ses acolytes et ses circonvolutions, n’est qu’une stratégie désespérée visant à retarder l’inéluctable décadence. En définitive, Wallerstein a bien raison. Le monde de l’après-guerre froide va demeurer extrêmement volatile.

Pepe Escobar

~ Traduction de Daniel  Pour The Vineyard of the Saker ~ via El Correo

Source originale de l'article :
It’s now total war against the BRICS (RT)


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Un seul but : contenir la Russie et la Chine...

Message  Silver Wisdom le Sam 10 Sep - 15:25

Un seul but : contenir la Russie et la Chine...

Le prochain sommet des BRICS, à Goa, aura lieu dans seulement deux mois.
Depuis à peine deux ans, les plaques tectoniques géopolitiques se sont déplacées à une vitesse étonnante...


La plupart des pays du BRICS sont embourbés dans une crise profonde. La débâcle politico-économico-institutionnelle interminable du Brésil pourrait provoquer la destitution kafkaïenne de la présidente Dilma Rousseff. Les BRICS sont dans le coma. Du sigle, seules survivent R et C dans le partenariat stratégique Russie / Chine. Pourtant, même le partenariat semble être en difficulté avec la Russie encore attaquée par des myriades de métastases de guerre hybride. L’Hégémon exceptionnaliste reste puissant, l’opposition est étourdie et confuse.


~ Les six piliers du partenariat stratégique Russie-Chine (Alexander Marcousis via RI)(Septembre 2014) ~

Est-ce si sûr ? Lentement mais sûrement (voir par exemple la possibilité d’une coalition en cours entre Ankara-Téhéran-Moscou) la puissance mondiale continue de se déplacer avec insistance vers l’Est. Cela va au-delà du pivotement de la Russie vers l’Asie. Les industriels allemands n’attendent que la bonne conjonction politique, avant la fin de la décennie, pour pivoter également vers l’Asie, dessinant un axe Berlin-Moscou-Beijing (BMB). L’Allemagne dirige déjà l’Europe. La seule façon pour une puissance commerciale mondiale d’assurer son assise, est d’aller vers l’Est. L’Allemagne membre de l’OTAN, dont le PIB dépasse celui des Five Eyes (Royaume-Uni, Canada, Australie, Nouvelle-Zélande et États-Unis) n’est même pas autorisée à partager des informations avec cette cabale secrète. Le président Poutine, il y a des années, aurait aimé une vaste zone commerçante de Lisbonne à Vladivostok. Il pourrait finalement être récompensé (gratification différée ?) par l’axe Berlin-Moscou-Beijing (BMB), une union économique et commerciale avec les Routes de la soie promues par la Chine, remplaçant finalement l’ordre international déclinant issu de la Seconde Guerre mondiale, conçu pour et dirigé par les Anglo-saxons.

Ce mouvement inexorable vers l’Est souligne toutes les interconnexions (et la connectivité en évolution) des nouvelles Routes de la soie, l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS), la Nouvelle Banque de développement des BRICS (NDB), la Banque asiatique d’investissement pour les infrastructure (AIIB), l’Union économique eurasienne (EEU). La vocation du RC des BRICS, le partenariat stratégique sino-russe, est de créer un monde multipolaire, post-Atlantique.. Le pivot vers l’Asie pour contenir la Russie et la Chine n’est bien sûr qu’un fragment de l’affaire. Le noyau des industries de la Russie, l’infrastructure, la population, sont à l’ouest du pays, près de l’Europe. L’axe BMB permettrait un double pivot, simultanément en Europe et en Asie, et à la Russie d’exploiter au maximum son caractère eurasien. Évidemment, c’est un anathème absolu pour Washington. Ainsi, la stratégie exceptionnaliste actuellement prévisible (pas de quartier) interdit par tous les moyens possibles une coopération plus étroite entre la Russie et l’Allemagne.



