Des milliards de planètes potentiellement «habitables» dans notre galaxie

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Des milliards de planètes potentiellement «habitables» dans notre galaxie

Message  Rextyx le Lun 7 Mai - 12:03

Des milliards de planètes potentiellement «habitables» existent dans la Voie Lactée, dont probablement une centaine au seul voisinage de notre Soleil, selon l'Observatoire austral européen (ESO).

Cette découverte va-t-elle relancer l'espoir, ou la crainte, d'une vie extraterrestre ? Des milliards de planètes potentiellement «habitables» existent dans la Voie Lactée, dont probablement une centaine au seul voisinage de notre Soleil, a annoncé l'Observatoire austral européen (ESO).


Une équipe internationale de l'instrument HARPS, un spectrographe équipant le télescope de l'ESO au Chili, vient de découvrir neuf «super-Terres» sur un échantillon de 102 étoiles de type «naines rouges» (une naine rouge est une étoile peu massive et de température peu élevée, les plus grosses d'entre elles émettant de l'ordre de 10 % de la luminosité solaire, ndlr).

Les «super-Terres», c'est quoi ? Ces «super-Terres» sont des planètes rocheuses d'une masse comprise entre une et dix fois celle de la Terre. Si elles sont situées dans une zone où la température est propice à l'existence d'eau liquide, elles peuvent théoriquement être à même d'abriter une forme de vie quelconque.

Or les naines rouges, des étoiles relativement faibles et froides comparées à notre Soleil, sont très communes dans la galaxie: elles représentent 80% de toutes les étoiles de la Voie Lactée. A partir de cet échantillon de naines rouges, les astronomes de l'ESO ont pu estimer la fréquence des super-Terres dans notre galaxie.

Des milliards de possibilités. «Nos nouvelles observations avec HARPS signifient qu'environ 40% de toutes les naines rouges ont une super-Terre dans leur zone habitable, là où l'eau liquide peut exister à la surface à la surface de la planète», explique Xavier Bonfils, de l'Observatoire des sciences de l'Univers de Grenoble, responsable de l'équipe.

«Le fait que les naines rouges soient si communes - on en compte environ 160 milliards dans la Voie Lactée - nous a conduit à l'étonnant résultat qu'il y a des dizaines de milliards de planètes de ce type rien que dans notre galaxie», explique-t-il dans un communiqué de l'ESO.

Le télescope de l'ESO au Chili. Iztok Bon?ina/ESO



Près de nous ? Comme de nombreuses naines rouges sont situées près du Soleil, cette nouvelle estimation signifie qu'il y a probablement environ une centaine de super-Terres dans la zone habitable d'étoiles situées dans le voisinage de notre astre, à une distance inférieure à trente années-lumière (une année-lumière équivaut à 10 000 milliards de kilomètres, ndlr), souligne l'ESO.

HARPS a notamment découvert «la plus proche soeur de la Terre trouvée à ce jour». Baptisée «Gliese 667Cc» et quatre fois plus massive que notre planète bleue, cette super-Terre appartient à un système possédant trois étoiles et semble se trouver à proximité du centre de la zone habitable.

Mais... «La zone habitable autour des naines rouges, là où le niveau de température permet l'existence d'eau liquide à la surface, est bien plus proche de l'étoile que la Terre ne l'est du Soleil», relève Stéphane Udry, de l'Observatoire de Genève.

Inconvénient : «les naines rouges sont connues pour être sujettes aux éruptions stellaires qui peuvent plonger la planète dans un flot de rayons X ou de radiation ultraviolette, rendant la vie moins probable dans cette zone», tempère-t-il. Il y a donc encore beaucoup de chemin à parcourir pour détecter une hypothétique forme de vie extraterrestre.

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De nouvelles « Terres » en dehors du système solaire

Message  Silver Wisdom le Lun 14 Mai - 15:32

Bonjour à tous,

De nouvelles « Terres » en dehors du système solaire


© www.nasa.gov

Le télescope spatial Spitzer de la NASA a vu récemment le rayonnement d'une planète lointaine qui fait à peine
8 fois la taille de la Terre. L’étude des planètes qui se trouvent à l’extérieur de notre système solaire devient
de plus en plus populaire avec l'amélioration de la qualité des instruments d'observation et l’apparition
des nouvelles techniques. L'agence spatiale russe envisage également de s’y intéresser,
mais les détails du projet n’ont pas encore été divulgués.



