Les relations sino-japonaises sont sur une pente dangereuse

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Les relations sino-japonaises sont sur une pente dangereuse

Message  Silver Wisdom le Dim 16 Sep - 8:44

Bonjour à tous,

Les relations sino-japonaises sont sur une pente dangereuse



Il est fascinant d’observer comment les nations glissent vers les conflits, tout en répétant,
la main sur le cœur, que leurs intentions sont pacifiques. A Tokyo ou à Pékin, et,
comme pour déjouer par l’incantation les enchaînements néfastes de leur querelle
en Mer de Chine de l’Est autour des îles Senkaku ou Diaoyutai, on réaffirme l’espoir d’une solution apaisée,
tout en attisant les feux du conflit sur fond de provocations japonaises et de raidissements chinois.


Il y a 25 siècles, déjà, Thucydide avait disséqué, avec ce sérieux à la fois navré et précis qui le caractérise,
comment l’enchaînement des événements et des passions, attisées par d’autres imbrications
tragiques de situations complexes, elles-mêmes filles de l’histoire et de cultures différentes,
avaient, presque par fatalité, déclenché la guerre du Péloponnèse.

Les arrières plans conflictuels entre la Chine et le Japon sont connus et remontent loin
dans l’histoire imbriquée des deux pays. Aiguillonnés par une succession d’épisodes passionnés
nourris à l’aune d’un nationalisme pathologique dangereux, héritage néfaste des cruelles ambitions militaristes
du Japon, exacerbés par la rivalité de l’étage supérieur entre Pékin et Washington,
ils s’empilent comme les strates d’un explosif attendant une mise à feu.

S’il est peu probable que la controverse dégénère en conflit de grande ampleur, même si les nationalismes
à vifs semblent y pousser, elle a déjà commencé à mettre très mal à l’aise les Etats-Unis,
écartelés entre leur alliance avec le Japon et leurs intérêts stratégiques plus larges,
dont la Chine est un acteur majeur.

Le détonateur des îles Senkaku

L’étoupille, prétexte du drame qui couve, est un petit archipel minuscule, presque dérisoire, devenu un symbole territorial sacré, comme un tabernacle qui abriterait la souveraineté chinoise et japonaise, celle de la Chine étant d’autant plus sensible qu’elle fut tant de fois humiliée aux XIXe et XXe siècles, et, précisément, par le Japon.

Mais les Diaoyutai, également revendiquées par Taïwan pour les mêmes raisons, qui étaient parties de l’Empire Qing, et situées à la frontière de la préfecture japonaise d’Okinawa, incluant l’archipel des Ryukyu sont, après la défaite
des Qing contre l’empire du Soleil Levant, en 1895, devenues les Senkaku et territoire japonais.




«Selon des sources gouvernementales, le Japon a trouvé un accord avec la famille propriétaire
des îles Senkaku afin de mener à bien son projet de faire passer les îles sous le contrôle de l’Etat»,

a annoncé l’agence de presse japonaise Kyodo News, le 5 septembre.

Cette nouvelle a été confirmée par le journal japonais Asahi Shimbun, qui affirme que le gouvernement
paiera «2,05 milliards de yens [20,7 millions d’euros]» pour acheter trois des cinq îles qui composent l’archipel Senkaku. Le journal ajoute que des sources ont noté que «Hiroyuki Nagahama, le secrétaire général adjoint
du gouvernement, a rencontré en secret le 3 septembre un représentant des propriétaires des îles. Les deux parties se sont accordées sur la vente au gouvernement japonais des îles de Uotsurishima, Kita-Kojima et Minami-Kojima».

Les îles Senkaku, situées au sud du Japon en mer de Chine orientale, sont revendiquées par le Japon et par la Chine. Les tensions se sont multipliées entre les deux pays depuis quelques semaines. A la mi-août, un groupe d’activistes de Hong-Kong a débarqué sur une des îles, après qu’un groupe de Japonais avait fait la même chose quelques jours plus tôt pour manifester physiquement leur souveraineté sur ce territoire.
(...)

La vente des îles Senkaku menace les relations sino-japonaises
http://www.slate.fr/lien/61381/iles-senkaku-relations-sino-japonaises


L’archipel faisait partie de la cession au Japon de l’Ile de Taïwan, que le traité de Shimonoseki identifiait
par son nom portugais : « Formose », l’ensemble de ce transfert territorial, qui pour les Chinois
fut un douloureux abandon, étant signalé dans le traité par une formulation ambigüe,
stipulant que la Chine cédait au Japon « l’Ile de Formose, avec les îles lui appartenant ».


Le 17 avril 1895, après une guerre rapide,
les Chinois s'inclinent devant le Japon par le traité de Shimonoseki (en chinois : traité de Maguan).

La Chine s'incline devant le Japon à Shimonoseki
http://www.herodote.net/histoire/evenement.php?jour=18950417

Aujourd’hui, refusant de considérer qu’ils faisaient partie de la cession de 1895,
annulée par la défaite du Japon en 1945, Tokyo administre toujours les îlots inhabités, formellement « rendus »
au Japon en 1972, par les Nations Unies après l’occupation américaine.

Alors que la Chine réfute ce transfert, le Japon accuse Pékin et Taipei d’avoir élevé le ton
et le niveau de leurs revendications seulement après la publication d’un rapport de l’ONU en 1969
qui faisait état de probables nappes sous marines d’hydrocarbures enfouies dans les parages.

Le 10 septembre 2012, la querelle dont les braises se consument depuis de longues années a franchi un cran supplémentaire. Mettant à exécution un projet rendu public en juillet, le gouvernement japonais,
qui cependant prenait soin de rappeler « ses intentions pacifiques », annonçait qu’il avait fait l’acquisition
pour 26 millions de $ de trois des cinq îlots, jusque là loués par Tokyo à des particuliers.

La réaction chinoise ne s’est pas fait attendre. Alors que deux patrouilleurs chinois approchaient des îlots,
au demeurant déjà surveillés par les gardes côtes depuis les incidents de 2010, le président Hu Jintao estimait
que la transaction était illégale et le journal de l’APL publiait un commentaire expliquant que le Japon jouait avec le feu.

En amont du Congrès, les tensions nationalistes et la nécessité d’y répondre pèsent sur le régime chinois.
Les déclarations du Président et de l’APL faisaient suite à un exercice de débarquement de vive force mené
par la marine chinoise en juillet, à quoi s’ajoutaient, au moins d’août, les appels à la riposte
par le très nationaliste général de l’APL Luo Yuan, qui réclamait l’envoi de 100 bateaux autour des Senkaku,
suivis par un article menaçant du Global Times, publié le 20 août, mettant en garde le Japon
« qui allait devoir payer un prix bien plus lourd que celui qu’il anticipait ».




(...)
RÉPONSE CLAIRE DE PÉKIN

L'envoi de cette flottille constitue une réponse claire de Pékin à l'annonce lundi par le Japon
de sa décision d'acheter trois des cinq îles de l'archipel. Le gouvernement nippon possède déjà
la quatrième île tandis que la dernière appartient toujours à un propriétaire privé japonais.
Pékin, qui accuse le Japon de "jouer avec le feu", a donc réagi en envoyant des navires dans le secteur
et l'armée a averti que d'autres mesures pourraient suivre. Le premier ministre chinois, Wen Jiabao,
avait prévenu dès lundi que Pékin ne céderait "jamais un centimètre carré" de territoire considéré comme chinois.