Sputnik a écrit:
(...) D'apès cette conception, Berlin a besoin de "relations spéciales" avec Moscou et doit déployer tous les efforts possibles afin de les garder. Parmi les champions de ce point de vue, on trouve le ministre allemand de l'Economie et de l'Energie Sigmar Gabrield ainsi que le ministre des Affaires étrangères Frank-Walter Steinmeier. Pour eux, la normalisation des relations russo-allemandes représente un objectif à long terme. Ainsi, M.Gabrield soutient le projet de gazoduc russo-allemand Nord Steam 2 et se prononce pour la levée des sanctions antirusses. Et le ministre des Affaires étrangères reste critique face au renforcement de la présence de l'Otan en Europe de l'Est. (...)

~ L'Allemagne veut renouer ses anciennes relations avec la Russie (Sputnik)(Juillet 2016) ~

En parallèle, le pivotement vers l’Asie est également essentiel, car c’est là que se trouve la grande majorité des futurs clients de la Russie (énergie et autres). Ce sera un processus long, sinueux, pour sensibiliser l’opinion publique russe à la valeur inestimable pour la nation de la Sibérie et de l’Extrême-Orient russe. Pourtant, cela a déjà commencé. Et ce sera en pleine maturité au milieu de la prochaine décennie, lorsque toutes les Routes de la soie seront réalisées. Le confinement de la Russie et de la Chine continuera d’être le nom du jeu exceptionnaliste, quoi qu’il arrive le 8 novembre. Pour ce qui concerne le complexe médiatico-militaro-industriel de sécurité et de surveillance, il n’y aura aucun répit. Des intermédiaires seront utilisés, de l’État failli ukrainien jusqu’au Japon en mer de Chine orientale, ainsi que toute faction bénévole du Sud-Est asiatique en mer de Chine du Sud. De toute façon, l’Hégémon aura des difficultés pour contenir simultanément Russes et Chinois. L’OTAN n’apporte rien; son levier commercial, le TPP, va probablement couler en haute mer avant d’arriver sur le rivage. La fin du TPP, une certitude dans le cas où Donald Trump est élu en novembre, signifie la fin de l’hégémonie économique américaine sur l’Asie. Hillary Clinton le sait. Ce n’est pas par hasard que le président désespère de voir le TPP approuvé pendant la courte fenêtre d’opportunité de la session croupion du Congrès, du 9 novembre au 3 janvier.

Contre la Chine, l’alliance de l’Hégémon dépend en fait de l’Australie, de l’Inde et du Japon. Oubliez l’idée d’instrumentaliser l’Inde, membre des BRICS, sans parler de la Russie, avec laquelle l’Inde jouit traditionnellement de très bonnes relations, qui ne tombera jamais dans le piège d’une guerre contre la Chine. Les instincts impériaux du Japon ont été réveillés par Shinzo Abe. Pourtant, la stagnation économique sans espoir persiste. En outre, le Département du Trésor des États-Unis a interdit à Tokyo de continuer sa politique monétaire d’assouplissement quantitatif. Moscou considère comme un objectif à long terme de tirer progressivement le Japon dans l’intégration eurasienne, hors de l’orbite des États-Unis. Le Pentagone est terrifié par le partenariat militaire russo-chinois. Par rapport à la supériorité des armes de haute technologie de la Russie, l’OTAN est une pagaille de jardin d’enfant. Sans oublier que le territoire russe sera bientôt inviolable à toute aventure de style Star Wars. La Chine aura bientôt tous les sous-marins et missiles tueurs de porte-avions nécessaires pour rendre la vie infernale à la marine américaine, dans le cas où le Pentagone ruminerait de drôles d’idées. Et puis, il y a les détails régionaux, allant de la base aérienne permanente de la Russie en Syrie à la coopération militaire avec l’Iran, en passant, pour finir, par le mécontentement de la Turquie, membre de l’OTAN.



