Pourquoi la Turquie fait-elle des affaires avec Israël ?

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Pourquoi la Turquie fait-elle des affaires avec Israël ?

Message  Résistance le Ven 1 Mar - 22:38


Les relations entre la Turquie et Israël sont en train de prendre un nouveau cours : la raison d’État cède désormais la place aux affaires. Après avoir rompu tout lien diplomatique à la suite de l’arraisonnement par des militaires israéliens du navire turc Navi Marmara en 2010 (l’assaut sanglant contre les militants de la mission Free Gaza qui se dirigeait vers Gaza avait fait neuf morts parmi des militants de nationalité turque), le quotidien Today’s Zaman annonçait dimanche 17 février la signature d’un accord portant sur la vente par Israël de systèmes électroniques aériens au gouvernement d’Erdoğan.

Ce nouvel équipement viendra compléter les systèmes déjà mis au point par l’industrie militaire turque. L’AWACS (système de détection et de commandement aéroporté) est un système de détection radar monté sur des avions de guet qui peuvent surveiller un vaste espace aérien et servir de postes de commandement pour les opérations anti-aériennes ou de lutte anti-aérienne. L’accord en question, d’une valeur supérieure à cent millions de dollars, remonte à l’année 2002 et prévoyait la vente de quatre Boeing 737, tous dotés du système de détection et de commandement aéroporté (AWACS).

Le contrat, cependant, n’avait jamais été appliqué en raison du refus d’Israël de fournir les deux derniers équipements nécessaires à l’achèvement du système de défense AWACS. Ce refus était la conséquence de la rupture par la Turquie des relations diplomatiques avec Israël et de sa volonté d’intenter un procès par contumace à l’encontre des soldats de Tsahal coupables de la mort des neuf militants de la flottille.

Peu après l’attaque des forces spéciales israéliennes contre le Navi Marmara, le Premier ministre turc Erdoğan avait exigé d’Israël des excuses officielles et l’octroi d’une indemnisation économique aux familles des neuf victimes. Des conditions pour la reprise des relations bilatérales qu’Israël n’a jamais voulu satisfaire. Bien au contraire, dans le rapport final de la commission Turkel, commission gouvernementale chargée d’enquêter sur les événements du 30 mai 2010, les experts de Tel-Aviv ont complètement absous le gouvernement d’alors et estimé que l’usage de la force contre des militants désarmés était « approprié et proportionnel à la menace ».

C’est l’intervention directe de la société Boeing qui aurait débloqué la situation. Selon un responsable du ministère turc de la défense, qui a tenu à garder l’anonymat : « Boeing a fait savoir à Israël que le refus de l’état hébreu de ne pas honorer la totalité du contrat contribuait à mettre à mal sa situation économique ». En 2010, le gouvernement Netanyahou avait interdit les exportations vers la Turquie. Les affaires étant les affaires, Israël met aujourd’hui de facto un terme à l’embargo avec son voisin.

En jeu, il y a également ce vaste projet turco-israélien de construction d’un gazoduc sous-marin en provenance d’Israël, via la Turquie, pour favoriser l’exportation de gaz naturel vers l’Europe. Cette fois-ci, c’est au tour de la Turquie de traîner des pieds. La semaine dernière, le ministre turc de l’énergie, Taner Yildiz, a affirmé au quotidien anglophone Hürriyet daily News qu’Ankara n’approuverait pas le projet sans le consentement du Premier ministre Erdoğan. L’offre israélienne prévoit la construction d’un gazoduc qui partirait du bassin de Levant, le plus prometteur d’Israël, et qui se poursuivrait le long de la côte méridionale de la Turquie pour venir satisfaire, au final, les nécessités énergétiques des pays européens. Un total de 425 milliards de mètres cubes de gaz.

L’empressement d’Israël de vouloir boucler ce dossier est bien compréhensible. Mais la Turquie freine parce qu’elle doit satisfaire aux conditions politiques posées par M. Erdoğan. Le Premier ministre s’est toujours montré, au moins en paroles, un farouche opposant à l’État d’Israël : il l’a à plusieurs reprises qualifié d’Etat terroriste, la dernière en date remontant aux bombardements israéliens dans la bande de Gaza.