"Avec le prétendu achat des îles par le Japon, il sera difficile d'éviter des conséquences négatives
pour les liens économiques et commerciaux sino-japonais", a par ailleurs déclaré jeudi
le vice-ministre du commerce chinois, Jiang Zengwei. Des navires chinois avaient déjà pénétré
en juillet dans les eaux japonaises, au même endroit, mais cette incursion n'avait donné lieu à aucun incident.
(...)
Démonstration de force de la Chine dans les eaux japonaises
http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2012/09/14/regain-de-tension-entre-pekin-et-tokyo-autour-d-un-archipel_1760236_3216.html
Après la nouvelle du rachat des îles par Tokyo, Sun Cheng, spécialiste du Japon à l’Université des Sciences Politiques de Pékin, expliquait que l’opinion publique chinoise n’accepterait pas une position de conciliation chinoise.

De fait, il est probable que les intérêts commerciaux japonais – notamment les ventes de voitures – seront menacés par des représailles. Selon le Wall Street Journal, les ventes de Toyota en Chine avaient déjà baissé de 15 % en août et le vice-ministre chinois du Commerce Jiang Zengwei laisse entendre que la tendance allait s’aggraver.

A Tokyo, s’adressant à un parterre d’officiers des forces d’autodéfense, le Premier ministre Yoshihiko Noda
passait en revue la situation stratégique du théâtre, évoquant « la menace missiles et nucléaire nord-coréenne,
la puissance grandissante des armées chinoises et leur présence insistante dans les eaux régionales,
et la Russie qui, elle aussi, avait accentué sa présence en Extrême-Orient ».

Même si en août, l’International Crisis Group a exprimé ses inquiétudes face à la dégradation des relations
entre la Chine, le Japon et les Etats-Unis, soulignant la part dangereuse des sentiments nationalistes,
aujourd’hui peu d’observateurs croient à une déflagration militaire majeure. En revanche, à Tokyo,
la querelle qui mobilise le nationalisme, commence à examiner le rapport des forces militaires,
en Asie du Nord-est, les vulnérabilités des forces d’auto-défense et la solidité de l’alliance militaire
avec les Etats-Unis.

Peut-être est-ce un effet de la bascule, maintes fois réaffirmée par la Maison Blanche et le Département d’Etat,
des intérêts stratégiques des Etats-Unis vers le Pacifique Ouest, dont un des effets est d’inciter
certains des pays de la zone à confronter avec plus de vigueur la Chine, la controverse sur les îlots
déborde dangereusement vers la rivalité sino-américaine. Elle menace de mettre Washington
en porte à faux entre Pékin et Tokyo.

Les embarras de Washington

Dans l’archipel nippon, certains chercheurs qui prônent le relèvement du statut stratégique du Japon,
comme Yoichiro Sato, Directeur des Etudes Stratégiques à l’université d’Asie Pacifique de Ritsumeikan,
craignent que la Chine ne saisisse l’occasion pour occuper militairement l’archipel.

Dans le même temps, ils soulignent la fragilité de la promesse américaine de porter secours
aux forces d’autodéfense en cas de conflit avec la Chine, inscrite dans les traités bilatéraux.

La position américaine sur les îles Diaoyu est "contradictoire" (INTERVIEW)
http://french.people.com.cn/Chine/7933029.html

Dans un article publié dans le South China Morning Post, Sato constate le déclin de la puissance économique
de l’archipel et les errements de la politique des gouvernements de la mouvance démocratique (DPJ),
qu’il rend responsables des revers dans les trois querelles territoriales avec la Chine (Senkaku ou Diaoyutai),
la Corée du sud (Takeshima ou Tokdo) et la Russie (Îles Kouriles).

Considérant la situation stratégique en Asie-Pacifique, et malgré les accords de défense entre le Japon
et les Etats-Unis, les Japonais doutent aujourd’hui que Washington, qui craint de s’aliéner à Pékin,
accepte de s’engager militairement pour prêter main forte à Tokyo en cas d’attaque chinoise contre les Senkaku.

Selon lui, la situation présente, également marquée par une modification de l’équilibre des forces en faveur de l’APL, réclame une mise au net d’urgence des intentions américaines, faute de quoi la Chine pourrait être tentée
par un coup de force. Et pour mieux convaincre l’administration américaine de réaffirmer
son engagement au profit du Japon, Sato propose même un marchandage.

En échange d’une prise de position claire de la Maison Blanche, qui répéterait sa détermination
à s’opposer à toute action de force visant à remettre en cause le contrôle administratif des îlots par Tokyo,
le gouvernement japonais se montrerait plus souple sur la question irritante pour le Pentagone,
des bases militaires américaines de l’archipel.

La controverse met donc Washington dans des embarras qui viennent de tous côtés. A Pékin on accuse
la Maison Blanche d’affirmer à la fois qu’elle ne prend pas partie dans les querelles territoriales,
mais que les Senkaku, administrées par le Japon, entrent dans le scope des accords de défense.

A Tokyo, doutant de la détermination américaine, on fait pression, réclamant d’urgence une réaffirmation publique
que l’alliance militaire jouerait en cas d’attaque contre les Senkaku, au risque de compliquer
encore une solution pacifique, et de réduire à néant la capacité américaine, déjà très réduite
par les méfiances chinoises, de jouer les intermédiaires dans la querelle.



L’enchaînement des provocations, marchandages et pressions récemment exercées par le Japon,
en dépit des voix qui, dans l’archipel, appelaient à la mesure comme Tuyoshi Yamaguchi,
vice-ministre des Affaires étrangères, cité par l’Asahi Shimbun, semble une conséquence directe
de l’affirmation par Washington du renforcement de sa présence militaire dans la zone.

Celle-ci induit une surenchère des discours nationalistes en Chine et chez les voisins. En réponse
aux affirmations de puissance de Pékin et à ses revendications territoriales, elle libère les provocations
anti-chinoises et, logiquement, induit les appels par le Japon à la réaffirmation publique de l’alliance
avec les Etats-Unis, dont la politique navigue à vue entre d’une part le « containment » des ambitions
de Pékin en Mer de Chine et en Asie du Sud-Est, et, d’autre part, ses intérêts économiques,
à quoi s’ajoutent ses priorités stratégiques globales, qui commandent d’apaiser ses relations avec la Chine
sur le maximum de sujets possibles.

Pour l’heure, en dépit des déclarations martiales du mois d’août et de la pression de l’opinion,
la Chine s’est exercée à une évidente retenue, puisque les patrouilleurs dépêchés sur zone appartiennent
à une administration civile et que les manifestations anti-japonaises en Chine ont été étroitement
canalisées par la police.

Il est cependant très peu probable qu’on en reste là. Les hypothèses de représailles chinoises
couvrent un éventail bien connu. Elles vont de mesures de riposte économique contre les intérêts japonais en Chine
– avec les ventes à la Chine comptant pour 20 % des exportations du Japon, l’affaire ne sera pas indolore -,
à quoi sajoute la suppression de voyages officiels ou activités d’échanges culturels et touristiques, à une attaque militaire directe contre l’île – une éventualité à hauts risques, assez peu probable, mais clairement envisagée par les Japonais, – en passant par l’envoi de navires de guerre dans la zone, en appui des gardes côtes civils.