Le télescope spatial observant dans l'infrarouge, Spitzer. Crédit : Nasa

La planète, à laquelle s’intéresse une équipe internationale d'astrophysiciens, tourne autour d’une étoile relativement proche de l’étoile 55 Cancri et a été appelée 55 Cancri e, car elle est la cinquième dans ce système. Il s’agit de la planète la plus rapprochée de cette étoile, faisant le tour complet autour d’elle en 18 heures. Mais elle reste toujours tournée d’un seul coté face à elle, comme c’est le cas de la Terre et de la Lune. La température de la partie ensoleillée, comme le confirment les observations, serait supérieure à 2000 degrés Kelvin.

L'étude, dont les résultats seront publiés dans Astrophysical Journal, avait pour but de fixer le rayonnement infrarouge de la planète elle-même. Etant donné qu’il est impossible de le faire « directement », la planète était observée avec une « méthode inverse » - lorsqu’il y avait une éclipse avec l'étoile. Ces données soutiennent l'hypothèse que 55 Cancri e serait très probablement une planète avec un noyau de pierre, entourée par une atmosphère extrêmement raréfiée, où l'eau se trouve à l'état supercritique, lors duquel la distinction entre l’état liquide et gazeux disparaît.

Ces informations ont permis aux scientifiques de déterminer plus précisément les paramètres orbitaux de la planète qui sont nécessaires pour comprendre la structure interne de la 55 Cancri e.

Les scientifiques qui ont mené l’étude suggèrent d’effectuer les mêmes recherches pour d'autres exoplanètes. Si le télescope de Spitzer était autrefois utilisé principalement pour l'étude des «Jupiters chauds » (des géants de gaz, qui sont très proches de la planète), la nouvelle génération d'instruments, notamment le télescope de James Webb (NASA) permettra d'étudier les planètes qui ressemblent à 55 Cancri e. On les appelle aussi « Super-terres » parce qu'elles sont à peine quelques fois plus grandes que notre Terre, et ont un noyau solide.
L’un des principaux objectifs de l’étude des exoplanètes, c’est la recherche de la vie sur elles. Mais d’autres systèmes planétaires ne sont pas moins intéressants en termes de leur constitution, pour pouvoir les comparer avec le système solaire. Les scientifiques analysent comment ces systèmes se sont créés et si des lois générales peuvent déterminer ce processus.

Ces derniers temps, avec l'important nombre d’exoplanètes qui ont été découvertes, ces études sont entrées dans une phase de développement rapide. Depuis 1992, les chercheurs ont déjà découvert plus de 750 planètes, si l'on considère seulement celles dont l’existence a été confirmée. Et grâce au télescope Kepler qui a été récemment lancé par la NASA, on pourra bientôt en compter des milliers.

Lorsque le processus de découverte des planètes devient une routine, ce n’est plus suffisant de juste trouver un corps céleste - il est souhaitable de découvrir aussi ses caractéristiques. Ainsi, les exigences envers les outils d’observation commencent à augmenter. Ils doivent avoir une sensibilité très élevée pour permettre de surveiller ces objets petits et éloignés.

Jusqu'à présent, l'étude des exoplanètes apportait toujours des surprises aux chercheurs. La principale surprise pour les scientifiques, ce fut le fait que les systèmes planétaires existants ne ressemblent pas du tout au nôtre. Si dans le système solaire les géants de gaz tournent autour du Soleil sur des orbites externes, laissant les orbites internes pour de petites planètes en pierre, dans d'autres systèmes, ce n'est pas le cas : c’est fréquent que les géants de gaz soient très proches de l'étoile. Ainsi, les idées existantes sur l'évolution des systèmes planétaires (qui sont basées, en général, sur un seul système solaire) se sont avérées fausses.

La mission de recherche des exoplanètes est mentionnée notamment dans la « Stratégie de développement des activités spatiales de la Russie jusqu'à 2030 » et au-delà. En vertu de ce document, la Russie devra se pencher sur la recherche des planètes extrasolaires pendant la période entre 2025 et 2030. Malheureusement, le projet ne décrit pas cette question plus en détail, et il n’est donc pas très clair de quoi il s’agit. À l'heure actuelle, la Russie ne possède pas de télescopes spatiaux pour étudier ces planètes, et ne le prévoit dans un avenir proche, alors que la conception de ce genre d’outils peut prendre une dizaine d’années. Il est possible qu’il s’agisse d’un programme avec l'utilisation des observatoires au sol. Mais nous ne devrions pas oublier qu'avant 2030, il reste encore plus de 15 ans. Pendant cette période, et la recherche et l'étude des planètes extrasolaires pourrait devenir très répandue.

Source
http://french.ruvr.ru/2012_05_14/exoplanetes-NASA-recherche/

Bien Amicalement.

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