Paul Véronique a écrit:
(...) A contrario, le chef du Kremlin s'est montré moins froid à la suite des événements du 15 juillet. Il a même fait preuve d'un soutien sans réserve à Erdogan. Vladmir Poutine était d'ailleurs l'un des premiers à l'avoir contacté pour l'assurer de son soutien, le soir de la tentative de putsch. En outre, il n'a pas affiché les mêmes états d'âme face à la répression qui a touché plus de 60.000 personnes dans l’armée, la justice et la fonction publique. À l'issue de leur rencontre du 9 août, les deux hommes ont affirmé vouloir "réanimer la coopération économique et commerciale", évoquant même la construction du gazoduc, Turkish stream, entre les deux pays. Le président russe a tout de même nuancé en ajoutant qu'une telle collaboration nécessiterait "un travail difficile". Et pour cause : leurs divergences restent fortes, notamment en Syrie, où leurs alliances régionales s'opposent. Si leurs intérêts ne semblent donc pas encore converger réellement, le rapport des deux hommes au pouvoir n'apparaît lui, pas si éloigné. (...)

~ Recep Tayyip Erdogan et Vladimir Poutine : plus qu'une rencontre, une convergence idéologique ? (RTL)(Aôut 2016) ~

Pas étonnant que les idéologues exceptionnalistes illuminés, comme le Dr Zbig, mentor de la politique étrangère du président Obama, soient extrêmement déprimés. Lorsque Brzezinski regarde l’intégration progressive de l’Eurasie, il ne peut tout simplement pas ne pas détecter la façon dont ses « trois grands impératifs de la géostratégie impériale » qu’il décrit dans Le Grand Échiquier se sont tout simplement évaporés : «… pour prévenir la collusion et maintenir la dépendance sécuritaire des vassaux, garder les tributaires dociles et protégés, et empêcher les barbares de se rassembler ». Ces vassaux du golfe Persique (à commencer par la Maison des Saoud) sont maintenant terrifiés pour leur propre sécurité, idem avec les pays baltes hystériques. Les tributaires ne sont plus dociles, ce qui inclut une bonne partie des Européens. Les barbares qui se rassemblent sont en fait de vieilles civilisations (la Chine, la Perse, la Russie) qui en ont marre de l’arrogant contrôle de l’unipolarité. Sans surprise, pour contenir RC, définis comme potentiellement menaçants (le Pentagone considère que les menaces sont existentielles) Brzezinski suggère (quoi d’autre d’original ?) de diviser pour régner, soit « contain the least predictable but potentially the most likely rival to overreach… ». Il n’empêche qu’il ne sait pas qui est qui : « Actuellement, le plus susceptible d’aller trop loin est la Russie, mais à plus long terme, ce pourrait être la Chine ».

Bien sûr, Hillary (Reine de la Guerre) Clinton ne souscrit pas à l’hypothèse « pourrait être » de Brzezinski. Après tout, elle est officiellement endossée par Robert Kagan comme candidate présidentielle des néocons. Elle est plus en phase avec ce genre d’analyse loufoque. Donc, il faut vraiment s’attendre à un projet clintonien d’expansion tous azimuts de l’hégémonie dans toute l’Eurasie. La Syrie et l’Iran seront les cibles. Même une autre guerre dans la péninsule coréenne pourrait être dans les cartons. Mais contre la Corée du Nord, une puissance nucléaire ? L’Exceptionalistan attaque seulement ceux qui ne peuvent pas se défendre. En outre, RC pourrait facilement empêcher la guerre, en offrant des carottes stratégiques à la famille Kim en Corée du Nord. Sous de nombreux aspects, rien n’a beaucoup changé depuis 24 ans quand, trois mois seulement après la dissolution de l’URSS, le Défense Planning Guidance du Pentagone proclamait : « Notre premier objectif est de prévenir la réémergence d’un nouveau rival […] Cela exige que nous nous efforcions d’empêcher toute puissance hostile de dominer une région dont les ressources, sous son contrôle consolidé, seraient suffisantes pour lui donner un pouvoir mondial. Ces régions incluent l’Europe occidentale, l’Est de l’Asie, le territoire de l’ex-Union soviétique et l’Asie du sud-ouest ».


