L'OTAN pousse à la militarisation de l'Union Européenne...

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L'OTAN pousse à la militarisation de l'Union Européenne...

Message  Silver Wisdom le Mar 10 Juin - 14:52

L'OTAN pousse à la militarisation de l'Union Européenne...

La crise ukrainienne est le prétexte idéal de l’Alliance atlantique
pour pousser les Européens à augmenter leur budget militaire, et à financer
cette augmentation par la vente aux États-Unis de leur industrie de Défense



~ Ukraine : l’Otan conduit sciemment le monde à la guerre (Le Yéti, blog Rue 89) ~

Les 21 et 22 mai, le général Martin Dempsey était venu, de Washington à Bruxelles, pour convaincre ses « alliés ». Silence politico-médiatique sur la réunion des chefs d’état-major des États membres de l’Otan, pourtant il ne s’agissait pas d’une rencontre de routine, mais d’un sommet qui a énoncé une nouvelle stratégie qui conditionnera l’avenir de l’Europe. Il suffit de penser que 23 des 28 pays de l’UE sont en même temps membres de l’Otan : en conséquence les décisions prises par l’Alliance, sous leadership étasunien indiscuté, déterminent inévitablement les orientations de l’Union européenne. C’est le général US Philip Breedlove, c’est-à-dire le Suprême commandeur allié en Europe, nommé comme toujours par le président des États-Unis, qui a énoncé à Bruxelles le point de virage : « Nous sommes à la décision cruciale de comment affronter, sur le long terme, un voisin agressif ». À savoir la Russie, accusée de violer le principe du respect des frontières nationales en Europe, en déstabilisant l’Ukraine en tant qu’État souverain et en menaçant les pays de la région orientale de l’Otan.

~ Pour l'ex-chef du Pentagone l'élargissement de l'OTAN vers l'Est était une erreur (Ilia Kharlamov, La Voix de la Russie) ~

Le prêche vient du pupitre d’une alliance militaire qui a démoli par la guerre la Yougoslavie, jusqu’à séparer même le Kosovo de la Serbie ; qui s’est étendue à l’est, en englobant tous les États de l’ex-Pacte de Varsovie, deux de l’ex-Yougoslavie et trois de l’ex-URSS ; qui a pénétré en Ukraine, en prenant le contrôle de positions clés dans les forces armées et en entraînant les groupes néo-nazis utilisés dans le putsch de Kiev. Il est significatif qu’à la réunion des chefs d’état-major des pays de l’Otan, le 21 mai à Bruxelles, ait aussi participé le général Mykhallo Kutsyn, nouveau chef d’état-major ukrainien. En même temps le secrétaire général de l’Otan Anders Fogh Rasmussen, en visite à Skopje, a assuré que « la porte de l’Alliance reste ouverte à de nouveaux membres », comme la Macédoine, la Géorgie et naturellement l’Ukraine. L’expansion à l’est continue donc. L’Otan, prévient le Suprême commandeur en Europe, doit entreprendre une « adaptation stratégique pour affronter l’utilisation du côté russe de manœuvres improvisées, cyber-activités et opérations secrètes ». Ceci « coûtera de l’argent, du temps et des efforts ». Le premier pas consistera en l’augmentation ultérieure de la dépense militaire de l’Otan, déjà supérieure aujourd’hui aux 1 000 milliards de dollars annuels : à cette fin le secrétaire étasunien à la Défense Chuck Hagel a pré-annoncé une réunion, à laquelle participeront non seulement les ministres de la Défense mais aussi ceux des Finances, réunion dont le but est de pousser les alliés à augmenter leur dépense militaire.

~ Êtes-vous prêts pour la guerre nucléaire ? (Paul Craig Roberts via le Blog de Résistance 71) ~

Le scénario de l’ « adaptation stratégique » de l’Otan va bien au-delà de l’Union européenne, en s’étendant à la région Asie-Pacifique. Là, sur la vague des accords russo-chinois, qui rendent vaines les sanctions occidentales contre la Russie en lui ouvrant de nouveaux débouchés commerciaux à l’est, se préfigure la possibilité d’une union économique eurasiatique en mesure de contrebalancer celle des USA et de l’UE, que Washington veut renforcer avec le Partenariat transatlantique pour le commerce et les investissements (TTIP). Les accords signés à Pékin ne se limitent pas aux fournitures énergétiques russes à la Chine, mais concernent aussi des secteurs à haute-technologie. Par exemple, est à l’étude le projet d’un gros avion de ligne qui, produit par une joint-venture russo-chinoise, ferait concurrence à ceux de l’Étasunien Boeing et de l’Européen Airbus. Un autre projet concerne la construction d’un super-hélicoptère pouvant transporter une charge de 15 tonnes. La question de fond, substantiellement ignorée dans la campagne des élections européennes, est : l’Union européenne doit-elle suivre les États-Unis dans l’ « adaptation stratégique » de l’Otan qui porte à une nouvelle confrontation Ouest-Est non moins dangereuse et coûteuse que celle de la Guerre froide ? Ou bien doit-elle se désaliéner pour entreprendre son chemin constructif en repoussant l’idée de jeter l’épée sur le plateau de la balance, en augmentant la dépense militaire, afin de conserver un avantage que l’« Occident » voit de plus en plus diminuer ?

~ Un Empire sans stratégie militaire (Thierry Meyssan via Le Veilleur) ~

L’unique signal qui vient de l’UE est une insulte à l’intelligence : la Commission européenne a décidé que, à partir de 2014, dans le calcul du Produit national brut (PNB) la dépense pour des systèmes d’arme soit considérée non pas comme une dépense mais comme un investissement pour la sécurité du pays. Pour augmenter le PNB de l’Italie, nous investissons donc dans les F-35...
Manlio Dinucci
~ Traduction de Marie-Ange Patrizio ~

Source originale de l'article : La Nato spinge l’Ue nella nuova guerra fredda (Il Manifesto)

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Re: L'OTAN pousse à la militarisation de l'Union Européenne...

Message  09991 le Lun 16 Juin - 21:42

C'est la guerre : l’armée ukrainienne utilise du phosphore blanc contre les sécessionnistes




Les combats se sont poursuivis la nuit dernière autour de la ville de Slaviansk.
Après le pilonnage de la ville par des lance-roquettes multiples BM-21 Grad, des obusiers et des mortiers automoteurs, l’armée ukrainienne a procédé au bombardement des villages de Semenovka et Tchérevkovka, à l’entrée de Slaviansk, à l’aide de bombes incendiaires.