Nous ne devons pas oublier un élément clé dans la compréhension des relations entre les deux pays : l’intention d’Ankara de jouer un rôle de premier plan dans son périmètre géographique, en profitant de l’instabilité de l’Égypte et de la Syrie en proie à une vaste entreprise de déstabilisation. Depuis longtemps, M. Erdoğan ne cache pas son désir de faire de la Turquie la nouvelle puissance régionale, en rompant au besoin ses relations avec son ex-allié Bachar el-Assad et en entretenant des relations conflictuelles avec l’Iran.

Évoluant dans un contexte similaire, Israël a tout intérêt à se rapprocher de la Turquie, étant donné ses rapports tendus, pour ne pas dire dignes de la guerre froide, avec Damas et Téhéran. La Turquie pourrait ainsi devenir pour l’État hébreu ce qu’a été l’Égypte pendant des années : sous la dictature de Moubarak, Israël s’était assuré la non-belligérance du Caire, une garantie qui vaut son pesant d’or dans le monde arabe.

Mais qu’est-ce qui pousse la Turquie à se rapprocher d’Israël ? L’écrivain et politologue palestinien Nassar Ibrahim est bien placé pour en parler : « il est nécessaire de se plonger dans l’histoire pour comprendre l’actuel jeu des alliances : pendant très longtemps, la Turquie et Israël ont maintenu d’excellents rapports politiques et militaires. L’attaque contre le Navi Marmara est l’exception qui confirme la règle. Le Premier ministre Erdoğan a rapidement saisi l’occasion d’apparaître aux yeux du monde arabe comme le seul leader en mesure d’affronter Israël et de défendre les droits du peuple palestinien, si bien que les drapeaux turcs étaient particulièrement nombreux dans les manifestations en Cisjordanie. Cette situation ne découle à vrai dire pas tant de la stature de ce leader qu’à la frustration concomitante au silence observé par les pays arabes ».

« Lors du déclenchement du Printemps arabe, M. Erdoğan, président de l’AKP affilié aux Frères musulmans, a compris que l’heure de la Turquie avait sonné », poursuit Nassar Ibrahim. « Ankara aurait pu faire la différence et devenir le nouveau leader au Proche-Orient, guidé en cela par les Frères musulmans. C’est la raison pour laquelle M. Erdoğan s’est lancé contre le régime de Moubarak, de Ben Ali, de Kadhafi et enfin contre celui de Bachar el-Assad. Tout en commettant une erreur stratégique de premier plan : la Syrie a été un allié loyal de la Turquie pendant des décennies. Les deux pays avaient noué d’excellentes relations… jusqu’à la décision d’Erdoğan d’abandonner son vieil ami el-Assad, croyant qu’il allait rapidement céder la place à un régime guidé par les Frères musulmans, comme en Tunisie ou en Égypte ».

Mais deux ans après le début de la guerre civile syrienne, la Syrie n’est toujours pas tombée et, pendant que les groupes islamiques traditionnels (parmi lesquels ces mêmes Frères musulmans) perdent du terrain, les milices d’Al-Qaïda avancent. « Erdoğan tout comme son régime sont en crise. En cause, le mécontentement du peuple turc, traditionnellement historiquement proche de son voisin syrien, qui n’a pas compris cette subite nécessité d’abandonner Damas. L’armée, qui jouit en Turquie d’une position particulière, a très durement critiqué M. Erdoğan, accusé d’avoir favorisé les intérêts de son parti tout en sacrifiant les intérêts économiques et politiques de la Turquie ».

C’est dans ce contexte que doit être lu le rapprochement avec Israël. La Turquie s’est isolée et est désormais entouré d’États antagoniques : la Syrie, l’Iran et l’Irak. Il reste à Recep Erdoğan l’OTAN, les États-Unis et l’Europe, soit les plus fidèles alliés d’Israël. Et si Ankara souhaite s’assurer le soutien de l’Occident et des missiles Patriot de l’alliance atlantique, elle a tout intérêt à se rapprocher de Tel-Aviv. Ce qu’ont déjà commencé à faire les Frères musulmans. La confirmation vient d’une instruction donnée par le ministre égyptien des affaires religieuses «de faire des fatwas sur l’importance de faire preuve de bon voisinage, notamment avec Israël ». Le ton est donné…

Capitaine Martin

http://www.resistance-politique.fr/article-pourquoi-la-turquie-fait-elle-des-affaires-avec-israel-115805484.html




















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Projet De Gazoduc Israël -Turquie Sous La Méditerranée

Message  09991 le Ven 5 Avr - 22:02

Projet De Gazoduc Israël -Turquie Sous La Méditerranée




Les excuses de Netanyahou à Erdogan au telephone ont été largement interprétées comme ayant un objectif principalement politique : rapprocher militairement les deux pays non arabes de la région, la Turquie et "Israël", dans le cadre de la guerre menée contre la Syrie et des tensions avec l'Iran. Une autre raison s'y ajoute : le projet israélo turc de construction d'un gazoduc sous la Méditerranée pour acheminer le gaz israélien vers les pays européens actuellement en grande partie dépendants du gaz russe.