~ There has Never Been Anyone Less Qualified than Killary to be President (Steven MacMillan, NEO)(Septembre 2016) ~

Vous parlez d’une feuille de route prémonitoire. Le pouvoir rival, hostile est en fait l’alliance de deux puissances impliquées dans un partenariat stratégique : RC. En aggravant ce cauchemar du Pentagone, la fin de partie approche. Les prochaines manifestations et répliques de la crise financière sans fin de 2008 peuvent finalement torpiller les fondements de l’ordre mondial, tel que le racket des tributaires avec l’escroquerie du pétrodollar. Il y aura du sang. Hillary Clinton le hume déjà de la Syrie à l’Iran, jusqu’à la mer de Chine du Sud. La question est de savoir si elle (et pratiquement tout l’establishment de Washington derrière elle) sera assez folle pour provoquer RC et acheter un billet aller-simple pour s’aventurer dans le territoire du MAD (Mutual Assured Destruction).

Pepe Escobar

~ Traduit et édité par jj, relu par nadine pour le Saker Francophone ~

Source originale de l'article : The Whole Game Is About Containing Russia-China (Russia Insider)(Août 2016)


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Re: BRICS : un nouveau système en marche

Message  Silver Wisdom le Mar 25 Oct - 10:36

Les BRICS doivent faire face à la guerre financière des États-Unis...

Pour faire face à la guerre financière provoquée par les États-Unis,
il est urgent que les BRICS renforcent leurs liens de coopération
dans les domaines de l'économie et de la finance...




James Corbett a écrit:
(...) La volonté de la Chine de convertir certaines de ses réserves de devises étrangères excédentaires en capital politique international et en soft power est compréhensible, mais elle a dû, depuis longtemps, faire face à un problème: comment le faire d’une façon qui n’invite pas à la comparaison avec les procédés utilisés par l’empire étasunien depuis 70 ans? Ces dernières années, la Chine a de plus en plus été perçue avec scepticisme et inquiétude par nombre de ses partenaires Asiatiques. (...) Que la Chine soit une puissance en expansion est un fait indéniable. Les États-Unis sont en déclin. Les organisations comme le FMI, qui sont conduites par les États-Unis, ne reflètent plus le véritable équilibre des force économiques de la planète. Les États-Unis sont inquiets de la montée en puissance de contre-institutions comme les BRICS, l’AIIB, etc. (...)

~ TBS News Report (Spécial AIIB)(The Black Swan, FYI)(Octobre 2015) ~

La nouvelle banque de développement des BRICS devrait augmenter son volume de prêts, de même que leur fond de réserves. En outre, les BRICS devraient mettre en œuvre dès que possible leur propre agence de notation. Pour intensifier la cohésion économique, la mise en œuvre d'une zone de libre-échange devrait faire tomber les barrières tarifaires et ainsi augmenter sensiblement les échanges entre eux. En bref, si des mesures appropriées ne sont pas prises dans les meilleurs délais, les BRICS courent le risque de sombrer au cours du prochain ouragan financier. Les 15 et 16 octobre a eu lieu dans l’État de Goa (Inde) le huitième sommet du BRICS. Nous devons reconnaître que la réunion a eu lieu dans le contexte d’une situation profondément critique pour l’économie mondiale. Cependant, les BRICS ont montré, une fois de plus, leur capacité extraordinaire à transformer un mauvais moment en une occasion d’approfondir leurs liens à partir d’un point de vue stratégique. Après que les économies des BRICS ont bénéficié d’un âge d’or, au cours des dernières années, les taux de croissance ont subi un ralentissement drastique. Face à cette situation difficile, les BRICS ont maintenant, plus que jamais, besoin de tirer avantage des institutions financières qu’ils ont présentées au monde il y a quelques années à Fortaleza (Brésil), lors de leur sixième sommet.