Depuis la fin de la guerre, la relation sino-japonaise oscille entre périodes de tensions nationalistes et tentatives d’apaisement, dont les plus visionnaires des responsables savent bien qu’elles seraient dans l’intérêt des deux pays.

Pour Pékin, un rapprochement définitif avec Tokyo aurait de surcroît l’avantage stratégique considérable
d’enfoncer un coin dans l’alliance militaire nippo-américaine. A l’évidence, et pour de multiples raisons,
souvent peu rationnelles, dont beaucoup échappent au contrôle des plus avisés des hommes politiques,
cet objectif est encore très éloigné.

Source de l'article
Chine – Japon : une pente dangereuse
http://mecanoblog.wordpress.com/2012/09/15/chine-japon-une-pente-dangereuse/

A lire également
Mer de Chine : les îles revendiquées par Pékin appartiennent à Okinawa
http://www.courrierinternational.com/article/2012/07/19/mer-de-chine-les-iles-revendiquees-par-pekin-appartiennent-a-okinawa
Mer de Chine: le Japon va acheter des îles revendiquées par Pékin
http://www.la-croix.com/Actualite/S-informer/Monde/Mer-de-Chine-le-Japon-va-acheter-des-iles-revendiquees-par-Pekin-_NG_-2012-09-10-851524

Bien Amicalement.

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A qui profite le conflit sino-japonais?

Message  Silver Wisdom le Lun 24 Sep - 12:45

Bonjour à tous,

A qui profite le conflit sino-japonais?


Fedor Loukianov

Il y a dix jours, pendant le sommet de l'APEC (Coopération économique pour l'Asie-Pacifique) à Vladivostok,
tout le monde soulignait l'importance accrue de l'Asie-Pacifique dans l'économie et la politique mondiale,
et évoquait ses riches perspectives. Les événements qui ont suivi dans cette partie du monde ont rappelé
que les grandes possibilités s'accompagnent de risques tout aussi importants.

Les relations entre le Japon et la Chine n'ont jamais été aussi tendues depuis des décennies.
La décision de Tokyo de racheter aux propriétaires particuliers des îles dont l'appartenance est revendiquée
par la Chine depuis la fin du XIXe siècle a provoqué une puissante attaque psychologique de la part de Pékin. Evidemment, l'affaire n'ira pas jusqu'à une guerre, comme certains le craignent. Le prix à payer serait trop élevé.
Mais tout ce qui se produit est un "moule" des relations qui s'établissent en Asie et ne feront probablement qu'empirer.



Les revendications territoriales sont un phénomène routinier dans la politique asiatique.
Il est plus facile d'énumérer les pays qui ne sont pas confrontés à ce problème, que ceux pour qui il est de mise.
Tous les principaux acteurs – la Chine, le Japon, la Corée du Sud et l'Inde – entretiennent un passif très sinueux,
qui va jusqu'aux guerres territoriales (comme la Chine et l'Inde, par exemple).


India Sends 40,000 Troops, Two Tank Brigades To Chinese Border
http://beforeitsnews.com/military/2012/09/india-sends-40000-troops-two-tank-brigades-to-chinese-border-2445002.html

Les pays et les territoires d'un autre niveau, le Vietnam, les Philippines, la Malaisie, l'Indonésie et Taïwan,
se disputent également divers espaces maritimes et terrestres. Le niveau de confrontation est différent,
mais la carte politique de l'Asie rappelle un champ de mines, où un faux pas est capable
de provoquer une détonation à tout instant.

Pratiquement tout conflit territorial est une question de ressources.
Pétrole, gaz, poisson, terres rares, itinéraires de transit, etc. Mais s'il ne s'agissait que de cela,
ces conflits pourraient être réglés, certes avec quelques frictions et contradictions. Il est difficile de partager
les ressources en gardant une impression de justice, mais en fin de compte, on pourrait prendre conscience
qu'un accord quel qu'il soit et une exploitation rentable valent mieux qu'un blocage du travail.
Cependant, hormis le facteur matériel, il y a presque toujours l'élément immatériel, le prestige.
Et il est bien plus complexe, voire impossible, de le gérer.

Pourquoi le Japon s'est-il mis à nationaliser les îles? Très probablement, Tokyo a l'impression que l'atmosphère
dans la région change rapidement en sa défaveur. La Russie affirme démonstrativement sa souveraineté
sur les Kouriles, afin de rappeler ainsi ses droits et ses intentions en Asie en général.
(comme en attestent les récentes visites des îles par Dmitri Medvedev, en tant que président et premier ministre.)
Et c'est également ce que fait la Corée du Sud avec le Japon sur le territoire contesté (une visite présidentielle). Depuis l'année dernière, la Chine revendique ses intérêts particuliers dans les mers environnantes,
ce qui irrite ses voisins et les Etats-Unis. Par ailleurs, en annonçant un virage en direction de l'Asie,
les USA s'enlisent à nouveau au Moyen-Orient, encore plus désespérément qu'auparavant.
Dans ces conditions, Tokyo pense qu'en l'absence de mesures décisives de sa part la situation se dégradera
d'elle-même. L'acte de nationalisation des îles, du point de vue du litige sur leur appartenance,
est une action symbolique, rien de plus. Mais la guerre des symboles est tout aussi féroce que toute autre guerre,
et elle implique un effet préventif.

Hormis l'élément symbolique, il peut y avoir un tout autre calcul, tout à fait concret.
Le ministre japonais de la Défense a déclaré à l'issue d'un entretien avec son homologue américain Leon Panetta
que ce dernier lui avait assuré que les îles contestées tombaient sous le coup du traité américano-japonais
sur la sécurité collective. En d'autres termes, en cas d'incident à ce sujet, les Etats-Unis protégeraient leur allié. Panetta n'a publiquement rien dit de tel, mais il est clair que Washington n'aura simplement pas d'autre choix.


Panetta will urge China and Japan to temper dispute
http://namvietnews.wordpress.com/2012/09/17/panetta-will-urge-china-and-japan-to-temper-dispute/

Les Etats-Unis sont préoccupés par le renforcement de l'influence chinoise en général et dans le Pacifique
en particulier. Les hésitations des partenaires et alliés en constituent une des causes.
Tous veulent être convaincus qu'ils ne resteront pas face à face avec une Chine en pleine croissance,
et il n'existe que deux solutions pour cela. Avoir un protecteur fiable, égalant ou supérieur à la Chine
en terme de puissance, ou commencer immédiatement à améliorer les relations avec Pékin afin de se trouver
du bon côté. La première alternative existe lorsque tout le monde est persuadé de la capacité d'agir des USA,
de leur aptitude à aller au conflit avec la Chine si besoin. Sinon, si les Etats-Unis adoptaient tout à coup
une attitude évasive, les doutes augmenteraient de façon exponentielle, ce qui mettrait en péril tout le système
des relations en Asie-Pacifique. Par conséquent, il est dans une certaine mesure bénéfique pour le Japon
de créer une situation où les Etats-Unis n'auraient d'autre choix que de soutenir Tokyo,
au risque de perdre la confiance des partenaires.