L"'entente cordiale" Turquie "Israël" réactualisée lors de la récente visite d'Obama ne vise pas simplement à ressouder politiquement les deux pays non arabes du Moyen Orient mais cache également des négociations en cours pour la construction d'un gazoduc sous la Méditerranée reliant "Israël" à la Turquie pour acheminer le gaz de l'entité sioniste vers les pays européens gros consommateurs et qui dépendent largement pour leur approvisionnement du gaz russe.

Début Février - avant même la visite d'Obama et l'opération de com sur la réconciliation israélo turque - Israël a proposé la construction d'un gazoduc sous la Méditerranée jusqu'au Sud de la Turquie pour acheminer son gaz vers l'Europe de l'Ouest. Des responsables turcs ont confirmé cette proposition israélienne faite officiellement mais ont ajouté publiquement que " nous avons une politique concernant Israël et l'affirmation comme quoi la Turquie envisagerait cette idée n'est pas vraie".

Un ancien haut fonctionnaire à l'ambassade israélienne en Turquie, Alon Liel, a lui-même confirmé que le cadre d'un tel accord de construction d'un gazoduc "Israël " Turquie existait déjà mais que les tensions politiques entre les deux pays avaient contrarié l'avancée d'un tel projet de transport du gaz "israélien" vers l'Europe de l'Ouest.

En 2009 une importante réserve de gaz naturel "Tamar" (10 milliards de M3 ) a été découverte sous la Méditerranée au large des côtes "israéliennes" suffisante pour couvrir les besoins de l'entité juive sioniste et lui permettre d'en exporter une partie. Une autre réserve "Léviathan" (16 milliards de M3) a également été mise à jour plus au Nord mais ce champ gazier est sujet à controverse territoriale notamment entre le Liban et "Israël".


Le nom Léviathan (de l'hébreu: לויתן, liwjatan) vient de la mythologie phénicienne qui en fait le monstre du chaos primitif. C'est également un monstre marin évoqué dans la Bible, dans les Psaumes (74,14 et 104, 26), dans Isaïe, 27, 1 et au Livre de Job (3:8 et 40:25 et 41:1). C'est un monstre colossal, dragon, serpent et crocodile, dont la forme n'est pas précisée ; il peut être considéré comme l'évocation d'un cataclysme terrifiant capable de modifier la planète, et d'en bousculer l'ordre et la géographie, sinon d'anéantir le monde.

Léviathan est également, selon certaines versions, le nom donné à un des démons principaux de l'enfer. Il est représenté au Moyen Âge sous la forme d'une gueule ouverte qui avale les âmes, représenté ainsi comme l'entrée des enfers.

Il est comparable dans la mythologie nordique à Jörmungand, serpent gigantesque fils du dieu malin Loki, qui participera à la fin du monde, le Ragnarök.

Le Léviathan est souvent représenté sous la forme d'un gigantesque serpent de mer, dont les ondulations sont à l'origine des vagues.

Il est souvent identifié à la Bête de l'Apocalypse.

Le terme de Léviathan a été attribué à un taxon en 2010 pour un cachalot qui vivait au Miocène. Le seul fossile de Léviathan atteint 17,5 mètres. Ce nom est un hommage à la puissance de la mâchoire du cachalot, l'une des plus puissantes de l'histoire du règne animal
.

http://fr.wikipedia.org/wiki/L%C3%A9viathan



Tamar (hébreu : תָּמָר « palmier-dattier ») (ou Thamar) est un personnage biblique.

Épouse de 'Er puis d'Onan, tous deux fils de Juda, elle parvient à s'unir à ce dernier par un subterfuge. Elle donne alors naissance aux jumeaux Zerah et Perets, ancêtre du roi David.