Alexandre Kateb a écrit:
(...) En 2001, l’économiste Jim O’Neill de la banque Goldman Sachs forgeait l’acronyme BRIC pour désigner un ensemble formé de quatre pays : le Brésil, la Russie, l’Inde et la Chine. Ces quatre pays, très différents par leur histoire et par leur culture, devaient selon Jim O’Neill être associés au G7, le club des économies industrialisées, en raison de leur importance économique, démographique et territoriale, dans le but de traiter de manière plus efficace les grandes questions de gouvernance mondiale. En contrepartie, O’Neill préconisait de réduire la représentation des pays européens à une seule voix au sein d’un nouveau directoire économique mondial, le G9. En 2003, reprenant l’acronyme forgé par Jim O’Neill, deux autres économistes de la banque Goldman Sachs ont réalisé une étude prospective dans laquelle ils prédisaient que le produit intérieur brut combiné des BRIC allait dépasser celui du G6 (États-Unis, Japon, Allemagne, Grande-Bretagne, France, Italie) à l’horizon 2050. (...)

~ BRICS : un nouveau système en marche (Avic via FYI)(Mars 2013) ~

En avril dernier, la Nouvelle Banque de développement a fait son premier prêt pour plus de $800 millions et on estime qu’en 2017, les prêts pourraient atteindre $2 500 millions. En outre, en juillet de cette année, l’institution financière a mené à bien une réalisation historique avec l’émission des ‘bonos verdes’ (obligations vertes) en yuans, pour un montant équivalent à $450 millions. Ces instruments financiers, tout en augmentant l’influence de la monnaie chinoise à l’échelle mondiale, servent à financer de grands projets d’investissement. Pendant ce temps, le fond de réserve (ARC, pour son sigle en anglais), d’une valeur de $100 milliards, est prêt à ouvrir ses premières lignes de crédit afin de stabiliser la balance des paiements des BRICS, comme l’a annoncé le ministre des Finances indien, Arun Jaitley. Chaque fois que la Réserve fédérale des États-Unis (FED) évoque, comme à l’habitude, la menace d’une augmentation des taux d’intérêt fédéraux, déclenchant ainsi une nouvelle crise financière mondiale, il est urgent que les BRICS augmentent le plus rapidement possible les ressources monétaires de leur fond de stabilisation, sinon ils courent le risque de dommages graves suite aux paris spéculatifs des grandes banques d’investissement.



Charles Gave a écrit:
(...) Depuis toujours la zone Asiatique est une zone « dollar ». Si la Thaïlande commerce avec la Chine ou la Corée, les factures sont en dollars et les règlements aussi. Si les Etats-Unis « produisent » trop de dollars, une partie de ces dollars se retrouve en Asie, qui se retrouve dans un boom et si les USA n’en produisent pas assez, l’Asie se retrouve en récession, comme on le vit fort bien au moment de la faillite des Lehmann Brothers. Du coup, les marchés financiers asiatiques (à l’exception du Japon) depuis toujours ne sont ni plus ni moins que des « warrants » sur la liquidité dollar, ce qui est très agaçant. La Chine par l’intermédiaire de sa banque centrale est en effet en train d’essayer de créer une « Zone de Liquidités » purement Asiatique. La méthode est toute simple: La chine offre des crédits en renminbi à tous ceux qui veulent acheter biens d’équipement ou biens de consommation chez elle (plus besoin de payer en dollars) et offre des accords de « swap », mettons à la Thaïlande et à la Corée du Sud pour les aider à régler leurs transactions bilatérales. En ce qui concerne la Thaïlande par exemple, la Chine prendra en gage des Bath émis par la banque centrale Thaïlandaise et en donnera à cette dernière la contrevaleur en Renminbi. La BOC (Bank of China) fait en même temps la même opération avec la banque centrale de Corée du Sud. Quand la Thaïlande et la Corée vont vouloir régler leurs soldes respectifs, elles n’auront plus besoin de dollars mais pourront utiliser leurs renminbis. (...)