Le ministre des Affaires étrangères de Russie Serguei Lavrov a exprimé son mécontentement devant l’évolution de la situation et s’est dit fort préoccupé par l’usage de telles armes sur des populations civiles :

« Nous sommes de plus en plus inquiets de voir l’absence d’un quelconque progrès dans les efforts d’apaisement de la violence, de cessation des affrontements, à commencer par la fin de l’opération répressive. Nous savons que les insurgés dans le sud-est sont prêts à cesser le feu, mais le premier pas doit être fait par les autorités de Kiev.

Les informations sur l’emploi par les forces ukrainiennes de bombes incendiaires et d’autres types d’armes non-sélectives suscitent une inquiétude particulière. Ces informations nécessitent une vérification urgente. »

L’ambassadeur russe à l’ONU, Vitali Tchourkine a reçu des rapports confirmant l’emploi de ce type de munition et demande aux Nations unies de se mobiliser davantage.

La Garde nationale ukrainienne a démenti ces accusations. Quant à l’Union européenne, elle a, hypocritement souligné la légitimité de la répression des mouvements séparatistes, tout en appellant Kiev « à la retenue »




Vue sur : http://echelledejacob.blogspot.ch/2014/06/cest-la-guerre-larmee-ukrainienne.html

Source : http://www.egaliteetreconciliation.fr/Moscou-affirme-que-l-armee-ukrainienne-utilise-du-phosphore-blanc-a-Slaviansk-26013.html







A Bientôt

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Ils complotèrent, mais Allah a fait échouer leur complot, et Allah est le meilleur en stratagèmes . Coran sourate 8, verset 30
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L’Otan souhaite désespérément la guerre...

Message  Silver Wisdom le Mar 26 Aoû - 11:19

L’Otan souhaite désespérément la guerre...

L’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (Otan) se désespère.
C’est qu’elle veut à tout prix une guerre sur le champ de bataille de l’Ukraine.



~ OTAN : Bruits de bottes.. (RT via Les Brindherbes Engagés) ~

Commençons par le Général suprême du Pentagone, le Secrétaire à la Défense étatsunien Chuck Hagel qui, dans une envolée lyrique, a parlé de la « menace » de l’ours russe. « Lorsque vous observez le déploiement des troupes russes, la sophistication de ces troupes, la formation de ces troupes, l’équipement militaire lourd étalé le long de la frontière, c’est bien sûr une réalité, c’est une menace, c’est une possibilité, carrément. » La porte-parole de l’Otan, Oana Lungescu, peine à expliquer s’il s’agit, carrément ou non, d’une « menace » ou d’une « réalité », mais elle a tout vu : « Nous n’allons pas tenter de deviner ce que fomentent les Russes, mais nous pouvons voir ce qu’ils font sur le terrain, ce qui est très inquiétant. La Russie a massé environ 20 000 soldats prêts au combat à la frontière orientale de l’Ukraine. »

~ Le monde est condamné par l’insouciance occidentale (Paul Craig Roberts via Global Relay Network) ~

Poursuivant sur sa lancée dans un Otan-discours classique d’une précision minutieuse, Mme Lungescu a ensuite ajouté que la Russie va « fort probablement » envoyer des troupes dans l’est de l’Ukraine sous le couvert d’une « mission humanitaire ou mission de paix ». L’affaire est classée. De toute évidence, M. Hagel et sa subalterne roumaine, qu’il contrôle par télécommande, ont tout simplement ignoré les explications détaillées fournies par le porte-parole des forces armées russes : la « menace » ou « déploiement » va prendre fin ce vendredi (8 Août 2014), dernier jour de ces manœuvres militaires russes annoncées à l’avance.

Juste au bon moment, le Secrétaire général de l’Otan, Anders « Fogh la guerre » Rasmussen, est arrivé à Kiev, l’écume de la guerre lui sortant pratiquement de la bouche, prêt à jeter les bases du sommet de l’Otan qui aura lieu le 4 septembre au Pays de Galles. L’Ukraine, déjà intronisée comme alliée principale non membre de l’Otan, pourrait être alors propulsée pays membre armé par l’Otan, qui s’apprête aussi à se « déployer » sérieusement en Pologne, en Roumanie, dans les pays baltes et même en Turquie. Sauf que tout plein de produits dérivés du Khaganat de Nuland (en l’honneur de Victoria Nuland, Secrétaire d’État adjointe des États-Unis pour les affaires européennes et eurasiatiques) ont commencé à échapper à tout contrôle. On se demande comment le vaniteux « Fogh la guerre » va faire pour reprendre son sang-froid.

~ Les dirigeants européens basculent dans le fanatisme anti-russe (Lieutenant Général Briquemont via les crises.fr) ~

Il a dû sûrement faire quelques efforts pour conserver ce sang-froid à la présentation du spectacle du Président ukrainien Petro Porochenko, un oligarque breveté aux pratiques douteuses, lequel s’efforce d’évincer les activistes originaux de Maïdan qui occupent de nouveau la place au centre de Kiev, les mêmes qui étaient à l’origine des manifestations de l’an dernier, détournées par la suite par les néo-nazis du Secteur droit, au profit du Banderastan (ce qui se prête à faire une analogie avec le prince saoudien Bandar ben Sultan. NDLT) et de ses maîtres néo-conservateurs étatsuniens. À l’origine, les manifestations de la place Maïdan, une sorte de « Occupons Kiev », voulaient mettre fin à la corruption monstrueuse et à la valse perpétuelle des oligarques ukrainiens. Ce que les manifestants ont obtenu, c’est encore plus de corruption, la valse habituelle des oligarques, un État défaillant, en guerre civile, professant le nettoyage ethnique d’au moins 8 millions de ses concitoyens et, pour couronner le tout, un État déliquescent, en voie de paupérisation accrue dans le cadre du « rajustement structurel » imposé par le Fonds monétaire international. Pas étonnant que les manifestants continuent d’occuper la place Maïdan.