Suite à la vente de Joseph, Juda se sépare de ses frères, s'associe avec Hira l'Adoulamite et prend pour femme la fille d'un Canaanéen appelé Choua. Elle lui donne trois fils, 'Er, Onan et Shelah.


http://fr.wikipedia.org/wiki/Tamar_(Gen%C3%A8se)

Selon un économiste israélien de l'Université hébraïque, Eytan Sheshinski - également à la tête d'une commission parlementaire enquêtant sur le gaz - en 2030 "Israël" devrait avoir un fond souverain de 80 milliards de $ correspondant aux seuls revenus tirés d'une taxe sur les profits de vente de gaz.

Un rapport de l' US Geological Survey estimait en 2010 que le Bassin Levantin - couvrant la Syrie, le Liban, "Israël", la Bande de Gaza, l'Egypte et Chypre - contenait des réserves de gaz naturel d'environ 122 mille milliards de M3 et peut être aussi environ 4 milliards de barils de pétrole.

Selon la Banque Centrale israélienne la gaz naturel devrait représenter pour 2013 1/3 de la croissance économique d'Israël. Le gaz naturel a commencé à être utilisé à des fins de consommation interne Samedi dernier poussant le ministre de l'Energie israélien Silvan Shalom a déclaré qu'"Israël " était devenu économiquement indépendant pour la première fois de son histoire.

Shalom a oublié de mentionner que l'entité coloniale juive sioniste dépend de l'aide américaine annuelle de plus de 3 milliards de $ pour s'armer et mener ses guerres hégémoniques contre ses voisins au Moyen Orient alors même le Pentagone est visé par des restrictions budgétaires sans précédents - chômage partiel pour plusieurs centaines de milliers de son personnel - par l'Administration Obama II.

Mais le problème majeur pour "Israël" reste de trouver le moyen d'exporter ce gaz à un prix compétitif sur les marchés internationaux surtout ceux d'Europe de l'Ouest. Les options à disposition de l'entité coloniale juive sioniste sont limitées et dépendent essentiellement d'accords passés avec ses voisins du pourtour méditerranéen.


Israël peut négocier un accord avec Chypre et la Grèce pour un gazoduc, investir dans des installations de liquéfaction de gaz ou construire un gazoduc sous la Méditerranée jusqu'au Sud de la Turquie qui grâce à sa position stratégique entre l'Europe le Moyen Orient et l'Asie Centrale se considére - surtout avec à sa tête le dictateur islamiste Erdogan- comme un noeud énergétique indispensable.

Chypre dont la zone d'exclusivité économique touche celle d'"Israël" a également découvert une importante réserve de gaz au large de sa côte sud - celle dépendant de la Grèce, 1/3 du Nord de Chypre étant devenue "turque" aprés l'invasion de l'armée turque en 1974- estimée à 60 milliards de M3 et espère pouvoir l'exploiter rapidement pour l'aider à se sortir de sa crise financière couvrir ses besoins énergétiques domestiques et exporter le surplus.

La Turquie a déclaré que l'exploitation de ce gaz par les Chypriotes grecs était illégale et a menacé d'intervenir militairement.

"Israël" et Chypre pourraient s'organiser pour exporter leur gaz naturel via la Grèce vers l'Europe de l'Ouest les réserves de Chypre lui permettant d'envisager la construction d'une usine de liquéfaction qui pourrait aussi traiter le gaz "israélien".

Le ministre des affaires étrangères chypriote, Ioannis Kasoulides, a lui-même déclaré que Chypre était en pourparlers avec "Israël" pour exporter leur gaz naturel vers l'Europe. Le gazoduc reliant "Israël" à Chypre qui pourrait être opérationnel en 2019-2020 représente un investissement de 13 milliards de $ sans compter l'investissement nécessaire pour construire le centre de liquéfaction permettant un transport plus facile et moine onéreux du gaz.

Kasoulides et le ministre du commerce et de l'énergie chypriote, George Lakkotrypis, doivent se rendre à Tel Aviv la semaine prochaine pour des discussions sur une possible coopération énergétique gazière avec "Israël".

Le problème reste néanmoins de trouver des investisseurs pour la construction du gazoduc et de l'unité de liquéfaction du gaz naturel.

Reste pour "Israël" une autre option celle d'un accord avec la Turquie.

Actuellement à cause de la crise financière en Europe peu de pays sont prêts à investir. La Turquie qui entretient de bonnes relations avec les Pays du Golfe pourrait envisager un montage financier pour investir en contrepartie de parts dans le transport du gaz attribués à ces pays mais les milieux d'affaires turcs sont circonspects vis à vis de cette solution.