Il faut reconnaître que Washington pourrait également avoir ses raisons de détériorer la situation.
On dit depuis longtemps que le conflit sino-américain, y compris militaro-politique, est inévitable.
Conscient de sa faiblesse relative en termes de puissance militaire, Pékin a cherché pendant des années
à éviter les collisions susceptibles d'engendrer des conflits de ce genre. En son temps, Deng Xiaoping conseillait d'accroître la puissance économique en évitant les conflits politiques. Ces dernières années,
la tentation était plus forte, mais la Chine hésitait clairement en n'osant pas être trop insistante,
bien que les frictions régionales l'y poussent de plus en plus. Il serait profitable pour les Etats-Unis
que la Chine "déborde" aujourd'hui: le résultat serait néfaste pour Pékin, et la tape sur le nez ferait rétrograder Pékin en ce qui concerne la volonté et la capacité de lancer un défi politique à qui que ce soit.
En d'autres termes, dans un conflit hypothétique, le succès de Washington est presque garanti,
mais il est difficile de prédire ce qu'il en serait dans 15-20 ans.

Il faut croire que Pékin en est conscient. Pour cette raison, les navires militaires ne font que s'approcher
de la zone litigieuse, et ce sont les senneurs, des bateaux de pêche non armés et pacifiques,
qui assument toute la puissance de l'attaque. En effet, ils sont plusieurs centaines, ce qui paraît effrayant,
mais ce sera difficile à contester formellement, et si les forces japonaises attaquaient l'un d'entre eux,
cela serait présenté comme une agression.

Très probablement, le conflit autour des îles nationalisées s'apaisera rapidement.
Autrement dit, les parties n'auront rien perdu et remettront le prochain conflit à plus tard.
Personne n'est prêt à sacrifier les vastes liens économiques. Mais le conflit politique ne disparaîtra d'aucune manière. Pour cette raison, sa reprise est inévitable. Et l'on assistera très certainement à une spirale,
chaque conflit devenant plus dangereux que le précédent. Dans cette situation, il ne reste à la Russie
qu'à observer attentivement l'évolution de la situation, sans intervenir ou prendre partie pour l'un des camps.
Moscou a encore le privilège d'être un observateur à l'écart, ce qui n'est pas le cas, par exemple, des Etats-Unis.

Source de l'article
A qui profite le conflit sino-japonais?
http://fr.rian.ru/tribune/20120920/196086292.html

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La Chine en état d'alerte (îles Diaoyuou Senkaku)

Message  Silver Wisdom le Ven 18 Jan - 8:45

Bonjour à tous,

La Chine en état d'alerte (îles Diaoyu ou Senkaku)



Un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères a annoncé mercredi que la Chine
était en état d'alerte élevé face à l'escalade des tensions causée par le Japon concernant les îles Diaoyu.




Hong Lei, Porte-parole du Ministère chinois des affaires étrangères

La Chine dit s’opposer à toute transgression de sa souveraineté par les avions ou vaisseaux japonais,
et dit rester vigilante pour contrer de tels agissements. C’est un porte-parole du ministère des affaires étrangères
qui a fait ces remarques lors de la conférence de presse quotidienne. Il répondait à une question relative
aux tirs de mise en garde, prétendument engagés par le Japon contre les avions chinois en mission de patrouille.




La Chine surveille les îles Diaoyu
http://fr.cntv.cn/program/journal/20130110/102301.shtml
Le porte-parole Hong Lei s'est exprimé ainsi en réponse à des informations dans les médias selon lesquelles
le ministre japonais de la Défense, Itsunori Onodera, a indiqué qu'il gérerait l'entrée d'avions de chasse chinois
dans l'espace aérien au-dessus des îles Diaoyu en conformité avec les critères internationaux.

Selon les médias japonais, le Ministre japonais de la Défense Itsunori Onodera a eu, le 8 courant,
une conversation téléphonique avec son homologue américain Leon Panetta, et les deux parties
ont trouvé un accord sur la coopération bilatérale concernant la question des Diaoyu Dao.



Leon Panetta et Itsunori Onodera
Japan, U.S. to discuss defense guideline revisions
http://www.japanupdate.com/2013/01/japan-u-s-to-discuss-defense-guideline-revisions/
La Chine a pris note de ces informations, a expliqué M. Hong. La patrouille menée par les navires
et les avions chinois autour de ces îles s'inscrit dans l'application normale de la juridiction du pays, a-t-il ajouté.

Le porte-parole a également réitéré l'opposition de la Chine à l'entrée d'avions
et de navires japonais dans les eaux et l'espace aérien des îles Diaoyu.

Les relations entre le Japon et la Chine se sont détériorées après que le gouvernement japonais ai annoncé en 2012 son intention
d'"acheter" les îles Diaoyu, en mer de Chine orientale. La Chine soutient que ces îles sont une partie inhérente de son territoire.

Source de l'article
La Chine en état d'alerte face à l'escalade des tensions provoquée par le Japon autour des îles Diaoyu
http://french.peopledaily.com.cn/Chine/8095474.html

Vu sur : Sott.net

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Re: Les relations sino-japonaises sont sur une pente dangereuse

Message  Geoff le Sam 19 Jan - 12:41

L'Asie se livre à la plus grande course aux armements depuis la Guerre froide

La Chine s'est longtemps distinguée en augmentant ses dépenses militaires à un rythme chaque année supérieur à 10%. Le Japon, la Corée du Sud, le Vietnam, les Philippines, l'Inde et Singapour viennent eux aussi de décider d'accroître leurs dépenses militaires. La course aux armements a débuté.



Le 10 janvier, la Chine envoyait deux avions de chasse pour "contrer" deux chasseurs F-15 japonais qui eux-mêmes suivaient un avion patrouilleur chinois en mer de Chine orientale. A l'origine de ces tensions : une dispute territoriale entre les deux pays.

Plusieurs articles de la presse internationale ont fait récemment état d’une course aux armements en Asie de l’Est. De longue date, derrière la Corée du Nord, la Chine se distinguait en augmentant ses dépenses militaires à un rythme chaque année supérieur à 10%. Cela contrastait alors avec les autres pays asiatiques

Ce n’est plus le cas. Le Japon, la Corée du Sud, le Vietnam, les Philippines, l’Inde et Singapour se sont réveillés et viennent de décider les uns d’accroître leurs dépenses militaires, les autres d’en accentuer la progression. On évoque à juste titre "une course aux armements en Asie de l’Est". Nous entreprenons ici d’expliquer cette évolution ; c’est l’attitude agressive que, depuis 18 mois, la Chine développe à l’égard de ses voisins qui explique cette course aux armements.

Successivement, à l’été 2011 puis à l’été 2012, Pékin a entrepris deux offensives territoriales, successives mais articulées, qui viennent délibérément violer les règles internationales en matière de souveraineté et qui menacent très directement les pays voisins.

Ces deux initiatives agressives, on le verra, sont à la fois ahurissantes, injustifiables et inacceptables. Elles légitiment complètement la vive inquiétude des pays voisins de la Chine et leur volonté de s’en protéger en s’armant davantage.


Été 2011, première offensive territoriale : la Mer de Chine du sud (3.500.000 km2)

Par une lettre recommandée adressée à l'été 2010 au siège de l’ONU, Pékin, sans autre argument que la "loi du plus fort", décide soudainement alors de revendiquer officiellement "la pleine souveraineté" sur la Mer de Chine du sud, celle qui s’étend de Canton, Hong Kong et Taïwan au nord à Singapour et Brunei au sud et du Vietnam à l’ouest aux Philippines à l’est.