Ainsi donc, Maïdan, le remix, a déjà commencé, avant même l’arrivée du général Hiver. Le Roi du chocolat Porochenko doit les évincer le plus rapidement possible, car ces nouvelles manifestations à Kiev vont à l’encontre de la description narrative hystérique des médias de masse occidentaux, clamant que « tout est de la faute à Poutine ». Le pire, c’est que la corruption a un goût encore plus amer qu’auparavant, avec de forts relents néo-nazis. Avec « Fogh la Guerre » qui fulmine déjà parce que « la Russie n’envahira rien », le pompeusement déclaré « Secrétaire » du Conseil de la sécurité nationale et de la défense de l’Ukraine, le néo-nazi Andriy Paroubiy (le plus susceptible d’avoir ordonné le mois dernier le tir sur un avion civil, le vol MH17), a remis sa démission. Voila donc un rat qui quitte un navire en perdition, probablement parce qu’il n’a pu intensifier sa campagne de nettoyage ethnique dans l’est de l’Ukraine et a qu’il a dû se résigner à un cessez-le-feu. M. Porochenko n’est pas un idiot. Avec toutes ces mauvaises relations publiques, il sait pertinemment que son « soutien » national fond à vue d’œil.

S’ajoute à tous ces facteurs l’arrivée d’un croiseur lance-missiles étatsunien en Mer Noire, encore une fois pour « promouvoir la paix ». Mais le Kremlin et les services du renseignement russes ne sont pas dupes. Par ailleurs, dans l’est de l’Ukraine, l’horrible crise des réfugiés s’amplifie. Mardi dernier, lors d’une réunion du Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations Unies, la Russie a demandé que des mesures humanitaires soient adoptées d’urgence, mais, sans surprise, en vain. Washington a bloqué la demande en raison du blocage de Kiev (« Il n’y a pas de crise humanitaire à régler »). L’ambassadeur russe Vitali Tchourkine a qualifié de « désastreuse la situation à Donetsk et Lougansk », en soulignant que Kiev intensifie ses opérations militaires.

~ Russia to send second aid convoy to eastern Ukraine (AP in Moscow, The Guardian) ~

D’après l’ONU même, le nombre de réfugiés dans l’est de l’Ukraine s’élève à au moins 285 000 personnes. Kiev insiste pour dire que le nombre de réfugiés internes s’élève « seulement » à 117 000, ce que l’ONU met en doute. Moscou soutient que pas moins de 730 000 Ukrainiens ont trouvé refuge en Russie, ce que confirme le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés. Certains d’entre eux, qui se sont enfuis de Semenivka, près de Sloviansk, ont fourni des renseignements détaillés sur l’utilisation, par Kiev, de N-17 [Bombe à l’essence, NdT], plus mortel encore que le phosphore blanc. Lorsque l’ambassadeur Tchourkine a parlé de Donetsk et Lougansk, il faisait allusion aux brutes de Kiev qui se préparent en vue d’une attaque massive. Ils ont déjà commencé à pilonner le quartier Petrovski à Donetsk. Près de la moitié des résidents de Lougansk ont fui, la plupart en Russie. Ceux qui restent sont en majorité des retraités et des familles avec de jeunes enfants. La crise humanitaire n’a pas encore commencé à décrire la réalité suivante : il n’y a plus d’eau, ni d’électricité, de communications, de carburant et de médicaments à Lougansk. L’artillerie lourde de Kiev a partiellement détruit quatre hôpitaux et trois cliniques. Bref, Lougansk est le Gaza ukrainien.

La symétrie est sinistre, mais l’administration Obama, qui a donné carte blanche à Israël dans le cas de Gaza, fait de même avec les bouchers de Lougansk. Il y a même une diversion au programme. M. Obama se demandait s’il valait mieux larguer sur les brutes du Calife de l’État islamique en Irak des bombes ou un peu d’aide humanitaire. Il a choisi d’effectuer (peut-être) des frappes « limitées » et sans doute des parachutages moins limités d’eau et de vivres. Soyons clairs. Pour le gouvernement étatsunien, « il y a peut-être une catastrophe humanitaire » sur le mont Sinjar en Irak, touchant 40 000 personnes. Quant aux 730 000 Ukrainiens de l’est, ils ont le droit inaliénable d’être pilonnés, bombardés, frappés du haut des airs et transformés en réfugiés.

~ Massacre à Kramatorsk (L'horreur ordinaire)(Les Crises.fr) ~

Les lignes rouges de Moscou sont assez explicites : l’Otan n’a pas sa place en Ukraine ; la Crimée fait partie de la Russie ; il ne veut pas de troupes étatsuniennes près des frontières russes ; la protection pleine et entière de l’identité culturelle russe dans le sud et l’est de l’Ukraine doit être assurée. Mais la véritable crise humanitaire (que Washington écarte) est une toute autre paire de manches. Les forces armées de Kiev ne sont pas équipées pour mener une guerre urbaine prolongée. En supposant que ces forces armées, un ramassis de militaires de métier, d’escadrons de la terreur et de la mort financés par des oligarques, de gardes nationaux ukrainiens « volontaires » infestés de néo-nazis et de mercenaires étrangers formés par les États-Unis, décident de se lancer dans un carnage pour prendre Donetsk et Lougansk, Moscou devra sans doute reconsidérer ce que le personnel de l’Otan qualifie « d’intervention terrestre limitée » en Ukraine. Les spécialistes en communication de l’Otan sont assez fous pour croire que si M. Poutine arrive à travestir une intervention russe en mission de paix ou mission humanitaire, il arrivera à convaincre l’opinion russe de son bien-fondé. En fait, si M. Poutine n’a rien « envahi », c’est parce que l’opinion publique russe s’y oppose. Son taux de popularité s’élève à rien de moins que 87 %. Seul un carnage massif perpétré par Kiev, qui est improbable, changerait l’équation et ferait fluctuer l’opinion publique russe. Sauf que c’est exactement ce que veut l’Otan, et « Fogh la Guerre » fera tout ce qui est en son pouvoir pour amener ses vassaux à se lancer dans pareil carnage.

~ Le mythe de l’agression russe (Tony Cartalucci via Résistance 71) ~

Pourtant, à la lumière des derniers développements, ce qui se passe sur le terrain laisse présager le dénouement de la dernière valse des oligarques en cours à Kiev. Moscou ne se donnera même pas la peine de songer à « envahir ». Dans l’intervalle, M. Porochenko aura carte blanche pour poursuivre son génocide au ralenti dans l’est de l’Ukraine, tout comme sa répression contre Maïdan, le remix, à Kiev. Tous saluent l’Ukraine comme la nouvelle Somalie : un Frankenstein bien opportun créé par l’exceptionnaliste Empire du Chaos.
Pepe Escobar
~ Traduit par Daniel pour vineyardsaker.fr ~

Source originale de l'article : NATO is desperate for war (Asia Times)

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L'OTAN pousse à la militarisation de l'Union Européenne...

Message  Silver Wisdom le Lun 31 Aoû - 15:46

L’OTAN cherche à contourner la règle du consensus...