L'une des entreprises exploitant le gaz naturel "israélien" est américaine " Nobel Energy" mais son expertise repose plus sur l'exploration exploitation que sur la construction d'un gazoduc sous la mer.

En coulisse donc et malgré les affirmations contraires des responsables politiques turcs les discussions sont déjà bien engagées. Des responsables israéliens et des experts en construction de gazoduc se sont déjà rendus en Turquie pour discuter de la faisabilité de ce projet qui devrait coûter environ 2 milliards de dollars et impliquerait le constructeur de gazoduc turc Zorlu Group.

Reste que la Russie voit d'un mauvais oeil l'arrivée du gaz "israélien" sur le marché européen via la Turquie. Les relations russo turques sont actuellement tendues notamment à cause de la guerre en Syrie à laquelle participe activement la Turquie. Les récentes manoeuvres militaires navales russes "surprise" en Mer Noire pour démontrer les capacités russes d'intervenir rapidement à l'improviste sont un signal destiné entre autres à Ankara.

La crise financière - guerre financière- récente visant Chypre et la main mise sur les dépôts bancaires russes laissent à Moscou une marge de manoeuvre importante vis à vis du gouvernement chypriote.

Les intérêts énergétiques - convoitises pour être plus précis - dans l'Est de la Méditerranée et les crises financières touchant la Grèce - où du gaz a également été découvert- et Chypre offrent à Moscou plusieurs options pour maintenir son influence notamment en matière de politique énergétique domaine dans lequel la Russie a appris à naviguer prestement et à long terme au mieux de ses intérêts.

La Russie s'est jusqu'à présent gardé de s'en prendre à "Israël"mais si ses intérêts énergétiques - approvisionnement en gaz naturel de l'Europe de l'Ouest- sont menacés par ce projet de gazoduc sous la Méditerranée reliant "Israël" à la Turquie que fera Moscou ?


En attendant "Israël" qui se réjouit d'exploiter "son gaz" naturel est confronté à de sérieux problèmes pour assurer la sécurité de sa plateforme gazière offshore à environ 80 km de Haïfa dans une région actuellement aux prises avec une guerre contre la Syrie, un voisin au Sud l'Egypte traversant elle-même une période d'instabilité de même qu'à l'Est la Jordanie.

De plus à force de pousser via son puissant Lobby Juif sioniste AIPAC qui contrôle le Congrés américain à la confrontation US Iran "Israël" risque d'embraser toute la région et son exploitation gazière sera sans aucun doute la cible première de missiles qu'ils soient syriens, libanais (Hezbollah) ou iraniens.

"Israël" a déjà fait en sorte en poussant les US et l'UE à sanctionner les exportations de pétrole et de gaz iraniens principalement vers l'UE d'éliminer un concurrent et cherche donc à le remplacer auprès des pays européens gros consommateurs de gaz.

Le ministère de la défense israélien a lui-même reconnu le défi que représente la protection de ces réserves de gaz au large de la côte israélienne dépassant en superficie le territoire de l'entité juive sioniste lui-même sans protection sérieuse contre une pluie de missiles à l'exception de quelques sites stratégiques - terrains d'aviation militaires centrales électriques...prés desquels sont positionnés des batteries du Dôme d'Acier jugés par certains experts peu efficace.

Les champs gaziers qui s'étendent sur une large bande à l'Ouest de la côte d'Israël accroissent significativement les défis auxquels sont confrontés la marine israélienne... La protection de ces atouts stratégiques nécessite des ressources croissantes et des préparations accrues

"Israël" grâce à la participation de l'entreprise américaine Noble Energy pourrait être tenté de faire les poches d'un l'Oncle Sam en faillite pour protéger "ses ressources".


Jeudi 4 Avril 2013
Mireille Delamarre
http://www.planetenonviolence.org/Projet-De-Gazoduc-Israel-Turquie-Sous-La-Mediterranee_a3057.html



Pour plus d'infos pour Chypre c'est ici sur ce forum : http://ledormeur.forumgratuit.org/t940-chypre-report-du-debat-parlementaire-sur-le-plan-d-aide?highlight=chypre

Pour la "reconciliation" Turquie-Israël ici sur ce forum : http://ledormeur.forumgratuit.org/t482-attention-possible-attaque-sous-fausse-banniere-otan-fsa-en-syrie?highlight=syrie




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Ils complotèrent, mais Allah a fait échouer leur complot, et Allah est le meilleur en stratagèmes . Coran sourate 8, verset 30

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