Par la suite, Pékin vient mettre les points sur les i ; la pleine souveraineté signifie à ses yeux deux conséquences lourdes : la Chine s’approprie tout le sous-sol sous-marin (dont on sait qu’il est riche en pétrole et en gaz) et la Chine devient le seul pays à pouvoir y faire circuler sa marine de guerre.

Pour bien comprendre l’enjeu de cette première offensive territoriale, il faut se rappeler ceci : la Mer de Chine du sud s’étend sur 3.500.000 km2, ce qui se compare à la Mer Méditerranée qui s’étend elle sur seulement 2.500.000 km2. La façade de la Chine sur la Mer de Chine du sud est en proportion égale à celle de la Turquie actuelle sur la Mer Méditerranée.

Transposée chez nous, la démarche récente de la Chine en Asie du Sud-Est, se ramènerait à ce que la Turquie vienne revendiquer la pleine souveraineté sur toute la Mer Méditerranée. Le sous-sol sous-marin lui reviendrait. Et d’Istanbul à Gibraltar, de Marseille à Alexandrie, de Barcelone à Beyrouth, seule la marine de guerre turque serait habilitée à croiser. La Turquie brusquement obtiendrait ainsi une frontière commune avec la Croatie, l’Italie, la France, l’Espagne, le Maroc, l’Algérie, la Tunisie, la Libye, l’Egypte, Israël et le Liban. Et tous ces pays qui seraient devenus de facto frontaliers de la Turquie et qui seraient dépourvus de facto de leur marine de guerre en Méditerranée, verraient leur zone méditerranéenne exposée en permanence à des initiatives agressives de la marine de guerre turque. On imagine facilement le cauchemar pour les pays concernés.

C’est ce qu’au seizième siècle, la Turquie Ottomane alors triomphante avait d’ailleurs tenté d’obtenir. Si elle fut mise en échec, c’est uniquement parce que les autres Etats méditerranéens, prenant la mesure de cet énorme danger, s’étaient alors coalisés et armés jusqu’à infliger à Lépante (1570) une défaite cinglante à la flotte turque.

Si aujourd’hui la Chine livre à son tour un défi majeur aux pays d’Asie du Sud-Est, c’est parce que, comme la Turquie du seizième siècle, elle se sent maintenant très puissante, ayant accumulé des succès renouvelés sur de multiples fronts, commercial, technologique, industriel, économique, financier, monétaire, diplomatique, institutions internationales, soft power, intrusions informatiques, armements, spatial….

Cette ivresse de la puissance récemment acquise lui commande désormais de "transformer l’essai" en allant marquer des points sur un front majeur, celui des territoires. Cette ivresse de la puissance, on la retrouve d’ailleurs dans l’absence de tout argumentaire de Pékin pour tenter de justifier sa décision au regard des règles internationales, dans le refus affiché par Pékin d’envisager quelque concession aux pays voisins et enfin dans le refus opposé par Pékin à toute négociation multilatérale, renvoyant les pays directement concernés (Vietnam, Singapour, Malaisie, Indonésie, Brunei, Philippines) à des négociations bilatérales avec le grand frère chinois.


Eté 2012, deuxième offensive territoriale : la Mer de Chine de l’est (1.250.000 km2)

La Chine entreprend alors de revendiquer, officieusement cette fois, sa souveraineté sur la mer de Chine de l’est, celle qui va de Taiwan et Hong-Kong au sud à la Corée du Sud au nord et de Shanghai à l’ouest à Okinawa à l’est.

C’est en contestant soudainement au Japon sa souveraineté sur les îlots Senkaku qu’il occupe pourtant depuis très longtemps que la Chine amorce sa démarche. Nul ne s’y trompe. La coïncidence des dates et la même arrogance dans la démarche chinoise indiquent trop évidemment que la Chine recherche en Mer de Chine de l’est le même type de résultat que celui qu’elle recherche en Mer de Chine du sud.

Le vrai projet stratégique de la Chine consiste à se constituer une vaste "mare nostrum", de Singapour à Séoul de laquelle seraient évincées toutes les autres marines de guerre (Etats-Unis en premier lieu, Taiwan, Japon, Corée du sud, Vietnam en deuxième lieu). Seule la marine de guerre chinoise, très puissante et très moderne (munie en particulier de sous-marins à propulsion nucléaire sachant naviguer en eaux très profondes) y croiserait.


Pékin voit de multiples avantages à concrétiser la stratégie qu’il vient d’amorcer en Asie de l’Est

1) Pékin disposerait d’un réservoir de matières premières, à la fois formidable et vierge de toute exploitation antérieure.

2) Pékin porterait un coup géopolitique très sévère aux Etats-Unis. Si la flotte américaine devait finir par être évincée, il deviendrait beaucoup plus difficile aux Etats-Unis de continuer à jouer leur rôle protecteur des pays asiatiques face aux ambitions de Pékin.

3) D’un coup, Pékin affaiblirait militairement tous les pays voisins. Le Japon, son principal rival local, serait très affaibli. Le Vietnam, son ennemi historique, verrait même sa marine complètement paralysée.

4) Pékin disposerait même, à travers son contrôle des deux mers par sa marine de guerre, d’une formidable arme de menace et de dissuasion sur tous les pays voisins. Cela lui permettrait d’extraire de ses voisins toutes sortes de concessions sur tous les sujets. Ce serait un levier très efficace pour extraire davantage ces pays de l’orbite américaine et pour se les subordonner de plus en plus.

5) Taiwan tomberait comme un fruit mur dans les mains de Pékin. Taiwan s’est déjà beaucoup rapproché de Pékin sur les plans commercial et financier. Taiwan cherche cependant à maintenir sa souveraineté. Si la Chine s’emparait des deux mers, Mer de Chine du sud et Mer de Chine de l’est, Taiwan qui se situe à la charnière de ces deux mers se trouverait alors enclavé dans les eaux territoriales de la Chine. Ipso facto, Taiwan perdrait sa souveraineté.

6) Et si Pékin devait l’emporter sur ces deux dossiers, ce serait surtout le triomphe de l’arbitraire et de "la loi du plus fort". Les pays de l’Asie de l’Est deviendraient alors terrorisés et tétanisés par Pékin tout comme les pays d’Europe centrale le devinrent après qu’en 1938, Hitler, violant la légitimité de la Tchécoslovaquie, se fut emparé du territoire des Sudètes sans coup férir.

Si Pékin devait l’emporter sur ces deux dossiers maritimes, il faudrait en déduire qu’il se serait alors virtuellement emparé de toute l’Asie de l’Est, ce qui serait pour lui un tremplin formidable pour atteindre son objectif final, l’hégémonie mondiale (voir mon livre co-écrit avec JP Guichard : "La visée hégémonique de la Chine").

Les pays voisins de la Chine et les Etats-Unis ont d’ailleurs très bien compris les enjeux. C’est pourquoi les premiers se précipitent à renforcer leurs capacités militaires et que les deuxièmes multiplient les accords bilatéraux avec de nombreux pays voisins de la Chine pour organiser leur soutien au cas où la Chine chercherait à concrétiser effectivement la démarche agressive qu’elle vient d’amorcer.