Le jour s'approche-t-il où l’Amérique pourra, de son seul fait,
entraîner l’ensemble de l’OTAN dans une guerre ?
La question n’est hélas pas aussi surréelle qu’elle n’y paraît...




Manlio Dinucci a écrit:
(...) Tous les commandements et les bases des États-Unis et de l’Otan sont en pleine activité pour préparer le « Trident Juncture 2015 » (TJ15), « le plus grand exercice Otan depuis la fin de la Guerre froide ». (...) Objectif de cet exercice « à haute visibilité et crédibilité » : tester la « Force de riposte » (30 000 hommes), surtout sa « Force de pointe » à très haute rapidité opérationnelle (5 000 hommes). (...)

~ L’Otan lance le Trident (Réseau Voltaire, Juin 2015) ~

Manlio Dinucci a écrit:
(...) Ainsi « l’Otan démontre son engagement à adopter une approche multi-compréhensive ». En d’autres termes, son engagement à étendre toujours plus son aire d’influence et d’intervention, de l’Europe à l’Afrique et à l’Asie, avec des objectifs globaux. C’est dans ce cadre que s’insère la « Trident Juncture 2015 », qui sert à tester la « Force de réaction » (40 mille effectifs), surtout sa « Force de pointe » (ou “Fer de lance”) à très haute rapidité opérative. La TJ15 montre « le nouveau niveau accru d’ambition de l’Otan dans la conduite de la guerre moderne conjointe », en montrant qu’elle est « une Alliance avec fonction de guide ».

Sur un tel fond, comment peut-on discuter d’Union européenne en ignorant l’influence de l’Otan, et, donc, des Etats-Unis qui en détiennent le commandement ? L’article 42 du Traité sur l’Union européenne stipule que « la politique de l’Union respecte les obligations de certains Etats membres, lesquels considèrent que leur défense commune se réalise par l’intermédiaire de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord ». (...) Par le biais de l’Otan, à l’intérieur duquel les gouvernements de l’Est sont plus liés à Washington qu’à Bruxelles, les USA influent non seulement sur la politique étrangère et militaire de l’UE, mais dans l’ensemble sur ses orientations politiques et économiques. (...)


~ La « Trident Juncture 2015 » : L’UE s’enrôle dans l’Otan (Global Research, Juin 2015) ~

A la réunion ministérielle de l’Alliance, fin juin, le SACEUR (commandant suprême) « a reçu l’autorité d’alerter, de mobiliser et de préparer les troupes » de son propre chef, en attendant le feu vert du Conseil pour le déploiement sur le terrain. Mais soyons réalistes : les troupes déjà sur le tarmac, les avions prêts à décoller, les tambours battants (difficile d'imaginer comment un Etat membre réticent oserait, à ce stade, monter au créneau pour arrêter la machine de guerre de l’Alliance). L'ambition qui se trouve derrière ce transfert d'autorité vers le commandant suprême, toujours américain, ne date pas d’hier. On se souvient lorsqu’en octobre 2011, le SACEUR de l’époque, l’amiral James Stavridis, annonça dans un tweet qu’il allait recommander aux 28 ambassadeurs de l’OTAN d’en finir avec les opérations de combat en Libye. Le malaise fut palpable et certains s’étaient offusqués d'avoir ainsi été publiquement mis devant le fait accompli par les Etats-Unis. Or avec le recul, et à la lumière de la décision de juin, ce « faux pas » de l’amiral ressemble plutôt à un ballon d’essai.

Entre-temps, la crise russo-ukrainienne aidant, on est passé à la vitesse supérieure quant au contenu des pouvoirs à transférer au commandant US de l’Alliance. Aujourd’hui, il ne s’agit plus seulement d’une décision pour terminer une guerre mais carrément pour la déclencher. Il ne s’agit pas non plus de faire une simple recommandation aux ambassadeurs, mais de pouvoir initier une série d’actes susceptibles de les mettre le dos au mur. Afin de bien prendre la mesure de cette décision, il convient de faire une ou deux précisions.

Premièrement, le SACEUR n’est pas seulement le commandant suprême de l’Alliance atlantique : il est aussi et avant tout le commandant d’EUCOM, autrement dit le patron des quelques 70 000 militaires américains stationnés en Europe. Il est nommé par le président américain, et confirmé par le Sénat US, les représentants des 27 autres Etats membres de l’Alliance n’ont donc qu’à acquiescer de la tête. Tout au long de son mandat OTAN, le SACEUR dépend directement du Département de la Défense et son commandant en chef se trouve à la Maison Blanche.

Deuxièmement, les décisions sur la préparation, la mise en alerte et la mobilisation des troupes sont tout sauf anodines. Dans une atmosphère de tension, elles risquent fort d’être perçues comme une provocation. Et de générer ainsi elles-mêmes la situation de crise à laquelle elles auraient été, soi-disant, censées répondre. D’autant plus que les nouveaux pouvoirs confiés au SACEUR s’étendent jusqu’à la toute dernière limite. Lorsqu’il estime qu’une crise se profile à l’horizon, il a désormais l’autorité, d'après les détails que nous fournit le magazine interne de l'US Army, d’« envoyer les troupes jusque sur le tarmac le plus proche pour qu’ils y attendent l’ordre ultime pour le décollage » de leurs avions.

Troisièmement, ce transfert de pouvoir inédit au SACEUR tombe à un moment où, sur une question stratégique de la plus haute importance, à savoir l’attitude vis-à-vis de la Russie, une position commune des Etats membres est tout sauf acquise. Dans ces circonstances, la décision vise surtout à faire taire les éventuels récalcitrants. Quel meilleur moyen pour leur forcer la main que de les entraîner dans un mouvement de mobilisation sans avoir à attendre qu’ils acquiescent (ou qu’ils protestent).



Thomas Gaist a écrit:
(...) Selon des responsables de l’OTAN, les changements proposés comprennent une plus grande implication des forces nucléaires au sein des exercices militaires de l’OTAN actuellement en cours le long de la frontière russe et de nouvelles recommandations pour une escalade nucléaire contre la Russie. La doctrine nucléaire de l’alliance a été le sujet de discussions informelles et discrètes « en marge » du sommet de l’OTAN qui vient d’avoir lieu. Les nouvelles politiques seront confirmées lors de la conférence à venir du Groupe des plans nucléaires (GPN) de l’OTAN. La tenue de la conférence a été devancée en raison des rumeurs qui circulaient à propos des plans secrets. (...) La thèse voulant qu’une révision de la politique sur les armes nucléaires soit une réponse à l’agression russe tourne la réalité à l’envers. Tout de suite après le coup d’état appuyé par l’OTAN et les États-Unis en Ukraine l’année dernière, les puissances impérialistes ont enclenché une militarisation sans relâche de l’Europe de l’Est, y compris l’établissement d’une force de réaction rapide de 40.000 soldats. (...) L’OTAN se prépare maintenant à répliquer à toute tentative russe de contenir ou de contrer les manœuvres agressives de l’impérialisme américain en Europe de l’Est par une riposte militaire encore plus massive, y compris le recours à des armes nucléaires. (...)