~ Pile je gagne, face je ne perds pas (Institut des Libertés)(Décembre 2013) ~

En même temps, les BRICS ont besoin d’ouvrir de nouveaux fronts pour défier ouvertement l’hégémonie des États-Unis et du dollar dans le système financier international, non seulement en commerçant avec les monnaies locales, mais aussi, par exemple, par le biais de l’accumulation de réserves en yuan dans leurs banques centrales, d’autant plus que la monnaie du peuple (le renminbi en chinois) a officiellement été admise, le 1er octobre dernier, dans le panier des monnaies d’élite soutenant les droits de tirage spéciaux créés par le Fonds monétaire international (FMI) à la fin des années 1960. En outre, les BRICS ont la capacité d’articuler une alliance financière grâce aux puissants liens géopolitiques entre l’Amérique latine, l’Asie, l’Afrique et le Moyen-Orient. Les banques régionales de développement, qui sont façonnées principalement par des pays périphériques, peuvent bien servir cet objectif, qu’il s’agisse de la Banque asiatique pour les investissements dans l’infrastructure (AIIB), de la Banque de l’ALBA (Alliance bolivarienne pour les peuples de Notre Amérique) et même de la Banque du Sud, qui va enfin démarrer avant la fin de cette année.

La mise en œuvre d’une agence de notation propre est également devenue un besoin urgent pour les BRICS, afin de se libérer de l’écrasante domination maintenue par les États-Unis à travers Fitch, Moody et Standard & Poor’s. Ces trois agences de notation, plutôt que de conduire des évaluations à partir de critères techniques, agissent principalement par des impulsions (téléguidées) de nature politique. Ce mode de fonctionnement en fait une authentique machine de guerre : dégradant les notes des obligations souveraines et augmentant ainsi les coûts d’emprunt dans des pays tels que la Grèce, la Russie ou le Venezuela, de façon spectaculaire. La cohésion économique est un autre défi majeur, bien qu’il n’y ait aucun doute qu’elle se soit substantiellement développée au cours des dernières années, entre 2001 et 2015, le commerce entre les BRICS en proportion de leur commerce total a doublé, passant 6 à 12%. La Chine est de loin l’économie la plus intégrée avec les autres BRICS. En revanche, les liens entre des pays comme l’Inde et l’Afrique du Sud sont marginaux. La même chose est vraie entre le Brésil et la Russie. Ceci dénote la grande pertinence de la prochaine mise en œuvre d’une zone de libre-échange entre les BRICS. Cependant, en plus d’abattre les barrières commerciales entre eux, les BRICS doivent promouvoir ensemble la construction de chaînes de valeur, par l’intégration de leurs systèmes de production, afin d’encourager l’industrialisation des pays les moins favorisés.

William Engdahl F a écrit:
(...) Dans son premier discours en tant que président, Temer a cyniquement appelé à un gouvernement de « salut national », en demandant la confiance du peuple brésilien. Il a présenté des plans de réforme et a également signalé son intention de réviser les lois du système de retraite et du travail, et de réduire les dépenses publiques, autant de thèmes chers aux banques de Wall Street, du Fonds Monétaire International et leur Consensus de Washington. Maintenant, après moins de trois semaines en poste, Temer a dévoilé ses plans pour la privatisation en masse des joyaux de la couronne du Brésil, à commencer par le pétrole. Le pillage prévu du Brésil par Wall Street est sur le point de démarrer. (...)

~ Washington tente de briser le BRICS (Le pillage du Brésil commence) (NEO via LGS)(Septembre 2016) ~

En conclusion, il y a de nombreux défis à l’horizon pour ces cinq puissances émergentes. Je suis convaincu que, pour la suite, le succès des BRICS dépendra de la capacité qu’ils auront à se réinventer, de leur créativité dans l’expression de nouvelles dimensions de la coopération pour atteindre leurs objectifs à plus long terme. Face à la nouvelle guerre financière que prépare l’Amérique, il est à nouveau temps pour les BRICS de revenir à la charge…

Ariel Noyola Rodríguez

~ Traduit et édité par jj, relu par nadine pour le Saker Francophone ~

Source originale de l'article : Los BRICS plantan cara a la guerra financiera de EE.UU. (RT Spanish)(Octobre 2016)


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Re: BRICS : un nouveau système en marche

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