Sources : http://www.atlantico.fr/decryptage/asie-se-livre-plus-grande-course-aux-armements-depuis-guerre-froide-antoine-brunet-604092.html?page=0,0 et http://www.atlantico.fr/decryptage/asie-se-livre-plus-grande-course-aux-armements-depuis-guerre-froide-antoine-brunet-604092.html?page=0,1


Trois navires gouvernementaux chinois provoquent le Japon



Trois navires gouvernementaux chinois sont entrés samedi matin dans les eaux territoriales japonaises de l'archipel des Senkaku, un groupe d'îles revendiqué par Pékin sous le nom de Diaoyu, ont annoncé les garde-côtes japonais.

Ces bâtiments ont pénétré dans cette zone peu après 9h (00H00 GMT), a-t-on précisé.


Le soutien des Américains aux Japonais

La dernière incursion chinoise remonte au 7 janvier. Le gouvernement japonais avait dès le lendemain convoqué l'ambassadeur de Chine, une première depuis l'entrée en fonction du Premier ministre Shinzo Abe, réputé dur en diplomatie.

Mercredi, ce dernier avait d'ailleurs entamé une tournée en Asie du sud-est (Vietnam, Thailande, Indonésie), qu'il a dû écourter en raison de la crise des otages en Algérie, dans le but affiché de resserrer des liens avec cette région face au puissant voisin chinois.

Vendredi, la secrétaire d’État Hillary Clinton a pour sa part lancé un avertissement à peine voilé à la Chine au sujet du conflit qui l'oppose à Tokyo en mer de Chine orientale: «Nous ne voulons voir aucune action unilatérale qui chercherait à saper l'administration japonaise», a-t-elle déclaré en présence du chef de la diplomatie nippone Fumio Kishida.


Source : http://www.ouest-france.fr/actu/actuDet_-Trois-navires-gouvernementaux-chinois-provoquent-le-Japon_39382-2155080_actu.Htm


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Re: Les relations sino-japonaises sont sur une pente dangereuse

Message  Geoff le Sam 19 Jan - 13:41












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Beijing mouche les Etats-Unis sur son commentaire au sujet de la contreverse insulaire sino-japonaise

Message  Silver Wisdom le Mer 23 Jan - 13:25

Bonjour à tous,

Beijin mouche les Etats-Unis sur son commentaire
au sujet de la contreverse insulaire sino-japonaise




Pékin a haussé le ton contre l’avertissement de Washington à la Chine de ne pas défier le contrôle du Japon
sur les îles disputées de la Mer de Chine orientale, une dispute entre les deux pays qui s’est intensifée ces derniers mois.
Le ministère chinois des affaires étrangères a exprimé son mécontentement une journée après que
la ministre des affaires étrangères américaine Hillary Clinton ait assuré Tokyo du soutien américain
pour ses droits territoriaux et a averti la Chine contre une action unilatérale sur la dispute en cours.


Vendredi, Clinton au cours d’une conférence de presse avec le ministre japonais des affaires étrangères,
n’a pas mentionné directement la Chine, mais a dit qu’elle voulait que la dispute se résolve de manière pacifique.

“Bien que les Etats-Unis ne prennent pas position sur la souveraineté ultime de ces îles, nous reconnaissons
le fait qu’elles sont sous l’administration du Japon”, a dit Clinton, ajoutant “Nous nous opposons à toutes actions unilatérales
qui mettrait en danger l’administration japonaise des lieux et nous implorons toutes les parties en cause de prendre
toutes les mesures nécessaires afin de prévenir des incidents et de gérer les désaccords au travers de moyens pacifiques.”


Le Japon a décidé de prendre des mesures préventives supplémentaires
pour protéger les îles Senkaku contre les revendications de Pékin.

Îles Senkaku : Le Japon va utiliser des drones américains
http://www.trtfrancais.com/fr/informations/detail/moyen-orientasieafrique/2/iles-senkaku--le-japon-va-utiliser-des-drones-americains/6318

La Chine est “fortement dissatisfaite de ces propos et s’y oppose véhémentement”, a dit le porte-parole
du ministère chinois des affaires étrangères Qin Gang dans une déclaration officielle. La querelle maritime qui se déroule
depuis des années s’est intensifiée l’an dernier lorsque Tokyo a nationalisé les îles. La réponse de la Chine fut d’augmenter
son trafic maritime et ses patrouilles aériennes dans la zone des îles Senkaku / Diaoyu. Le Japon par ailleurs a envoyé
sa chasse aérienne dans le territoire disputee. Il n’y a pas eu de confrontation physique jusqu’ici.

“Nous demandons aux Etats-Unis de traiter ce problème des îles Diaoyu d’une manière responsable”,
a dit Qin, demandant à Washington “d’être prudent avec les mots et les formules et prudent dans ses actions” ainsi que de
“prendre action de manière réaliste afin de protéger la paix et la stabilité de la région et des relations sino-japonaises.”

Publiée le 21 janv. 2013 par RussiaToday

George Koo, le fondateur de l’International Strategic Alliances, pense que les Etats-Unis
font monter la sauce dans le conflit entre les deux puissances asiatiques.

“Les Etats-Unis ont créé cet imbroglio et les Etats-Unis prolongent le problème entre le Japon et la Chine.
Ils sont encore en train de jouer le jeu de l’ambiguité strtatégique en disant d’un côté, nous sommes neutre à ce sujet
et nous ne prenons pas partie pour l’un ou l’autre côté entre la Chine ou le Japon, et de l’autre côté, nous reconnaissons
que le Japon a un contrôle administratif sur ces îles, et que par conséquent, nous serons opposés à toute action unilatérale.
Mais comment le Japon a t’il obtenu un contrôle militaire de la place ? Les Etats-Unis ont donné ces îles au Japon.
Du début à la fin, les Etats-Unis sont responsables de ce merdier.” A dit Koo à RT.

Ces îles appartiennent historiquement à la Chine depuis des siècles, mais le Japon a assumé le contrôle de ces territoires
suite à la guerre sino-japonaise de 1894-95. “Après les termes de réditions sans conditions du Japon durant la seconde guerre mondiale,
tout territoire et iles à l’extérieur ne pouvaient plus faire partie du Japon. Mais les termes de rédition furent changés durant
le traité de paix qui fut écrit à San Francisco. Les Chinois ne furent pas partie prenante de ce traité,” explique Koo.
En 1971, les Etats-Unis et le Japon se sont mis d’accord pour que le Japon ait le contrôle administratif de ces îles.
Washington insiste qu’il est neutre dans cette affaire mais dit que les îles sont sous contrôle administratif japonais.

Ces îles sont supposées être riches en ressources naturelles.

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

Source originale de l'article
Beijing slams US over island dispute comments
http://rt.com/news/china-us-japan-disputed-islands-378/

Bien Amicalement.

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Re: Les relations sino-japonaises sont sur une pente dangereuse

Message  Geoff le Lun 4 Fév - 13:58

Nouvelle incursion chinoise dans l'archipel des Senkaku


Deux navires gouvernementaux chinois sont entrés lundi dans les eaux territoriales de l'archipel des Senkaku, chapelet d'îles administré par le Japon mais revendiqué par la Chine sous le nom de Diaoyu, ont annoncé les gardes-côtes nippons. Trois navires gouvernementaux chinois étaient déjà entrés dans ces mêmes eaux territoriales mercredi dernier.