~ Les États-Unis et les puissances de l’OTAN accélèrent les préparatifs pour une guerre nucléaire (WSWS, Juin 2015) ~

En amont de cette décision, on trouve une série d’initiatives américaines (ou d’inspiration US) qui traduisent l’exaspération des Etats-Unis devant les efforts et astuces qu’ils doivent déployer pour mobiliser l’Alliance qu’ils dirigent. De temps à autre, ils n’hésitent pas à faire savoir combien la règle du consensus les agace. Certes, tous les alliés sont censés être égaux et souverains, et cela doit se refléter dans la manière dont leurs décisions se prennent. D’où la fameuse règle. Cela dit, la recherche du consensus entre en conflit non seulement avec la puissance relative, mais aussi et surtout avec les usages et les habitudes de l’Amérique. Quant à la conduite même d’une guerre, la solution US est bien huilée et toute prête : il s’agit, depuis belle lurette, de la mise en place de commandements parallèles. Un commandement OTAN, dirigé et massivement dominé par les Etats-Unis, et un autre, tout-Américain, à usage exclusif. Par conséquent, sur chaque théâtre d’opérations OTAN, il existe deux chaînes de commandements. Ce n'est pas un hasard si Hubert Védrine (ministre des Affaires étrangères au moment de l’intervention au Kosovo) a tenu à préciser que « sur toutes les cibles OTAN proprement dites, nous avons eu notre mot à dire ». Sous-entendu : il y avait aussi d’autres cibles. Des cibles réservées aux seules forces américaines, tout comme une partie des couloirs et des plans de vol. Le SACEUR se trouve donc, par la force des choses, en position de maître du jeu, puisqu’il est le seul à avoir une vue d’ensemble, et à commander sur les deux tableaux.

Il n’en reste pas moins que cet arrangement, fort commode pour les Etats-Unis, laisse en suspens la décision sur le déclenchement même d’un conflit. L’idéal, du point de vue de l’Amérique, serait évidemment qu’elle puisse en décider seule et que les alliés la suivent. Sauf que la guerre en Irak a bel et bien démontré que ce ne serait pas forcément automatique (Pour rappel, le 12 février 2003, la France, la Belgique et l’Allemagne se sont opposées à l’initiative US/OTAN pour préparer la défense de la Turquie, contre d’éventuelles attaques venues d’Irak. Les trois pays ont refusé d’entrer ainsi « dans une logique de guerre » alors même que les inspections de l’ONU se poursuivaient. Un affront « inexcusable », selon le secrétaire d’Etat Colin Powell, « une honte » et « une erreur horrible » pour le secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld, et entraînant une « crise de crédibilité » de l’Alliance, d’après l’ambassadeur américain à l’OTAN. Toutefois, la solution de rechange a été vite trouvée (en quatre jours exactement), en transférant la décision au Comité des plans de défense, où ne siégeait pas, à l’époque, la France). Sans surprise, les membres du Congrès ont sauté sur l’occasion pour exiger un recadrage des alliés. Un amendement adopté au Sénat a sommé le président US de placer la révision de la règle du consensus en tête de l’agenda de l’Alliance. Y compris des discussions sur des méthodes qui assureraient plus de flexibilité au SACEUR dans la planification des opérations, avant le feu vert du Conseil de l’Atlantique du Nord, et « simplifieraient » donc le processus de prise de décision. En 2010, le Groupe d’experts présidé par l’ancienne Secrétaire d’Etat Madeleine Albright est revenu à la charge. Certes, leur rapport « préserver la règle du consensus pour les décisions les plus importantes », mais affirmait en même temps que « L’Alliance devrait envisager de déléguer préalablement certains pouvoirs au secrétaire général ou aux chefs militaires de l’OTAN ». Soi-disant pour être en mesure de répondre de manière plus efficace à des situations d’urgence. Un an après, la question du consensus et/ou de la « simplification » du processus de décision est revenue sur le devant de la scène, lorsque l’Allemagne, la France et la Turquie ont hésité un moment avant d’accepter que l’OTAN soit en charge de la campagne libyenne.


~ Comment la France a Mené une Guerre Contre la Libye... (FYI, Avril 2015)(Documentaire & Article) ~

En réalité, chacun sait que le consensus devra être formellement maintenu comme règle, ne serait-ce que parce que les Etats-Unis restent, eux-mêmes, attachés au pouvoir de veto américain. Certes, le scénario d'une éventuelle mise en minorité des USA est du domaine de la fiction, au vu de l'écrasant poids de Washington, mais l'évocation d'une telle hypothèse a suffi à refroidir les ardeurs du Congrès. Comme l’a rappelé le Secrétaire d’Etat Colin Powell en réponse aux initiatives des parlementaires US, « les procédures actuelles de prise de décision marchent bien et servent les intérêts américains… aucun Etat membre de l’OTAN, y compris les Etats-Unis, n’accepterait de permettre que l’Alliance prenne des décisions en matière d’engagement militaire sans son accord ». D’autant que d’autres moyens existent pour marginaliser ceux qui ne suivraient pas mécaniquement l’Amérique. Au premier chef la procédure du silence, qui y est pour beaucoup dans l’apparente unité de l’Alliance. Les décisions, en général proposées par le plus puissant des Etats membres, sont acceptées à moins qu’un pays ne s’y oppose explicitement, en brisant le silence. Notamment par l’envoi formel d’une lettre d’objection au secrétaire général de l’OTAN. Rien de mieux pour encourager l’alignement. Ainsi, à la veille de l’intervention au Kosovo, il aurait été politiquement impossible pour le gouvernement grec, avec son opinion publique à 95% contre l’usage de la force militaire, de voter en faveur de la guerre. Néanmoins, grâce à la procédure du silence, il pouvait acquiescer en douce, sans faire trop de vagues, tout en obtenant de pouvoir rester en dehors des opérations de combat.

Toujours est-il que dans le cas irakien le mécanisme a montré ses limites. Il aura donc fallu, pour les plus atlantistes, réfléchir en des termes plus radicaux pour assurer, en cas de crise, la prééminence des Etats-Unis. D’où cette idée d’un transfert d’autorité pur et simple aux instances militaires, dirigées par le SACEUR, un général américain. Un rapport récent de l’Assemblée parlementaire de l’Alliance a noté, justement, que dans la foulée de la crise en Ukraine c’est le SACEUR lui-même qui « a proposé de pouvoir autoriser la préparation et le positionnement des forces avant de recevoir l’autorisation du CAN ». Sauf que cette mesure nommée « Alerte, Préparation et Déploiement » a soulevé quelques réticences, tellement avec un SACEUR en droit d’envoyer des troupes sur le terrain, la mainmise américaine aurait été plus que flagrante. Le CAN « a clairement déclaré, conformément aux traditions constitutionnelles des pays membres, que la décision de procéder à tout mouvement de forces demeurera une décision politique. » L’exécution du plan se fera donc par étapes, la première (l’autorité déléguée au SACEUR pour mettre en alerte, organiser et positionner les forces jusque sur le tarmac) ayant été la décision prise en juin. En attendant, de pied ferme, le sommet de Varsovie l’année prochaine.

Entre-temps, d’autres leviers sont actionnés en simultané, toujours dans le même ordre d’idées. Et ce afin de permettre à l’ensemble de l’Alliance atlantique d’être entraînée dans un mouvement initié et/ou encouragé par les Etats-Unis. Pour cela, il faudrait d’une part contourner le pouvoir de blocage des Etats récalcitrants, de l’autre permettre au reste de s’engager de manière plus discrète. Que ce soit par le rôle accru des forces spéciales et des drones, le recours au partage des moyens, ou à l’extension du financement en commun, le but du jeu est le même. Il s’agit d’enfermer les Etats membres dans un carcan militaro-financier, dans lequel l’embrigadement se fait presque par automatisme, et la responsabilité des gouvernements individuels s’efface derrière la feuille de vigne de l’Alliance atlantique.

Hajnalka Vincze

Source de l'article :
L’OTAN cherche à contourner la règle du consensus (IVERIS, Août 2015) via Réseau International

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L'OTAN, la Guerre Froide 2.0... ou Pire...

Message  Silver Wisdom le Jeu 15 Oct - 14:46

L'OTAN, la Guerre Froide 2.0... ou Pire...

La réunion des ministres de la Défense de l’OTAN à Bruxelles
a donné jeudi son accord final à une extension à 40.000 soldats de la Force de réaction
de l’OTAN dans le cadre d’une escalade majeure, menée par les Etats-Unis
et dirigée contre la Russie, de la capacité militaire de l’Alliance...




Ouest France a écrit:
(...) Le secrétaire général de l'Otan, Jens Stoltenberg, a qualifié jeudi « d'escalade inquiétante » l'activité militaire de la Russie en Syrie, alors que Moscou multiplie des frappes massives en soutien au régime de Bachard al-Assad depuis une semaine. « En Syrie, nous avons observé une escalade inquiétante des activités militaires russes. Nous allons analyser les derniers développements et leurs implications pour la sécurité de l'Alliance », a déclaré M. Stoltenberg en arrivant à une réunion des ministres de la Défense de l'Alliance atlantique à Otan à Bruxelles. (...) L'intensification des frappes de l'armée russe a permis au régime de Bachar al-Assad de lancer une vaste offensive terrestre. Washington, à la tête d'une coalition qui combat les djihadistes du groupe Etat islamique, a redit mercredi ne pas coopérer avec la Russie sur les bombardements aériens qu'elle mène en Syrie, le secrétaire américain à la Défense Ashton Carter les qualifiant d'« erreur fondamentale ». (...)

~ Syrie. L'Otan dénonce « l'escalade inquiétante » de l'intervention russe (Ouest France)(Octobre 2015) ~

Les ministres de l’OTAN, dont le secrétaire américain à la Défense Ashton Carter, ont sauté sur les frappes aériennes de Moscou en Syrie contre les milices islamistes visant le renversement du gouvernement du président Bachar al-Assad comme prétexte au déploiement plus agressif de forces militaires aux frontières russes. Washington et ses alliés de l’OTAN ont en particulier cherché à faire de deux brèves incursions alléguées de l’aviation russe dans l’espace aérien turc depuis le nord de la Syrie, le week-end dernier, un acte de guerre avéré. « L’OTAN est prête à défendre tous les alliés, dont la Turquie, contre toute menace et capable de le faire, » a dit le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, aux journalistes alors qu’il entrait dans la réunion. Il a ajouté que l’OTAN était prête à déployer des troupes en Turquie et avait déjà pris pour ce faire des mesures afin d’augmenter ses « capacités » et son « niveau de préparation ».

La transformation de violations alléguées de l’espace aérien turc en confrontation entre Moscou et l’Alliance atlantique a principalement été le fait de Washington et ce, dans le but de faire monter d’un cran la campagne visant la Russie. Le gouvernement du président Vladimir Poutine a insisté sur le fait que les violations de l’espace aérien turc avaient été accidentelles, ce qui fut rejeté par Washington et par l’OTAN. En réalité, les milices islamistes comme l’État islamique (EI) et le Front al-Nosra, un affilié d’Al-Qaïda, opèrent à proximité de la frontière avec une Turquie qui leur sert de voie d’acheminement pour leurs fonds, leurs armes et leurs combattants étrangers. De plus, la Turquie elle-même a traité sa frontière avec la Syrie de façon très élastique. Depuis 2012, où un avion de combat turc a été abattu par un missile syrien après avoir pénétré dans l’espace aérien syrien et où la Turquie a déclaré unilatéralement une zone tampon de huit kilomètres, elle se réserve le droit d’abattre toute cible considérée comme hostile jusqu’à cette distance de sa frontière. La Turquie, quant à elle, viole constamment les frontières de ses voisins pour bombarder les camps kurdes en Irak où lancer des frappes aériennes contre la Syrie, sans autorisation de l’un ou de l’autre gouvernement.