Ces incursions répétées provoquent l'ire du gouvernement de droite japonais de Shinzo Abe, lequel a promis de renforcer les moyens de surveillance autour des Senkaku dont, selon lui, la propriété nippone n'est pas "négociable". Samedi, il a répété sa détermination à accroître la défense du Japon contre les actions jugées provocatrices de pays voisins. "L'environnement de sécurité entourant notre pays est de plus en plus tendu", a-t-il dit devant quelque 700 soldats japonais lors d'un déplacement dans la région d'Okinawa, près des îles revendiquées par la Chine.

Pékin envoie régulièrement des navires, mais aussi des avions, autour des Senkaku, depuis que l'Etat nippon a nationalisé en septembre trois de ces cinq îles en mer de Chine orientale en les achetant à leur propriétaire privé nippon. Le différend territorial s'était alors brusquement aggravé, avec notamment une semaine de manifestations antijaponaises, parfois violentes, à travers la Chine.

Face à ce regain de tensions, Tokyo a annoncé récemment la constitution d'une force spéciale de 600 hommes et 12 navires pour surveiller et protéger l'archipel des Senkaku, avec notamment dix nouveaux bâtiments de 1 000 tonnes. Le tout s'incrit dans le cadre d'une augmentation des dépenses de défense pour la première fois depuis plus d'une décennie.

L'archipel inhabité des Senkaku-Diaoyu est situé à 200 km au nord-est des côtes de Taïwan et 400 km à l'ouest de l'île d'Okinawa. Outre sa position hautement stratégique, l'archipel recèlerait des hydrocarbures dans ses fonds marins.


Source : http://www.lemonde.fr/japon/article/2013/02/04/nouvelle-incursion-chinoise-dans-l-archipel-des-senkaku_1826529_1492975.html#xtor=RSS-3208

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Re: Les relations sino-japonaises sont sur une pente dangereuse

Message  09991 le Mar 5 Fév - 20:29

Une frégate chinoise vise un navire japonais au large des îles Senkaku



Le ministre japonais de la Défense a affirmé ce mardi qu'une frégate chinoise a visé la semaine dernière un bateau militaire nippon. Cet incident relance le conflit entre les deux pays qui se disputent la souveraineté de l'archipel des Senkaku.

Les tensions ne retombent pas entre Pékin et Tokyo. Le ministre nippon de la Défense a affirmé ce mardi qu'une frégate chinoise a visé le 30 janvier un bateau militaire japonais, et ce à l'aide d'un radar qui sert à "verrouiller" une cible à atteindre. Itsunori Onodera avait spécialement convoqué une conférence de presse pour l'occasion. Le ministre a également affirmé qu'un hélicoptère militaire japonais avait également été "verrouillé" de la même façon quelques jours auparavant.

L'ambassadeur chinois une nouvelle fois convoqué

Se servir de ce type de radar est tout à fait anormal (...) et cela pourrait créer une situation très dangereuse à la moindre erreur", a poursuivi Itsunori Onodera. Ce dernier a ajouté que Tokyo allait demander à la Chine de "s'abstenir de ce genre d'actions dangereuses".

Cet incident intervient en tout cas dans un contexte très tendu entre les deux pays depuis septembre dernier, à propos d'un conflit territorial en mer de Chine orientale concernant le petit archipel inhabité des Senkaku.

L'ambassadeur chinois à Tokyo a une nouvelle fois été convoqué ce mardi au ministère des Affaires étrangères, à la suite d'une incursion la veille de navires gouvernementaux chinois dans les eaux territoriales des îles Senkaku, un chapelet sous administration nippone que Pékin revendique sous le nom de Diaoyu.

Une force de 600 hommes et 12 navires pour protéger l'archipel

Pékin envoie régulièrement des navires, mais aussi des avions, autour des Senkaku, depuis que l'Etat nippon a nationalisé en septembre trois de ces cinq îles en les achetant à leur propriétaire privé nippon. Le différend territorial s'était alors brusquement aggravé, avec notamment une semaine de manifestations antijaponaises, parfois violentes, à travers la Chine.

En fonction depuis la fin décembre, le Premier ministre conservateur japonais Shinzo Abe a d'emblée été clair: la souveraineté japonaise sur ces îles est "non négociable".

Face à ce regain de tensions, Tokyo a annoncé récemment la constitution d'une force spéciale de 600 hommes et 12 navires pour surveiller et protéger l'archipel des Senkaku, avec notamment dix nouveaux bâtiments de 1000 tonnes. Le tout s'incrit dans le cadre d'une augmentation des dépenses de défense, pour la première fois depuis plus d'une décennie.

http://www.lexpress.fr/actualite/monde/asie/une-fregate-chinoise-vise-un-navire-japonais-au-large-des-iles-senkaku_1217036.html?xtor=EPR-181-%5BXPR_Quotidienne%5D-20130205--153323422



Japon: un avion chinois survole les îles Senkaku, provoquant la colère de Tokyo



Le différend territorial autour de cet archipel appelé Diaoyu par les Chinois s'est envenimé en septembre après la nationalisation d'une partie de ces îles par le Japon, rachetées à un propriétaire privé japonais.


Un nouveau signe de la montée des tensions entre Pékin et Tokyo? Un avion de surveillance maritime chinois a survolé jeudi les îles Senkaku administrées par le Japon et des chasseurs nippons ont décollé en direction de cet archipel, a annoncé le gouvernement japonais, qui a aussitôt envoyé une protestation officielle à la Chine.

Tokyo a protesté contre ce survol jugé "extrêmement regrettable", mais qualifié de "parfaitement normal" par Pékin qui revendique cet archipel de mer de Chine orientale administré par le Japon.

Le porte-parole du gouvernement japonais, Osamu Fujimura, a expliqué à la presse que cet avion chinois était entré peu après 11H (2H GMT) dans l'espace aérien de ces îles de mer de Chine orientale revendiquées par Pékin, au-dessus de l'île d'Uotsuri. Les Forces aériennes d'auto-défense (l'aviation nippone) ont immédiatement dépêché des chasseurs F-15 sur place, a précisé M. Fujimura.

Les îles Senkaku, appelées Diaoyu par les Chinois, sont au centre d'une montée de tension entre les deux voisins. Le différend territorial autour de cet archipel inhabité, dont les fonds marins environnants pourraient renfermer des hydrocarbures, s'est envenimé en septembre après la nationalisation d'une partie de ces îles par le Japon, rachetées à un propriétaire privé japonais.

Des manifestations antijaponaises, parfois violentes, avaient duré une semaine un peu partout en Chine tandis que, depuis cette prise de contrôle directe, des navires officiels chinois croisent dans les eaux territoriales ou les environs de ces îles situées à quelque 200 km à l'est des côtes de Taïwan, qui les revendique également, et à 400 km à l'ouest de l'île d'Okinawa, au sud du Japon.

Il s'agit de la première fois, depuis le début de cette crise, qu'un survol effectué par un avion gouvernemental chinois est signalé par les Japonais.


http://www.lexpress.fr/actualite/monde/asie/japon-un-avion-chinois-survole-les-iles-senkaku-provoquant-la-colere-de-tokyo_1198607.html



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Re: Les relations sino-japonaises sont sur une pente dangereuse

Message  Geoff le Mer 13 Fév - 9:34

Des mouvements de troupes en Chine signalent-ils une guerre ?