~ Les Vidéos de la Semaine du "Dormeur doit se Réveiller" (Deuxième Post)(FYI, Septembre 2015) ~

Se vantant de l’expansion militaire de l’OTAN, Stoltenberg a dit aux ministres réunis, « Nous mettons en place le plus grand renforcement de notre défense collective depuis la fin de la guerre froide ». Cette extension avait commencé après la crise de février 2014 en Ukraine, ou un coup d’Etat soutenu par les États-Unis a renversé à Kiev le président Viktor Ianoukovitch et a porté au pouvoir un régime d’extrême droite, ultranationaliste, inféodé à Washington et à l’Union européenne. Cette provocation et l’extension militaire spectaculaire des États-Unis et de l’OTAN à la frontière occidentale de la Russie ont considérablement augmenté le risque d’une confrontation militaire entre les deux principales puissances nucléaires États-Unis et Russie, aux implications catastrophiques pour le monde entier. Ce danger a encore été exacerbé par la guerre civile syrienne, initiée par Washington et ses alliés pour tenter d’obtenir un changement de régime et installer à Damas un gouvernement fantoche des États-Unis. Avec l’intervention de la Russie, la possibilité d’un incident entre avions de guerre américains et russes, dans une confrontation délibérée ou involontaire, n’a fait qu’accentuer la menace de guerre.



Robert Parry a écrit:
(...) Dans cette période finale de la présidence Obama, son administration semble droguée par le pouvoir du management de la perception avec ce nouveau terme à la mode, communication stratégique/Stratcom, qui mélange opération psychologique, propagande et relation publique pour en faire un breuvage narcotique.

La manipulation de l’information est vue comme une arme de puissance douce (soft power) efficace, par des personnages allant du général Philip Breedlove de l’Otan jusqu’au sous secrétaire pour la diplomatie publique du secrétariat d’État Richard Stengel. C’est une méthode pour isoler et abimer un ennemi, comme Poutine et la Russie.

Cette diabolisation de Poutine rend toute coopération entre Obama et lui difficile à propos de la récente intervention militaire russe en Syrie, dans un effort pour empêcher une victoire d’EI et d’al-Qaida. Alors que l’on pouvait s’attendre à ce que l’aide russe pour combattre le terrorisme soit bien accueillie, le bureau de Nuland au Département d’État y a répondu par une étrange et futile tentative d’empêcher l’aide russe de survoler l’Europe de l’Est pour atteindre la Syrie. (...)


~ Le pouvoir des mythes (Consortium News via Le Saker Francophone)(Septembre 2015) ~

Le secrétaire américain à la Défense, Carter, s’est plaint amèrement à la réunion des ministres de l’OTAN de ce que Moscou n’avait pas averti Washington du lancement de 26 missiles de croisière contre des cibles en Syrie à partir de navires de guerre russes déployés, à plus de 1.400 km, dans la mer Caspienne. Dans ce qui ressemblait fort à une menace, Carter a dit, « Cela aura des conséquences pour la Russie..., » ajoutant : « Je pense aussi que dans les prochains jours, les Russes vont commencer à subir des pertes en Syrie ». La plupart des dénonciations des actes militaires de Moscou en Syrie ont trait au fait que, selon les mots de Carter, elles visent « des cibles qui ne sont pas l’État islamique (EI). » Cette description de ce que les cibles ne sont pas, plutôt que de ce qu’elles sont, est typique des responsables américains et de l’OTAN. Cela doit masquer le fait que Washington et ses alliés s’opposent à ce que la Russie bombarde Al-Nosra et d’autres milices islamistes liées à Al-Qaïda, et avec qui l’Occident a une alliance de fait. En plus du déploiement de 40.000 soldats par la Force de réaction de l’OTAN, la réunion de Bruxelles a pris d’autres mesures visant à intensifier la pression et les provocations à l’égard de la Russie.

Les ministres de l’OTAN ont décidé d’ouvrir deux nouveaux quartiers généraux militaires en Hongrie et en Slovaquie, en plus des six déjà prévus dans les États baltes (Estonie, Lettonie, Lituanie) et en Bulgarie, Pologne et Roumanie. Ces QG, appelé Unités d’intégration de la Force de l’OTAN, doivent compter chacun environ 80 militaires et sont en train d’être mis en place pour planifier et préparer le déploiement rapide de nombreuses troupes de l’OTAN. Entre-temps, la Grande-Bretagne a annoncé vouloir commencer le déploiement régulier d’unités de 150 soldats maximum dans les États baltes, en Pologne et en Ukraine à des fins de formation. Le ministre britannique de la Défense, Michael Fallon, a déclaré que c’était là une réponse à « l’agression et la provocation russe ». L’annonce a été condamnée par le gouvernement russe. « Une excuse inventée à propos d’une menace suggérée venant de la Russie n’est peut-être qu’un camouflage utilisé pour masquer les plans d’une nouvelle projection de l’OTAN vers nos frontières », a déclaré le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov. « Bien entendu, tout plan qui rapproche l’infrastructure militaire de l’OTAN de la Fédération russe fera l’objet des mesures réciproques requises pour rétablir la parité nécessaire ».

En plus de l’escalade menée par l’OTAN en Syrie et en Europe de l’Est, la réunion de Bruxelles a discuté la situation en Afghanistan. La perte récente de la ville de Kunduz aux talibans y a exposé la fragilité du régime client de Washington et de ses forces de sécurité, pour la formation desquelles le Pentagone a dépensé quelque $65 milliards. Le secrétaire à la Défense, Carter, a exigé de la « flexibilité » pour le retrait des quelque 6.000 soldats non-américains de l’OTAN, actuellement déployés dans le pays. Le commandant des forces américaines en Afghanistan, le général John Campbell, a témoigné une seconde fois au Congrès mercredi et plaidé contre le calendrier fixé précédemment du retrait de toutes les troupes américaines du pays, sauf un millier, d’ici la fin de 2016. Leur nombre actuel est de 9.800.

Bill Van Auken

Source de l'article :
L’OTAN s’engage au plus fort accroissement de sa puissance militaire contre la Russie depuis la Guerre froide (WSWS)(Octobre 2015)

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L'Otan est-elle une source fiable en terme de sécurité pour l'Europe ? Hmm...

Message  Silver Wisdom le Lun 29 Aoû - 12:59

L'Otan est-elle une source fiable
en terme de sécurité pour l'Europe ? Hmm...


Jeremy Corbyn souhaite une politique étrangère telle que
« nous vivions dans un monde où il n’y ait pas besoin de faire la guerre ».



~ Labour leadership: Corbyn and Smith clash on winning power (BBC News)(Août 2016) ~

Carlyn Harvey a écrit:
(...) La guerre, tout le monde y pense en ce moment. Mais alors que le grand public a en tête les guerres du passé dont fait encore état le Rapport Chilcot, nos gouvernants nous en préparent une d’une tout autre espèce pour un futur peut-être proche. Et s’il faut en juger d’après leur rhétorique, ce sera sur une échelle jamais vue auparavant. (...)

~ There’s a war on its way, and it will make Iraq look like child’s play (The Canary)(Juillet 2016) ~

Il est assez inquiétant que les propos de Jeremy Corbyn sur la politique étrangère aient pu être jugés sujet à controverse. Dans quel genre de milieux cela peut-il être sujet à controverse ? Tout ce que veut Corbyn, c'est d'éviter une guerre avec la Russie. Interrogé sur d’éventuelles interventions russes, il a refusé de dire que la Grande Bretagne volerait au secours de la nation membre de l’OTAN qui se trouverait agressée, préférant se concentrer sur les mesures diplomatiques et politiques susceptibles d’éviter un scénario de ce genre et expliquant : « Nous ne pouvons pas permettre l’accroissement exponentiel d’une présence militaire qui va conduire à une situation catastrophique incroyablement dangereuse. » On peut présumer que la plupart des gens sains d’esprit soutiendraient des démarches actives pour éviter d’entrer en guerre avec la Russie. Une telle guerre serait encore plus calamiteuse que celles générées par le chapelet de désastres britanniques en matière de politique extérieure que furent et que sont l’Afghanistan, l’Irak, la Libye et la Syrie.

Sa critique implicite de la politique de l’OTAN en Europe de l’Est est, elle aussi, tout à fait justifiée. Le sommet de l’OTAN de juillet dernier, à Varsovie, s’est prononcé pour une stratégie de la corde raide à l’égard de la Russie, décrétant le déploiement supplémentaire de quatre bataillons multinationaux qui vont stationner par rotation en Pologne et dans trois pays baltes : la Lithuanie, La Lettonie et l’Estonie. En tout, 4.000 hommes de plus y seront déployés, dont 650 en provenance de Grande Bretagne et 1.000 des États-Unis. Ceci a été précédé, dans les premiers mois de l’année, par les plus importants jeux de guerre occidentaux en Europe de l’Est depuis la guerre froide, impliquant 31.000 hommes et des milliers de véhicules de 24 pays. Même les partisans de l’OTAN ont été quelque peu gênés par cette débauche. On cite la réflexion d’un attaché à la Défense d’une ambassade européenne à Varsovie qui a dit « redouter un scénario cauchemardesque… un incident… les Russes se méprenant ou feignant de se méprendre sur ce qu’ils pourraient voir comme une action offensive ». Après ce sommet, l’ex-Premier ministre soviétique  Gorbatchev a donné une idée de l’opinion qui prévaut en Russie : « Toute la rhétorique de Varsovie hurle l’envie de déclarer la guerre à la Russie. Ils ne font que parler de défense, et préparent dans la réalité des opérations offensives ».


Neuf pays de l’Alliance atlantique participent à l’opération Spring Storm près de la frontière russe :
trois semaines de manœuvres militaires impliquant 6 000 soldats.

~ Manœuvres de l’Otan en Estonie : une “situation inquiétante” (Laurence Habay et Danièle Renon, Courrier International)(Mai 2016) ~

Bien entendu, les dirigeants de l’OTAN présentent cette escalade historique d’envergure comme réactive. Mais leur prétention n’est tout simplement pas soutenable. Depuis l’instant même où l’URSS s’est effondrée, les puissances de l’OTAN n’ont cessé de pousser leur avancée vers l’Est, principalement dans les régions que la Russie considère à bon droit comme vitales pour sa sécurité. Depuis 1991, douze pays de la région ont été intégrés à l’OTAN. Dès 2008, on a promis à la Géorgie et à l’Ukraine qu’elles en feraient partie, en dépit des avertissements répétés du gouvernement russe qu’amener l’OTAN à ses frontières ne pourrait que provoquer une crise sécuritaire internationale majeure. Les dirigeants russes, Poutine inclus, ont essayé de trouver un accommodement sécuritaire avec l’Ouest dès les années 1990. C’est l’expansionnisme de l’OTAN vers l’Est et les prises de décision unilatérales de l’Occident partout ailleurs, en particulier à l’égard de la Libye, qui ont fait monter de plus en plus la tension. Les arguments de Corbyn sur l’OTAN sont de bon sens et soutenus par les faits. Ce qui pose réellement problème dans les milieux du pouvoir en place, c’est que Jeremy Corbyn est déterminé à rompre avec l’alignement sans réserve du Royaume Uni sur les priorités de Washington, alignement qui vient d’être vertement condamné par le Rapport Chilcot.



Mario Tomé a écrit:
(...) Le néolibéralisme, depuis le début de son expansion, il y a presque trente ans, poursuit son avancée sournoise, continue et victorieuse en direction de la liquidation du modus vivendi européen, inauguré au lendemain de la catastrophe de la 2° Guerre Mondiale : Le plan Marshall assurait la base matérielle du rêve européen, menacé par la constestation et les mouvements sociaux qui exigeaient des tansformations radicales dans l’économie, la politique et la culture, et réclamait l’adoption, comme fondement, de la social-démocratie et de l’Etat social et même, dans l’euphorie de la victoire sur le nazisme, de l’American Way of Life. L’Atlantique, comme un liquide amniotique, berçait sans chocs le nouveau né : l’OTAN. Les militaires équilibraient l’apport économique du plan Marshall, les deux contrats furent les instruments de la prise de pouvoir des États-Unis sur l’Europe : subordination militaire plus dominance économique. (...)

~ Prenons nos distances avec l’OTAN... (Chaîne YT de Golden Awaken)(Août 2016) ~

Plutôt que de se contenter d’exprimer ses regrets sur l’Irak, il a fait des excuses au nom du parti travailliste, pour ce que la plupart des gens considèrent comme une décision désastreuse. Davantage même, et c’est ce qui fait si fort grincer certaines dents, il se prépare à tirer les conclusions du chaos des quinze dernières années, pour véritablement agir en conséquence. Irrationnel, n’est-ce pas ? Ne vaudrait-il pas mieux continuer à se mettre la tête dans le sable, ignorer le passé et plonger l’avenir dans toujours plus de désordres ?

Chris Nineham

~ Traduction de c.l. pour Les Grosses Orchades ~

Source Originale de l'article : Why Jeremy Corbyn is Right About NATO (Stop the War)(Août 2016)

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Re: L'OTAN pousse à la militarisation de l'Union Européenne...

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