Un par un, les tanks se déplacent le long d'une route principale dans la province côtière du Fujian en Chine. Les rumeurs que l'armée chinoise se prépare à entrer en guerre circulent
Les résidents locaux ont pris ces photos entre le 3 Février et le 6 Février. À certains moments, la ligne de chars et d'artillerie bloquait la circulation pendant plusieurs kilomètres.


Et ce n'était pas seulement dans la province du Fujian, des véhicules militaires ont été repérés plus haut sur la côte, dans la province voisine du Zhejiang. Selon le site Web dissident molihua.org, des tanks dans la province du Hubei sont achéminés à partir d'une base militaire sur la côte.

Ces mouvements de troupes surviennent après des mois de tensions croissantes entre la Chine et le Japon à propos du territoire contesté des iles Diaoyu, ou îles Senkaku comme elles sont connues au Japon.

Elles furent la source d'inquiétudes à l'échelle internationale laissant penser que les deux pays pourraient être à l'aube d'une guerre. Les deux camps ont installé des avions de chasse et des navires de guerre dans la région.

Et en Janvier, au cours d'un exercice naval près des eaux contestées, les navires de guerre chinois auraient dirigé leurs radars de ciblage vers un navire japonais.

Le 7 Février, le "Global Times", un journal géré par l'État, a publié un article affirmant qu'il existe une «possibilité sérieuse» de conflit militaire entre la Chine et le Japon et que les gens ont de moins en moins d'espoir pour une solution pacifique de la crise des îles Diaoyu.

Sommes-nous entrés dans la phase du compte à rebours d'une guerre entre la Chine et le Japon ?


Source : http://www.darkgovernment.com/news/do-chinese-troop-movements-signal-war/



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Les mouvements de troupes chinoises indiqueraient-ils une guerre imminente?

Message  Silver Wisdom le Mer 13 Fév - 10:33

Bonjour à tous,

Les mouvements de troupes chinoises
indiqueraient-ils une guerre imminente?




Des chars, un par un, se déplacent le long d'une route principale dans la province
côtière chinoise du Fujian. Cela amplifie les spéculations sur le fait que l'armée chinoise
se prépare peut être à la guerre.Des résidents locaux ont pris ces photos entre
le 3 et le 6 Février. À certains moments, la colonne de chars et de pièces d'artillerie
ont bloqué la circulation sur plusieurs kilomètres.


Chinese Troop Movements Signal War?


Publiée le 12 févr. 2013 par NTDTVCanadaNews

Et ce mouvement de troupes n'a pas été uniquement observé dans la province du Fujian, des véhicules militaires
ont été repérés plus haut sur la côte, dans la province voisine du Zhejiang. Selon le site Web dissident molihua.org,
des tanks de la province du Hubei seraientt achéminés d'une base militaire vers la côte.


Credible Chinese MSM Source reports Troop Mobilization, Prepping for Japan War
http://www.infowars.com/credible-chinese-msm-source-reports-troop-mobilization-prepping-for-japan-war/

Ces mouvements de troupes arrivent après des mois de tensions croissantes entre la Chine et le Japon sur le territoire contesté du Diaoyun,
ou îles Senkaku comme on les appelle au Japon. Cela a provoqué des inquiétudes internationales à propos de ces deux pays étant peut être
à l'aube d'une guerre. Les deux nations ont brouillé les fréquences d'avions et de navires de guerre dans la région.
En Janvier, au cours de l'exercice naval près des eaux contestées, des navires de guerre chinois auraient dirigé leurs radars de ciblage
sur un navire japonais (voir message précedent).

Le 7 Février, le "Global Times", un journal géré par l'État, a publié un article affirmant qu'il existe une «possibilité sérieuse»
de conflit militaire entre la Chine et le Japon et que les gens ont de moins en moins d'espoir quant à une solution pacifique
de la crise des îles Diaoyu.

Tout conflit militaire entre le Japon et la Chine entrainera inévitablement les États-Unis aux côtés du Japon,
en raison des traités entre ces deux pays. Une guerre conventionnelle contre la Chine pourrait mal se terminer
pour le gouvernement américain, car il n'a ni l'effectif militaire, ni la capacité de produire des armes,
ni l'argent pour s'assurer d'un succès.


Et cela signifie qu'une telle guerre pourrait passer à un conflit nucléaire plus rapidement que la vitesse de la lumière.

Mike Rivero (What Really Happened)
Sommes-nous entrés dans la phase du compte à rebours
d'une guerre entre la Chine et le Japon?


Source de l'article
Chinese Troop Movements Signal War?
http://ntdtv.org/en/news/china/2013-02-11/chinese-troop-movements-signal-war-.html
Traduction de Golden Awaken

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Le Japon déploie des missiles Patriot au coeur de Tokyo

Message  spread-the-truth777 le Mar 9 Avr - 15:37



Les forces d'auto-défense sont autorisées à détruire tout missile nord-coréen qui menacerait le territoire TOKYO Le Japon a déployé des missiles Patriot dans le centre de Tokyo pour faire face à tout tir de la Corée du Nord qui menacerait l'archipel, a-t-on appris mardi auprès du ministère de la Défense.

Deux lanceurs de missiles Patriot ont été installés au ministère de la Défense au coeur de la capitale nippone avant l'aube, afin d'intercepter un éventuel missile nord-coréen, a expliqué ce responsable à l'AFP.

D'après la presse japonaise, des Patriot vont être déployés sur deux autres sites dans la région de Tokyo.

Des batteries d'intercepteurs seront aussi installées sur l'île d'Okinawa (sud du Japon), a annoncé lundi le ministre de la Défense, Itsunori Onodera.
Lors d'une émission de télévision, il a précisé qu'Okinawa était "l'endroit le plus approprié pour répondre à toute urgence", ajoutant que des Patriot pourraient désormais être déployés sur cette île "de façon permanente".



Les forces d'auto-défense - le nom de l'armée japonaise - ont été autorisées à détruire tout missile nord-coréen qui menacerait le territoire nippon, avait indiqué lundi un porte-parole du ministère de la Défense.

Outre les batteries de Patriot, Tokyo a déployé des destroyers équipés du système d'interception Aegis en mer du Japon (appelée mer de l'Est par les Coréens), avait précisé ce responsable.

La péninsule coréenne connaît un regain de tensions depuis le lancement réussi d'une fusée nord-coréenne en décembre dernier, considéré par les Occidentaux et le Japon comme un test de missile balistique. La situation s'est encore aggravée après un troisième essai nucléaire en février.

La Corée du Nord a transporté en train, en début de semaine dernière, deux missiles Musudan et les a installés sur des véhicules équipés d'un dispositif de tir, selon Séoul, qui redoute que Pyongyang ne procède à un essai dans les jours à venir.

Le Musudan aurait une portée théorique de 3.000 kilomètres, soit la capacité d'atteindre la Corée du Sud ou le Japon.

Source :http://www.dhnet.be/infos/monde/article/430936/le-japon-deploie-des-missiles-patriot-au-coeur-de-tokyo.html

Vu sur : Spread the Truth 777


Dernière édition par Silver Wisdom le Mar 9 Avr - 16:07, édité 2 fois (Raison : Lien manquant)
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